ghost in the shell. (tim)

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Charlotte Favret
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Mer 17 Mai - 15:13

Allez viens avec moi
Nos coeurs à la lumière
Les étoiles dans nos bras
Et nos âmes en enfer




Premier jour de vacances, soleil et grasse matinée ont bercé ce début de journée. Et puis les responsabilités ont repris le pas sur les résolutions. Un appel du collège et me voilà convoquée parce que mon petit frère a eu la bonne idée de faire exploser une grenouille en cours de sciences au lieu de la disséquer. Je dois avouer que j'ai ri au départ, jusqu'à la menace d'exclusion temporaire. Comme un costume taillé un peu trop grand, j'ai parfois du mal à endosser le rôle de jeune mère célibataire. Je sermonne rapidement Tobias sur le chemin du retour alors que le chauffeur du uber semble se demander quel est notre lien de parenté, qui je suis pour le réprimander. Il y a toujours ces regards curieux à l'extérieur, ce mouvement de recul ou de pitié quand j'explique notre situation alors j'ai appris à vivre avec sans jamais trop l'exposer. Un petit détour par le boulot pour saluer le directeur des galeries, celui qui est devenu plus qu'un ami de notre père avec le temps, celui qui se rapproche le plus de notre figure paternelle. Et je sais très bien que Tobias le prendra certainement plus au sérieux que moi et mon autorité secondaire. On monte au dernier étage et j'entre dans le bureau après l'accord de la secrétaire avec mon cadet qui me suit, beaucoup moins sûr de lui que précédemment. J'explique ce qu'il s'est passé et m'éclipse pour les laisser entre hommes, prendre un peu de recul sur la situation, souffler l'espace de quelques minutes dans cette vie trop rapide, ce tourbillon infernal. Le temps aussi de descendre chercher une tenue pour le vernissage de ce soir, l'exposition photo de mon vieil ami tout juste de retour des Etats-Unis avec des merveilles dans son boîtier. Je fais le tour des corners et je finis par acheter ce qu’il y a de plus simple. Pour être sobre comme à habitude, me fondre dans la masse. Un simple perfecto rose pâle, une robe noire et une paire d’escarpins. La simplicité, la sobriété. Les heures qui suivent s’enchaînent à une vitesse infernale, entre le retour à l’appartement, les devoirs de mon petit frère et ceux de ma sœur. J’ai à peine le temps de souffler que je suis rejointe par Peter qui prend la relève pour la soirée, il sort de sa chambre l’espace d’une soirée, quitte ses bouquins de droit pour me libérer d’un poids. Et comme d’habitude, on se soutient tous les quatre. Cette soirée, c’est mon échappatoire, mon plaisir. Retrouver ma passion le temps d’une soirée, mes amis et mon âge, oublier mes responsabilités. Un simple effort sur la coiffure et le maquillage et je m’éclipse avec une boule au ventre, comme une véritable maman poule que je ne suis pas, une liste de conseils sur le réfrigérateur et je file comme Cendrillon à l’adresse indiquée par message. J’arpente l’exposition, m’arrête devant quelques photos et discute avec tous mes amis, ceux que j’ai reconnu. Ceux que j’avais perdus de vue. Je m’attarde un instant devant une photo argentique d’une femme de dos, avec un rendu très poétique. Et comme d’habitude, je me perds dans les détails, une coupe de champagne à la main, je reste presque une dizaine de minutes devant cette œuvre avant de rejoindre mon ami que j’aperçois en grande discussion. Je le surprends et le félicite d’une bise sur la joue avant de me tourner vers l’homme qu’il me présente. L’inconnu, plus tant que ça. Le ténébreux que je m’attache à éviter. Celui que je fuis comme si il représentait à lui seul le pêché. Un signe de politesse et je ne laisse rien paraître de mon trouble, je remercie encore le photographe et le félicite avant de partir dans le sens inverse, m’éclipse dans un coin en retrait de la galerie. J’ai trouvé mon nouveau jeu pour la soirée. Je suis la souris, et il sera mon chat.
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Thimothée Bery
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Mer 17 Mai - 17:50
Charlotte & Thimothée

       

Comme à chaque fois qu'il doit faire une sortie qui se veut officielle, Thimothée prend vraiment le temps de soigner son apparence. En soit, il faut bien admettre qu'il fait toujours très attention à son physique.  C'est certainement le côté artiste de sa personnalité qui ressort aussi fort. Presque un besoin de ressembler à une véritable oeuvre d'art. Mais avec ses tatouages, ses cheveux noirs et ses yeux presque aussi foncés, n'en n'est-il pas une ? Pour autant, il part du principe qu'il ne faut pas se reposer sur ce qu'il a déjà.  C'est pourquoi il prend autant de soin à tout ça.  A bien maintenir ses cheveux bruns en place, à bien garder son effet "mal rasé" beaucoup plus travaillé qu'il n'y paraît et surtout, à choisir correctement ses fringues. Lui, l'adepte des vêtements noirs. Pas étonnant que les gens s'imaginent qu'il est un peu gothique sur les bords, au premier regard. En tout cas, on se dit qu'il est forcément aussi dark que ses tenues vestimentaires. Ce n'est pourtant pas le cas du tout. Il n'est pas non plus le joyeux luron du coin. Mais il est sympa comme tout. Souriant, bon vivant, bon samaritain. Bref, la totale.  Et c'est même en partie grâce à ce caractère positif, qu'on le voit déjà reprendre les reines d'une maison de haute couture. Ce à quoi lui même ne pense pas encore. Il préfère se concentrer sur tout ce qu'il fait déjà. Et veille à maintenir ses bonnes relations avec tout le monde dans le milieu de l'art.

C'est pour ça qu'il se présente à cette exposition photo d'une très bonne connaissance.  Désireux de montrer qu'il est toujours là dans les parages, jamais bien loin. Tim évolue dans les hautes sphères avec aisance. C'est d'ailleurs bien pour ça qu'il est accueillit avec joie par l'artiste qui expose. Sourires et tapes dans le dos quand qu'il vient le saluer. Et il ne faut pas longtemps avant qu'il ne l'aperçoive. Non, cette fois c'est même mieux que ça. Il la voit de près. De très près. Il apprend même son prénom. Info non négligeable. Il ne l'avait jamais eut. C'est son ami qui la lui présente et c'est plus fort que lui, le tatoué se perd dans la contemplation de Charlotte.  Cette fille a un truc que les autres n'ont pas. Elle dégage un petit quelque chose de terriblement fascinant, qui lui flanque l'envie d'en savoir plus. Mais comme c'est le cas à chaque fois qu'ils se croisent, elle s'éclipse. Après un sourire dévastateur qui le laisse carrément pantois. Heureusement, son ami ne se rend compte de rien et Tim peut prendre congé de lui sans trop l'alerter. Il peine à se frayer un chemin dans la foule et garde le regard rivé sur la blonde pour ne surtout pas la perdre de vu tandis qu'il s'en approche. Parce qu'il sait qu'il lui suffirait d'une seconde d'inattention de sa part, pour s'éclipser. Elle est douée à ce petit jeu là. Et cette fois il espère vraiment pouvoir l'intercepter. Il soupire son soulagement quand enfin il n'est plus qu'à quelques pas d'elle. Mais c'est lui qui se fait accoster, par une autre connaissance qui désire discuter avec lui. Et pour le coup, il est trop poli pour prendre la fuite. Ce qui ne l'empêche pas de lancer de fréquents coups d'oeil en direction de la blonde.

