Elle a les yeux revolver {Charlotte & Thimothée}

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Charlotte Favret
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Lun 12 Juin - 23:16

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Je traîne un peu le pas dans la rue, pour faire durer le moment et savourer le vent chaud qui nous frappe le visage. La brise est assez faible mais c’est appréciable de sentir un peu d’air avant d’affronter l’épisode caniculaire qui s’abat sur notre chère capitale chaque été, accompagné de ses pics de pollution qui me donne tellement envie de fuir. L’été commence à se faire sentir, les parisiens ont commencé à retirer progressivement les couches de textile superflu et les couleurs des arbres, les balcons en fleurs m’inspirent. Je regrette un instant de ne même pas avoir glissé mon vieux polaroïd dans mon minuscule sac à main, de ne pas pouvoir immortaliser ce moment, quitte peut-être à faire durer ce moment à deux un peu plus sur papier glacé. Alors à défaut, je le photographie, j’analyse sa démarche et m’attarde sur les détails. Le diable est dans les détails, et je pars du principe que les détails en disent souvent long sur les personnes qui nous entourent si on prend le temps de les observer. Un petit groupe de touristes arrive à notre hauteur, et je les envie de pouvoir découvrir cette jolie ville d’un œil nouveau. Même si j’aime Paris, j’aime parfois m’extasier sur un détail architectural quelconque alors même que j’ai l’impression de connaître ma ville par cœur, bien loin de m’en lasser. J’aime cette sensation de découverte et l’excitation qui va de pair. Et bien que j’adore mes frères et sœur, ce ne sont pas les plus réceptifs concernant l’art de manière générale, qu’ils assimilent à la redondance et à l’ennui. Encore un trait hérité de mon père, ma passion pour les jolies choses. Il passait d’ailleurs son temps à me rappeler que c’était bien là une des raisons qui l’avait poussé à épouser ma mère, sa beauté froide et légendaire cachant un cerveau bien rempli. Son engouement devant chacun de ses enfants qu’il trouvait parfait. Alors que moi, c’était les bâtiments qui m’inspirait et les objets aussi. Déformation professionnelle après trois ans à étudier le design et l’architecture probablement. Et c’était cette passion qui avait attiré mon regard au premier coup d’œil sur le physique atypique de Thimothée, bien loin de se fondre dans la masse, son aisance à se mouvoir dans l’espace, l’art qui transpirait par le moindre pore de sa peau. Il était une œuvre d’art, aussi bien par ses dessins encrés que par sa présence et nul doute que personne ne restait indifférent après une rencontre avec lui. « C’est juste que j’ai beaucoup de mal à t’imaginer comme un glandeur mais c’est pas du tout méchant quand je fais cette tête-là. C’est qu’en même temps, t’as l’air d’aimer t’activer. » Je m’empresse d’ajouter en me rendant compte que ma moue peut porter à confusion plutôt que d’exprimer ma surprise. On continue d’arpenter les rues assez vides à cette heure de la journée, tandis que je réfléchis à un moyen détourné d’accepter son invitation sans culpabiliser derrière de l’ouverture que je lui offre et le jeu continue. Sous une autre forme, j’ai plus envie de lui demander de m’attraper que de me fuir cette fois mais il y a toujours cette crainte nourrie par ma conscience. Celle de peut-être m’attacher avant de lui révéler ma vérité, les responsabilités de ma vie. « C’est plus drôle qu’un simple rendez-vous et puis jusqu’à présent, le hasard a toujours œuvré dans le sens de nos rencontres alors on verra. » J’ai toujours été la nana avec la tête ailleurs, à toujours croire en ces trucs assez peu rationnels et le karma fait partie de ces choses, le destin aussi. Et après nos nombreuses rencontres improvisées, j’ai arrêté de croire simplement aux coïncidences, ce qui est d’autant plus perturbant. On s’arrête devant un bar et sa confidence me surprend, j’ai pourtant l’air aux antipodes de ce genre d’endroit quand je me pavane avec mes mocassins et mes chemises siglées. Plutôt l’air d’une bourgeoise. Et encore une fois, je note sa finesse d’esprit et son sens de l’observation, comme si l’attention qu’il me portait ne faisait que se confirmer. « C’est drôle que tu dises ça, parce qu’en général, les gens ont tendance à davantage m’imaginer dans le dernier café branché. » J’omets volontairement de préciser que j’ai vraiment aimé qu’il me voie différemment, qu’il s’attarde davantage sur ma personnalité que mon physique. On traverse la petite salle, où je salue la propriétaire assez chaleureusement et je lui indique qu’on va directement s’installer  à l’arrière sur la terrasse. Arrivée à l’extérieur, je me laisse choir dans un canapé en bambou, rempli de coussins ethniques et lui laisse une place à mes côtés pour l’inviter à faire de même. « C’est un peu notre quartier général avec des amis. J’ai toujours vécu dans le quartier alors quand il a ouvert, c’est vite devenu notre endroit préféré et celui de mon petit frère ensuite, enfin c’est carrément devenu le refuge familial. » J’omets de préciser que ça a été aussi le lieu de mes premiers flirts, ou l’ambiance romantique laissée par les guirlandes guinguette à la tombée de la nuit.
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Thimothée Bery
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Mar 13 Juin - 19:05
Charlotte & Thimothée

       


L'idée de potentiellement finir par s'attacher à la jolie blonde, commence à se frayer un chemin dans l'esprit du tatoué et à lui faire un peu peur. Parce qu'il craint un peu trop de finir blessé. Il n'est pas un coeur trop tendre de manière générale. Mais il s'attache quand même un peu trop facilement et il craint que ça ne finisse par lui jouer sérieusement des tours. Surtout avec cette fille là qui l'attire depuis le premier jour mais qui semble prendre un malin plaisir à le fuir et à l'éviter. Il doute que ce soit avec l'intention de le blesser, évidemment. Mais tout ça l'effraie quand même un peu. Saura-t-elle le lui dire clairement, le jour où elle souhaitera qu'il cesse de lui tourner autour comme il le fait si bien ? C'est presque déjà devenu une habitude pour lui. Je ne suis pas vexé, t'inquiète pas ! Il tâche de la rassurer bien assez vite, devant un semblant de gêne qu'elle affiche. Il ne tient pas à ce qu'elle se ronge pour ça. Il n'est pas franchement susceptible.

J'aime m'activer, oui. Je suis même du genre pile électrique. Mais j'aime aussi prendre le temps pour moi parfois. De simplement me poser et ne rien faire du tout. Et pour être tout à fait honnête, il pense ne pas le faire suffisamment souvent. Il a toujours un truc sur le feu. Surtout question d'art ! Il est rassuré quand il est presque assuré de pouvoir bientôt la revoir. Pendant ses vacances qui sont en cours. Parce que même s'ils ne prennent pas un rendez-vous clair et net, c'est quand même tout comme. L'invitation est plus ou moins là. Ce sera pas vraiment dû au hasard cette fois. Il lui fait quand même remarquer avec le sourire au coin des lèvres. Vraiment pas un hasard. Parce qu'il fera tout ce qu'il peut, pour trouver le lieu de ce petit événement. Il lui semble qu'elle en a bien assez dit pour qu'il sache où la trouver. S'il avait croisé le bar qu'elle vient de choisir, il aurait sans doute également tenté de la trouver là. Juste comme ça, il trouve que ça lui correspond bien.

Parce que la toute première image qu'on a de toi, c'est ça. Une fille super branchée, à la pointe de la mode et peut-être, excuse moi de le dire, un peu superficielle. Mais je ne suis pas du genre à m'arrêter à la première impression. Dans ton regard et tes sourires, on peut lire des tas de choses. Il affirme avec presque de la fierté dans la voix, parce qu'il est à peu près certain de ne pas se tromper du tout sur son compte. Et qu'il aime tout ce qu'il pense savoir à son sujet. Une fois qu'ils sont installés côte à côte sur un canapé sur la terrasse, il boit ses paroles sans se cacher. Sans avoir l'air gêné de l'écouter et l'observer avec une telle attention. Comment ça se fait qu'on ne s'est pas rencontrés plus tôt, alors qu'on vivait tous les deux dans le même quartier ? Il avait sans doute trop souvent le nez plongé dans ses trucs. Puis il y a eut Kiara et il a assez peu regardé les autres filles. Il est du genre fidèle. Même juste "regarder" ne le botte pas. En fait peu importe. J'aime bien cette façon atypique qu'on a de se "rencontrer" sans cesse.

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Charlotte Favret
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Mer 14 Juin - 14:30

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Dire que je suis du genre angoissée est un doux euphémisme, j’aime toujours tout contrôler de manière générale pour que rien d’imprévu n’arrive. J’ai découvert cette facette de moi avec le décès brutal de mes parents. J’ai bien été forcée de m’adapter et ma légèreté s’est envolée au profit d’autre chose d’un peu plus profond. Et puis, il y a eu Thimothée qui bouscule de nombreux plans à chaque rencontre fortuite et plus le temps passe, plus je me pose de questions à son sujet. Au lieu de me désintéresser, j’apprécie ce que je découvre. Et ce côté glandeur qui me rebute chez beaucoup d’hommes, m’intrigue chez lui. D’un premier abord, il a l’air d’un éternel optimiste et profondément exigeant avec lui-même alors je suis étonnée par sa confession et mon expression faciale me trahit. Bien loin de vouloir le vexer, je m’excuse dés que je m’aperçois qu’il aurait pu mal le prendre. Après tout, je ne le connais pas vraiment. Peut-être qu’il est susceptible mais il me rassure aussitôt et je me sens moins coupable. « Je me disais aussi que tu avais l’air du genre hyperactif, j’aurais été étonnée de me tromper là-dessus. » Le temps pour soi, c’est une notion à laquelle je m’attache malgré mes journées surchargées. Et l’image d’hyperactif qu’il dégage dénote forcément avec cette confession. J’apprécie vraiment de le voir s’ouvrir davantage, de pouvoir confirmer ou infirmer l’idée que je me fais de lui. On arrive au bar, l’occasion pour moi de détourner un peu la conversation. Mais il n’a pas l’air de tenir à s’éterniser sur ce sujet et je me sens flattée par sa déclaration. Est-ce que ça veut dire qu’il va vraiment chercher l’adresse de cette ouverture ou est-ce qu’il a pris ça pour un point d’arrêt, un ultime rejet ? J’angoisse soudainement à l’idée de ne plus le revoir après cette après-midi. Je tâche de refouler cette angoisse pour ne pas lui faire sentir quoi que ce soit. « Non, c’est vrai. Mais c’est pas mal de forcer un peu le hasard parfois et puis on l'a déjà pas mal forcé. » Et j’ai fait exprès de lui donner suffisamment d’indices pour qu’il ne galère pas trop si l’envie lui venait de me rejoindre pour un énième rendez-vous. Histoire de ne pas lui faire perdre trop de temps avec cette idée un peu incongrue. Je me laisse tomber dans le canapé où j’ai l’habitude de me poser, croisant les jambes pour lui faire face. Il a attisé ma curiosité avec sa déclaration et étrangement, il m’intrigue davantage alors que son compliment de la dernière fois me revient en tête. Inspirante, voilà un joli adjectif dans la bouche d’un artiste. Une façon détournée et assez peu orthodoxe de complimenter une femme, un mot qui m’a hanté autant qu’il m’a touché, tout à son image. « Tu sais comment parler aux femmes au moins. Je pourrais tomber amoureuse de toi avec des déclarations comme ça, enfin n’importe quelle femme tomberait amoureuse avec des paroles comme ça. » Je ris pour tenter de dissimuler mon malaise, ses paroles m’ont simplement ramené deux ans en arrière. Ce sourire, que j’ai mis si longtemps à retrouver, celui qui m’avait quitté pendant plus d’un an, mon regard éteint et vidé de la moindre émotion et j'ai cette soudaine envie de me confier, lui raconter ce que j'ai traversé mais je ne dois pas le faire, je n'ai pas envie de le faire fuir avec mes vieux démons maintenant. « Je pense que j’ai été superficielle, pendant une bonne partie de ma vie. Enfin, je le suis sûrement encore. Tu devrais te méfier des apparences. » Je lisse une mèche entre mon pouce et mon index. Thimothée inspire confiance, par sa gentillesse et ses mots toujours bien employés, son côté rassurant. « Tu es drôlement observateur quand même, je me trompe ? » Et il me parle de nos différentes rencontres pourtant récentes alors qu’on est apparemment simplement voisins. Je suis soulagée qu’il ne m’ait pas connu avant, parce que je pense simplement qu’il n’aurait pas apprécié celle que j’ai pu être avant ces deux dernières années. La fille hautaine, superficielle sans aucune notion de l’argent et qui dissimule son manque de confiance en elle derrière un masque de méchanceté. « Tu vas probablement me prendre pour une folle, enfin je sais pas si tu crois dans ces trucs-là aussi mais je crois vachement au destin, les trucs comme ça, un peu mystiques. Et je suis persuadée que quand une personne fait des passages forcés dans ta vie alors que tu ne fais rien pour la croiser, c’est qu’elle va marquer ta vie. » Et je me cache les joues, soudainement rougies par la gêne de ma déclaration. « Non, c’est carrément idiot ce que je viens de dire mais tu comprends le principe quoi. » Et le serveur croisé précédemment interrompt mon malaise en venant prendre nos commandes, je discute un peu avec lui avant de commander un monaco, laissant le ténébreux faire son choix puis le serveur repartir, emportant avec lui ma gêne. « C’est douloureux les tatouages, sur le visage ? » C’est vrai que c’est pas courant comme endroit, et ça m’a toujours intrigué. Alors cette question peut paraître idiote mais au moins, je serais fixée.
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Thimothée Bery
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Mer 14 Juin - 18:51
Charlotte & Thimothée

       


Elle doit être du genre à ne pas trop aimer se poser bien longtemps, pour avoir eut l'air de craindre le fait que lui même soit du genre à aimer rester sans rien faire. De toute évidence, il lui a donné une toute autre image de sa personne. Ah ouais, ça se voit tant que ça ? Il demande, vraiment amusé. Ce n'est pas un problème pour lui de passer pour tel. Il ne le vit pas mal du tout ! Au contraire, il assume d'être un hyperactif qui peine à s'arrêter. Ca lui permet de faire et de vivre des tas de choses. Même s'il est un peu frustré de n'avoir pas droit à un rendez-vous plus officiel avec elle, il pense pouvoir se contenter de son invitation à peine détournée. Mais ce n'est peut-être pas plus mal qu'ils continuent sur ce terrain là tous les deux. Ça correspond beaucoup plus au lien étrange et atypique qu'ils sont en train de nouer. Tu trouves qu'on l'a forcé le hasard ? Jusqu'à présent, c'est plutôt lui qui s'est joué de nous. Et c'est très bien ainsi, puisque ça leur a permit de se croiser de façon presque régulière !

