Troublemaker | Eli |

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Sam 29 Avr - 18:47

   
ft. Elisabeth & Morgane

   
Trouble.

   
   

   

   Le mensonge est un affront, mais le cultiver est un blasphème. Le soleil se levait timidement sur l'horizon américaine. Les oiseaux se mettaient à crier petit à petit, tandis que les arbres se mouvaient au gré du vent qui se réveillait. La neige avait fait place à la lueur du ciel printanier, tandis que les feuilles renaissaient légèrement de leurs cendres. On pouvait sentir l'odeur fraiche de l'herbe qui poussait, tandis que le vent devenait de plus en plus chaud. Oui, il fallait bien l'avouer : l'été serait bientôt là. Certaines personnes pensaient qu'il serait chaud cette année, mais il serait sûrement tempéré selon les météorologues. Après, soyons francs : l'humanité a fait en sorte que le climat change. La pollution, l'agriculture massive, l'élevage autodestructeur faisaient en sorte que la Nature se mourrait petit à petit. Alors, en toute honnêteté, il fallait profiter du jour présent : car on ne sait jamais quand la Nature fera disparaitre tout ce qui nous est cher.
Dix heures du matin. On était samedi matin aujourd'hui et tu savais parfaitement que la grasse matinée serait propice. Tu n'aimais pas vraiment dormir plus de sept heures par nuit, mais tu en avais besoin en ce moment. Le sommeil n'était pas évident à avoir, mais Morphée n'était pas clément non plus avec toi. En effet, plus le temps passait, plus tu avais l'impression que les cauchemars te suivaient au fur et à mesure des nuits que tu faisais. Et malheureusement, les cauchemars prenaient bien souvent trop de place : la réalité était bien trop fade à ton goût pour que tu puisse te permettre de croire seulement en ces cauchemars. Tu faisais des efforts, tu faisais en sorte de pouvoir sortir de là. Mais tu sentais bien que les bras de Morphée te seraient refusés tant que tu n'accepterais pas de fuir cette situation. Mais tu étais consciente que la douleur était bien trop présente pour que tu puisses l'ignorer. Ô bien évidemment, ta nature primaire faisait en sorte que tu essayais de cacher tout cela, mais on finirait bien par le découvrir au bout d'un moment. Certains ont déjà vu quelques marques, mais tu imagines toujours un stratagème pour qu'ils ne croient en rien. L'intelligence de la peur, n'est-ce pas ?

Quatorze heures. La chaleur estivale rentrait dans la pièce, tandis que ton chien venait se blottir contre toi, avec délicatesse. C'était un malinois de dix ans, un gros chien et pourtant il était aussi délicat qu'un chat de salon. Parfois, tu te demandais comment cela pouvait-il être possible ? Comment un tel chien pouvait-il être aussi félin ? Comment un si vieux chien pouvait-il te respecter et te protéger comme un chien de cinq ans ? Parfois, tu ne le comprenait pas, en fait tu ne cherchais pas non plus à le comprendre pour autant. Un soupir de soulagement et tes jambes fatiguées s'étendirent sur le canapé en satin. Ca faisait tellement longtemps que ton corps ne s'était pas autant laissé allé. En fait, ça faisait tellement longtemps que tu n'avais pas profité à ce point-là de ton appartement. Où était-Il ? Tu t'en fichais. Tu L'aimais, mais tu savais aussi que votre situation ne permettait pas l'intimité. Vous n'en aviez plus depuis bien longtemps malheureusement. Mais pourquoi accepter une telle situation si tu n'en jouis pas un minimum de bonheur ? Tout simplement car l'Amour fait faire des choses que le cerveau humain a du mal à comprendre.
Un silence pesant était dans la pièce, mais tu t'en moquais complètement. Avec ce que tu vivais chaque jour, tu avais absolument besoin d'un tel moment. Tu n'avais même pas envie d'allumer la télé, en réalité, tout simplement car ça briserait ce seul moment de tranquillité que tu pouvais avoir. Doucement, tu ouvrit un placard de ta table de salon et prit un livre que tu affectionnais énormément : Les liaisons dangereuses. Tu aimais énormément ce livre tout simplement car il te permet de voyager. Cette histoire d'amour te fait vivre un véritable bonheur que ton Fiancé ne te procure plus. En fait, tu avais littéralement un orgasme culturel. Tu appréciais de plus en plus ce moment de paix, surtout avec ton chien et ton livre.