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Charlotte Favret
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Mer 17 Mai - 18:16

Allez viens avec moi
Nos coeurs à la lumière
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Je suis rapide, et cette distance me semble nécessaire pour ne pas me laisser aller, toujours garder le contrôle. J'ai appris à tout maîtriser depuis la disparition de mes parents, à jouer les faux-semblants pour toujours donner le sentiment d'aller bien alors que je me noie profondément dans l'océan de mes sentiments. Une époque, j'ai pensé à quitter Paris pour ne pas recroiser tous ces souvenirs, tous ces amis. Oublier mon chagrin, pouvoir cacher ma véritable identité et prétendre que rien n'était jamais arrivé. Trop endeuillée pour sourire, je me suis cachée pendant des mois derrière des lunettes pour cacher mes yeux constamment humides. Je ne portais plus que du noir pour me rendre inaccessible, mon visage semblait encore plus décharné qu'à l'accoutumée avec de grandes cernes soulignant le regard azur hérité de mon père. J'avais voulu voyager, traverser le monde et oublier ce que je laissais derrière moi mais au lieu de ça, j'avais pris la responsabilité de ma famille, j'avais accepté de la porter à bout de bras. J'avais mis mon chagrin de côté pour prendre celui de mes frères et soeur mais j'en avais oublié ma personne, j'en avais oublié qui j'étais. J'avais profité de ma tristesse pour donner mon corps au premier venu, retomber dans mes vieux travers et puis il y avait eu ce job qui m'avait sauvé la vie, celui qui m'avait permis de rentrer dans le rang, celui qui m'avait donné une raison de me lever le matin. J'avais retrouvé la considération d'un père et le respect de moi-même. J'avais recommencé à introduire des couleurs dans ma vie, j'avais passé la phase de colère pour entrer dans celle de deuil, accepter de les laisser partir. Et j'en avais profité pour reprendre le contrôle de ma vie, arrêter de me donner à chaque jolie parole. Le ténébreux était arrivé dans mon champ de vision à cette période là, ce moment qui avait signé ma renaissance. Je l'avais croisé une première fois et au-delà de son look impeccable, bien loin des bobos parisiens que j'avais l'habitude de fréquenter, il avait ce côté dangereux en plus. Celui qui m'avait coupé le souffle la première fois. On m'avait proposé de nous présenter et ma seule réponse avait été la fuite. C'était mon danger, ma tentation. Et au détour de notre cercle commun, je l'avais déjà croisé dans plusieurs défilés, dans des évènements professionnels. J'avais remarqué l'effet qu'il avait sur les foules, cette aisance naturelle à captiver les personnes et j'en faisais partie mais je m'étais promis de ne pas céder. Ce soir, encore une fois ne faisait pas exception à la règle et tomber sur lui, Thimothée, entendre sa voix et son timbre rauque avait suffi à attiser la petite flamme qu'il allumait dans mon ventre. Signe qu'il était temps pour moi de m'éclipser. Je m'étais excusée et était sortie de cette discussion discrètement, prenant le chemin de la terrasse pour prendre un peu l'air, savourer l'air frais de la soirée et échapper à cette électricité, échapper au ténébreux. J'avais senti son regard dans mon dos, et puis j'avais entendu sa voix non loin de moi, alpagué par une jeune femme, journaliste dans mes souvenirs. C'était mon feu vert à moi, il avait son attention retenue ailleurs alors j'en avais profité pour me mêler à la foule présente sur la terrasse, planquée derrière un arbre illuminé par quelques guirlandes. Il n'aurait certainement pas l'idée de venir me chercher dehors, si seulement il avait eu l'envie de me chercher. Peut-être qu'après tout, j'étais la seule à voir un danger en nos rencontres inopportunes.
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Thimothée Bery
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Mer 17 Mai - 18:35
Charlotte & Thimothée

       


Elle est jolie Charlotte. Mais elle n'est pas seulement ça. Elle est tellement plus, que ça a de quoi perturber. Tim est le premier à l'être, par la beauté tapageuse de cette fille et par tout ce qu'elle dégage. Un truc que personne d'autre n'a. Qui l'intrigue et le hante plus que de raison. Il aimerait pouvoir parler avec elle. Vraiment parler. Pas se contenter d'échanges polis. Bonjour, bonsoir, comment allez-vous ? Il aimerait, déjà, savoir qui elle est. Parce qu'il l'ignore. Il ne sait rien d'elle. Et ça commence à véritablement le frustrer. Il est bien conscient qu'il a quand même une drôle de façon de lui tourner autour, tout le temps. Cette fâcheuse tendance à essayer de l'intercepter quand il la croise quelque part. C'est d'autant plus perturbant, qu'il continue de le faire alors même qu'elle le fuit avec beaucoup d'application, à tous les coups. Depuis le temps, il aurait certainement du comprendre qu'elle ne tient pas du tout à discuter avec lui. Mais il continue. Au point de faire carrément une obsession sur elle. Dans la pièce qu'il utilise pour son art, c'est elle qui est placardée de partout. Ou plutôt, tout ce qu'elle lui inspire. Aucune photo bien sûr. S'il n'a pas le temps de lui adresser deux mots, il a moins encore le temps de la prendre en photo. Et puis il n'a rien d'un pervers obsédé non plus ! Mais les murs de sa pièce sont, depuis quelques semaines, recouverts d'elle.

Des croquis et des peintures retracent son visage tout entier ou simplement la forme particulière de ses yeux, ou encore sa silhouette. Il y a des couleurs aussi et des motifs qui font penser à elle. Elle est le bleuet délicat et la rose rouge. La panthère et le chaton. L'innocence et l'indécence. Elle est un parfait mélange de bien des choses. Mais plus que tout, elle est inaccessible. Le jeu n'est plus que frustration. Il en a le coeur qui bat la chamade quand il réalise qu'elle a encore disparu. Il a tout juste le temps d'apercevoir une chevelure blonde qui s'échappe, avant qu'il n'y ait plus aucune trace d'elle. Encore. Aussi gentiment que possible, il prend congé de la jeune femme qui lui tient la jambe depuis déjà trop longtemps et se risque à faire un détour par la terrasse. Mais elle n'est pas là. Du moins, il ne l'y trouve pas. Il peine à cacher sa frustration qui lui arrache un soupir tandis qu'il s'accoude à la balustrade. C'est vraiment à devenir fou ! Comme à chaque fois, il se décide à abandonner. Et c'est justement quand il fait demi tour pour rentrer, que son regard est attiré par elle. Elle cherche probablement à disparaître derrière le petit arbre planté là. Mais avec les guirlandes qui parent son visage de plusieurs couleurs, c'est peine perdue. Un peu ratée la planque. Il se risque à lui faire remarquer, quand il se retrouve à portée de voix après n'avoir fait qu'un pas dans sa direction. Il prend le risque de la faire fuir encore. Parce qu'il a la sensation qu'elle lui échappe à chaque fois qu'il frôle le mirage qu'elle semble être, du bout des doigts.