Toutefois, il se tend un peu quand elle fait remarquer qu'elle pourrait tomber amoureuse de lui, avec des mots pareils. Ce n'est pas ce fait là qui l'effraie. Plutôt ce qu'elle est en train de penser de lui. Est-ce que je passe pour un beau parleur ? Il demande en affichant une légère. C'est que pour le coup, il est tout sauf un coureur de jupons qui dit des jolis trucs pour attirer les femmes dans ses filets. Et surtout, il s'abstient de lui avouer que tout ça, il le dit assez peu à celles qu'il rencontre. Par exemple, il n'est pas du genre à être à ce point inspiré par une femme et moins encore à le lui avouer. Et ça l'emmerderait un peu qu'elle aille s'imaginer ça. Parce que ça voudrait dire que c'est normal pour lui de balancer des trucs pareils aux femmes. Or, il n'est pas du tout ainsi. Et il n'a pas envie qu'elle pense ça de lui. Elle ne pourrait qu'avoir envie de fuir ! C'est pas grave, je prends le risque. Quitte à être déçu au final. Il a craint de l'être la dernière fois qu'ils se sont croisés et qu'elle s'est comportée comme une garce. Mais il en a rapidement conclu que c'était plus une façade qu'autre chose.

Il hausse les épaules quand elle fait mention de son côté observateur. Seulement quand une personne m'intéresse. Inutile de lui mentir ou de lui cacher qu'elle l'intéresse vraiment. C'est un fait. Et elle finira bien par s'en rendre compte, si ce n'est pas déjà fait. Elle le fascine carrément quand elle parle des rencontres qui sont là pour changer un truc. Que tout n'est pas forcément du qu'au hasard. Mais bien à une ligne directive du destin qui se charge de mettre des gens au bon endroit au bon moment. En gros. Ce qui voudrait dire qu'on n'était pas supposés se rencontrer avant. Il conclut pour elle, en observant ses joues rouges qu'elle tente de cacher d'une façon plutôt adorable. Elle est à croquer, à se comporter ainsi. C'est pas idiot ! J'aime beaucoup cette façon de voir les choses ! Je pense à peu près pareil. Enfin je me dis que dans notre cas, toutes ces rencontres, c'est quand même un peu gros pour être juste du hasard ! Alors bien sûr, il n'a aucune idée du sens à donner à tout ça. Et il ne sait pas du tout le genre de relation qu'ils sont supposés avoir. Mais il veut bien voir ça par lui même.

Ils sont interrompus par le serveur qui prend leurs commandes. Un Old Fashioned pour le brun qui les observe ensuite discuter tous les deux. Il a beaucoup de mal à imaginer cette fille là, si superficielle que ça ! Bien sûr que ça fait mal ! Il répond spontanément, dans un rire léger. Qu'elle lui pose pareille question dans un tel moment, ça l'amuse. Elle a surtout l'air de vouloir noyer le poisson ! Tu n'as aucun tatouage, toi ? Il lève presque aussitôt les yeux au ciel. Si moi j'sais parler aux femmes, toi tu sais changer de sujet ! Et ça l'amuse. Elle l'amuse !

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Mer 14 Juin - 19:42

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J’ai toujours eu dans l’optique que j’aurais le temps de dormir quand je serais morte mais il me reste encore tellement de choses à faire et à voir que je préfère profiter de l’instant présent, en me souciant quand même de la conséquence et de la portée de mes gestes mais je pars du principe que la vie est un cadeau précieux et que tant qu’on a la santé, et une famille pleine d’amour, tout est réuni pour vivre heureux. J’aurais pu dire que l’argent faisait partie des choses importantes pour un bonheur complet, et je l’aurais pensé jusqu’à il y a deux ans mais mes priorités ont évoluées. « Mais c’est pas un défaut du tout, au contraire. La vie est trop courte pour la passer à se tourner les pouces. » Et en vient le sujet du hasard, de notre prochain rendez-vous et je dois avouer que me dire que j’ai presque accepté un rencard me stresse alors je préfère le tourner d’une autre manière. Laisser s’éterniser un peu le jeu qui a débuté entre nous en aidant un peu les choses pour être sure de pouvoir continuer à le découvrir, d’une autre manière encore. Sans prendre le risque de se perdre une bonne fois pour toutes. Surtout qu’il y a cette alchimie indéniable entre nous, ce petit jeu de regard. Il a cette petite lueur pétillante dans le regard qui me laisse à penser qu’il est effectivement intéressé, intrigué par ma personne. Alors que pourtant, je ne me considère pas comme quelqu’un de passionnante, loin de là. « En se donnant plus ou moins un rendez-vous, enfin des indices sur un peut-être rendez-vous, on l’a forcé mais je trouve qu’il a quand même déjà fait le job. » En nous faisant nous rencontrer la première fois, en nous laissant nous croiser la deuxième et en nous amenant jusqu’à faire nos courses au même endroit. Notre absence de relation est assez bizarre, d’autant qu’on ne se lâche pas du regard à chaque rencontre. Toute personne normalement constituée n’aurait pas opposé autant de résistance face à quelqu’un qui l’attirait autant que Thimothée peut m’attirer mais j’ai toujours cette conscience qui me susurre de rester prudente, qui me rappelle la réalité de ma situation que je garde cachée dans un coin de ma tête. Sa nouvelle réflexion me fait encore une fois culpabiliser. Je parle sans aucun filtre et je ne pense pas à la portée de mes mots, à la façon dont il pourrait les percevoir. « Oh merde, je suis vraiment maladroite, désolée. » Je colle ma paume à mon front, d’un air exaspéré. Parfois, je m’épuise et cette fois-ci en est une. Je dois passer pour une idiote, une fille un peu simple d’esprit qui ne sait pas mesurer ses propos. « C’est pas dans ce sens-là que je disais ça, je dis juste que tu sais comment tourner les mots, enfin comment toucher les personnes avec tes paroles. » Encore un rappel de notre dernière rencontre, de son compliment qui m’avait touchée et de ses nouvelles paroles qui ont aussi atteint leur but. « J’espère que tu seras pas déçu alors. » J’ai le cœur qui bat à une vitesse anormale, je me sens idiote comme une adolescente un peu niaise face à un garçon qui la branche. J’ai un petit rictus quand il m’avoue que je l’intéresse et bien sûr que la réciproque est vraie mais je suis incapable de lui avouer. Par peur des conséquences et parce qu’admettre qu’il me plaît, qu’il m’intéresse c’est me rendre vulnérable. Et finalement, il m’avoue que sa manière de penser ressemble à la mienne. Décidément, plus je le découvre et plus j’apprécie ce qu’il dévoile. Il a l’air de me ressembler sur beaucoup de points, et je me laisse à penser qu’il vaut la peine d’être découvert. « C’est drôle que tu penses la même chose. Enfin, je me sens bête quand je dis ça parfois, parce que tout le monde ne pense pas de la même manière. » Et effectivement, j’y ai pensé depuis notre dernière rencontre en pensant à ce que ça pouvait signifier toutes ces rencontres alors que je m’efforçais de le fuir à chaque fois. Le serveur coupe court à ces révélations qui me mettent mal à l’aise et je l’en remercie intérieurement parce que je pense que mes pommettes n’auraient pas pu plus chauffer que ça. Il repart avec nos commandes après quelques mots échangés et je le remercie avant de me tourner vers le ténébreux, détaillant son visage, je m’arrête sur l’encre qui orne sa joue. « Bon, question idiote je te l'accorde. » Et c’est vrai qu’en y pensant, il est évident que c’est douloureux d’être tatoué à cet endroit mais c’est inattendu, et ça lui apporte encore cette singularité. « J’en ai deux, symétriques mais à un endroit inattendu, le genre d’endroit que tu ne pourras jamais voir. » Je laisse planer volontairement le mystère pour le laisser s’interroger sur leur position sur ma peau d’apparence vierge. Sa remarque sur le changement de sujet me fait éclater de rire et je secoue la tête de gauche à droite. « Pas si bien apparemment, puisque tu t’en es rendu compte. »
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Mer 14 Juin - 21:45
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Il n'a toujours aucune idée de ce dont sera faite la suite des choses. Mais plus ça va, plus il a espoir qu'il y ait effectivement une suite. Il ne veut pas que tout ça s'arrête. Quitte à être perturbé à se demander ce qu'il y aura ensuite, pendant un bon moment. L'essentiel, c'est de pouvoir continuer de la voir. D'une façon ou d'une autre. Ouais enfin ce rendez-vous arrive quand même bien après un tas de trucs déjà ! Il fait remarquer, non sans une pointe d'amusement dans la voix. C'est clair que le hasard s'est chargé de tout le reste. Quand elle lui fait un compliment, tout ce à quoi il pense, c'est qu'elle s'est peut-être fait une mauvaise image de lui. Et l'idée lui fait un peu peur pour le coup. Il ne veut pas qu'elle le voit comme un séducteur du dimanche. Parce qu'il est loin de l'être. Et que s'il venait à passer pour ça, il en serait plus gêné qu'autre chose. Mais il est bien vite rassuré par la réaction presque honteuse de la jolie blonde. Si elle réagit ainsi, c'est lui qui va finir par être affreusement gêné. C'est idiot. Mais non t'en fais pas, c'est rien du tout !

Oui en effet, deux parfaits crétins ! C'est juste que je veux pas que tu penses ça de moi. C'est la seule chose qui a vraiment de l'importance pour lui dans l'immédiat. Qu'elle ne pense surtout pas qu'il veut juste l'attirer dans son lit ou autre chose du genre. Même s'il est plutôt évident qu'il ne dirait pas non, à la fin, si elle venait à échouer dans ses draps. Mais dans ce sens là, ça me convient oui ! Même si, niveau arts, je ne suis pas forcément doués pour les mots ! Mais il se débrouille quand même un peu. Sans être un grand poète ni même un écrivain. Les histoires, il les raconte à grands renforts de photos et de croquis en tous genres. C'est ça, son truc. T'as l'air tellement sûre que je pourrais être déçu à la fin ... Franchement, j'en doute ! Elle manque peut-être juste terriblement de confiance en elle ! Si ce n'est que ça, ce n'est pas si grave. Il trouve ça plutôt adorable. Et c'est certainement ça oui. Elle a eut l'air perturbée la dernière fois qu'ils ont parlé du fait qu'elle était inspirante et devrait poser pour des photos.

Il ne se vexe pas le moins du monde quand elle ne lui répond pas en retour, pour savoir s'il l'intéresse ou non. Elle n'est pas forcée de le lui dire. Et s'il ne l'intéressait pas du tout ça, ça fait longtemps qu'elle aurait trouvé le moyen de se débarrasser de lui. C'est en tout cas ce qu'il pense. Peu importe ce que pensent les autres. Y'a rien de mal à être différent. C'est même très bien ! Il est même bien la preuve de combien c'est chouette, de ne pas être comme tout le monde. Dans le genre atypique, il l'est. Et pas qu'un peu ! Tes questions idiotes sont plutôt de type adorables ! Il lui fait remarquer, le plus sérieusement du monde. Il se crispe un peu à l'annonce de ses tatouages. Comment ça, "il ne pourra jamais voir" ? Peut-être que si. Maintenant, il en a même plus envie que jamais. Deux, donc. Je présume que c'est près des fesses, des seins ou du bas ventre. L'idée du bas ventre lui plaît assez. Rassure moi, ce ne sont pas des flèches !? Il ne se moquera pas si tel est le cas. Mais quand même ! Les crispations de son corps empirent quand elle rit. Tout ce à quoi il est capable de penser en cet instant, c'est combien son rire est beau. Plus que ça. Il est doux, mélodieux, spontané, franc. On peut tomber amoureux d'un rire ? C'est seulement parce que je suis très attentif à tout. Alors quand t'évites de parler d'un truc, je m'en rends compte ! Il affiche un air plutôt fier, tandis que le serveur revient à leur table avec leurs verres.

