Shooting sur la plage (Alejandro)

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Mer 17 Mai - 13:29


Shooting sur la plage
Antoine ξ Alejandro

À peine de retour en France je n'avais pas eu le temps de respirer. Mon ancien agent aux Etats Unis m'avait mit en lien avec un agent de Paris qui voulait me récupérer à mon arriver. Et j'en étais bien content, depuis mon arrivé je cumulais les shooting et les contrats. J'avais même pu remplacer un jeune mannequin qui avait posé un lapin à une marque de Jeans qui avait besoin de deux hommes pour un shooting dans le sud de la France. Au moins j'avais de quoi me sortir de la tête mes petits soucis familiaux. Mon père avait été enterré il y a déjà deux semaines et je reprenais gout à la vie en France. Au final j'avais oublié combien j'aimais mon pays d'origine. Le contrat à peine signé j'étais partis sur les routes pour retrouver l'autre mannequin qui était déjà sur le lieu de shooting en attendant que le remplaçant de l'autre mannequin, en l'occurrence moi, arrive. J'étais tout juste arrivé ce matin et sans avoir eu le temps de faire connaissance avec tout le monde j'avais du me préparer. On m'avait adressé un interprète pour m'aider dans mes conversations avec tout le monde sur le tournage.

Quant à l'autre mannequin je n'avais pas eu l'occasion de le voir avant le shooting. Un beau garçon typé latino qui devait être un peu plus vieux que moi. Je n'eus pas l'occasion de lui adresser un mot qu'on me l'enlevait déjà pour le prendre en photo. Mon interprète m'indiqua qu'il s'appelait Alejandro.  Il portait l'un des jeans de la marque ainsi qu'une veste en jean ouverte sur son torse finement dessiné. Quant à moi j'étais encore sur la plage, torse nu dans un jean, occupé à regarder son travail. Je le dévorais des yeux. J'étais tellement occupé à bloquer sur les abdominaux magnifiquement dessinés du jeune homme que je n'avais même pas remarqué mon interprète qui cherchait à me parler. Ce ne fut que lorsqu'il coupa le contact visuel entre moi et mon nouveau collègue de travail en passant ses mains devant mes yeux que je le remarquais. Il m'expliquait que lorsque le brun aurait finit ses photos ça serait à moi de passer mais on aurait quelques minutes de pause entre les deux shooting. Je continuais alors à regarder le shooting se dérouler sous mes yeux.

Lorsque Alejandro arriva après ses photos il était légèrement mouillé à cause des éclaboussures des vagues. Des gouttelettes ruisselaient sur son torse,
rendant alors son allure encore plus sexy. Avec un léger sourire je lui tendis alors une serviette pour qu'il puisse s'essuyer. Ce serait mon tour dans quelques minutes. Je pris la parole, me doutant que mon accent sourd le surprendrait. Mais bon j'imagine qu'il ne savait pas signer alors autant parler même si ça restait un exercice un peu difficile pour moi par moment. Et puis j'avais horreur d'avoir un interprète dans les pattes quand je veux parler avec quelqu'un.

-Alejandro c'est ça? Je m'appelle Antoine. Bravo pour les photos... je suis sûr qu'elles seront réussies. Tu fais ça depuis longtemps?
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Jeu 18 Mai - 19:13

Beach, Bitch !

Aaaaaah, le Sud...

Putain, qu'est-ce qu'on y est bien ! Non mais en vrai, matez moi ce soleil ! Matez moi ces paysages, ces plages et ces eaux bleues turquoises ! Le paradis sur Terre, non ? Bon, j'avoue, j'ai un peu de mal à me faire à l'accent prononcé des gens d'ici, mais c'est chantant... C'est typique. On va pas s'plaindre quoi.

J'ai pris une semaine de congés, histoire de souffler un peu. Ca me permet aussi de donner suite à une marque de sappes qui m'a contacté il y a  quelques mois pour passer un casting en vue de devenir égérie de la marque. Casting réussi, me voilà donc à la Ciotat durant deux jours pour parfaire mon book et enchaîner les shootings. C'est quelque chose qui m'amuse beaucoup, en fait. Pas vraiment que je me prenne au sérieux, ni même que j'arrive à être pro : j'crois que je suis le gars le plus chiant du coin en ce jour. Le photographe rigolait au début, d'me voir faire le con... Là, il rigole un peu moins. J'tiens pas en place, j'y peux rien...