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Charlotte Favret
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Mer 17 Mai - 19:02

Allez viens avec moi
Nos coeurs à la lumière
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C'est paradoxal tout ce qu'il peut m'inspirer, la frayeur et l'envie en même temps. Le besoin de fuir alors même qu'il me donne envie de le découvrir, de l'écouter, de le deviner. Je l'admire un court instant, simplement vêtu mais pourtant si élégant. Il dégage ce truc qui attire l'oeil, cette inspiration et cette bestialité. Cette sensualité brute aussi. Voilà ce qu'il m'inspire, un paradoxe à part entière. Il me donne à la fois envie de le rejoindre, il me donne envie d'aller mieux mais il me donne en même temps envie de fuir, il m'inspire le danger et la perte de contrôle. J'ai réussi à lui échapper encore une fois, et pourtant j'ai juste envie de m'approcher, de me brûler. Je ne connais de lui que les détails lâchés par ma meilleure amie après notre rencontre, je me souviens encore de sa façon de s'extasier sur chaque compliment qu'elle faisait de son talent, de son physique. La jalousie qui m'a tiraillé, j'aurais aimé pouvoir le décrire avec autant d'ardeur alors que j'étais simplement incapable de décrire précisément ce qu'il m'inspirait. Je prends part à la discussion qui se déroule devant moi, termine mon verre de champagne d'une traite et tente de chasser le ténébreux de mes pensées. Peine perdue, j'essaie d'imaginer qui il est, je lui lui imagine toute une vie. Je l'imagine en couple, est-ce qu'il est aussi noir que ses tenues peuvent le laisser présager ? Exact opposé de ma douceur, blonde pâle aux yeux délavés. Il représente la désir, cheveux noirs et regard tout aussi noir, tatoué jusqu'au visage. J'essaie d'imaginer la réaction de mes parents si j'avais osé leur présenter, la réaction de mes frères si ils en venaient à le rencontrer. Et je divague au fil de mes songes. Est-ce que seulement il n’est pas intrigué par ma personne. Peut-être que j’attise juste sa curiosité. Peut-être que mon envie n’est pas partagée et peut-être même que je me fais des films sur ses réelles intentions. Peut-être qu’il représente simplement mon fantasme alors que je ne suis que la parisienne qui partage son cercle de connaissances. Mais je n’ai pas le temps de m’interroger davantage, il ne m’en laisse pas le temps et alors que je pensais avoir réussi à le semer pour le reste de la soirée, il en décide autrement. C’est la première fois qu’il s’adresse directement à moi et sa voix est exactement comme dans mon souvenir. Rauque, et inspirante. « Qui vous a dit que je cherchais à me cacher ? » Je mets dans ma phrase tout le dédain dont je suis capable. Ultime rempart pour ma raison. J’essaie de dissimuler ma douceur derrière une phrase piquante. « Vous m’excuserez, mon verre est vide. » Je lui passe devant sans la moindre gêne, en agitant ma coupe vide et le frôle volontairement, comme un besoin de le toucher pour ressentir cette connexion, vérifier sa réciprocité. Et me voilà à nouveau à l’intérieur, chamboulée par ce simple échange, je file jusqu’à un serveur et lui repose mon verre sans en reprendre un autre. Je cherche mon ami et lui embrasse la joue pour le féliciter et lui signaler mon départ. Finalement, il me retient encore quelques minutes mais je m’éclipse après et marche jusqu’à une borne de vélib, j’ai besoin de prendre l’air.
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Thimothée Bery
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Mer 17 Mai - 19:53
Charlotte & Thimothée

       


Un semblant de sourire flottait encore sur les lèvres du brun, quand il s'est adressé à elle. Sourire qui s'estompe aussitôt qu'elle ouvre la bouche pour lui répondre. Il a la sensation de s'être fait rouler dans la farine, comme un parfait crétin. Elle n'est pas du tout telle qu'il l'imaginait. Lui qui la pensait douce et délicate comme une fleur. Il ne pensait pas tomber sur des épines. Lui qui a toujours du répondant d'ordinaire, ça lui coupe le sifflet pour le coup. Il a presque l'air surpris, au regard qu'il garde posé sur elle. La frustration se teinte de déception désormais. Il a eut le temps de l'idéaliser dans son esprit trop imaginatif. Il ne peut pas lui en vouloir de ne pas être celle qu'il s'était imaginée. C'est de sa faute à lui. Il ne trouve rien à lui répondre. C'est presque lui qui a envie de prendre la fuite maintenant. Parce qu'il n'apprécie pas tellement les personnes hautaines. Les gens glacials qui se pensent au dessus de tout et tout le monde. Et c'est tout à fait ce qu'elle dégage à cet instant très précis. Loin de ses sourires doux, lumineux et un brin provocateurs. Loin des œillades enflammées avant de disparaître dans l'obscurité de la nuit. Loi des représentations qu'il s'est fait d'elle, dans la seconde chambre de son appartement. Mais je vous en prie. Il rétorque avec ironie quand elle mentionne son verre vide. Tout ça ne colle pas du tout et pourtant, il n'a pas la force de la retenir. Alors même qu'il lui a couru si souvent après.

Elle veut sans doute se la jouer diva finalement. Rien à voir avec un adorable petit jeu qui le faisait carrément fondre et qui le tenait en haleine. C'est plutôt une fille beaucoup trop sûre d'elle qui s'amuse à tourmenter les pauvres âmes avant de les envoyer chier bien correctement. Il a le réflexe de retirer son bras quand elle le frôle. D'un geste brusque, comme si elle venait de le brûler. En vérité, ça tient plutôt de la décharge électrique. Qui s'avère plus agréable que douloureuse. En provoquant de délicats fourmillements sous sa peau. Même son parfum qu'il a eut le temps de sentir à son passage, ne colle pas du tout à la personnalité qu'elle a voulu lui montrer. Il est doux, floral, léger. Il la suit suffisamment longtemps du regard, pour voir qu'elle prend congé auprès de l'artiste de la soirée. Même si l'attraction qu'elle exerce sur lui, se teinte ce soir d'une certaine déception, il a quand même envie de la retenir, de la revoir. Il doit pourtant se résoudre à la laisser filer. Il ne tient pas tellement à passer pour un véritable harceleur. En plus de craindre l'idée de, peut-être, être un peu plus dégoûté et déçu par ce qu'il pourrait découvrir sur elle. Peut-être que l'image qu'il s'est faite d'elle, est préférable à la réalité.

