Alejandro Da Cunha
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Mar 2 Mai - 20:02

La gagne. Toujours la gagne !

Plus concentrés que jamais...

On débute la dernière partie des barrages. Miss, ma jument, est plus intrépide que jamais. Elle attaque chaque obstacles avec une précision incroyable, mais pour se faire, mes doigts gardent un contact constant avec le mors, l'obligeant à respecter un contrat de foulées correct pour ne pas faire de fautes. C'est qu'elle en veut, la fofolle... Elle est déterminée à entendre les applaudissements en fin de parcours, c'est comme moi, une chose qui la fait vibrer. Alors dans le silence retenu de la foule, le simple bruit de ses sabots foulant le sable fin de la carrière mythique du Grand Palais, nous nous élançons sur le onzième obstacle. Pas de précipitation, seulement de la justesse... Et la voilà qui prend son impulsion, tandis que je l'accompagne dans le mouvement, la sentant littéralement voler au dessus des barres. Elle saute haut, et elle saute bien. On m'a déjà proposé des sommes astronomiques pour elle... Mais jamais je ne m'en séparerais.

Nous avons commencé ensemble, nous finirons ensemble.

Nous devons faire le chrono le plus rapide : et nous y arriverons. La réception est propre, sans nulle bavure, et je la reprends un petit peu dans le virage menant au dernier obstacle. Petit jeu de jambe, je l'incurve parfaitement vers la droite et ose le raccourci dangereux, passant entre deux obstacles au lieu de les contourner. Ligne droite. Je n'ai qu'à relâcher mes doigts pour qu'elle prenne un galop plus vif, la queue relevée, ses crins balayant l'air, les naseaux dilatés, les oreilles pointés vers l'avant et ce double oxer qui signe l'arrivée du parcours. Mes doigts se referment, je me redresse et lui parle, l'obligeant à contenir sa fougue :

"Hooo Miss..."

Ma voix, elle l'entend, elle couche une oreille vers l'arrière et ralentis la cadence tandis que nous préparons la prochaine impulsion, le prochain saut... Et la foule retient son souffle. Moi aussi. Le premier oxer est passé, sans faute. Reste le second... Une, deux, trois foulées... Miss s'élance et moi avec...

Réception parfaite.

Et s'en suivent les applaudissements et sifflets de la foule en délire après ce superbe sans faute et ce temps imbattable... Je laisse la jument galoper, faisant son tour de piste avec son air fier, la tête relevée et les oreilles pointées vers l'avant. Quand à moi, c'est un bras en l'air en signe de victoire que je brandis, armé d'un large sourire.

***

Le podium. La Marseillaise. Une main sur le coeur, l'autre qui gratouille l'encolure de ma jument qui porte le flot de notre victoire. Nous voilà premier d'un concours unique, sous le Grand Palais. Les photographes se bousculent, et c'est mon père, près de moi, qui me montre un jeune homme du doigt :

"Il veut quelques photos de toi et Miss, après. C'est pour un magasine de sport."


Je me contente d'acquiescer, offrant un sourire ravi au jeune photographe. Ce n'est qu'une fois le tumulte terminé et les autres concurrents ayant quitté la piste, que je m'avance vers lui, Miss sur mes talons, lui tendant une main gantée de cuir noir :

"Bonjour. Mon entraîneur m'a dit que vous vouliez me voir pour des photos ?"

Je croise son regard sombre.

Malheur. Pas ça...

Pourquoi j'dis ça ? Parce que vu de plus près, ce gars à quelque chose de très singulier et de foutrement... Attirant. Ce qui ne m'arrange pas du tout en définitive... Mais genre, vraiment pas.

"J'n'ai pas beaucoup de temps, si on pouvait faire ça rapidement, ça m'arrangerais. Ma jument est fatiguée."

Quitte à passer pour un gros con, autant que je le fasse en star capricieuse... Mais je préfère qu'il disparaisse vite. Et que je ne le revois plus jamais.