"Alej' ? Sérieusement ? Qu'est-ce que tu fous sur ce rocher, tu t'es pris pour un crabe ou quoi ?"

J'prend l'soleil. J'suis allongé sur le ventre, agrippé au rocher, et j'suis drôlement bien là.

"Je bronze ! C'est les vacances, Manu. Détends toi..."
"... T'es là pour bosser encore une heure j'te rappelle et..."

Il se rapproche en râlant avant de se stopper net, l'air soudain très content de ce qu'il voit :

"Retourne toi sur le dos pour voir ? Les prises de vues vont être tops ici."

Et le voilà qui me mitraille, alors que moi, j'me marre.

"Tu le perçois mon talent naturel, un peu ?"
"Fermes là et contente toi d'être beau, c'est c'que tu fais d'mieux."

Oh le vilain...

"T'es jaloux, Manu... Mais sans rancunes, hein ?"


Il grogne, mais j'sais qu'il est content parce que ses clichés valent bien ma connerie. Et enfin au bout d'un moment qui me parais très long, le shoot' se termine, et c'est maintenant au tour de l'autre égérie. Je ne l'ai pas encore vu, ce n'est que lorsque je regagne le haut de la plage, complètement trempé, que je me retrouve nez à nez avec lui.

Eh merde.

Sérieux, le sort s'acharne en ce moment ou quoi ? Pourquoi est-ce qu'il faut toujours qu'on mette sur mon chemin des putains de canons ? Non mais sérieusement, regardez-le... On dirait un de ces éphèbes qui sert de modèle pour les statues grecques... Et pourquoi, pourquoi, est-ce qu'il faut qu'il me plaise comme ça, hein ? Quel enfer... Le voilà qui me sourit -et quel sourire- tandis qu'il entame la conversation, me donnant une serviette pour que je me sèche un peu. Je remarque tout de suite que son accent est complètement atypique, ce qui me fais hausser un sourcil et peut me faire passer pour un gros connard impoli :

"Enchanté Antoine. Merci pour le compliment en tout cas. Montres nous que tu peux faire mieux."


J'essaie de ne pas trop le reluquer des pieds à la tête. Ni même de ne pas lui sourire de manière trop... Rayonnante. Non, j'suis pas subjugué. Non. Jamais. Et je détourne les yeux, mais pas pour rien, puisqu'une blondinette passe au loin.

Comment ça j'suis sur tous les fronts ?

Qu'est-ce que ça peut vous foutre ?

Mais j'reviens vite aux yeux bleus d'Antoine, et avant de m'y perdre, j'lui balance :

"Franchement, c'est le paradis des bombasses dans l'coin... T'as prévu quoi ce soir ?"

J'prends des risques à lui demander ça, mais en même temps, j'vais pas me mettre une caisse tout seul...


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Jeu 18 Mai - 20:34


Shooting sur la plage
Antoine ξ Alejandro

Je profitais d'être au loin pour pouvoir observer le jeune homme avec qui je partageais le shooting. Il était vraiment bien bâti,
pas un gramme de graisse. Le stéréotype même du jeune et beau latino qui rend dingue toutes ses conquêtes. Je pu enfin lui parler lorsqu'il remonta à notre niveau après sa série de photos. Inutile de dire qu'il était encore plus séduisant vu de prêt. Pourtant moi il semblait ne pas m'avoir remarqué vu son air surprit lorsque je lui adressa la parole. À moins que c'est mon accent sourd qui l'a surprit. C'est vrai que quand on a pas l'habitude ça surprend,
et puis on sait pas toujours d'où ça vient. Une fois on m'a demandé si je venais pas des pays scandinaves. Bon en même temps un blondinet avec un accent, dans la tête des Français ça veut dire "je suis du nord". Mais j'étais content qu'il me dise que je pouvais faire mieux. Je lui souris un peu plus.
Content de voir que j'allais pas passer ces moments avec un trou du cul imbu de lui même comme ça m'est arrivé par le passé. Mais mon sourire fut de courte durée. En effet son attention fut vite détourné par l'apparition d'une demoiselle brune, certes jolie, un peu plus loin. Et merde, encore un qui est pas pour moi. Mais finalement Alejandro se retourne vers moi une nouvelle fois. Il me demanda ce que je faisais ce soir. J'étais un peu interloqué et j'étais pas sûr d'avoirs bien comprit ce qu'il me disait. Je répondis en me concentrant bien pour essayer d'atténuer au mieux mon accent.