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Charlotte Favret
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Mer 17 Mai - 21:39

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La froideur, le dédain comme ultime rempart à une quelconque attirance. Je n'ai pas envie de me perdre dans une quelconque considération, je préfère le garder comme image du fantasme absolu. Un beau mâle qui évoque beaucoup de choses. Je ne laisse rien paraître, aussi froide que mon visage impassible le permet. Je me ferme pour qu'il ne comprenne pas à quel jeu je joue. Le regard rivé sur lui alors que je m'éclipse de la soirée, je regrette un moment mon attitude si différente. Cette façade que j'adopte face à toute menace extérieure. Face à chaque personnage dangereux, mon univers doit se résumer à ma famille et moi. Je me convaincs que je n'ai pas le temps pour une quelconque distraction, aussi mignon soit-il. Et puis je quitte l'atelier, avec un pincement au coeur mais une énorme libération en même temps. Je retire mes escarpins dans la rue pour arpenter pieds nus l'asphalte parisien, ultime libération. Et je m'arrête à une borne pour prendre un vélo en libre service. Je réserve le vélo mais au moment de payer, je me rends compte que j'ai laissé mon sac à main quelque part. La tête trop prise par le ténébreux, j’en ai oublié mon sac. Retour à la case départ. Je rentre dans l’atelier à nouveau, les chaussures à la main et tente de refaire le chemin emprunté au cours de la soirée. Je termine par la terrasse où je retrouve le sac abandonné sur une banquette dans un coin. Je m’y installe pour vérifier que tout est encore à sa place et la pression redescend d’un cran. Comme toujours, la moindre entorse à mon contrôle m’angoisse et ça n’a pas échappé à la règle. Je jette un coup d’œil à l’effervescence encore présente à l’intérieur et je finis par me lever pour rejoindre un petit groupe d’amis que je reconnais un peu plus loin. Finalement, j’ai presque bien fait de revenir, ça me permet de souffler un peu, sortir Thimothée de mes pensées et me concentrer sur autre chose. On parle de boulot, ils me demandent des nouvelles de mes frères et sœur et je décompresse un peu. J’en oublie mes remords aussi, même si mon regard le cherche inconsciemment, peut-être qu’il est parti après tout. Peut-être que je l’ai déçu, et je me surprends à être un peu peinée de l’idée. Savoir que je ne le verrais sûrement plus avant un petit moment, que j’ai tué dans l’œuf l’attention qu’il pouvait me porter. Même si je l’ai cherché, je tente de me convaincre que c’est une bonne chose malgré la boule qui encombre ma gorge. Et puis je le repère un peu plus loin, pris dans une autre discussion alors je l'observe du coin de l'oeil en essayant de rester discrète. Le sourire qui habitait mes lèvres il y a encore quelques minutes a été remplacé par une mine dépitée en voyant qu'il ne tente même pas un regard en ma direction.
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Thimothée Bery
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Mer 17 Mai - 22:01
Charlotte & Thimothée

       


Persuadé qu'elle est maintenant déjà loin, Tim tâche de chasser la jolie blonde de ses pensées. A quoi bon se tourmenter avec une fille qu'il ne connait pas du tout et qui, dans le fond, ne vaut peut-être même pas le détour ? Il s'est perdu dans ses propres fantasmes. Ceux qu'il a monté à partir de pas grand chose et qu'il ne peut pas garder en l'état. Au risque d'être de plus en plus déçu à mesure qu'il en découvrira sur elle. C'est idiot pourtant, parce qu'on ne peut pas dire qu'il s'attendait à quoi que ce soit. C'était évident qu'il finirait par l'idéaliser. A tout faire pour ne plus penser à elle, il ne remarque pas du tout qu'elle revient se mêler à la foule. Il parvient plutôt à se concentrer sur la conversation qu'il est en train d'avoir avec de nouvelles personnes. Des gens qui, contrairement à Charlotte, ne l'ont pas envoyé chier quand il s'est arrêté à leur hauteur. Enfin, on ne peut sans doute pas reprocher à la blonde son comportement. Elle a le droit de ne pas vouloir discuter avec lui. Il aurait simplement préféré qu'elle ne soit pas ... Qu'elle ne soit pas aussi dure, tout simplement. Franchement, ce n'est pas comme s'il méritait ça. Lui, il est très sympa.

C'est finalement la sensation d'un regard rivé sur lui, qui fini par le faire sortir de sa conversation, pour tourner la tête à la recherche de la personne qui l'observe avec tant d'instance. En songeant qu'il s'imagine sans doute des choses pourtant. Impression qui se confirme quand il croise son regard. Des hallucinations qui mettent la jolie blonde en scène, il n'en n'a encore jamais eut une. Elle le hante un peu, oui. Mais pas au moins qu'il s'imagine la voir de partout ! Il a malgré tout comme un doute et ça le pousse à froncer les sourcils tandis qu'il continue de la regarder. Parce que s'il n'est pas en train d'halluciner et qu'elle est vraiment là, il ne sait pas du tout quel sens il doit donner à ce regard qu'elle garde posé sur lui. Elle n'affiche plus le masque de froideur qu'elle avait un peu plus tôt. De quoi le perturber de nouveau le Tim. De nouveau, il rame complètement. A ne pas savoir du tout qui elle est vraiment. Et pour le coup, il n'a pas envie de prendre le risque d'aller encore vers elle. Chat échaudé craint l'eau froide. Ca n'a jamais été aussi vrai ! Il lui accorde finalement un sourire poli. Comme pour lui faire saisir qu'il ne lui tient pas rancune -et pourtant, ça le titille encore !- puis se détourne. Courir après l'insaisissable, c'est euphorisant. Mais se heurter à un glaçon, ça laisse plutôt hésitant.

(c) REDBONE

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Mer 17 Mai - 22:53

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Absorbée par mon observation, j'en oublie le fil de la discussion. Par politesse plus qu'autre chose, j'acquiesce par moment pour montrer que mon attention leur est totalement acquise mais en réalité, mes pensées ont complètement divagué. Elles sont très loin de la conversation qui tourne maintenant autour des futures vacances de chacun. Et puis tout le monde revient sur moi, et je comprends qu'on m'a probablement posé des questions. Une amie comprend à mon regard perdu que je n'ai pas tout suivi et répète discrètement la question, me ramenant sur terre. « Sûrement au Danemark chez ma tante. » Mon regard se pose à nouveau sur le ténébreux et j'ai brusquement l'impression que la pièce se vide alors qu'il me lance un sourire en coin. On est seuls sans vraiment l'être et je me sens rougir à vue d'oeil alors qu'il me fixe aussi intensément. Je détourne les yeux pour fixer mes chaussures que je tiens encore à la main. L'idée qu'il doit se faire de moi doit être tellement terrible. Et ma fierté reprend le dessus, l'idée qu'il doit me prendre pour la dernière des connasses me fait monter la moutarde au nez alors par politesse, je lui rends son sourire que j'accompagne d'un petit geste de la main. Mon téléphone qui vibre contre ma cuisse me sort de ma torpeur et je lis le message de ma soeur qui se plaint de Tobias et Peter. Un sourcil arqué, je m'éloigne à nouveau du groupe pour sortir et m'installer à nouveau sur la petite banquette isolée pour appeler discrètement ma soeur, régler le conflit. Reprendre un moment mon rôle de mère responsable. La discussion me semble durer une éternité alors qu'en réalité, elle dure à peine plus de cinq minutes. Décidément, ce n'est pas ma soirée. Je me laisse choir contre le dossier et laisse tomber mes chaussures au sol. Je regarde la terrasse qui se vide et sors une cigarette de mon sac. Et dire que j'avais totalement arrêté jusqu'au décès de mes parents. Chacun ses vices, le mien réside dans ce goudron. Mais ça a le mérite d'au moins me détendre, à chaque bouffée, je me sens moins accablée. Mon regard se pose à nouveau sur le ténébreux que j'aperçois au travers la verrière qui ouvre l'atelier sur la cour où je me trouve. J'essaie de lui imaginer une vie, de me sentir plus proche de lui ou plutôt de l'éloigner de mes pensées une bonne fois pour toutes. Après tout, nos vies sont probablement loin d'être compatibles. J'ai l'habitude de faire fuir les gens avec mes responsabilités.
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Thimothée Bery
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Mer 17 Mai - 23:21
Charlotte & Thimothée