Je préfère éviter ce genre de gars.


EXORDIUM.
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Mer 3 Mai - 8:28
La foule était debout, alerte au moindre mouvement. Les yeux scrutaient chaque détail, chaque pas, chaque seconde, comme si rater une seule miette du spectacle pouvait leur être reproché plus tard. La masse informe des spectateurs, ressemblait de loin, à une fourmilière géante qui débordait de vie, dans les gestes et dans les yeux. Objectif en avant, l’appareil photo au creux des mains, je pouvais, à travers ma lentille, ressentir la moindre joie, la moindre angoisse des supporters. L’ambiance était survoltée, j’avais presque l’impression d’assister à une compétition de cross. Spécialisé dans les sports extrêmes, je n’étais pas du tout habitué à ce genre d’apparitions. Venir me présenter pour prendre des photographies d’un cavalier, n’était pas dans mes habitudes. Je ne m’étais jamais vraiment intéressé à l’équitation, et même si j’étais présent aujourd’hui, ce n’était pas pour autant que ça allait changer. J’avais dû me renseigner bien sûr, mais je l’avais fait comme un journaliste se doit de le faire, j’avais compris les bases, mais ce qui me passionnait encore le plus, c’était le rapport de l’homme et de son cheval. J’avais rapidement ressenti un lien unique, fort, que personne ne pouvait comprendre, s’il ne pratiquait pas le même sport que cet homme. Cet homme, c’était Alejandra Da Cuhna. Je n’en avais entendu parlé, que rapidement, par des collègues qui s’intéressent un peu à tout. Je n’en avais entendu parlé, que comme un prodige dans son domaine. Un jeune homme au regard puissant et déterminé, et aux cheveux bouclés. Aujourd’hui, il se tenait juste là, près de moi, et je l’avais pour moi, en quelque sorte, je pouvais le capturer rien qu’un instant dans mon appareil. Et ses clichés pourront rester miens longtemps encore. Je n’étais sur place que depuis deux heures. Et pourtant, ces deux heures m’avaient suffi à l’observer, à me rendre compte à quel point cet homme était séduisant. Il devait sûrement soulever les foules pour cette raison, en plus d’être un parfait cavalier. J’avais avalé ma salive, ne pouvant pas détacher mon regard de sa personne durant toute l’épreuve. Ça tombait bien, en tant que photographe, c’est bien ce qu’on me demande. Les photos défilaient sous mes yeux, mes doigts ne cessèrent d’appuyer sur le déclencheur. Je savais que parmi tous ces clichés, se trouverait la photographie parfaite. Il y en avait toujours au moins une, qui dit tout sur le sportif, et c’est celle-là, que je mettrai en couverture du magazine. Habitué aux skateurs, aux motards et aux sports extrêmes, je n’avais encore jamais été confronté à la beauté de ce monde, à la complicité incroyable d’un homme et de son cheval. Aujourd’hui, j’avais appris un nouveau monde.

Je pouvais entendre, à peine quelques minutes plus tard, la musique de sa victoire, résonnant à travers tout le terrain. La plupart des gens étaient encore debout, et applaudissaient à s’en rougir les mains. Moi, je tenais encore mon appareil, et j’étais bien trop occupé à saisir son regard par mes yeux cette fois, pour faire le moindre signe de félicitations. A vrai dire, j’avais surtout été fasciné par le travail de son animal. Mais je ne pouvais pas le nier, quelque chose en Alejandro, m’intriguait de tout mon corps.

« Bonjour. Effectivement, ça aurait été apprécié, mais je me doute que vous et votre cheval doivent être particulièrement fatigués, surtout après cette victoire. Je comprendrai si vous préférez passez la séance photo. »


J’avais l’habitude, depuis toutes ces années, de ceux qui cherchaient à me fuir. J’avais assez de photographies de son visage, mais il aurait été assez embarrassant qu’il puisse s’en rendre compte. Je lui avais néanmoins tendu la main, j’en avais presque oublié de me présenter. Je tendais ma carte de presse, réflexe.