-Ce que je fais ce quoi c'est ça? Euh je sais pas... j'ai rien de prévu, je pensais juste rentrer à l'hôtel et me regarder un film.

J'étais content qu'il s'intéresse à moi, c'est rare que je rencontre d'autres mannequins qui ne jouent pas perso. Enfin il compte peut être me proposer de sortir pour que j'me fasse kidnapper ou tabasser dans une ruelle comme ça il sera seul tranquile pour le reste du shooting. Mais je pense pas qu'il soit comme ça. En attendant mon interprète revint vers moi, foutant alors mes efforts pour avoir l'air normal, apparemment le photographe s'époumonait à m'appeler depuis deux minutes. Ouais quand il dit "quelques minutes de pause" c'est trois minutes pas plus quoi. Je me tournais vers le beau brun, essayant d'oublier que je maudissais cette stupide veste en Jean d'être encore sur ses épaules, et lui fis signe en lui disant que je revenais dans quelques minutes puis je partis sur la plage. Là bas le photographe me demanda d'aller un peu dans l'eau pour que je sois mouillé et de marcher en sortant de l'eau. J’exécutais ses ordres comme un bon petit soldat, ce qui devait lui changer de l'autre zozo d'avant, mais avant je retirais mon appareil auditif pour ne pas l’abîmer dans l'eau. J'étais pas pro depuis super longtemps alors pour le moment je préférais me la jouer cool et faire ce qu'on me dit. Après plusieurs prises, plusieurs poses, je revins sur les hauteurs une fois mon travail finit le temps que le photographe vérifie s'il avait eu tout ce qu'il voulait. Je retournais vers Alejandro, tout sourire, mes yeux bleus plantés dans son regard de nuit et remit mon appareil en reprenant la parole.

-Alors? Tu as aimé ce que tu as vu?
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Ven 19 Mai - 13:28

Beach, Bitch !

Il se passe un léger silence durant lequel je me retiens de trop me perdre dans le bleu de son regard. Non mais, il a de ces yeux celui-là... Et le voilà qui me réponds de son accent si étrange, qu'il n'a rien de prévu. Seulement de regarder un film dans sa piaule d'hôtel. Bah dis donc... Quelle sagesse. Il semble plus jeune que moi, mais aussi bien plus sage. Parce qu'il déguerpit dans la minutes, dès lors que notre manager l'appelle pour qu'il aille poser. Et poser, ça semble être un jeu d'enfant pour lui. Il est pro, le mec, il fait ça bien et dans les règles de l'art. Faut dire qu'il est gaulé pour l'affaire aussi... Putain ouais, il est carrément gaulé. J'bloque quelques secondes sur son dos, puis sa chute de reins et enfin...

Non, j'devrais pas faire ça...

J'devrais pas, mais sincèrement, il a un cul qui défraie les chroniques. Léger bug. Je mate son cul sans me rendre compte de l'insistance de mon expression faciale.

"J'te vois, Alej'. Tu mates son cul."

Faux. Archi faux. Même que je sursaute pour regarder le maquilleur avec un air outré :

"J'regarde juste sa posture. C'est en observant les autres qu'on apprend."

J'lui fais un petit sourire sérieux, mais lui, me regarde avec un air gênant qui veut dire : j'ai toujours sur que t'étais des deux bords. Inutile de préciser que ça me fous en rogne... Alors je détourne le regard d'Antoine, me séchant plus vigoureusement, notamment les cheveux, qui prennent tout de suite une forme hirsute. Et voilà que le blondinet se radine déjà, l'air très content de sa prestation... Et me demande si j'ai aimé ce que j'ai vu.

Est-ce que c'est une blague ?

Je me raidis, et le souvenir de son petit cul en jean mouillé, ça m'fais un truc. Un truc qui me passe dans tout le corps et que j'essaie de chasser bien vite, en parlant peut être un peu trop vite :

"On voit tout de suite que t'as la "patte" pro, comparé à moi qui suis incapable de rester en place..."