Vingt heures. " Lève-toi. Je t'emmène au resto. " Une voix, un ordre. Tu ouvris rapidement les yeux et posas ton regard sur ton Fiancé. Tu fronças des sourcils. Depuis quand t'emmenait-il au restaurant ? Depuis quand avait-il de l'argent pour te payer un repas ? Depuis trois ans, tu étais la seule source de revenu du couple, alors pourquoi ? Son grognement te fit comprendre que l'hésitation était interdite. Tu ne devais en aucun cas en avoir, sinon tu risquais gros. Alors, tu te levas difficilement, les jambes encore engourdies de ton repos et te dirigeas vers la salle de bain : que tu fermas à clef comme d'habitude. Là, tu pris rapidement une douche, mis une robe en satin rouge avec dos nu, des escarpins noirs et commenças à te maquiller. Ce fut rapide mais assez efficace pour pouvoir cacher les quelques traces que tu pouvais encore une fois avoir sur le corps. Au bout d'une demi-heure, tu sortis de la salle de bain et descendit les escaliers avec hésitations. Un regard sur ton Homme et tu fus surprise : il était beau. En costard. Depuis quand s'habillait-il ainsi ? Non, sincèrement tu ne comprenais vraiment pas ce qui pouvait se passer.
Tu déposas une dernière caresse sur Guess et sortit de l'appartement. Tu passas derrière Bryan, pour pouvoir fermer la porte et ce que tu vis dans sa poche arrière te fit déglutir : qu'est-ce que cette liasse énorme ? Où avait-il pu bien voir de tels billets ? Depuis quand gagnait-il autant ? Mais surtout, comment faisait-il pour pouvoir gagner de l'argent, sachant qu'il était au chômage ? L'incompréhension était réellement en toi. Tu ne comprenais pas ce qui pouvait arriver. Mais avec un soupir et un haussement d'épaule, tu préféras ignorer tout ceci. Tu rentras dans ta voiture, mit la clef dans le contact, la première et t'engagea pour te diriger vers le restaurant que ton Homme avait mit dans ton GPS.

Minuit. " Ca ne te regarde pas, bordel de merde ! " Un point s'abattit sur la table, renversant vos verres et faisant sursauter les autres convives. Voilà, la soirée partait en cacahouète, et tout ça par ta faute, comme d'habitude. Tu n'avais fait que poser certaines questions en réalité. Mais il avait bien trop bu, comme d'habitude. En fait, je pense que la question qui avait fait en sorte que ta soirée s'aggrave fut : " d'où provient ton argent " Tu aurais du te taire, Morgane. Tu sais très bien que Bryan a ses secrets. Tu sais très bien qu'il ne te dévoilera plus rien dorénavant. Même pas la date de votre mariage. Un regard sur lui et tu pu distinguer ses pupilles dilatées par l'alcool mais aussi ses veines de sorties et ses mains tremblantes. Il était à deux doigts de tout recommencer : il était temps que tu t'éclipses pendant qu'il se calmait. Alors, tu sortis rapidement de table, sentant tes jambes prêtes à se dérober sous ton poids et courus presque jusque les toilettes. Tu rentras alors dans un cabines, t'asseyas sur la cuvette et t'effondras en pleurs. Tu en avais besoin. A tel point que tu ne remarquas même pas la présence féminine dans les toilettes, la jeune femme qui t'avait suivi.

   
- Adrenalean 2016 pour Bazzart.
   
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