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Il aurait probablement pu se contenter de n’importe qui d’autre, une beauté plus conventionnelle. Une fille un peu plus normale et un peu moins froide aussi. J’ai l’intuition qu’il ne doit pas avoir de mal pour séduire des nanas, bien au contraire. Et l’idée me flatte autant qu’elle me gêne. Il espère probablement qu’on aille plus loin alors que c’est quasiment impossible. On ne pourra jamais aller plus loin, c’est une histoire impossible et je suis persuadée que si il savait vraiment plus de choses sur moi, ce serait à son tour de me fuir. Malgré tout, j’essaie de tirer sur la corde au maximum jusqu’à ce qu’il lâche l’affaire parce que je n’ai pas envie de le laisser partir en premier. Il m’attire indéniablement et se faire courtiser ainsi est toujours bon pour l’égo, surtout quand l’attirance est réciproque. Et l’attraction est clairement mutuelle, j’ai les yeux qui pétillent, cette lueur qui s’allume à chaque rencontre et l’envie d’aller toujours plus loin. N’importe qui peut voir cette attraction, nos regards, nos sourires et même notre gestuelle timide qui essaie de dissimuler un quelconque malaise. « Enfin, ça aurait beaucoup moins drôle si ça avait été plus simple. » Et encore là, rien n’est fait parce que j’ai bien envie de me lever pour partir, fuir encore l’affrontement mais j’ai beaucoup plus envie de rester pour continuer à le découvrir. Simplement parler, et plaisanter ensemble comme si il s’agissait de la chose la plus naturelle du monde. Ma maladresse témoigne d’ailleurs de ma gêne, et je me sens encore plus idiote à mesure que je sens mes joues s’empourprer. Un instant, je pense l’avoir vexé mais encore une fois, il me rassure presque instantanément. On se plaît tellement qu’on arrive à en être gênés, comme deux adolescents qui découvrent l’amour pour la première fois. « Oh, mais je pense rien de négatif de toi, ne t’en fais pas. Et tu as l’air d’être quelqu’un d’honnête alors je vois pas ce qui pourrait me faire croire que tu es don juan. Et même si c’était le cas, ça ne me regarde pas enfin je pars du principe que si je te jugeais inintéressant, je ne serais pas assise avec toi ici. » Encore moins à lui confier des choses aussi personnelles que celles dont je lui parle, il a un côté très protecteur qui donne envie de se confier, de lui parler sans avoir peur du jugement. « Je suis sure que tu sais très bien en parler, vu la manière dont tu es passionné par ce que tu fais, je pense que tu ne peux que rendre les choses intéressantes. » Loin de l’idée de le flatter, c’est simplement que le souvenir de notre dernière conversation me revient en mémoire et la manière d’en parler avec autant de conviction en même temps. On en revient à moi, et mon éternel manque de confiance en moi, alors que j’essayais simplement de détourner son attention mais c’est encore une fois raté. « Parce que tu ne me connais pas, j’ai tendance à rapidement faire fuir les gens. » Surtout les hommes mais je m’abstiens de rajouter ce détail parce qu’il pourrait se faire de fausses idées et que je n’y tiens pas. J’ai juste des responsabilités assez peu compatibles avec une relation amoureuse, loin des considérations de mon âge. Mes pommettes rougissent à l’entente de son nouveau compliment, décidément. La gêne qu’il m’inspire ressort davantage et je regrette de ne pas m’être maquillée davantage pour mettre le rouge aux joues sur le compte du blush. Comme une idiote, il m’intimide par sa simple présence. On en revient au sujet des tatouages et je suis heureuse de m’éloigner de tout possible sujet gênant, qui pourrait me faire rougir davantage. Ses suppositions me font bien rire et je ne peux retenir mon fou-rire à l’énonciation des endroits intimes qui pourraient cacher ma peau tatouée. « C’est presque ça. » Il me parle des flèches et je décide de jouer le jeu en me penchant vers lui pour ne pas parler trop fort. « J’ai une couronne de fleurs tatouée autour de chaque téton. »  Je me redresse et j’attends de voir sa réaction à ma confidence, cachant mon sourire taquin derrière le verre que le serveur vient de déposer. Je me concentre sur son visage, je détaille ses traits et ses expressions. J’attends de voir un quelconque sourire ou un rictus gêné déformer ses traits. Après tout, c’est assez inattendu comme confession. « Donc il faut que je fasse attention à ce que je dis alors. » Et c’est râpé avec ce que je viens de lui avouer. Un groupe de filles vient s'asseoir non loin de nous, posant leur regard sur Tim, confirmant en même temps ce que je pensais. Sa présence et son charisme emplissent l'espace, je ne suis pas la seule à l'avoir remarquer mais du coup, je me sens d'autant plus insignifiante.
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Thimothée Bery
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Lun 19 Juin - 0:08
Charlotte & Thimothée

       


Il a encore cette sensation de marcher sur des oeufs avec elle. Cette impression tenace qu'elle pourrait disparaître.  Et cette certitude qu'il doit continuer d'y aller en douceur avec elle. Il ne veut pas qu'elle lui échappe. Ils ne se connaissent pas suffisamment pour que l'on puisse parler d'un attachement. Mais il y a cette fascination grandissante qui lui fait peur autant qu'elle lui plaît.  Il ne saurait s'en défaire si facilement. Il ne le désire pas à vrai dire. Elle ne fait plus grand chose pour le convaincre qu'il doit arrêter ou au moins ralentir.  Et il craint qu'elle ne soit tout simplement pas assez réactive pour l'instant pour ça. Elle se laisse aller sans se poser de question. Mais dès qu'ils ne seront plus ensemble, elle réfléchira de nouveau et réalisera que -pour des raisons qui la regardent- tout ça ne peut ou ne doit pas continuer. Il a peur de ça mais continue malgré tout. Sans savoir où ça va le mener. Les mener tous les deux. Il sera fort probablement déçu à la fin. Mais il prend le risque. Parce qu'il n'arrive plus à faire autrement dès qu'il pose les yeux sur elle. Sur sa beauté affolante.

Il ne peut que lui offrir un sourire qui se veut rassurant, quand elle commence à rougir. Apparemment paniquée à l'idée de l'avoir vexé ou même blessé. C'est juste que je ne tiens pas à ce que tu penses que mon but ultime c'est de te mettre dans mon lit. Mais ça ne signifie pas non plus qu'il est lui même complètement contre cette idée. Sauf qu'il ne se sent pas de le lui avouer comme ça. Et pas maintenant, surtout. Non, de le lui avouer tout court. Ce serait étrange. D'autant plus qu'il ne veut pas coucher avec elle.  Elle lui inspire tellement plus de choses que ça. Il veut tout d'elle. Et si ça lui fait peur à lui, il n'ose imaginer ce qu'elle pourrait ressentir si elle apprenait ça. Un mec qui n'est encore qu'une connaissance, qui lui avoue qu'il veut sincèrement tenter un truc avec elle, ce serait étrange. Et plutôt malvenu. Alors non, il ne fera rien de tel.  Il veut rester aussi sage et patient que possible. Et continuer à apprendre à la connaître. Elle finira bien par l'apprécier réellement. Assez pour avoir envie de le revoir. Et ainsi de suite.

Il sourit à son compliment.  Elle n'a eut vraiment aucun mal à saisir son amour sincère pour l'art. Pour tout ce qu'il peut faire dans ce domaine là. Il est toutefois bien désarçonné quand elle affirme faire fuir les gens. Il ne comprend pas qu'elle insiste autant à ce sujet. Cette façon qu'elle a de se dénigrer alors que lui ne découvre que des jolies choses sur son compte. S'il devait citer une chose qu'il n'est pas sûr de beaucoup aimer chez elle, c'est ça. Cette façon qu'elle a de se descendre en flèche. Je comprends pas pourquoi. Tu veux pas me citer une seule chose qui pourrait me faire fuir, moi ? Et attention, note qu'il en faut beaucoup pour me convaincre que je dois fuir ! Elle n'y arrivera pas, il en est certain ! Par contre, je dois t'avouer que j'aime bien tes rougeurs ... Quitte à la faire rougir un peu plus encore ... Mais c'est presque lui qui pourrait finir par rougir, vu la confession qu'elle lui fait, d'une voix basse et le regard planté dans le sien. C'est vrai ? Il demande spontanément en se forçant à garder les yeux posés sur son visage.

Parce qu'il sait que regarder ses seins ne lui donnera aucune réponse de toute façon. Qu'il passera seulement pour un pervers en fin de compte ! Ce serait ... Original ... Mieux que les flèches qui indiquent le chemin à suivre en tout cas. Il tique quand elle émet l'idée de faire attention à ce qu'elle dira. Non ! Il répond spontanément. Tu devrais juste arrêter de réfléchir. Avec moi t'as pas besoin de ça Charlotte. Il veut qu'elle soit en confiance et à l'aise. Il finira bien par y arriver ! Il est interpellé par les voix qui se font entendre près d'eux. Et ne tourne la tête que pour voir. N'offre de vagues sourires que parce qu'il est poli. Et reporte déjà toute son attention sur Charlotte qui l'accapare sans avoir quoi que ce soit à faire pour ça. Juste être elle. La prochaine fois qu'on se croise, tout à fait par hasard bien sûr, c'est moi qui déciderai du lieu suivant. Façon de dire qu'il trouvera un endroit moins peuplé et moins bruyant. Et non, il n'est pas déjà en train de penser à l'inviter chez lui.

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Charlotte Favret
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Lun 19 Juin - 17:58

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Son but, ce n’est pas celui de m’allonger dans un lit pour m’abandonner au petit matin. Ça me rassure autant que ça m’inquiète. Quel est son but alors ? Et moi, quel est mon but en le laissant espérer à un quelconque hypothétique futur entre nous. Et ça réveille en moi une partie éteinte depuis longtemps, je ne suis pas simplement une jolie fille qui le ferait galérer, pas juste une femme qu’il voudrait embrasser pour lui faire payer sa fuite. Je suis plus que ça. Et c’est ce sentiment qui me retourne. Celui de se sentir importante pour quelqu’un d’autre que mes frères ou ma sœur. On se connaît à peine, on débute tout juste à se découvrir et pourtant, j’ai déjà l’impression qu’il est différent. « J’ai jamais cru ça, enfin ça se sent que ce n’est pas ce que tu cherches. Après, je suis peut-être naïve mais tu inspires plutôt confiance je trouve. » Son allure détonne avec ce que je devine de son caractère, de sa douceur et c’est ce qui attise en partie ma curiosité. Il sera ma perte. Il m’assure ne pas vouloir simplement me mettre dans son lit et je me rends compte que finalement, ça aurait été plus simple et peut-être que ça aurait suffi à calmer notre attraction. Peut-être que c’est juste ce qu’il nous faut mais je sens quelque chose de plus complexe entre nous. « Et par curiosité, quel est ton but ultime alors ? » Je reprends ses mots volontairement, impatiente de connaître sa réponse. Savoir ce qu’il attend de moi, ce qu’il peut espérer de nous. Je me rapproche timidement de lui, m’éloignant un peu du bout de la banquette pour tenter une quelconque approche sans trop en faire, en tentant de rester discrète pour ne pas le mettre mal à l’aise ou simplement me faire repousser. Il est curieux et alors qu’il me pose une nouvelle question sur moi, je fronce les sourcils en coinçant ma lèvre inférieure sous ma lèvre supérieure. « Tu me poses beaucoup de questions mais toi, tu restes toujours aussi mystérieux. » Je m’éloigne volontairement de sa question. Qu’est-ce que je pourrais bien lui dire pour le faire fuir ? Lui parler de ma famille atypique, être prise en pitié et le faire fuir finalement. Je préfère rester évasive, et je n’ai pas envie de lui raconter que je parle quand je dors ou qu’il m’arrive encore de sucer mon pouce quand je suis très fatiguée, que je pleure devant Dumbo ou que j’ai vu Grease une bonne centaine de fois. Ça suffirait probablement à le faire fuir, je perdrais sûrement toute once de séduction une bonne fois pour toutes et ce n’est pas non plus l’objectif alors je préfère détourner le sujet, centrer davantage l’attention sur lui. Et puis vient ma confession, sur mes tatouages secrets. Je le vois lutter l’espace d’un instant pour ne pas dériver sur ma poitrine histoire de découvrir une trace d’encre échappée. Mais quand il m’avoue qu’il trouve ça original, je secoue la tête en riant devant sa tête défaite. « C’est pas vrai. » Surtout qu’il s’agit d’un tatouage familial que je partage avec mon frère, ce serait d’autant plus étrange. Je laisse tomber mes mocassins et soulève mes plantes de pied pour lui faire découvrir mes deux tatouages. Un simple chiffre 3 sous le pied droit suivi du symbole du sexe féminin, et la même chose au masculin sous le pied gauche. « Mon frère a le même et il fait des études dans le droit alors on voulait quelque chose de discret, c’est le symbole de notre famille. J’ai deux frères et une sœur. » Et je m’arrête là, c’était la famille dont j’avais dû faire le deuil, manquant nos deux piliers. « Pourquoi t’es autant dans le contrôle toi alors ? » Et c’est une question sincère, je le ressens beaucoup dans la retenue et je me pose forcément des questions sur lui, sur le mystère qui l’entoure. Les nouvelles arrivées semblent être d’accord avec moi, et ne seraient probablement pas contre le connaître davantage également, j’enfile à nouveau mes chaussures et je pose mon bras sur le dossier en me tournant pour être face à lui. « Chacun son tour. » Et je relève aussi sa manière de se projeter, d’exprimer l’intérêt qu’il me porte en envisageant déjà peut-être une prochaine rencontre fortuite.
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Thimothée Bery
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Lun 19 Juin - 22:26
Charlotte & Thimothée