Je souris légèrement, essayant de ne plus rien m'imaginer de trop bandant... Parce que ça peut vite être gênant. Alors je change de sujet, me disant qu'en pensant à mes éventuelles "prises" de ce soir, je vais enfin arrêter de me focaliser sur monsieur yeuxbleusdelamortquitue.

"Alors du coup ce soir, tu fais rien ? Ça te dis d'aller dans un bar ? Histoire de serrer un peu ?"

J'lui mets une petite tape sur l'épaule, en ricanant, tandis qu'on se dirige vers le camion qui nous a déposé sur la plage. Retirant ma chemise en jean tout d'abord, je cherche mes affaires de rechange dans mon sac de sport, avant de me retrouver complètement à poil, sans gênes :

"Putain c'est le pied. T'sais quoi, je rêverais de pouvoir vivre à poil toute la journée."

Ni une ni deux, je saute dans un boxer propre, puis un short et un t-shirt, sans prêter attention au regard que peut me lancer mon collègue. M'en branle, j'suis pas pudique.


EXORDIUM.
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Ven 19 Mai - 14:30


Shooting sur la plage
Antoine ξ Alejandro

J'étais toujours trempé quand je remontais vers Alejandro après mon shooting. Je frissonnais d'ailleurs un peu à cause du petit air frais qui passait. Je me saisis d'une serviette et commença à me sécher. Entre-temps le beau brun commenta ma performance mais il parla si vite que je ne compris qu'un mot sur 4. Mais globalement il avait l'air d'avoir aimé, j'avais compris le mots "pro" du coup ça ne pouvait qu'être positif comme avis. J'aurais pu lui demander de se répéter pour mieux lire sur ses lèvres mais je préférais ne pas le faire. Après tout il avait déjà été super poli de ne pas faire de remarque sur mon handicap. Il me proposa également de sortir avec lui boire un coup au bar pour ... j'ai pas compris le mot. Mais dans tout les cas j'eus un moment d'hésitation. Je bois rarement de l'alcool,
du coup je le crains un petit peu. Mais justement c'est peut être l'occasion de m'entraîner, et puis je risque pas de dire des conneries une fois trop bourré vu que rien que quand je suis sobre parler c'est difficile pour moi.
Et puis ça fait l'occasion aussi de passer du temps avec Alejandro et de discuter avec lui.

-D'accord... je veux bien venir. Merci.

Je souris à sa tape puis partis avec lui vers le camion pour nous changer.
Mes yeux se posèrent automatiquement sur le torse magnifiquement sculpté du latino lorsqu'il retira sa chemise en jean. Putain ce qu'il était bien fait. Je détournais finalement mon regard lorsqu'il se mit entièrement nu, plus par pudeur qu'autre chose. J'avoue que j'étais tenté de voir ça surtout que rien que son boxer laissait entendre que le jeune homme était plutôt bien outillé. Je retirais mon jean encore trempé et le déposait sur la portière du camion. Je me retrouvais donc en boxer blanc mouillé devant Alejandro. Pourquoi j'avais mis du blanc? Parce que je pensais pas qu'on m'aurait demander de me jeter à l'eau. Mais contrairement à mon collègue je ne le retira pas, pudeur oblige. Et le latino étant dans mon dos je n'ai pas pu voir ses lèvres bouger et donc je ne savais rien de sa dernière remarque et c'est peut être mieux comme ça. J'enfilais un jean propre et sec ainsi qu'un t-shirt blanc un peu moulant puis je me retournais vers Alejandro qui s'était lui aussi habillé.

-En attendant ça fait du bien d'être sec...

Mon interprète arriva à son tour et m'expliqua en signant que le photographe était bien content de mon travail et qu'il voulait que je continue avec Alejandro si j'en avais envie car il comptait bien nous recontacter pour un autre shooting photo. Je souris et lui répondit en signant également que je serais ravi de retravailler en compagnie du latino. Mon interprète me sourit, visiblement il avait comprit que le brun me plaisait mais ne fit pas de remarque. Il me salua avant de s'en aller. Je me tournais vers mon collègue pour lui annoncer la bonne nouvelle.

-Bon apparemment j'ai fais mes preuves et je vais continuer de travailler avec toi...
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Sam 20 Mai - 11:43

Beach, Bitch !