       


Il faudrait vraiment qu'il pense à arrêter de la contempler ainsi. De la regarder avec autant d'insistance. Le problème, c'est qu'elle a eut l'air de jouer avec lui depuis le début. Tout faire pour provoquer l'intérêt qu'elle lui porte et le maintenir en l'état. Avec ça, comment est-il supposé ne plus penser à elle et ne plus avoir envie de la croiser ? Mais ce soir c'est plus fort que lui. Encore plus maintenant qu'elle affiche un nouveau visage. Moins sûre d'elle, moins téméraire, moins provocante aussi. Plutôt gênée. Timide même. Avec ses escarpins dans une main. Ca casse complètement le côté nana hautaine qui tente d'afficher une image impeccable. Elle a de nouveau l'air innocente et fragile. Et c'est là quelque chose qui plaît beaucoup plus au brun. Ce n'est pas normal du tout qu'elle exerce un tel attrait sur lui. Mais ça fait longtemps qu'il ne prend même plus la peine d'essayer de repousser tout ça. Elle aussi a l'air plus détendue, quand finalement elle accompagne son sourire d'un léger signe de la main. Il hésite à prendre ça comme un geste positif qui pourrait devenir invitation. Il en a envie pourtant. Parce qu'il ne peut se résoudre à tourner le dos à celle qui le hante depuis trop longtemps déjà.

Cette fois, il la voit quand elle s'éloigne. La suit du regard tandis qu'elle rejoint la terrasse, le nez plongé dans son téléphone. Une urgence sans doute. Soudain, l'idée qu'elle puisse avoir un petit ami, le heurte de plein fouet. Il ne s'était jamais posé la question jusqu'à maintenant. Et c'est idiot mais cette idée ne lui plaît pas du tout. Ce n'est pourtant pas comme s'il avait un jour envisagé quoi que ce soit. Il pense surtout à la fascination qu'il ressent à son égard, avant tout le reste. Finalement, c'est un peu la curiosité qui le pousse à rejoindre à son tour la terrasse. Il sent qu'il pourrait une nouvelle fois le regretter. Mais il est trop con le brun. Il a besoin d'en avoir le coeur net. De constater une bonne fois pour toutes si, oui ou non, cette nana est le contraire de ce à quoi il s'attendait. L'endroit s'est pas mal vidé depuis le début de la soirée et c'est seule que se trouve la jolie blonde. Chaussures toujours abandonnées au sol et clope coincée entre les lèvres. Tout va bien ? Je pensais que tu avais quitté la soirée. Il ne se soucie pas trop de savoir s'il est en droit ou non de la tutoyer. Ce n'est pas un manque de politesse ou de respect. C'est "simplement" qu'il l'a en tête depuis tellement longtemps, que ça lui paraît presque normal de ne pas s'encombrer en formules de politesse en tous genres.

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Charlotte Favret
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Mer 17 Mai - 23:45

Allez viens avec moi
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J'aurais pu me soucier davantage de ma tenue, défroisser ma robe qui commence à fatiguer mais je m'en fiche. Je suis probablement trop prise dans ma contemplation du ténébreux, c'est la première fois que je me permets de poser le regard sur lui de manière aussi appuyée. Il est intimidant, bien qu'il ait l'air sympathique et la culpabilité me reprend quand je pense à la manière dont je lui ai parlé alors qu'il ne cherchait que la politesse, il ne cherchait que ma sympathie. C'est la première fois que nous nous retrouvons à vraiment nous adresser l'un à l'autre sans le moindre intermédiaire et plutôt que le naturel, je préfère jouer à la garce. Mon regard se détache à peine de lui alors que je le vois bouger, sans savoir si il a seulement capté que je le harcelais du regard. Et finalement, je me retrouve face à lui, pour la troisième fois de la soirée. Je prends la résolution d'être plus avenante même si clairement ça n'aide pas après ma façon de lui répondre précédemment. « Oui, ça va. J'étais partie mais je me suis rendue que j'avais oublié mon sac à main. » Ma réponse s'accompagne d'un léger sourire alors que je me décale sur la banquette pour le laisser s'installer à mes côtés si il le souhaite. On a visiblement laissé tomber le vouvoiement, et je suis soulagée de me rendre compte qu'il ne me tient pas rigueur de ma manière de m'adresser à lui précédente. Comme si le monde tournait autour de ma personne. « Et je voulais m'excuser pour tout à l'heure, c'était pas cool. J'étais un peu sur les nerfs alors que tu m'avais rien fait. » Je lui tends la main en signe de paix et j'écrase ma cigarette à moitié consumée dans le cendrier posé devant moi. La température a commencé à chuter en même temps que la nuit s'est imposée alors je referme mon perfecto. « Tu connais Théo alors ? Tu penses quoi de ses photos ? » Je meuble la conversation comme si c'était totalement naturel alors que je l'observais il y a encore trois minutes en me jurant qu'il était hors de portée, totalement inaccessible et qu'il fallait qu'il le reste pour ma santé mentale et pour mes résolutions. Comment lui expliquer que j'étais loin de ce que je pouvais laisser paraître et qu'il y avait autour de moi tout un package et des tonnes de responsabilités. Que j'étais loin d'être ordinaire,
que j'étais brisée et irrattrapable, que j'avais le coeur brisé tout simplement. Il avait l'air tellement léger, de dénoter avec tout ce que j'assumais au quotidien.
Il semblait aussi insouciant que la vie le permettait alors que je croulais sous le poids posé sur mes épaules. Deux antipodes, autant physiquement que mentalement. Le feu et la glace.
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Thimothée Bery
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Jeu 18 Mai - 17:17
Charlotte & Thimothée

       


Il y a vraiment un tas de trucs chez cette fille qui interpellent le brun. Qui lui plaisent vraiment. Même son apparence un poil débraillée. Sa robe froissée et ses chaussures qu'elle ne porte plus. C'est pour ça que son ton l'a tellement surpris au départ. Malgré son regard assez froid et son physique tapageur, elle n'a pas tellement l'air d'être ce genre de personne. Si c'était le cas, il ne serait pas à ce point intrigué par elle. Elle lui explique finalement la raison pour laquelle elle a fait demi tour alors qu'elle était sur le point de quitter les lieux. Dommage qu'il n'ait pas vu son sac lui même. Il le lui aurait ramené, d'une façon ou d'une autre. Et ç'aurait été un bon prétexte pour la croiser de nouveau. Ce qui l'étonne le plus, c'est qu'elle se décale pour lui laisser de la place à côté d'elle. Celle là, il ne s'y attendait vraiment pas ! Il s'installe avant qu'elle n'ait eut le temps de changer d'avis -sait-on jamais !-. Mais non c'était rien. C'est oublié. Bien sûr que Tim est trop gentil pour son propre bien. Un beau jour, ça le perdra. Mais pas ce soir. Le regard sombre continue d'épier le moindre geste de la jeune femme. Même dans sa gestuelle, elle laisse apparaître une certaine grâce. Une certaine aisance. Hm ouais c'est une connaissance.