       


Ses mots le rassure tout de suite plus qu'il ne faudrait. Elle semble avoir une très bonne image de lui et c'est une bonne chose. Il a de nombreux défauts évidemment, parce qu'il n'est qu'un humain parmi tant d'autres. Mais il n'est pas de ces mecs qui passent d'une fille à une autre sans s'arrêter. Depuis qu'il s'est séparé d'avec Kiara, il a connu assez peu de femmes. Des aventures, il en a de temps en temps bien sûr. Mais il ne fait jamais rien pour forcer les choses. Il ne court pas après qui que ce soit, par exemple. Ce ne sont que des jeunes femmes en recherche du même genre de "peu de chose" que lui. Il n'est vraiment pas un bourreau des coeurs. Ou alors c'est inconscient. C'est plutôt facile à dire ... Mais tu peux me faire confiance. De toute façon tu l'aurais déjà vu venir, si c'était ça mon intention. Ou alors je suis super doué pour la comédie ! Mais non, rien de tout ça. Il est vraiment intéressé par elle. Un intérêt qui ne fait que grandir justement. Parce que plus le temps passe, plus il la trouve intrigante. Le mystère, au lieu de se tasser, n'a de cesse de grandir.

Je sais pas ... En fait, il a bien une petite idée. Un truc qui se dessine dans son esprit. Il est physiquement très attiré par elle, ce n'est pas un secret. Et ce qu'il connaît de sa personnalité, lui plaît beaucoup aussi. C'est plutôt évident qu'il a un début d'espoir de quelque chose. Mais il ne veut vraiment pas prendre le risque de la faire fuir en étant bien trop direct. Je me pose pas trop de question. Je veux surtout apprendre à te connaître pour l'instant. Et ça reste la pure vérité ça. Il veut apprendre à la découvrir et à la connaître. Parce qu'elle est terriblement intéressante comme jeune femme. Il faut voir derrière le masque un peu froid qu'elle arbore au départ. Sans doute pour se protéger. Il ignore encore de quoi et ne sait pas si elle voudra un jour le lui dire. Il lui semble qu'elle se rapproche très légèrement de lui. Mais parce qu'il n'est pas tellement sûr de lui et ne veut pas prendre le risque de se couvrir de ridicule en interprétant mal ses gestes, il ne bronche pas. Se contente de la regarder. Et de dire quand elle parvient à détourner une nouvelle fois l'attention d'elle. Elle n'a pas envie de trop en dire, c'est compris et accepté.

Pose moi toutes les questions que tu veux, je te promets d'y répondre ! Ouais c'est vrai, si elle veut savoir, elle peut demander. C'est juste qu'il ne se juge pas intéressant en comparaison d'elle. Il se sentirait presque ridicule en fait ! Dans la foulée il entend parler de tatouages et se crispe de devoir se retenir de zieuter en direction de ses seins. Qu'elle avoue qu'elle a menti, ça le rassure finalement. Alors tu t'es moquée de moi !? Bizarrement, ça lui plaît. Il aime qu'elle se sente assez à l'aise pour oser le taquiner de la sorte. Il observe rapidement les tatouages qu'elle veut bien lui montrer en fin de compte et sourit devant cet emplacement pour le moins atypique. Les tatouages qui ont une signification, sont les plus beaux. Lui même a assez peu de tatouages de ce genre. Il s'est surtout laissé porter par son imagination. Des envies soudaines sans sens réel. C'est l'impression que je te donne ? Elle aussi, a l'air d'un peu trop l'observer !

Quand elle remue de nouveau sur leur petit banc, il en fait de même cette fois. En pivotant à demi à son tour pour lui faire également face. Un coude replié et posé sur le dossier, pour poser son poing fermé contre sa tempe. Et tant pis si, dans cette position, il ne fait que la contempler avec insistance. Et une sacré forme de fascination. Je crains le moment où tu voudras me fuir de nouveau Charlotte. Tu t'attends tellement à me voir fuir, que tu t'en charges toute seule. Il ignore s'il met le doigt sur quelque chose ou si c'est juste maladroit. Mais il a besoin de le dire à voix haute. Avec l'espoir que ça suffira à la rassurer sur le fait qu'il n'a lui même pas du tout l'intention de fuir.

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Mar 20 Juin - 16:22

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L’habit ne fait pas le moine et nous en sommes la confirmation. Il m’avoue ne pas avoir simplement l’intention de me découvrir intimement alors que mes pensées ne cessent de divaguer sur ce que pourrait cacher ses vêtements. Sur mon envie de le déshabiller pour le découvrir dans son entièreté, pour voir si notre alchimie pourrait se manifester d’une autre manière. C’est bien le premier homme qui m’attire autant depuis bien longtemps. Au-delà de son physique avantageux, c’est bien ce que je devine de sa douceur qui m’intrigue le plus. Il est entouré par un certain calme que je lui envie. Moi, la tornade qui ressent toujours le besoin de tout contrôler alors qu’il semble avoir tout naturellement les choses sous contrôle. « Je pense que si c’était ton but premier, ça fait un moment que tu aurais renoncé. » Et encore une fois, j’ai envie de lui indiquer que je suis une perte de temps mais je commence à comprendre qu’à trop en dire, je risque de rapidement être prise au piège, nourrir ses questions et trop en révéler sur qui je suis vraiment, sur ma vie. Me connaître, ça semble un bien grand projet. Surtout que je reste persuadée qu’il sera déçu du voyage si il en vient à vraiment me découvrir, qu’il semble me voir comme quelqu’un de vraiment différent alors que je ne suis ni plus ni moins que quelqu’un de lambda, plus ennuyeuse que la moyenne. Je veux détourner son attention sur autre chose pour qu’il oublie au moins momentanément le projet de me découvrir. J’ai l’impression d’être toujours au mauvais endroit depuis le décès de mes parents, d’être simplement une indésirable, une spectatrice du monde alentour et pourtant, à chacune de mes rencontres avec Tim, je me sens exactement là où je devrais être. Ma diversion semble fonctionner puisque c’est à mon tour de le disséquer un peu. « Tu es sûr d’être prêt pour ça ? Absolument toutes mes questions. » Je lève un sourcil avec un air interrogateur, comme si j’étais capable de mettre suffisamment ma timidité de côté pour lui poser la moindre question intime. Il ne semble pas avoir ressenti mon léger rapprocher et ça me soulage, je n’ai pas envie de faire face à une nouvelle question alors que ça me semble naturel. Sans être collée à lui, j’aime la proximité naturelle qu’on peut avoir. Et on en revient aux tatouages, j’éclate de rire en pensant au fait qu’il vient vraiment de penser à ce que j’ai pu me tatouer sur la poitrine. « Un peu, j’avoue. » Je lui fais signe avec les doigts en calmant un peu mon éclat de rire. Je n’ose même pas imaginer la douleur que ça peut provoquer. « Tous tes tatouages ont une signification ? » Je détaille les dessins encrés sur sa peau qui sont visibles malgré ses vêtements et j’essaie d’imaginer ce qu’ils pourraient représenter pour lui. J’évoque le fait qu’il semble se contrôler et il a l’air surpris alors je lui réponds par un simple hochement de tête. Bien sûr qu’il donne l’impression de tout contrôler alors que je ne cesse de lui révéler des bribes de mon histoire, je ne sais toujours presque rien de lui. On se tourne l’un vers l’autre alors que je plie une jambe sous mes fesses. J’oublie qu’on est au milieu d’une terrasse, je me perds dans ses yeux et remets une mèche de cheveux derrière mon oreille. « Arrête de penser au moment où je vais devoir fuir. » Parce que c’est un besoin plus qu’une envie, j’aimerais rester là à discuter avec lui plutôt que rentrer pour m’occuper de ma famille. « On s’est juste rencontrés au mauvais moment. » Je hausse les épaules, sans pour autant essayer de m’éloigner, sans détourner le regard. Et je reste persuadée que si on s’était rencontrés il y a deux ans, tout aurait été plus simple et on aurait simplement pu laisser les choses se faire.
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Thimothée Bery
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Mar 20 Juin - 18:46
Charlotte & Thimothée

       


Elle a raison. S'il n'avait eut que l'envie de coucher avec elle, il aurait déjà abandonné devant les barrières qu'elle érigeait entre eux. Mais il s'intéresse à sa petite personne, bien au delà de ça. Et elle en est maintenant bien consciente. Peut-être même trop. Il ne sait pas à quel point ça lui pose problème. Il a bon espoir qu'elle commence au moins à se faire à l'idée. Ce qui serait pas trop mal. Je doute que beaucoup de mecs insistent autant pour un simple besoin physique. Il confirme, sourire amusé au coin des lèvres. C'aurait pu n'être que ça s'ils s'étaient parlés le soir de leur toute première rencontre. Enfin, si vraiment c'est son genre à elle. Le truc qui a poussé cette fascination à grimper du côté du mâle, c'est justement cette tendance qu'elle a à le fuir. Même s'il a envie que ça se tasse maintenant. Et le besoin qu'ils apprennent à se connaître. Plus ça va et plus elle est intéressante à ses yeux. Ca le pousse à ça. Et à vouloir toujours plus. Et il doute qu'elle le fasse exprès ! Elle a plutôt tout l'air de vouloir le repousser sans cesse.

Il affiche un sourire Colgate à peine exagéré, quand elle demande s'il est sûr d'être prêt à toutes ses questions. Je n'ai absolument aucun secret. Tu peux me demander n'importe quoi ! Et le pire -ou le mieux, à voir- c'est que c'est vrai. Son père est bourré de secrets tous plus dingues les uns que les autres. La preuve, Tim vient de découvrir qu'il avait plusieurs familles et que c'est certainement pour ça qu'il a disparu du jour au lendemain. Thimothée se perd encore dans la contemplation de la jeune femme, quand elle laisse échapper un rire sincère. Il aime son rire. Le son est doux. Et son visage s'éclaire. Non. Quasiment aucun n'a de sens réel. C'est surtout pour l'esthétique. Et en avouant cela, il craint qu'elle ne le voit comme une personne superficielle qui ne pense qu'à l'apparence justement. Alors que non. C'est juste un artiste qui aime les belles choses. Et qui aime les tatouages, parmi toutes celles ci. J'ai le portrait de ma mère sur le bras. Stylisé, bien sûr. Certains trouvent ça bizarre. Au point qu'il a cessé de dire qu'il s'agissait de sa mère.

De nouveau à se regarder dans les yeux comme s'ils étaient seuls au monde. Il a cette sensation en tout cas. Et ça ne l'effraie que plus encore, de penser au moment où elle le fuira encore. Ce qu'elle confirme. Elle demande à ce qu'il n'y pense plus. Mais elle appuie bien sur le fait qu'il le faudra. On n'est jamais obligé de rien dans la vie. Pas ce genre de chose en tout cas. Sérieusement. Quel genre de chose la pousserait à fuir ainsi ? Pourquoi ? Pourquoi est-ce que je n'ai pas le droit de savoir ? Tu me donnes l'impression d'un truc horrible. Genre maladie ! La seule raison valable -et terrible- qu'il imagine est celle ci. Qu'elle ait une maladie incurable et que par conséquent, elle refuse de le voir s'attacher à elle, se sachant condamnée. Mais ce n'est pas ça, pas vrai ? Tu m'préviendras quand même, si tu décides de porter plainte pour harcèlement ? Il tente de faire de l'humour pour alléger la tension qu'il n'aime vraiment pas.