Il met un certain temps à me répondre, mais finalement, il accepte mon invitation. Cool. Une sortie entre couilles n'a jamais tué personne. Sauf dans Very Bad Trip. J'compte pas non plus me retourner la tête, juste boire un coup, et tenter de toper une jolie demoiselle qui ne connaîtra même pas mon prénom, et qui décollera de mes bras au lever du jour... Quand à lui, et bien j'essaierais de ne pas trop le regarder. Je ferais l'impasse sur ces putains de sensations qui me traversent quand je vois son cul roulé dans un jean... Faut vraiment pas que j'fasse attention à ça.

Je déteste tellement ressentir tout ça quand il s'agit d'un mec...

C'est complètement improbable. Et ce qui est improbable aussi, c'est la vision de ce putain de cul, dans un boxer blanc détrempé. Merde mais... Il le fait exprès ou quoi ? Et si seulement je n'avais de visu que sur son cul... J'vois tout. Et j'ai tôt fais de détourner les yeux, attrapant mon téléphone pour zieuter mes messages... Sérieux c'est super gênant. J'reste fixé là-dessus trois minutes de plus et c'est le désastre... La gaule dans un short, on voit qu'ça. Et j'ai pas du tout envie que quiconque ici, remarque ce détail. Et j'ai pas non plus envie d'avoir la gaule en regardant un mec.

Bref.

Rien de trépidant sur les textos. Y'a que Julia qui me fais chier parce qu'elle rage que je sois au soleil, pendant qu'elle déprime sous la pluie Parisienne. Je cite : "T'es un connard à mettre tes photos déprimantes sur Facebook, sérieux. Tu me dégoûtes." Du grand Julia en perspective, trop d'amour entre nous... Antoine se rhabille (alléluia mes frères, mes soeurs !) et je glisse mon téléphone dans la poche de mon short, tandis qu'un des gars qui s'occupe de lui arrive et commence à lui causer... En langue des signes.

Putain mais j'suis con moi.

Comment j'ai pas pu m'en apercevoir avant ? Dès le premier mot qu'il m'a balancé, et la fixette qu'il fait sur mes lèvres quand je lui cause, j'aurais du percuter. En fait, le mec est sourd. Honnêtement j'en ai rien à carrer. J'me dis juste que ça risque d'être compliqué pour communiquer, ce soir... Parce que je maîtrise pas les signes, moi. Et j'sais pas pourquoi ça traverse mon esprit mais... L'handicap n'enlève rien au fait qu'il a un joli cul. Sourd ou pas, le mec reste canon.

Stop, Da Cunha. Arrête de penser à des trucs pareils.

Ouais j'me ressaisi. J'suis pas un putain de gay. Et le blond, de son accent si particulier, me dit alors que nous allons retravailler ensemble. Apparemment notre duo à donné entière satisfaction, ce que mon manager photo me fait lui aussi savoir en arrivant à grandes enjambées :

"C'était du beau boulot, les gars."

Il sourit à Antoine, ayant même fait l'effort de bien articuler.

"Vous allez collaborer ensemble pour d'autres projets, on aime bien le contraste que vous représentez tout les deux. Le brun, le blond. Le sage, le connard. Ouais, me regarde pas comme ça, Ale. Tu sais que t'es un gros connard."

C'est affectif.

"Owi parles moi mal Manu..."

J'lui file un coup de coude en ricanant et en jouant des sourcils. Ce con se met lui aussi à ricaner et balances d'un coup au blondinet, en lui parlant de moi :

"Tu pourrais lui faire prendre conscience qu'il a besoin d's'en prendre une dans le cul, s'teuplait ?"

Oh le connard.

"Non mais ça ira hein. Te fatigues pas Antoine, personne ne touche à mon cul."

Qu'on soit d'accord. Parce que j'sais pas si il est à voiles ou a vapeur, le petit gars, là... Et putain j'avais pas pensé à ça... Si il est gay... Omg. Voilà qu'on monte dans le camion pour rentrer à l'hôtel. Je cogite tandis que je m'assois à côté de mon collègue, avant de lui demander :

"Ça fait longtemps que tu fais ce boulot ?"

Question bateau. Ça fait passer le temps. Puis ça m'évites de trop cogiter inutilement et de me coller la pression pour rien.