Il porte distraitement une main à son visage pour gratouiller sa barbe "mal rasée". Je dois être parfaitement honnête ? C'est un regard amusé qu'il pose sur elle quand il tourne la tête vers elle. Jolies photos. Avec un style affirmé. Mais à son ton, on comprend tout de suite qu'un "mais" arrive. Et en effet, il hausse les épaules, moue penaude sur le visage. Mais c'est du vu et re-vu je dirais. C'est pas tellement innovant. S'il est très critique à l'égard de l'art des autres, il l'est beaucoup plus encore avec ce que lui même fait. C'est un éternel insatisfait. Du genre à faire, refaire, rerefaire et rererefaire des dessins ou des peintures tant qu'elles ne sont pas exactement comme il les avait imaginé. Et toi tu aimes ? Tu travailles dans l'art d'ailleurs ou c'est juste que Théo est un bon ami ? Et par là, il se demande surtout s'il pourrait être un peu plus qu'un ami pour elle. Parce que maintenant qu'il peut lui parler un peu, il aimerait vraiment en savoir plus. Mais surtout, savoir si elle voit quelqu'un ou non.

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Charlotte Favret
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Jeu 18 Mai - 18:14

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J'essaie de rattraper un peu mon comportement cavalier précédent. Je fais une entorse à mon règlement pour discuter avec lui l'espace d'une soirée. Une trêve dans notre petit jeu. Je sais que je ne prends de toute façon pas trop de risque puisqu'on est au beau milieu d'un atelier, du vernissage d'un ami. Et puis, l’air de rien, il m’intrigue tellement que je suis ravie de le voir aussi de plus près, pouvoir m’adresser directement à lui sans intermédiaire et pouvoir le découvrir davantage. Savoir si je me suis trompée dans l’idée que je m’en suis fait. Il a éveillé ma curiosité il y a un moment déjà et je peux au moins en satisfaire une partie. Plus par politesse qu’autre chose, on en vient à discuter de l’exposition et de Théo, on meuble la conversation alors que je suis persuadée qu’on a pas besoin de ça pour trouver un sujet. J’ai l’étrange impression de déjà le connaître à force de l’avoir longuement observé, pouvoir deviner ses goûts alors qu’on ne s’était même jamais adressés la parole jusqu’à ce soir et c’est ce sentiment qui crée un certain malaise au fond de moi, cette impression qui me rappelle le danger qu’il peut représenter. « Fais quand même attention à ce que tu dis, le critique pas trop mais vas-y. » Et pour lui montrer que je ne suis pas tellement sérieuse, je sors un petit sourire contrit. Assez gênée, je le regarde, je l’écoute et surtout je l’admire. Je n’avais jamais vraiment détaillé ses tatouages, ni même son visage dans les détails alors je me donne à cœur joie, et ça a l’air totalement naturel puisque nous sommes en pleine discussion. Je fais mine de l’écouter alors qu’en réalité, je suis plus occupée à détailler ses tatouages, sa barbe et même ses yeux couleur orage. « C’est un parti pris après, enfin moi j’aime beaucoup ce genre de photos et puis je suis pas objective. On est amis depuis presque quinze ans. » Je jette un coup d’œil à l’intérieur pour voir l’atelier se vider davantage au fur et à mesure que la nuit tombe. « J’adore l’art, mais je n’ai pas la chance d’y travailler enfin pas vraiment. Je m’occupe de dessiner des vitrines et les meubler. » Je préfère rester vague sur les détails, ne pas lui parler directement de ma vie ou de mon boulot. J’aime le hasard de le retrouver ou non dans certaines soirées mais j’avoue que le revoir de manière prévue, j’aurais plus de mal à m’y faire. J’aime bien ce côté excitant à l’idée de le croiser, le fuir. Et il y a toujours cette retenue que je garde, par prudence pour éviter de trop jouer avec le feu. « Et toi, tu bosses dans l’art ? » Je connais déjà la réponse, grâce à la description détaillée de ma meilleure amie quand elle a vu que je ne le lâchais pas du regard, d’un air intéressé lors de notre première rencontre mais je suis curieuse de connaître sa réponse, l’écouter parler de son boulot. L’écouter parler tout simplement.
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Thimothée Bery
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Jeu 18 Mai - 18:37
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Heureusement, Tim n'est pas suffisamment hypocrite pour craindre plus que de raison la réaction que pourrait avoir Théo s'il apprenait ce qu'il pense de ses photos. Il assume absolument toutes les critiques qu'il peut faire. Alors la jeune femme peut bien lui rapporter l'ensemble, si l'envie lui prend. Quinze ans ... Ouais, heureusement que j'ai pris des pincettes. Il plaisante, le sourire aux lèvres. De toute façon, il ne fait jamais de critique méchante et gratuite. Il est sympa à tous les niveaux le tatoué. Ce qu'il retient le plus dans l'information, c'est qu'elle est ami avec Théo depuis bien assez longtemps pour que, du coup, il y ait peu de chance pour qu'il se passe quoi que ce soit entre eux. Et oui, c'est un détail qui compte pour lui. Ceci dit, je n'ai pas dis que je n'aimais pas ces photos ! Il faut quand même insister là dessus parce qu'il les trouve très bien ces photos. C'est simplement qu'elles n'apportent rien de nouveau. Et que, justement, c'est ce que je recherche Tim. Il aime la nouveauté. Le renouveau dans l'art. Les bouffées d'air frais dans ce domaine qui compte tellement pour lui. C'est avec ravissement qu'il note l'info qu'elle veut bien lui donner sur elle même et qui concerne son métier. Oh ça reste quand même de l'art, non ? Des vitrines de tous genres de boutiques ?

Le problème actuel, c'est que plus il va en apprendre sur elle, plus il voudra savoir de choses. C'est tout simplement plus fort que lui. Elle a su réveiller un truc chez lui. Qu'il est loin de vouloir fuir. Même si elle semble avoir quand même un drôle de caractère. En témoigne la réaction qu'elle a eut la première fois qu'il l'a accosté, un peu plus tôt dans la soirée. Oh oui ! Je ne fais que ça. Je suis plongé dans l'art. Je vis art. Je respire art. Je mange art. Et c'est en grande partie pour ça qu'il a plus de "connaissances" que de véritables amis. Tout le monde l'apprécie. Mais il n'a pas le temps de s'attarder autour de chacun pour nouer de véritables liens. Même sa copine de longue date a préféré le laisser tomber pour n'être plus qu'une "meilleure amie". T'as jamais posé pour Théo ? Il ne se souvient pas avoir vu la moindre série de clichés la mettant en scène en tout cas. Ca l'intéresse de savoir si c'est lui ou si c'est elle qui ne veut pas. Elle est peut-être trop "timide" pour accepter de poser. Ou, pire encore, pour accepter d'être ensuite exposée sur les murs d'une galerie.