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Mar 20 Juin - 19:49

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Des hommes attirés par un physique avantageux, j’en ai connu plus qu’à mon tour et je m’y suis souvent laissée prendre. C’était mon moyen à moi de me sentir vivante. Quand certains sombrent dans l’alcool ou vivent de sensations fortes, je me laissais simplement aller à quelques pulsions physiques. Je sais à quel point il est différent de tous ces hommes là, mais curieusement, je n’arrive pas à comprendre ce qui peut à ce point à le captiver si ce n’est ma manière de le fuir dés qu’il s’approche un peu trop. « Surtout si ils peuvent avoir le choix. » Peut-être que tout aurait été plus simple si on avait tout de suite cédé à cette attraction, si je l’avais simplement suivi mais toutes ces rencontres me poussent à voir plus loin. Toutes ces fois où je l’ai fui, et où s’est quand même retrouvés. C’est plus profond qu’une simple histoire de fesses et j’en suis déjà convaincue, c’est mettre des mots précis sur ce que c’est qui est plus compliqué. En le regardant, le détaillant. J’ai cette envie de me confier, de comprendre ce qui nous lie précisément au-delà de cette attraction physique et son envie de répondre à mes questions me soulage. Peut-être que ce sera plus concret, de le découvrir comme ça. « Tu as toujours vécu ici ? » C’est une question basique, quelque chose de bateau qui finalement ne m’indiquera pas grand chose sur qui il est mais je n’ai pas envie de le braquer tout de suite avec des questions peut-être trop personnelles parce qu’après tout, tout le monde a ses secrets. Certains plus que d’autres, mais chacun a ses petits secrets et je fais partie de ceux qui en ont plus que la moyenne mais j’ai le sentiment que si j’évoquais mes casseroles, il fuirait certainement très vite en se rendant compte à quel point je peux être brisée. On en revient au sujet des tatouages et il m’intrigue d’autant plus qu’il m’avoue qu’il n’en a que très peu qui ont une véritable signification et je me rends compte que c’est encore une fois une question d’art. J’aurais probablement plus de tatouages si j’étais un peu moins douillette alors je ne peux que saluer son courage. « Je peux leur inventer une histoire si tu veux. » Je détaille ses tatouages visibles en leur imaginant un quelconque rapport à sa vie. Du tatouage commun avec une ex copine jusqu’à celui qu’il aurait fait en hommage à Michael Jackson. Comme souvent, je pars trop loin alors je me reconcentre sur son bras, soudainement alerte lorsqu’il me parle du portrait de sa mère. « Tu veux bien me le montrer ? Je suis curieuse. » Parce que je trouve le geste remarquable et j’imagine rapidement l’amour qu’il peut lui porter. Ce qui me laisse deviner un nouveau trait de caractère commun. Celui de l’amour pour sa famille. Il me parle du secret que je peux cacher et des obligations que personne n’a vraiment, on est finalement bien loin de ce que je peux lui cacher. Il semble s’imaginer un secret terrible et je me sens mal, honteuse de cacher l’existence de mes frères et sœur comme si je pouvais avoir honte de parler d’eux. « Je suis pas malade. » Le souvenir de ma leucémie passée me revient en mémoire et je secoue la tête, pour confirmer que je vais vraiment bien mais je ne m’attarde pas. Toujours cette méfiance, cette crainte de le voir fuir à son tour si il prend conscience de la vie compliquée que je peux mener. « C’est pas grave dans ce sens là, on a juste pas la même vie tous les deux. » Et je m’arrête là parce que je n’ai pas besoin d’en dire plus, juste envie de le rassurer. « J’ai déjà l’injonction d’éloignement dans mon sac à main. » Je hausse les épaules et fais mine de fouiller mon sac à côté de moi pour en sortir un papier avant de finalement en sortir simplement mon téléphone que je consulte pour vérifier que je peux continuer à me détendre sans crainte de ce qui va m’attendre en rentrant, comme une mère poule que je suis devenue par la force de la vie. Je me permets de glisser une main dans ses cheveux pour plaquer en arrière une mèche échappée de son brushing impeccable, naturellement.
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Mar 20 Juin - 22:13
Charlotte & Thimothée

       


Il n'est pas dérangé du tout par l'idée qu'elle l'interroge. Ça lui semble tout à fait normal de lui répondre après tout ce qu'il a voulu savoir d'elle. Même si elle garde quelques mystères qui vont sans doute finir par le ronger lui, elle a accepté d'entrer dans le jeu malgré tout. Et puis la première question qu'elle lui pose, c'est franchement la plus simple de toutes. S'il a toujours vécu ici à Paris. Ouais. 100% parisien. Qui ne quitte sa ville que pour le boulot ou des vacances. Il n'a jamais eut dans l'idée de partir. Il est bien ici. Et puis vu le travail qu'il exerce et le pied qu'il a dans la mode, c'est quand même ça le plus simple. Demeurer dans la capitale française. Capitale de la mode par excellence. Et au delà de ça, il aime tout simplement beaucoup trop cette ville pour sérieusement envisager de la quitter pour x raison. Il prend sur lui pour ne pas lui retourner la question. Il aimerait bien savoir pourtant. Mais il sait que c'est son tour de répondre. Alors il accepte qu'elle pose les questions. Autant qu'elle en voudra ! Il doute fortement qu'elle parvienne à le mettre mal à l'aise.

Il affiche un immense sourire quand elle émet l'idée d'inventer des histoires à ses tatouages. Il n'est pas contre. Il trouve même ça formidable ! Il est curieux de savoir le genre de choses qu'elle pourrait débiter. Je serais curieux d'entendre ça ... Il se demande jusqu'où peut aller son imagination. Et si elle est susceptible d'être inspirée par lui. Il prendrait ça comme un sacré compliment ! Il hoche positivement la tête à sa demande concernant son tatouage et se redresse pour retirer sa fine veste et relever la manche courte de son tee shirt. Dévoilant ainsi le tatouage qui va de son épaule à son coude. Elle trouvera peut-être ça bizarre. Mais au moins, le tatouage en lui même est évidemment très beau et très réussit ! Il est quand même bien soulagé quand elle affirme ne pas être malade. Il commençait à se poser sérieusement la question. Vu tout le mystère qu'elle fait autour d'elle. Et qu'elle n'ait de cesse de sous entendre que c'est certainement "grave". J'ai beau avoir beaucoup d'imagination, c'est impossible de deviner ... Et c'est sacrément frustrant pour lui du coup. Il pourrait s'imaginer n'importe quoi, que ce serait sans doute faux.

Ce qui ne veut pas dire qu'elles sont forcément incompatibles. Ouais. Du coup, il est en train de se projeter là, en quelques sortes. De s'imaginer les choses comme si elles étaient réellement envisageables. Ce qui idiot. Puisqu'elle même tente de lui faire entendre que c'est impossible. A croire qu'il ne l'entend pas très bien. Il rit quand elle fait mine d'avoir déjà une injonction d'éloignement. Il sait évidemment que c'est faux. Ne bronche donc pas quand elle fouille dans son sac à main. Pour finalement en sortir son téléphone. Il ne sait pas s'il doit le prendre pour lui, ça. Qu'elle ait besoin de vérifier son portable. Il pourrait se demander si elle ne commençait pas à s'ennuyer, si la seconde suivant elle ne portait pas une main à ses cheveux bruns pour en remettre une mèche en place. Geste tendre qui le trouble plus que de raison. Il lui offre un sourire en retour, avant d'intercepter sa main. Il se risquerait bien à nettement plus. A déposer ses lèvres sur les siennes, par exemple. Si seulement il n'était pas certain de se faire rembarrer et de la voir fuir dans la foulée. Ce serait un prétexte pour elle, de disparaître encore. Il se contente donc de moins. De sa main qu'il garde dans la sienne et dont il caresse le revers, de son pouce. Il y pose les yeux pour suivre son doigt qui trace des cercles invisibles sur sa peau, en remontant sur son poignet avant de filer vers l'intérieur de son avant bras où elle est agréablement douce.

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Charlotte Favret
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Mar 20 Juin - 23:52

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J’hésite à peut-être trop l’interroger, j’aime ce côté mystérieux qui entoure notre relation et j’ai presque peut d’être déçue par la suite, peur de le mettre sur un piédestal mais étrangement, je reste persuadée que c’est l’inverse qui va probablement se produire. Et comme je m’y attendais, sa réponse me satisfait amplement et me fait sourire. Il semble être du même avis que moi, et il semble aimer cette ville autant que moi. Cette ville et tous ses défauts mais surtout ses qualités. Jusqu’aux parisiens qui font la gueule en permanence et aux prix exorbitants mais je la trouve tellement belle ma capitale que je ne me verrais pas vivre ailleurs. Et je nous découvre encore un point commun. Je prends une gorgée dans mon verre abandonné, et puis je me concentre sur lui à nouveau en retrouvant ma position initiale. On a beau être au milieu d’une terrasse de bar bruyante, il n’y a que nous. Nouvelle question, j’hésite et puis finalement j’entre davantage dans son intimité sans aller vraiment trop loin histoire d’éviter de le braquer, j’y vais crescendo. « Tu es proche de ta mère, non ? » J’évoque l’histoire de ses tatouages, dans une blague qui a le mérite de l’amuser. Je détaille ses dessins visibles, m’attarde sur la clé qui prend place sur sa joue et j’essaie déjà de trouver des histoires loufoques à ses tatouages. « C’est plus compliqué parce que ce sont principalement des dessins graphiques mais je suis sure que je peux trouver une tonne d’idées. » Et ça se confirme lorsqu’il commence à se déshabiller pour me montrer le portrait de sa mère, j’hésite à caresser son bras, par réflexe pour effleurer le tatouage et repasser sur les traits mais je me retiens. Je me penche pour le détailler davantage et directement, mon attention se porte sur la délicatesse du tatouage, sur la finesse du dessin et je ne peux que reconnaître le talent du tatoueur qui a fait un travail assez dingue et puis c’est ensuite le portrait qui attire mon attention. « Elle a l’air vraiment belle. » Et c’est ce qui me saute vraiment aux yeux, la beauté de cette femme représentée sur son bras. J’essaie d’imaginer un visage réel en essayant de me la représenter mais je n’y parviens pas alors je découvre ses autres tatouages, laissés à nu par son t-shirt et je lui désigne du doigt ses roses. « Alors, chaque rose représente une femme qui t’as brisé le cœur ? » Je souris et me tapote le menton en tentant de conserver un air sérieux même si je ne le suis pas le moins du monde. On en revient sur mes secrets et je secoue la tête lorsqu’il me dit qu’il ne pourra pas deviner. Comment pourrait-il deviner que ma seule relation sérieuse m’a fait perdre toute confiance en l’homme ? Que le seul homme à m’avoir brisé le cœur m’a également brisé les os ? Comment est-ce qu’il pourrait imaginer que mes deux parents adorés sont décédés en me laissant leurs responsabilités ? Comment est-ce qu’il pourrait envisager que je suis la tutrice légale de deux adolescents que j’aime tellement que je leur dédie toute ma vie et mon énergie ? C’est justement impossible et je ne veux pas lui encombrer l’esprit avec mes états d’âme alors que tout est tellement léger entre nous. « C’est incompatible, si ce sont deux vies complètement différentes. » Je hausse les épaules. Je l’imagine loin de toutes ces préoccupations, pris par sa passion et totalement déconnecté alors que je dois réfléchir à tout, tout le temps. Mon coup d’œil sur mon téléphone en est la preuve, loin de vouloir couper court à ce rendez-vous, j’ai juste besoin de vérifier que tout va bien pour retrouver un peu de mon insouciance. Je range rapidement mon téléphone et reporte toute mon attention sur lui, soulagée de pouvoir prolonger encore un peu ce moment. Et c’est un premier contact qui me noue le ventre lorsqu’il retient ma main, j’ouvre des yeux ébahis au départ pour finalement me laisser complètement faire et savourer ses caresses pleinement en me détendant. Mon regard descend sur sa main qui se perd sur mon avant-bras. Je penche la tête sur le côté et relève les yeux pour le fixer. Sa douceur se devine jusque dans ses gestes, et c’est agréable. Sa tendresse finira par avoir raison de mes résolutions alors que ce contact fait encore tomber des barrières.
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Thimothée Bery
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Mer 21 Juin - 19:24
Charlotte & Thimothée

       


La question qu'elle lui pose concernant sa mère est plutôt facile dans son genre ! Parce que la réponse est très évidente et est, dans le fond, tatouée et affichée sur son bras. C'est la personne de laquelle je suis le plus proche ! Il annonce sans l'ombre d'un doute. Plus proche encore qu'il ne l'est de son ex qui occupe la seconde place. Mais ça, c'est un détail qu'on s'abstient de donner à une jeune femme qui nous intéresse de cette façon, il en est bien conscient. Il n'a pas du tout envie de griller le peu de chances qu'il semble avoir avec elle. Bien qu'il rêve un peu ces chances. En fait, elles ne doivent même pas exister ! Le pauvre bougre se fait naïf. Parce que trop perturbé par cette jolie fille au regard tour à tour de braise et de biche. Je suis certain que tu peux trouver ! Et j'ai bien envie d'entendre tout ça ! Il affirme avec le sourire d'un gamin qui s'amuse vraiment. Parce que c'est bien le cas. Il est amusé rien qu'à l'idée de ce qu'elle pourrait balancer juste comme ça.