« Je ne me suis même pas présenté. Je suis Emilio, du magazine Xtrême. Je n’ai pas l’habitude de couvrir ce genre d’évènements sportifs mais je ne regrette pas. J’ai découvert un univers unique. C’est sûrement grâce à votre prestation. »

Je dégageais une mèche de mes cheveux qui me recouvrais les yeux. J’essayais de ne pas paraître trop timide. Habitué aux photos, je parlais rarement aux gens. Et ça m’avait toujours arrangé. Maintenant, j’étais là, obligé de plonger mon regard dans le sien, et au fond, je n’étais pas certain que ça me dérange réellement.
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Alejandro Da Cunha
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Jeu 4 Mai - 10:40

La gagne. Toujours la gagne !

Putain mais c'est pas vrai...

Pourquoi est-ce qu'il faut toujours que ce genre de truc embarrassant m'arrive dans des moments inopportuns ? Et pourquoi lui, hein ? Pourquoi pas une superbe blonde avec des seins énormes ?

Je déteste ressentir ce genre de trucs... C'est juste pas normal.

Alors je me renfrogne nettement, le sourire disparaissant de mon visage. J'ai pas envie de rigoler avec ça, ni de perdre mon temps avec lui. Il me dit concevoir que nous soyons fatigués, Miss et moi, ce à quoi je ne réponds pas. Il me dit aussi qu'il est possible d'annuler, si ça me pose problème, mais mon père me regarde du coin du l'oeil, vers les écuries, et je sais d'avance que si je fais ma diva, il risque fort de me passer un bal mémorable.

Tu dois soigner ton image dans les médias, Alejandro.



Mais qu'est-ce que j'en ai à branler moi de tout ça hein ? J'suis fatigué, j'aimerais aller savourer ma victoire autour d'une flûte de champagne et d'un gros cigare... J'ai autre chose à foutre que des photos... Surtout quand le photographe est comme ça. Et nos regards se croisent encore. Il semble un peu déconcerté par mon silence, ses longs cils battant ses pommettes couvertes de légères tâches de rousseur. Ça c'est un détail qui me tue. C'est carrément trop... Trop quoi ? Et je déglutis en détournant le regard tandis qu'il brise le silence en se présentant.

Emilio.

Ça sonne rital ça... Et les ritals sont connus pour être... Comme lui. Bordel mais qu'est-ce que je fous moi ? Il me tend la main depuis quelques secondes, et je suis pas foutu de la lui serrer... C'est presque précipitamment que je le fais, prenant sa main dans la mienne pour la serrer assez brièvement. Je relâche. Rompt le contact. Il n'a aucune force dans le bras, il s'est laissé secouer la main comme une chiffe molle... Bref. Maintenant, il me tend sa carte de presse, mais c'est Miss qui avance sa tête fine vers ses doigts, tendant d'attraper le bout de carton du bout de ses lèvres épaisses :

"Hé vilaine... Sois bien élevée."

Je la recule d'un petit mouvement sec. Elle renâcle, une oreille en arrière et me foudroie de son gros oeil rond, ce qui me fais sourire avant que je retourne mon attention vers le fameux Emilio et ses tâches de rousseur :

"Merci pour les compliments."

Je m'oblige à ne pas m'intéresser à ce qu'il m'a dit quand à ce qu'il a l'habitude de photographier. Je m'interdis de lui poser la question qui me brule les lèvres, cette question qui lui dira que je m'intéresse à son boulot. Non, je ne m'y intéresse pas. Jamais.

"Où souhaitez vous prendre vos photos ? Et quel genre de photos ?"

Je suis habitué à tout ça. Il m'arrive de poser, parfois, pour des photographe pros.

"De la véritable pose, ou bien vous préférez capturer des moments plus naturels ?"