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Sam 20 Mai - 12:18


Shooting sur la plage
Antoine ξ Alejandro

Une fois habillé mon interprète était venu me tenir au courant des résultats du shooting et j'étais heureux d'apprendre que je continuerais à travailler avec Alejandro sur cette série de shooting. J'allais travailler et ça c'est cool pour oublier un peu les soucis qui m'attendent à Paris, mais en plus j'allais travailler avec Alejandro. Du coup j'étais content.
Le manager photo du beau brun arriva ensuite vers nous pour féliciter pour notre travail. Apparemment il aimait le contraste qu'on dégageait tout les deux, du coup j'offris un sourire à Alejandro. Amusé par les dires du photographe. Tout les deux semblaient proche vu la façon dont ils plaisantaient ensemble. Je me demandais si un jour je pourrais avoir une relation pareil avec qui que ce soit. C'est clair que mon handicap n'aidait pas toujours. D'ailleurs j'avais un peu du mal à suivre ce que chacun disait tellement ils parlaient vite mais j'avais un peu l'idée principale. Mais au dernier moment le photographe me fit une remarque étrange comme quoi je devais ... faire prendre conscience à Alejandro qu'il voudrait se prendre quelque chose dans le cul... Je me suis mis à rougir comme un fou. Et un blond qui rougit ça se voit rapidement. Quant à la réaction d'Alejandro elle ne se fit pas attendre. Il me précisa que personne ne toucherait à son cul. Je rougis de plus belle et fit mine de ne pas comprendre. S'il savait, c'est pas vraiment son cul qui m'intéresserait lui. Je montais ensuite dans le camion avec Alejandro et m'installais à côté de lui. Il me demanda depuis combien de temps que faisais ce métier. Je m'installais un peu plus de façon à voir son visage pour mieux lire sur ses lèvres.

-J'ai commencé y'a deux ans environ, et l'année dernière je suis partis travailler aux Etats Unis. Là bas j'ai fais pas mal de choses, j'ai même fais un shooting nu avec un homme pour soutenir la cause homosexuelle. Mais à cause de mon handicap je suis pas toujours à l'aise quand on travaille à plusieurs. Du coup je suis content qu'on soit que tout les deux... en plus d'après ton manager on va bien ensemble...

Nouveau sourire. Et je me perdis un instant des les yeux du brun. Il avait cette lueur dans les yeux, celle de ceux qui aiment profiter de la vie. Mais c'est vrais qu'on semblait être aux antipodes l'un de l'autre. C'est peut être aussi pour ça qu'il me plaisait bien et pas uniquement parce qu'il avait le corps d'un véritable Dieu. Je sentis mon téléphone vibrer dans ma poche et je l'échappais en le sortant de ma poche. Je fus donc obligé de me pencher en avant pour le récupérer. Mon frère m'envoyait un message pour savoir comment s'était passé le shooting. Après lui avoir répondu je revins à Alejandro.

-Et toi tu fais ça depuis longtemps? En tout cas tu as l'air fait pour ça...
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Mar 23 Mai - 12:44

Beach, Bitch !

Il semble se concentrer avant chaque réponses, comme si parler demeurait un véritable effort pour lui... Ce que je peux envisager, avec un tel handicap. Non sans peine, il me raconte alors qu'il a travaillé aux States, qu'il à participé à un shoot complètement à poil avec d'autres mecs pour la cause gay (warning ! warning mon gars !), et qu'il est content de travailler avec un seul partenaire car il n'est pas à l'aise en groupe, à cause de son handicap. En fait, j'fais une fixette sur le shoot' à poil pour la cause gay. Est-ce que ça voudrait dire que... ? Non mais là c'pas possible. Dans ma tête se jouent trois milliards de scénarios, et je continue de le fixer intensément en clignant bêtement des yeux. Ce mec est potentiellement gay. Ce mec me plais trop pour que j'me sente à l'aise à côté de lui... Et moi j'lui propose d'aller boire un verre. T'crois qu'il s'attends à c'que j'le baise aussi ? Oh my god. Non mais stop. Stop Da Cunha.

Je me racle subitement la gorge, fait qui contraste étrangement avec la discussion que  nous avons, lui et moi.

"C'est cool les States, j'y suis allé moi aussi pour le boulot. Faut dire que c'est un autre train de vie là-bas."