Elle prend le temps d'étudier le tatouage qu'il dévoile enfin à sa vue, après le retrait de sa veste. En retour, c'est elle que lui même continue de contempler. Il ne s'en lasse vraiment pas et ça a de quoi l'effrayer ! Il sourit de nouveau. Quand elle mentionne les roses cette fois ci. Il n'y pas autant de femmes qui m'ont brisé le coeur ! Sans aller jusqu'à dire que Kiara lui a brisé le coeur, elle est la seule femme qui a vraiment compté pour lui. Et leur séparation lui a, évidemment, fait quelque chose. Mais puisqu'ils sont restés les meilleurs amis du monde, il ne se considère pas comme brisé. Il ne l'a pas perdue après tout ! Et c'est là tout ce qui compte lui semble-t-il. Il est frustré qu'elle continue de se fermer à lui. De lui refuser le moindre passage au coeur de sa vie. Sans déconner, il ne demande rien. Rien du tout. C'est à peine s'il prend de la place. Ouais, on le remarque à coup sur, il n'est pas du genre discret. Mais il n'est pas non plus le genre de personne qui s'impose. Il a même la fâcheuse tendance à être trop peu présent. Son ex le lui a bien reproché !

Au contraire. Elles ne peuvent que mieux coller. Se compléter ! Il est bien conscient qu'à trop insister, ça se finira également mal. Mais dans tous les cas il semble que ce sera ainsi. Alors autant essayer ! Il ne perd rien à tenter le tout pour le tout. Il se fait même plus insistant et encombrant par les gestes, en s'emparant de l'une de ses mains pour la lui caresser, ainsi que son avant bras où la peau est terriblement douce. Il est soulagé de la voir rendre un peu les armes. Se laisser faire en semblant réellement se détendre. Il lui sourit de nouveau, sans interrompre le mouvement fluide de ses doigts sur sa peau. Les prunelles brunes reviennent au visage féminin. Glissent de son front où le pli soucieux a disparu, à ses lèvres délicatement ourlées. Je vais avoir un tel pouvoir apaisant sur toi, que c'est toi qui ne tardera pas à chercher ma présence ... Il lui fait remarquer avec amusement.

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Charlotte Favret
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Jeu 22 Juin - 16:48

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Avec un peu de recul, la question peut sembler idiote et à dire vrai, elle me paraît même idiote à moi après l’avoir posé. Il est évident que si il était en froid avec elle ou si il ne la supportait pas, il aurait probablement éviter de se faire encrer son visage sous la peau.  Un sourire se dessine sur mes lèvres alors que je l’imagine sans mal comme un fils modèle, toujours aux petits soins pour sa mère et sa réponse ne fait qu’élargir ma risette. « C’est le plus important dans la vie. » Je hausse les épaules et reprends une gorgée du cocktail que je termine d’une traite. Je réfléchis à une nouvelle question et la suivante me vient naturellement en tête. « Tu es plutôt du genre solitaire ou tu aimes être entouré ? » Son mystère m’intrigue et j’aimerais me faire une idée un peu plus précise de son caractère. Peut-être que ça va tout simplement m’aider à me détacher aussi de cette attraction. Le fait de ne pas être compatibles, d’être simplement opposés. Notre discussion se remet à tourner autour de ses tatouages visibles et si il y a bien une chose que j’admire chez lui, c’est sa résistance à la douleur de l’aiguille. Je me souviens des cris que j’ai poussé quand on a attaqué mon tatouage et ma promesse de ne plus jamais y retourner même si je trouve ça magnifique. Je me concentre sur le tatouage qui orne sa tempe et sur celui qui descend dans son cou, me permettant de baisser le col de son t-shirt pour le regarder. « J’ai une idée pour celui-là. Je suis sure que c’est un ancien cahier de brouillon du collège que tu as retrouvé, et dedans tu as retrouvé des dessins de rosaces que tu faisais au compas. Ça t’as ému alors tu as décidé que ce serait ton prochain tatouage. En hommage à ta passion des rosaces. » Je hausse les épaules, en essayant malgré tout de rester sérieuse, m’attardant sur celui qui est placé devant son oreille. « Celui-là, on dirait un symbole ohm alors à mon avis, tu l’as fait après une retraite dans un monastère bouddhiste. T’as appris à marcher pieds nus sur de la braise, t’asseoir sur des barbelés enfin tous ces trucs là et tu as eu envie d’immortaliser ce moment. » Et cette fois, je préfère m’arrêter pour ne pas exposer plus d’histoire étrange. Histoire de ne pas le faire fuir tout de suite avec mes idées farfelues. Il m’avoue ne pas avoir eu le cœur brisé si souvent que ça et c’est vrai qu’en y regardant de plus près, à moins d’être un cœur d’artichaut, ça aurait fait beaucoup de roses. « Tu l’as eu au moins une fois ? » Je reprends mon questionnaire, curieuse d’en connaître aussi plus sur sa vie, ou son passif sentimental. Je pars du principe que tout le monde a le cœur brisé un jour ou l’autre, c’est un des apprentissages de la vie. On souffre et puis un jour, on retombe amoureux sans même se rendre compte qu’on a arrêté de souffrir. « Toutes les vies ne peuvent pas s’assembler. » Et je l’ai appris bien à mes dépends depuis que j’ai hérité de la garde de ma fratrie, depuis que les hommes sont passés dans ma vie sans jamais vraiment s’y arrêter sous prétexte que personne n’est prêt à assumer une famille à notre âge. Et ce que j’aime avec Thimothée, c’est qu’il me laisse être qui je suis vraiment sans que j’aie à avoir peur de son jugement sur ma personne, mon physique ou même ma vie. Et c’est cette part de jardin secret que je tiens à conserver pour ne pas le faire fuir. Sa remarque me fait rire alors que je ne m’étais même pas rendue compte que je m’étais détendue perceptiblement. Peut-être que j’avais simplement besoin d’un peu de tendresse et que cette simple démonstration d’affection suffit à me convaincre de me laisser aller. « Je pourrais te donner le bon numéro d’un avocat pour l’injonction d’éloignement si tu veux. » J’ai parlé assez bas, comme si je ne voulais pas briser le silence apaisant qui nous entoure, briser la douceur du moment mais mon rire dénote légèrement avec l'atmosphère plus intime qui règne entre nous.
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Thimothée Bery
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Jeu 22 Juin - 18:16
Charlotte & Thimothée

       


Il hoche tout de suite positivement la tête pour confirmer ses dires. Oui c'est ça le plus important. La famille. Même si dans le cas du brun, la famille se résume quasiment juste à sa mère. Il le vit bien, c'est tout ce qui compte. Encore une fois, il s'abstient d'interroger la jolie blonde concernant sa famille à elle. Et ce n'est toujours pas par manque de curiosité en ce qui la concerne ! Ca peut sembler étrange, mais je suis plutôt du genre solitaire. Etrange dans le sens où il est quand même vachement sociable dans son genre. Il parle très facilement avec tout le monde et répond très souvent présent pour des soirées en tous genres. Mais au delà de ça, il ne s'entoure pas tant que ça. On dit souvent que les personnes qui sont les plus entourées, sont en réalité les plus seules. Il y a un peu de vrai dans le cas de Tim. Il a énormément d'amis, de connaissances diverses et variées. Mais très peuvent se vanter de vraiment si bien le connaître que ça. Parce qu'il n'a pas besoin d'avoir des dizaines et des dizaines de personnes qui le harcèlent jour et nuit.

Il sourit quand la jeune femme prend le temps de découvrir un peu plus les quelques tatouages sur son visage et ceux qui descendent dans son cou. Il ne bronche pas quand elle tire doucement sur l'encolure de son tee shirt, pour en voir un peu plus de celui qui en dépasse. Il rit encore une fois bien trop aisément, quand elle commence à émettre des idées concernant quelques uns de ses tatouages. C'est adorablement tiré par les cheveux. Il lui fait remarquer, non sans un sourire quelque peu attendri. Le pire, c'est qu'elle garde sérieuse. Même quand elle émet l'idée d'une retraite dans un monastère et tout ce qui s'ensuit. C'est tout à fait le genre d'aventure que je pourrais effectivement avoir vécu ! Il lui donne donc quand même un bon point pour cela. Même s'il ne sait pas si elle le voit réellement du genre à avoir vécu un tas de trucs totalement dingues. Il a vécu bien des choses, ça c'est vrai. Sans avoir non plus eut droit à mille vies dans une seule. Ils en viennent quand même à parler des peines de coeur -ou non- de l'artiste. Qui hausse les épaules. Oui et non. J'ai été largué. Par la fille avec qui je suis resté pendant des années. Mais ça s'est bien terminé quand même.

Il omet volontairement de préciser qu'elle est aujourd'hui sa meilleure amie. Ce n'est sans doute pas l'idée du siècle que d'avouer ça à la fille après laquelle on court. Il grimace quand elle insiste sur l'incompatibilité de certaines vies. De toute évidence, il n'aura pas le dernier mot à ce sujet. Ce n'est pourtant pas faute d'être motivé et de le vouloir ! T'es encore plus têtue que moi ... Et du coup, il ne sait pas si c'est ou non un compliment. Il préfère toutefois s'en amuser ! Parce qu'il préfère rire de tout. Il n'empêche qu'elle ne se fait pas trop prier pour accepter ses gestes plein de tendresse. Et que du coup, lui même en profite pas mal en poursuivant les caresses légères sur son bras. Il sourit à sa plaisanterie mais hoche négativement la tête. Je n'ai aucune envie de te fuir. Et aucune raison de le faire non plus. Même si elle semble absolument persuadée du fait que ça finira par arriver. Lui, il en doute toujours autant. Tu sais que, maintenant, je suis persuadé que je vais réussir à te convaincre ?

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Charlotte Favret
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Jeu 22 Juin - 19:13

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C’est perturbant d’être aussi proche de lui, d’avoir enfin des réponses aux questions que je me posais sur lui, sur qui il était vraiment. Sa réponse me fait sourire et je suis soulagée de voir que je ne me trompais pas sur sa fibre familiale. Et je crois que rien que cette affirmation suffit à me rassurer l’espace d’un moment. « Pourquoi étrange ? » C’est vrai qu’en y réfléchissant, je l’ai toujours vu entouré de gens lors de nos précédentes rencontres mais le contexte s’y prêtait davantage. Les gens vont rarement dans des évènements de manière solitaire. « Et moi, c’est l’inverse. » Son côté avenant m’avait quand même induite en erreur, sa manière de venir facilement vers moi malgré mon rejet. Je l’aurais davantage vu entouré mais il confirmait en même temps ce qu’on m’avait toujours dit des artistes sur leur côté solitaire. D’un premier abord, il avait l’air beaucoup plus sociable que moi et il s’avérait finalement qu’il aimait davantage être seul qu’entouré alors que je ne me voyais pas vivre sans avoir toujours du monde autour de moi, que ce soit des amis ou de la famille. J’avais grandi dans une famille nombreuse, ce qui avait sûrement encouragé cette fibre chez moi. Pourtant, j’avais toujours eu tendance à privilégier les amitiés fidèles plutôt que le nombre. Un des avantages à n’avoir presque jamais quitté la capitale était le réseau solide sur lequel je pouvais me reposer. Et en lui racontant l’histoire de ses tatouages, je me rends compte du ridicule de ce que je raconte mais je tente malgré tout de garder mon sérieux. Et son calme olympien m’inspire une deuxième idée loufoque, une possible retraite dans un monastère bouddhiste mais je ne peux pas m’empêcher de rajouter quelques détails loufoques et improbables parce que c’est tout l’intérêt de ce que je raconte. « Me chauffe pas sur ce terrain parce que je suis capable d’aller chercher un briquet pour essayer de te brûler la plante des pieds et vérifier la véracité de mon histoire. » Mais sa confession révèle son côté aventurier, et encore une fois, je me rends compte de l’opposition totale de nos caractères. Et l’adage des opposés qui s’attirent a dû être fait pour nous. Il est visiblement du genre à aimer vivre à fond, des expériences uniques alors que la seule sensation forte que je suis capable de supporter est un tour dans le train de la mine à Disney. On en vient à aborder le sujet des ruptures et sa réponse m’intrigue, il ne semble pas vraiment convaincu d’avoir eu le cœur brisé et la partie sur la rupture qui tourne finalement bien me laisse encore plus perplexe. « Bien terminé ? Vous vous êtes remis ensemble ? » Et là, une vague d’appréhension me prend alors que je commence à l’imaginer en couple depuis des années, des questions se bousculent dans ma tête alors que je ne le quitte pas des yeux. C’est peut-être tout simplement ça, je lui apporte du piquant quand il s’ennuie avec sa copine depuis des années. Têtue, c’est un doux euphémisme pour parler de mon côté borné. « Mon grand-père m’a toujours dit que c’était le côté viking ça. » Je souris, toujours un peu sur la défensive en l’imaginant en couple mais je n’arrive pas à me convaincre qu’il est ce genre de type, ça ne colle pas avec l’idée du mec bien que je me fais de lui. La fuite, on en revient à cet éternel débat. Je sais par expérience qu’il prendra probablement peur si il apprend un jour ma situation et je le comprends parce que je sais très bien que si un homme m’avait annoncé ce genre de nouvelles à l’époque, j’aurais probablement pris mes jambes à mon cou. « Me convaincre de quoi ? » Je fronce les sourcils, surprise par sa dernière confession. Inconsciemment, je me suis tendue après sa révélation sur sa moitié de peine de cœur et j’espère simplement qu’il ne me donnera pas une raison de fuir pour de bon cette fois alors que le moment est agréable et que je commence à peine à me laisser approcher sans partir en courant, comme si il parvenait lentement à m’apprivoiser.
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Thimothée Bery
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Jeu 22 Juin - 20:11
Charlotte & Thimothée

       


Il s'attendait à ce qu'elle soit surprise d'apprendre qu'il est du genre solitaire. Pourtant, elle lui demande en quoi c'est étrange. Peut-être qu'elle aussi n'est pas du genre à se fier aux apparences, finalement. Etrange, parce qu'on me voit rarement seul. Mais c'est aussi le boulot et le milieu dans lequel il évolue, qui veut ça. Dans le fond, il est quand même forcé de côtoyer des gens. Et ce n'est pas pour autant un problème pour lui. Parce que malgré tout, il aime quand même bien ça. Lui qui est des plus sociables, n'a pas non plus à se forcer ! Je n'ai pas un grand cercle d'amis. Je vais certainement te faire fuir en t'avouant ça ... Mais en dehors de mes sorties pour le boulot et dans le milieu artistique, je suis quelqu'un d'assez pépère. Je n'ai aucun mal à passer des week-end entiers, avec moi même ! Ca pourrait la faire fuir, comme ça l'a fait avec Kiara justement. Même si avec elle, il n'y a pas non plus eut que ça. Il a également été question du fait que le brun est beaucoup trop hanté par son art. Constamment bien trop concentré dessus.