La jument se met à racler le sable du bout de ses sabots et c'est le signal qui me dit que je devrais la rentrer sans tarder parce que mademoiselle a envie de se rouler...

"Je la ramène au boxe. Quand vous serez décidé, vous me le dites."

Si je le plante là, au milieu de la carrière ? Oui. Et quand je passe près de mon père, bien entendu, il me chope au vol :

"Qu'est-ce que tu fous ?"
"Je ramène Miss au boxe. C'est ça où on repaye une nouvelle selle et je préférerais éviter, celle là n'a même pas deux mois. Le photographe n'aura qu'à me rejoindre dans les écuries."

Caprice de star. Mais j'suis pas le seul... Ma jument est tout aussi coupable que moi. Alors du coup, je rejoins les allées impeccables des écuries pour mettre mademoiselle au boxe, et commencer à la desseller.




EXORDIUM.
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Jeu 4 Mai - 11:20
Mes mains restaient posées là, accrochées à mon appareil comme s’il risquait bien de pouvoir s’envoler à tout moment. J’avais cessé de détailler Alejandro du regard, et je préférais désormais observer sa jument qui se tenait auprès de lui. Je souriais en regardant l’animal, et en détaillant la façon dont elle avait voulu prendre ma carte. Sans doute qu’elle était plus intéressée par ma présence que son cavalier. Depuis que je m’étais posé devant lui, je ne ressentais rien de plus qu’un vague mal à l’aise, une impression de déranger, que je ne souhaitais pas prolonger. Est-ce qu’il faisait partie de ces personnes qui voient les autres de haut une fois qu’ils commencent à se faire un nom dans leur spécialité ? j’en vois tellement depuis des années. Et dire que moi aussi j’aurai pu entamer une carrière professionnelle à l’époque. Je ne regrette pas mon métier, j’aime prendre des photos, mais devoir parler et poser des questions, ça ne l’était pas, et j’en avais légèrement assez de devoir jouer les journalistes du dimanche pour couvrir des évènements que personne ne voulait étudier dans mon service. J’avais eu un léger soupire, glissant ma main contre la tête du cheval que je caressais légèrement, doucement. Je n’avais pas souhaité m’attarder, je ne savais pas comment réagirait le cavalier, et vu sa taille comparée à la mienne je préférais ne pas me risquer à une éventuelle dispute. Il était grand et plus imposant que moi. J’étais à peine musclé, et je savais que j’avais parfois plus l’allure d’un jeune adulte qu’un presque trentenaire. Ça aurait pu me complexer, mais ça n’a pourtant jamais été le cas. C’était plutôt un avantage dans ma pratique sportive, alors je ne m’en plaignais pas. Sauf peut-être, quand je me retrouvais face à des cavaliers quelque peu prétentieux, qui me ramenaient à ma condition de jeune homme un peu petit pour son âge et plutôt svelte. Je soupirais, tandis que le hennissement de Miss eu le mérite de me faire sortir de mes pensées profondes.

« De rien. Ils sont sincères, alors autant les dire. Miss est vraiment magnifique. Et elle est gracieuse. »


Je souriais au cheval, croisant son regard un instant, qui m’avait attendri. Elle avait beaucoup de mérite mais les gens l’oubliaient le plus souvent. Parfois on ne voyait que le cavalier et pourtant, l’équitation, à mes yeux, restait un sport d’équipe, un sport en duo. J’allais le laisser seul, ne souhaitant pas l’irriter d’avantage quand il me posa alors quelques questions. Peut-être forcées, je n’en savais rien. Mais je n’avais plus qu’à répondre. Le regard insistant de son manager me mettait presque mal à l’aise. Je préférais ne pas avoir d’entretien du tout plutôt qu’en avoir un sous la contrainte.