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Charlotte Favret
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Ven 19 Mai - 17:04

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Mon regard se concentre sur la paire d'escarpins que j'ai laissé tomber par terre. C'est ma seule façon de poursuivre la conversation sans ressentir le moindre trouble, de suivre notre discussion sans me laisser distraire par notre proximité. Nous partageons la même banquette et c'est bien suffisant pour me déstabiliser même si nous sommes loin d'être collés. Je dois juste m'habituer, et ne pas paniquer à l'idée d'un potentiel danger même si je suis plus proche de la syncope que je ne voudrais l'avouer. J'ai tous les sens en alerte mais j'en fais une totale abstraction pour me concentrer sur ses paroles. Théo, voilà où nous en étions. Le regard toujours rivé au sol, je souris en l'entendant. « Après, c'est tellement subjectif que tout le monde ne peut pas apprécier les mêmes choses quand il est question d'art. Chacun voit la beauté dans ce qui l'inspire et puis il connaît la critique, il en faut plus pour le vexer et je pense qu'il aime même ça tant que c'est constructif. » Je hausse les épaules et relève les yeux, fixant un point derrière lui pour donner l'impression que je le regarde mais en réalité, j'évite tout contact visuel pour ne pas me laisser distraire, ne pas me prendre au piège. « Non, je fais juste du prêt-à-porter et un peu de décoration. Enfin je bosse au bon marché, tu dois connaître. Je m'occupe des vitrines et de la mise en valeur des marques dans le magasin. » J'avais l'impression d'avoir l'air minable avec mon job, surtout que j'avais entendu les éloges que certaines personnes pouvaient faire sur son travail à lui. Mais après tout, j'aimais mon travail et j'en étais fière mais surtout je venais de lui révéler mon lieu de travail et ça m'angoissait plus encore. J'espérais qu'il ne vienne pas aux galeries pour me voir, qu'on continue ce jeu excitant de hasard. Se croiser au détour d'une soirée, et improviser pour mieux fuir. Ça avait un côté excitant comme situation. Et puis c'est à son tour de me parler de son travail, de ce qu'il aime et je comprends à la façon dont il en parle, qu'il aime ce qu'il fait et sa passion pour l'art. Mon regard se repose sur lui et mon sourire s'élargit pour laisser place à un petit éclat de rire. « On peut dire que tu es quelqu'un de passionné. » Et la discussion en revient à Théo, je plisse les yeux en tentant de me rappeler ses photos. « Ça fait un moment qu'il en a pas pris je crois, enfin sauf quelques portraits quoi. Il venait souvent quand on étaient ados me chercher en cours de danse et il aimait bien me prendre en photo à ce moment là mais je crois qu'il les a jamais exposé et heureusement. » Je m'imagine en collant et sur des pointes, observée par des regards inconnus. Entendre les critiques sur mon physique et je me sentis soudainement rougir comme si la situation était devenue trop réelle, comme si être confrontée à son seul regard me gênait. « Je ne pense pas que j’apprécierais l’expérience et il me connaît assez pour le savoir. Avoir des regards qui sont occupés à commenter, critiquer chaque détail de ton corps ou de ton visage, j’admire les gens qui ont le courage de supporter ça. » Et je détaille à nouveau son visage, j'analyse chacun de ses traits. Pensant également au fait qu'il ferait un très bon modèle, selon mes critères. Mais songeant que si un jour, je parvenais à le prendre en photo, je ne parviendrais probablement pas à détacher mon regard de ce portrait, comme c'était le cas ce soir avec l'original.
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Thimothée Bery
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Ven 19 Mai - 19:23
Charlotte & Thimothée

       


Comme tout artiste qui se respecte, Théo connait effectivement la critique. Et il a apprit à faire avec. Parce que dans le domaine de l'art, on n'a pas d'autre choix que celui là. C'est un excellent artiste dans ce qu'il fait, de toute façon. Il précise quand même pour ne pas rester dans le négatif et donner l'impression qu'il n'aime pas du tout ce qu'il fait. Parce que ce n'est pas le cas. Contre toute attente, la jolie blonde accepte de parler un tout petit peu d'elle. Rien qu'une petite confession quand il est question de son emploi. Il apprend ainsi où elle travaille. Et il a tout de suite un peu de peine à ne pas s'imaginer y traîner, simplement dans l'espoir de l'apercevoir. Ce qui demande quand même pas mal d'imagination ! Alors oui, il pense vraiment que ça entre dans le domaine de l'art là. Même s'il préférerait continuer de parler d'elle qu'il trouve de plus en plus passionnante et intrigante, il accepte quand même de répondre à ses questions. Ne s'attendant pas à ce qu'elle rit de bon coeur comme ça. Ouais c'est vrai. Un peu trop parfois. Ca me joue des tours ! Il hausse toutefois les épaules pour signifier que ça n'a pas d'importance ça. Qu'il le vit même très bien. Aimer quelque chose à ce point, c'est forcément très bon/très plaisant.

Maintenant, ce qui intrigue vraiment Tim, c'est de n'avoir croisé aucune photo au cours de l'exposition, qui représente la jeune femme qui se trouve actuellement à ses côtés. C'est intriguant dans le sens où il se serait quand même attendu à ce qu'il soit inspiré par cette beauté atypique. D'autant que depuis qu'il la connait, il doit quand même pouvoir faire en sorte que le caractère de la jeune femme se dégage des clichés. Il hoche la tête à l'explication qu'elle lui fait. C'est donc quand même déjà arrivé qu'il la prenne en photo. Le contraire aurait presque été perturbant ! Même si les critiques sont positives ? Il demande très sérieusement. Je doute qu'on ait grand chose de mal à dire. Surtout que les photos sont faites pour sublimer plus encore les choses et les gens. Alors ça fait deux fois moins de risques d'entendre des choses négatives concernant son physique. Elle est quand même vachement canon. Certainement la plus belle femme qu'il lui a été donné de voir, sans exagération aucune. Je te trouve très inspirante. C'est un compliment comme un autre ! Et c'est pour éviter de lui dire qu'elle est vraiment très belle. Il n'a pas envie de la mettre plus mal à l'aise qu'elle n'a déjà l'air de l'être.

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Charlotte Favret
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Lun 22 Mai - 17:31