Vraiment ? Tu aimes être très entourée ? Il demande avec curiosité. Puisqu'elle lui a tendu une perche, il songe qu'il a bien le droit de l'interroger davantage ! Malgré sa menace, il rit de nouveau. Arrête ! Moi qui t'imaginais douce et presque innocente ! Elle ne serait quand même pas sadique à ce point, n'est-ce pas ? Elle continue de l'interroger avec curiosité. Jusqu'à ainsi apprendre qu'il a plus ou moins eut le coeur brisé. Une fois. Pour le coup, il ne l'avait pas tellement vu venir cette dispute. C'est le problème quand on évolue dans sa propre bulle. Quand on en sort, on tombe de haut devant certaines découvertes ! Quoi ? Non ! Non, non, pas du tout. Il sourit tant l'idée lui semble loufoque aujourd'hui. Une fois que ça a été terminé, ça a été terminé. On n'a jamais rien retenté elle et moi. On est juste devenus amis. Ce qui prouve sans doute simplement qu'ils sont matures tous les deux. Et qu'ils ne se sont certainement pas quittés avec la moindre rage. A quoi bon ? C'aurait été dommage de piétiner une relation amoureuse de plusieurs années.

Viking, hein ? Ca te va bien. Il réalise qu'elle est de plus en plus tendue, alors qu'il souffle tout bas qu'il finira par la convaincre. De nouveau, cette frustrante impression qu'elle va encore lui filer entre les doigts. Et que pour éviter ça, il a plutôt tout intérêt à réfléchir avant de parler. Je peux te convaincre du fait que je ne fuirai pas, quoi qu'il arrive. C'est ce qu'il tente de lui faire comprendre depuis un moment déjà. Alors elle ne devrait pas paniquer de l'entendre le dire haut et fort. C'est pas impossible que je sois gentiment en train d'essayer de t'amadouer. On n'ira pas jusqu'à dire qu'il est prêt à tout. Mais quand même. A un moment, elle finira bien par réaliser qu'il est sincère, non ?[color=teal] Et j'ai envie de te convaincre qu'on peut rendre certaines vies compatibles.

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Charlotte Favret
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Ven 23 Juin - 17:29

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Au fur et à mesure de nos rencontres, j’aurais pu me faire un mauvais avis sur lui en le voyant toujours très entouré mais la distance qu’il met entre lui et les autres m’a fait comprendre le contraire. Et son côté mystérieux a achevé de me convaincre. Il a naturellement l’air très solitaire, alors sa remarque me fait sourire et secouer la tête. « En même temps, l’ambiance des soirées où on s’est croisés ne prêtait pas trop à la solitude à chaque fois. » C’est vrai que quelqu’un qui est seul dans ce genre de soirée peut vite attirer l’attention sur lui, surtout qu’en général, les gens se font plus sociables dans les évènements, même ceux dont ce n’est pas la véritable nature. Il se confie ensuite sur le fait qu’il aime la solitude, se retrouver avec lui-même et curieusement, c’est plus en adéquation avec l’image que j’avais de lui avant d’apprendre à le connaître. Bien qu’il ait l’air plus sociable que moi, il laisse la sensation d’aimer parfois se retrouver avec lui-même et je mets ça sur le compte de l’artiste, un peu rêveur. Probablement enfant unique, ou au maximum d’un duo, c’est sûrement aussi dans ce calme qu’il a grandi et auquel il est habitué. « J’ai beaucoup d’amis d’enfance. Et surtout, je viens d’une famille nombreuse très soudée alors c’est un peu une déformation on va dire. J’aurais été malheureuse si j’aimais le calme et le silence. » Et mon débit de parole aussi m’a probablement éloigné d’un quelconque aspect solitaire de ma personnalité. Je ne suis restée qu’un seul week-end entier seule dans ma vie, et j’ai cru finir par devenir folle lorsque je me suis mise à répondre aux questions du présentateur télé. Détail que je vais passer sous silence pour éviter de me ridiculiser davantage face à Tim. Il me parle d’innocence et je lève les bras en l’air, en riant de bon cœur. « Mais je suis l’innocence incarnée. » Je n’aurais jamais eu le cran de lui brûler les pieds pour tester sa résistance à la douleur, mais la proposition me faisait rire. Surtout que ce genre de geste aurait sûrement appelé à une vengeance et qu’étant donné mon degré de résistance à la douleur, je serais probablement morte de trouille sans avoir même effleuré la flamme. Le sujet de son histoire d’amour passé vient sur le tapis et je sens mon corps se tendre alors que des scénarios m’emplissent la tête, l’imaginant déjà en couple avec une femme depuis de nombreuses années mais sa révélation me soulage alors que je soupire, ravie de ne pas m’être trompée sur lui et son sens moral. « Je trouve ça cool de rester ami avec son ex, quand l’histoire en vaut la peine. J’ai pas eu assez d’histoires qui vaillent le coup pour rester ami avec un ancien copain. » Je hausse les épaules, à dire vrai, ma seule histoire sérieuse s’était achevée sous les coups à un moment où je m’étais coupée de toutes mes amitiés et de ma famille. Autant dire que ce n’était pas le contexte idéal pour rester ami avec mon ex, surtout que mon père avait une furieuse envie de le tuer. « Danoise, alors j’ai un peu de sang viking mais j’ai surtout le caractère plus que le physique imposant du guerrier. » Pour joindre le geste à la parole, je replie mon bras libre pour contracter mon petit biceps sans que ça ne fasse bouger grand chose cependant. « N’oublie pas que je suis plus têtue que toi, pour te citer. » J’agite mon index devant mon visage avant de relaisser tomber mon bras sur mes cuisses. Sa confession me touche et le fait qu’il s’attache à essayer de me convaincre aussi, plus que ça ne le devrait mais c’est plus fort que moi. J’ai toujours cette appréhension, cette crainte de l’abandon. « Tu devrais pas t’acharner autant, c’est toi que j’essaie de protéger de ma vie. J’ai aucun cadavre dans les placards. Rassure toi mais j’ai une vie vraiment très compliquée, trop compliquée pour y greffer une nouvelle inconnue. J’ai besoin de tout avoir en main pour savoir où je vais, et j’avais pas prévu de te rencontrer mais c'est pas contre toi, bien au contraire. Si j'avais pu me laisser convaincre par quelqu'un, ça aurait été toi sans hésiter. » Ultime confession, pour tenter une dernière fois de le convaincre d’abandonner l’idée de vouloir en découvrir davantage sur moi ou ce que je cache. Et encore une fois, une boule de culpabilité dans la gorge à l’idée que je ne puisse pas parler fièrement de ma fratrie, me mettant à triturer nerveusement le bas de mon t-shirt pour essayer de dissimuler mon malaise.
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Thimothée Bery
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Dim 25 Juin - 16:12
Charlotte & Thimothée

       


Il ne ressent aucune difficulté à se confier autant à la jeune femme. Tout lui semble même plutôt facile. Il aime bien ça, lui parler. Répondre aux questions qu'elle pourrait avoir et lui donner des informations sur lui. Même s'il craint quand même un peu qu'elle ne finisse par être déçue. Peut-être s'avérera-t-il complètement différent de ce qu'elle pensait ou espérait. Même s'il n'a pas non plus l'intention d'être attendu au tournant. Il craint quand même qu'elle ne veuille tout annuler. Alors que de son côté, il est déjà vraiment en train de s'attacher. Au départ il ne s'agissait "que" d'une fascination vraiment tenace. Désormais, c'est beaucoup plus que ça et il en est bien conscient. Il espère énormément. Sans doute beaucoup trop. Mais il prend le risque parce qu'il ne saurait faire marche arrière. Je suppose que tout ça va ensemble dans le fond. Moi je suis fils unique alors je me suis habitué à être un peu seul. D'accord, il n'est pas vraiment fils unique. Mais il a été élevé comme tel et il n'a pas encore eut le "plaisir" de rencontrer ceux qui partagent un peu de son sang. Mais ça, c'est une autre histoire !

Ce n'est vraiment pas le moment de sortir ce genre de squelette du placard. Sinon, c'est certain que cette fois Charlotte voudra prendre la fuite. Et il ne pourra pas le lui reprocher ! Non ... La carte de l'adorable petite innocence, ça ne fonctionne pas très bien. Il la taquine avec le sourire. Avec les regards parfois provocants qu'elle lui a lancé par dessus son épaule avant de prendre la fuite, elle ne peut vraiment pas passer pour un parfait petit ange, qu'on se le dise ! Mais ça fait partie des trucs qu'il aime bien chez elle. Il est soulagé quand elle ne semble pas trop perturbée par le fait que Tim soit resté ami avec l'une de ses ex. Les gens ont tendance à trouver ça un peu bizarre. Et les femmes, à ne pas apprécier des masses l'idée. Comme s'il y avait le risque qu'il se remette avec Kiara un jour ! Alors que dans leur esprit à tous les deux, c'est très clair que ça n'arrivera pas ! Disons qu'on trouvait ça dommage de ne plus se côtoyer après des années à se supporter. Je ne lui en veux pas de m'avoir largué. Il indique dans un rire léger et amusé.

Il rit de nouveau, aussitôt qu'elle fait mine de montrer ses muscles. Absents pour le coup. Il s'amuse à y presser l'index, comme pour vérifier. Et ça, je dois bien admettre que ça te donne l'air un peu plus innocente. Contrairement au fait qu'elle soit affreusement têtue. Ce qui en deviendrait frustrant pour Thimothée qui, du coup, n'arrive pas à avoir le dernier mot. Pourtant, sur un sujet qui le botte vraiment. Puisqu'il est question d'elle. D'eux, même. Enfin de toute évidence, il n'y aura jamais d'"eux". C'est ce qu'elle se tue à lui faire comprendre. Même si de son côté il continue de faire la sourde oreille. Il fini par libérer son bras de ses mains caressantes. Il ne tient pas à lui mettre la moindre pression ni à se montrer trop étouffant, trop encombrant, trop insistant. Ce n'est pourtant pas l'envie qui lui manque. Les mains désormais libres, il en porte une à ses cheveux pour triturer une mèche brune en un geste nerveux. Ce qui n'est pas dans ses habitudes, à lui qui tient tant à garder une coupe impeccable au possible. Je veux pas compliquer davantage ta vie, par ma présence. Il se pense capable de se faire suffisamment petit pour ne pas déranger sa vie apparemment compliquée. D'autant qu'il ne se pense pas du tout encombrant. Mais il ne tient pas à insister. De façon aussi polie que possible, elle tâche de lui faire comprendre que peu importe ce qu'il fera, il sera forcément "de trop". Il n'a pas un ego surdimensionné Tim. Mais il en a un quand même, comme tout le monde. Et ne tient pas à le mettre à mal à ce point là.