« Je préfère les poses naturelles, prendre mes photos sur le vif, au moment où l’instant fort se passe. Je ne vois pas vraiment l’intérêt des poses organisées. Le sport ça se vit sur le moment, ça se ressent dans la seconde. Et c’est pareil pour votre lien avec Miss. Je préfère prendre des photos dans un cadre quotidien, quand vous êtes comme d’habitude. »


J’essayais tant bien que mal d’exposer ma vision des choses mais ce n’était pas du toute une chose aisée. J’étais dans mon monde et parler de ma passion, je ne le faisais pas souvent. De toute façon les gens trouvent ça généralement emmerdant. A croire que j’aime trop mon travail. Je l’avais entendu vouloir ramener sa jument au box. Ce n’est pas un geste qui me choque. A vrai dire, j’avais déjà eu tous les cas de figures dans le comportement des sportifs, et je prenais tout avec un certain recul. Je ne voulais pas les comprendre, je voulais juste réussir mes clichés. Je le laissais s’en aller, et je parlais rapidement avec son père avant de finir par le rejoindre quelques minutes plus tard. Un peu embarrassé, dans ce monde où je ne connaissais rien, je regardais un peu autour de moi les autres participants et leurs cheveux, finissant par retrouver Alejandro. Je gardais mon appareil baissé. Certains moments ne sont pas fait pour être mis en public, et je le laissais s’occuper un peu de sa Miss. Je m’adossais devant le box, mains dans les poches, observant du coin de l’œil. Je ne suis jamais à l’aise avec les gens, et être seul avec lui ne m’arrangeait pas du tout. Je me frottais la nuque tandis que le soleil tapait doucement sur mes tâches de rousseurs, que je détestais tant.

« Si vous voulez je peux faire l’impasse sur les photos. Je me doute bien que ça doit être fatiguant et pas vraiment agréable. J’en ai assez prise pendant la compétition. »

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Alejandro Da Cunha
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Mer 10 Mai - 11:58

La gagne. Toujours la gagne !

C'est à peine si je l'entends me dire ce qu'il préfère prendre comme clichés, en fait. J'rejoins les boxes, et enfile un licol en cuir à ma jument pour l'attacher quelques instants, avant de lui retirer tout l'attirail qu'elle a sur le dos. Elle a bien transpiré, une petite douche s'impose. Une fois mise à nue, je caresse son encolure musclée avant de lui donner une demi carotte qu'elle s'empresse de m'arracher des doigts :

"Grosse bouffe, va !"

Longe en main, je m'apprête à la sortir du boxe pour rejoindre les douches et tombe nez à nez avec les tâches de rousseurs et les longs cils que je m'efforce d'éviter... Il me dit alors une nouvelle fois qu'il peut faire l'impasse sur les photos. Ce qui a le don de m'agacer, en fait.

"Bien, alors dans ce cas, qu'est-ce que tu fous encore là ?"

J'me permets le tutoiement. J'en ai assez des politesses.

"Écoutes, si tu veux faire tes photos, fais les, c'est ton taff. Ça ne me dérange pas tant que tu ne reste pas planté au milieu du passage."

Rah ce regard... Ces yeux là ! Pourquoi il me regarde comme ça, hein ? Et je tique de la langue tout en secouant la tête, préférant m'éloigner une nouvelle fois de cette tentation interdite, le bruit des sabots de Miss sur le béton résonnant dans toute l'enceinte du Grand Palais. Je lui offre une super douche, insistant sur ses membres avec l'eau froide pour qu'ils ne s'engorgent pas après l'effort. Gros séchage par la suite, pose de bandes de repos sur ses jambes fines... Et je la ramène au boxe, constatant qu'il est toujours là :

"Tu as pu avoir les clichés que tu voulais ?"

Pourquoi je m'y intéresse, en fait ? Il ferait mieux de se tailler, maintenant. Parce que j'ai fini, parce que j'ai plus rien d'autre à faire qu'à aller savourer ma victoire... Et que si il reste là, ça risque de mal se passer pour son matricule.


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