Je ne mentionne pas son shoot à poil. Je ne mentionne pas son handicap. J'me contente de me racler la gorge une seconde fois, tandis qu'il échappe son téléphone, se penchant alors pour le rattraper ce qui me laisse entrevoir une nouvelle fois le rebondi de son postérieur alléchant. Putain faut que ça cesse. Faut que j'arrête de le regarder. Faudrait même que j'lui balance un mytho, que j'lui dise qu'en fait j'me sens pas bien et que la sortie de ce soir est annulée... Ouais, ça parais être un bon plan pour éviter les problèmes, ça. Mais alors que je m'apprête à ouvrir la bouche, le blond me demande à son tour, depuis combien de temps je fais ce boulot. Ce à quoi je lui réponds, en haussant les épaules :

"En fait c'pas mon vrai taff. J'fais ça de temps en temps, quand j'suis remarqué par certaines marques. C'est plus un passe temps qu'autre chose."

Je laisse passer un léger silence avant de reprendre :

"J'suis cavalier professionnel en vérité. J'entraîne les jeunes chevaux qu'élève mon père, et j'emmène ma jument sur des concours internationaux. Je vise d'ailleurs les J.O."

Qu'est-ce que j'ai l'air sérieux quand je parle de ma passion et d'mon boulot...

"L'truc c'est que ça me prends tout mon temps. J'suis aux écuries dès 7h30 le matin, et je les quitte le soir, vers 21h. Rares sont les jours où j'peux souffler."

Mon regard se perd un instant vers les paysage qui défile, de l'autre coté des vitres du camion, puis finalement, j'en reviens à lui, à Antoine, lui offrant un léger sourire :

"Mes heures de libres, j'essaie d'les passer avec une superbe nana, sinon, bah, j'suis tellement crevé que j'pionce."

Enfin, ça, c'était avant l'arrivée de ma colloc'. Maintenant, j'dois subir les frasques et les déboires d'une gonzesse à la maison, et j'peux même pas la baiser.

Tristesse.



EXORDIUM.
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Mar 23 Mai - 13:17


Shooting sur la plage
Antoine ξ Alejandro

Un des avantages quand on est sourd et qu'on lit sur les lèvres c'est que ça nous fournit un alibi pour constamment regarder quelqu'un quand il nous plait, il suffit de débuter une conversation avec lui.
Et Alejandro me plaisait vraiment. J'avais l'impression d'être un de ces gosses qui idolâtrent les grands. Alejandro semblait si sûr de lui, si à l'aise dans sa peau. Je rêverais d'être comme lui. Car même si j'ai l'air d'être à l'aise dans mes baskets j'en suis loin. Mon handicap n'est pas tout les jours facile à vivre, je me bas encore un peu avec une sexualité que je commence tout juste à accepter un peu. Et puis il était tellement beau. Quand j'ai été aux Etats Unis j'ai rencontré pas mal de beaux mecs mais aucun ne m'avaient fait flasher comme ça. Et pourtant je devrais pas vu qu'apparemment il aimait "passer ses heures de libres avec une superbe nana". Et merde. Quand il dit ça j'avoue que je me suis sentis con. Quelles étaient les chances qu'il aime les garçons lui aussi? Mais apparemment il montait à cheval, c'était même son travail. J'avoue qu'un instant je l'imaginais en tenue de polo ou un truc comme ça et je me dis que ça devait sacrément lui aller.

-C'est classe ça j'ai toujours voulu essayer de monter à cheval, mais j'ai jamais eu l'occasion. À l'origine je suis pas d'une famille très riche...

En effet mes parents ne gagnaient pas spécialement beaucoup d'argent et le plus gros de leur paie passait dans le loyer et la bouffe. Mais pour autant on n'a jamais manqué de rien moi et mon frère. C'est juste que les petits extra n'étaient pas réguliers. Mais maintenant j'aurais peut être de quoi payer une ou deux leçons de temps en temps. Je me demandais alors où vivait Alejandro, s'il était sur Paris on pourrait peut être se revoir après les shooting. J'aimerais bien aller le voir monter un jour.

-Et tu... tu vis dans quel coin de la France? J'aimerais bien venir te voir monter à cheval un jour où tu as une compétition. Sur Paris tu dois en avoir de temps en temps non? Je vis là bas.

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