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Charlotte Favret
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Mer 28 Juin - 15:00

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Entre nous, tout est une question de jeu. Un jeu éphémère mais qui commence à s’installer dans la durée. On se cherche quand on s’aperçoit et puis on se suit alors qu’on devrait se quitter. C’est un peu ma tentation, mon épreuve et je suis simplement incapable de mettre un terme à tout ça parce que je n’ai pas envie de le voir partir, l’idée de ne plus le croiser m’angoisse alors qu’il a cette chose qui m’attire irrémédiablement vers lui. J’ai envie de lui proposer un vrai rencard mais les mots me font peur, alors que c’est plus ou moins ce qu’on est en train de partager, un rendez-vous. C’est anodin pour la plupart des personnes, voir même une chance pour beaucoup. Pouvoir avoir un rendez-vous avec quelqu’un qui nous plaît à tel point qu’on pense à lui même quand il n’est pas là mais pour moi, c’est juste un synonyme d’engagement, le cap à ne pas franchir alors je tente de me raisonner en me répétant que ce n’est pas vraiment un rencard, mais plus un prolongement logique et c’est le cas quelque part. C’est la suite logique de nos multiples rencontres hasardeuses, cette ville est immense et pourtant, il me semble le croiser à chaque coin de rue mais c’est bien la première fois qu’on amorce un contact physique, quelques petits effleurements. Rien d’extraordinaire mais pourtant j’ai déjà le cœur qui bat la chamade, un sentiment de plénitude et d’apaisement alors qu’il me caresse simplement le bras, qu’on est juste assis l’un en face de l’autre à quelques centimètres. Il n’est pas trop entreprenant, et c’est agréable de juste sentir son regard désireux, de pouvoir l’admirer sans avoir à me cacher ou rougir de l’observer de cette manière là. « Je pense qu’on est forcément prédisposé à être plus ou moins solitaire selon notre entourage de toute manière mais je t’avoue que j’aime parfois avoir mes moments toute seule. » Le plaisir de pouvoir juste m’enfermer dans ma chambre sans entendre les cris, les remontrances et les chamailleries des uns et des autres. Même si j’aime ma fratrie, la situation me pèse parfois quand j’aimerais pouvoir à mon tour songer à fonder ma propre famille. Et sa confession sur son caractère me conforte dans le secret que je garde, si il aime la solitude, le fait de se retrouver avec une copine à la tête d’une famille nombreuse ne le ferait pas forcément rêver et très probablement que ça entraînerait la fin de notre petit jeu, celui que j’affectionne tant et qui tend à s’installer entre nous. Il évoque mon apparente innocence et sa révélation sur son manque de crédulité me fait rire de plus belle. Il a bien décelé l’espièglerie qui se cache sous mes airs de grande timide et je remarque encore une fois son côté observateur au-delà de l’aisance qui s’installe entre nous, comme si tout ça était parfaitement normal. Tandis qu’il continue de me caresser l’avant-bras, je le pose sur sa cuisse et pose ma tête dans mon autre main, le coude posé sur le dossier du banc, je ne me cache même pas pour l’admirer, observer son air serein. C’est une bouffée d’air frais à lui tout seul. « Tant qu’il n’y a plus d’ambiguïté, je suis persuadée qu’on peut rester ami avec quelqu’un qu’on a aimé. » Si bien sûr, il n’y a plus aucun sentiment des deux côtés mais à ce qu’il me semble avoir compris, ce n’est vraiment pas le cas de son côté en tout cas. Je me la raconte avec mon bras aussi épais qu’une cuisse de poulet et je ris à sa provocation, lui mettant un petit coup dans l’épaule. « Si tu savais le nombre de gueules que ce petit bras a cassé. » Bon, c’était peut-être exagéré comme terme et c’était surtout bien loin de mon tempérament utopique d’en venir aux mains alors que je cherchais toujours une position pacifiste dans tout conflit. Il se libère de mon bras mais pour autant, je ne le retire pas de sa cuisse jusqu’à sa révélation qui me laisse un regret, comme si il s’agissait simplement d’une rupture alors qu’il n’y a même jamais rien eu entre nous mais ça me fait le même effet. « C’est pas ta présence qui la compliquerait, c’est ça que j’essaie de te faire comprendre. C’est tout ce que ça pourrait impliquer et pas les conséquences pour moi, mais pour ceux qui font déjà partie de ma vie. Mais c'est vraiment pas une question d'envie, sinon ce serait plus simple et je ne me poserais aucune question. » Et j’ose à peine imaginer sa réaction si il venait à me croiser, entourée de deux ados et d’un jeune adulte qui peine à prendre sa place, avec une famille qui me pompe tout ou partie de mon énergie et abattue devant autant de responsabilités. Et encore une fois, j’en viens à regretter de ne pas l’avoir rencontré plus tôt, quand toutes ces considérations me paraissaient irréelles. « J’aurais vraiment aimé te rencontrer il y a deux ans. » Persuadée qu'il aurait pu me soigner.
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Mer 28 Juin - 20:55
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Il ne doute pas un seul instant qu'elle doit effectivement aimer avoir des instants rien que pour elle. Il suppose que lorsqu'on est habitué à avoir toujours du monde autour de soi, vraiment tout le temps, on fini par avoir besoin de moments de pure tranquillité. Ca fait un bien fou de pouvoir être seul avec soi même de temps en temps ! Je pense vraiment que c'est bon pour la santé mentale ! Il affirme avec une pointe d'amusement, pour ne pas changer. Il aime bien tout prendre à la rigolade, dans l'ensemble. Sans doute parce qu'il est du genre à être constamment détendu ! Il est vraiment surpris par la réponse qu'elle lui fait concernant les amitiés avec des ex. Elle est bien la première personne à ne pas trouver ça carrément étrange comme situation ! En même temps, il faut bien dire qu'elle ne connaît pas tous les détails. Elle ignore que leur relation a duré longtemps, les raisons de leur rupture et le fait qu'ils sont quand même plus que de simples amis aujourd'hui. Il la considère comme sa meilleure amie et il lui semble bien que l'inverse est vrai également ! Mais qu'importe les détails pour l'instant. Il préfère se concentrer sur la jolie blonde qu'il découvre de plus en plus et apprécie tout autant.

Il rit plus fort encore quand elle fait mine de lui flanquer un petit coup de poing pour le punir de sa taquinerie. Il aime la facilité avec laquelle ils plaisantent tous les deux. C'est vraiment plaisant. Et ça fait un bien fou, tout simplement. Ils s'entendent bien tous les deux, c'est indéniable ! C'est donc d'autant plus ennuyeux qu'elle ait envie de maintenir une certaine distance entre eux. Il sent encore ça alors même qu'il a dans le même temps l'impression qu'ils se rapprochent l'un de l'autre. Dans le fond, il ne saisit pas du tout ce qui est en train d'arriver. Et ce qui se joue plutôt -et uniquement- dans son esprit. Il est perdu, clairement. Non ne me dis pas de truc pareil, ça colle pas du tout avec l'image que j'ai de toi ! Il l'imagine trop douce et trop gentille pour vraiment se battre. Mais il ne doute pas non plus du fait qu'elle sait se défendre ! Elle n'a pas l'air faiblarde non plus ! C'est finalement lui qui met fin aux gestes tendres qu'ils avaient encore l'un pour l'autre. Même si elle garde sa main sur sa cuisse, dont la chaleur lui fait un bien fou en lui offrant une certaine forme d'apaisement.

Il tente de ne plus y penser. De s'enfermer dans son propre truc. De se détacher d'elle de toutes les façons possibles, pour ne plus se laisser embarquer par cette tourmente de sentiments qu'il ressent depuis le début. En vain. Elle le hante beaucoup trop. Quand elle n'est pas là, c'est le cas .Mais quand il est en sa compagnie, c'est bien pire ! Il ne parvient pas du tout à comprendre ce qu'elle raconte. Lire entre les lignes de quelqu'un qui fait autant de mystères, c'est impossible. Il soupire et ferme un moment les yeux en se massant le front d'une main. Tu te rends compte que c'est impossible de suivre et de comprendre ? Il demande beaucoup plus sérieusement cette fois. Il n'a plus tellement envie de plaisanter. Il a beau ne pas lui avoir fait des avances très claires, on peut quand même parler de se prendre un râteau là. J'ai vraiment beaucoup de mal à comprendre en quoi ma présence dans ta vie, pourrait avoir des conséquences sur qui que ce soit. Non, vraiment, il ne comprend rien du tout. Et pourtant, il ne parvient pas à se résoudre à abandonner malgré tout. Il a peur de le regretter s'il la laisse filer. Il sait que ça arrivera. Je pense vraiment que t'es en train de te tromper Charlotte. Il ne prétend pas être l'homme qu'il lui faut, évidemment. Mais il pense vraiment avoir beaucoup à lui apporter. Lui qui n'a jamais été bien doué avec les femmes contrairement à ce qu'elle a eut l'air de s'imaginer déjà, se retrouve maintenant complètement tétanisé et incapable de trouver les bons mots. Il n'y en n'a certainement aucun et c'est bien ça le problème. Est-ce que c'était une façon agréable et discrète de me faire comprendre que je ne suis pas le genre d'homme qu'on présente à sa famille ? Parce que ouais, c'est un peu la seule chose qui lui vient en tête pour expliquer son charabia concernant ses proches.

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Jeu 29 Juin - 14:11

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L’idée que je me fais de lui reste assez abstraite, je garde en tête l’image d’un homme mystérieux mais pas moins ouvert. C’est ce qui m’a le plus surpris dans ses confessions, le fait qu’il soit quelqu’un de solitaire alors qu’il a l’air tellement avenant. Mais encore une fois, Tim a l’air d’être quelqu’un de très paradoxal. « Oh, ça fait longtemps que ma santé mentale m’a abandonné. » Je souris, même si ce n’est pas totalement faux. Un sourire plus mélancolique que sincère. Un sourire plein de souvenirs, loin de l’insouciance dont j’avais l’habitude de faire preuve et même si je ne souffre pas à proprement parler d’une maladie mentale quelconque, je ne suis plus vraiment la même. C’est aussi ce qui contraste entre nous deux, il a l’air tellement léger, de tout prendre à la dérision ou presque alors qu’un rien peut suffire à m’alerter. Et c’est d’ailleurs ce qui me fait peur autant que ce qui m’attire, cette facilité à tout deviner. On se connaît à peine et pourtant, il y a déjà cette attirance tenace qui nous lie, ce feeling bien particulier. Mais je culpabilise, l’impression tenace de lui faire perdre son temps alors que je sais que rien n’est envisageable entre nous deux. Et pourtant, je me refuse à le fuir pour de bon, le voir disparaître une bonne fois pour toutes. Parce que j’ai cette sensation de passer à côté de quelque chose, que si tout était plus simple dans ma vie, on pourrait construire ensemble quelque chose qui puisse valoir le coup. Je me confesse sur le nombre de personnes à qui j’ai pu m’en prendre physiquement mais pourtant, il ne me croit pas. Et il a bien raison, j’ai toujours été incapable de cogner même pour me défendre. Lors de mon premier cours de self-défense, j’ai d’ailleurs eu du mal à frapper mon coach sans me douter que j'étais face à son frère. Au-delà de sa carrure impressionnante, je me sentais simplement mal de l’agresser même pour un simple exemple. J’ai mis presque trois cours à oser frapper, c’est dire à quel point mon aversion pour la violence est tenace. « Tu me prends vraiment pour une chose fragile, je me trompe ? » Et cette idée me fait sourire, encore une fois nostalgique au souvenir de mon père qui me traitait toujours comme un oisillon, comme si il craignait que je me brise au moindre accroc de la vie. Pourtant, il n’en était pas loin et lorsque j’avais pris la vie de plein fouet, la collision avait failli m’être fatale. Mes parents avaient toujours tenté de me protéger des mauvaises expériences mais j’y avais sauté à pieds joints. Et aujourd’hui, chaque journée s’avérait être une nouvelle épreuve sans plus personne pour me protéger. Il met fin à ses caresses, ramenant une certaine réserve entre nous comme si les barrières tombées précédemment s’étaient redressées. Je m’écarte lorsque je l’entends s’impatienter, par réflexe. Non pas que je le craigne d’une quelconque manière mais son ton nettement moins doux me surprend soudainement, aux antipodes de ce qu’il a pu me montrer depuis le début de cet après-midi. « Justement, tu peux pas comprendre. » Si je suis en train de me tromper, j’en ai pleinement conscience. Et j’aimerais ne pas devoir encore partir cet après-midi mais c’est toujours plus compliqué et un choix s’impose à moi alors que je me relève de ce banc, signe d’une nouvelle fuite. J’aurais voulu pouvoir prolonger ce moment et le transformer en un rendez-vous plus concret mais sa nouvelle prise de parole me surprend autant qu’elle me déçoit, qu’il se remette en question alors qu’il n’y est pour rien, que le souci ne vient certainement pas de lui alors qu’il est le premier homme avec qui je pourrais envisager quoi que ce soit. « C’est pas toi le souci, je te l’ai déjà dit. Et ma famille est beaucoup plus ouverte que tu ne sembles le penser. Ils se foutent de la personne que je pourrais leur présenter, tant que je serais heureuse. » Elle l’était en tout cas. Le souvenir de mes parents me revient de plein fouet, de la première présentation officielle de mon ancien amour. Celui qui m’a brisé le cœur et les os. Les mises en garde de mes parents et finalement leur acceptation, par amour pour moi. « Je dois y aller. » Il a touché le point sensible, celui à éviter en évoquant ma famille et même si je ne lui ai rien dit, je lui en veux inconsciemment. Je prends mon sac à main, encore au sol et sors mon portefeuille pour glisser un billet pour payer mon verre. Mes gestes sont précipités, aussi confus que ce qu’il se passe dans ma tête. J’ai des sanglots plein la gorge et je veux juste m’enfuir, avant de le laisser deviner une quelconque faille dans mon armure. Je traverse le bar dans le sens inverse et cours presque pour échapper à tout ça, à l’émotion qui me submerge, fuir celui qui aurait pu être mon pansement.
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