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J'ai tendance à souvent prendre les choses à coeur, surtout lorsqu'on parle de mon métier ou de mes amis. Ou lorsque l'on s'attaque au mystère qui entoure ma vie. Si au départ, j'aspirais à autre chose, terminer mes études pour suivre le modèle parental. Et finalement, la vie en a décidé autrement. Le décès brutal de mes parents m'a forcé à revoir mes plans, les responsabilités ont mis fin à mes projets et j'ai dû tout arrêté, quitter l'école de commerce dans laquelle j'étudiais, abandonner mes rêves de grandes entreprises et trouver un boulot en urgence mais heureusement, la photographie m'a aidé à garder le cap et à ne pas me laisser complètement abattre. Et puis un ancien patient devenu ami de mes parents m'a proposé un job, ma chance de m'en sortir et c'est comme ça que je me suis retrouvée au bon marché, heureusement qu'il a été là et même si au départ, j'ai pu être frustrée, j'ai rapidement compris ce que je pouvais tirer de ce nouveau départ. Petit à petit, j'ai commencé à être reconnue pour mes talents, divers magazines ont évoqué mes vitrines et surtout j'ai vu le retour des personnes sur mes décors, et j'ai moins de mal à accepter ce changement de vie, ce changement d'ambition. Malgré le fait de voir mes amis réussir dans leur domaine, j'ai moins cette gêne face à eux et je me sens plus épanouie qu'il y a deux ans. Même si parfois, je me sens minable face à mes proches si ambitieux alors que je dois toujours organiser ma vie comme une mère de famille, alors que Tim semble si différent de moi. Il semble si passionné que le monde autour de lui semble presque insignifiant tant qu'il peut faire ce qu'il aime et je me reconnais un peu dans cette vision de la vie, je crois que j'ai été comme ça à un moment et puis la vie m'a forcé à grandir, un peu plus vite et à délaisser cet idéal. C'est peut-être un peu ça qui m'effraie aussi chez Thimothée, notre ressemblance, nos tempéraments passionnées. « Je comprends, c'est jamais simple d'être passionné, enfin tout le monde ne peut pas comprendre je pense. » En même temps que mes projets, c'est ma confiance en moi qui s'est envolée. J'ai pu pendant presque deux ans user et abuser de mon physique auprès d'hommes qui avaient l'air d'apprécier, c'était ma façon de me rassurer sur mes atouts, comme si mon charme pouvait être la seule chose qui faisait barrage à une longue descente aux enfers et au final, ça m'avait davantage brisée de me rattacher à cet aspect là de ma personne. Comme si je ne me résumais plus qu'à une simple poupée de chiffon. C'était sûrement ça aussi qui m'avait convaincu de ne jamais poser pour Théo malgré ses quelques demandes, j'avais peur des critiques que je pouvais recevoir, peur d'entendre des inconnus critiquer mon physique alors que c'est ce que je considérais comme mon dernier atout alors que j'étais complètement dépassée par mes nouvelles responsabilités. « Les critiques ne sont pas toujours positives, il suffit d'un mauvais cliché et puis comme on disait, la beauté est tellement subjective que quelqu'un peut la trouver où quelqu'un ne verra qu'un modèle fade. » Un nouveau haussement d'épaules pour essayer de détourner l'attention alors que je me mets à jouer nerveusement avec la manche de mon perfecto, et puis il me fait un compliment, étonnamment plus touchant que ceux que je peux entendre d'habitude. Comme si il avait compris ce que j'avais besoin d'entendre, comme si il avait plus ou moins réussi à percer la carapace que je m'efforçais d'endosser. « Je vais devoir y aller. » C'était mon moyen à moi de détourner l'attention, fuir le danger et à coup sûr, il en était un pour moi. Sa dernière remarque m'avait mise à nu et mes signaux d'alerte s'étaient tous allumés. Je me penchais vers lui et glissais mes lèvres sur sa joue pour y déposer un baiser et lui murmurer quelques paroles sans même prendre la peine de décoller mes lèvres. « Merci, pour ce soir. » Et pour le compliment, pour m'avoir permise de me sentir vivante, pour cette discussion, pour tout ça en même temps. Et je me suis levée, sans demander mon reste, sans lui laisser le temps de réagir. J'ai récupéré mon sac et j'ai même abandonné mes chaussures pour m'enfuir de cette soirée. Mettre fin à cette parenthèse agréable.
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Thimothée Bery
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Lun 22 Mai - 20:14
Charlotte & Thimothée

       


Elle a parfaitement raison. Ce n'est pas simple d'être trop passionné; Pour des raisons assez évidentes. Quand on l'est de trop et qu'on a tendance à s'y perdre, on perd complètement pied avec la réalité et ça part vite dans tous les sens. Il est alors bien compliqué d'entretenir la moindre relation humaine. Aussi simple puisse-t-elle être. Et le truc, c'est qu'il aura toujours tendance à choisir son art plutôt qu'une personne. Je crois que nous ne sommes pas tout à fait du même avis. Il avoue en laissant échapper un rire léger. Parce que ce n'est pas si important que ça dans le fond. En tout cas, rien de bien grave. C'est presque sans trop y réfléchir, qu'il lui fait remarquer qu'il la trouve inspirante. Il le regrette aussitôt, quand elle rebondit simplement pour annoncer qu'elle va devoir y aller. Il affiche une petite moue contrite. J'espère n'avoir rien dis de stupide ... Parce que tout de suite, il s'imagine que ce doit être le cas.

Mais elle est déjà sur le départ, il le comprend bien assez vite. Elle est prête à s'en aller. Avant ça, elle vient déposer un baiser sur sa joue. Qui s'éternise de longues secondes et lui fait fermer les yeux dans l'espoir d'en profiter plus encore. C'est idiot, sans doute, mais son coeur s'emballe et bat la chamade; Il faut bien l'admettre, elle lui fait un effet complètement dingue. Oui, c'est idiot. Parce qu'il ne s'agit de rien de plus que d'un simple et innocent baiser. Sur la joue ! C'est juste qu'elle a une façon très tendre de garder ses lèvres chaudes contre sa peau, pour murmurer quelques mots, d'une voix douce et à peine audible. Tu ... Mais elle ne lui laisse pas suffisamment le temps de redescendre sur terre et trouver les mots qu'il avait l'intention de dire. Elle se lève et prend littéralement la fuite. Semblable à Cendrillon qui quitte le bal avant minuit. Contrairement à la princesse de Disney, ce n'est pas une mais deux chaussures qu'elle laisse derrière elle.

Il la suit des yeux, conscient qu'il n'aura pas le pouvoir de la rattraper. Pas ce soir. Mais il a bon espoir de pouvoir la croiser de nouveau, très rapidement. Il est peut-être bête ou naïf. Mais il a vraiment envie d'y croire. Parce que jamais aucune femme ne l'avait fait chavirer à ce point. Sa fuite, plutôt que de l'agacer ou de le frustrer tout à fait, le fait plutôt sourire. Un sourire attendri en même temps qu'il porte une main à sa joue. Comme si tout ça n'avait été qu'un rêve. Un songe bien doux.

(c) REDBONE

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Charlotte Favret
« Someone like you ... »
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Métier/Etudes : visual merchandiser au bon marché.
Lun 22 Mai - 21:10

Allez viens avec moi
Nos coeurs à la lumière
Les étoiles dans nos bras
Et nos âmes en enfer




Et je fuis, avec un peu de retard sur nos rencontres précédentes mais on en revient au même point final. Un peu plus troublée qu'avant, je comprends mieux cette façon de m'attirer à chaque rencontre fortuite. J'en oublie mes chaussures alors que j'accélère le pas jusqu'à l'intérieur de l'atelier où les dernières personnes discutent encore. J'ai le coeur au bord des lèvres, je salue tout le monde et me tourne une dernière fois vers la terrasse adjacente où Thimothée est encore installé. Je lui adresse un sourire contrit et avant de faire demi-tour, je me remets en marche pour m'échapper au plus vite. J'aurais pu regretter mes chaussures onéreuses mais au lieu de ça, j'ai un sourire niais en traversant Paris à vélo. Je me refais la scène, je profite de son souvenir encore frais et lorsque je me couche, deux heures après mon départ précipité. J'ai encore ce sourire idiot qui encombre mes lèvres. Malgré la dispute qui a éclaté entre Tobias et Pia dés mon retour, je ne me suis pas départie de cette bulle même si j'angoisse toujours autant à l'idée de me faire démasquer. J'ai l'impression d'avoir la gorge serrée en pensant à l'idée qu'il puisse me fuir un jour en apprenant mes responsabilités, l'idée d'inverser les rôles m'angoisse mais je mets ça de côté en pensant à notre prochaine rencontre peut-être plus lointaine que ce que j'aurais voulu.
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