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Basile Després
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Ven 26 Mai - 22:20



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Basile frappa doucement à la porte en bois, un léger « entrez » se fit entendre de l’autre côté. Il ouvrit alors la porte, et entra dans la pièce à petit pas, afin de ne réveiller personne dans la vieille maison. « Je ne savais pas si tu étais encore éveillée… ça va ? » en face de lui : Charline, sa sœur de six ans sa cadette, se tenait assise sur son lit, un livre sur les genoux, et un pinceau de vernis à ongles dans la main. Elle ne leva même pas les yeux vers son frère, continuant de s’appliquer ce qu’il aurait déterminé comme un rose foncé, et qu’elle aurait appelé 'framboise écrasée'. Elle lui lâcha tout de même un petit « oui, oui ». Basile savait qu’il arrivait à un moment fatidique et ne perturba pas la concentration de sa jeune sœur, observant avec plus ou moins d’intérêt l’application du fameux vernis. Quelques minutes passèrent et enfin Charline releva la tête, un large sourire couvrant son très joli visage, « Je suis toute à toi frérot ! T’en penses quoi ? » agitant ses ongles au visage de son frangin. Basile admira les ongles de sa sœur et la félicita chaleureusement sur son art, bien qu’il ignorait franchement si ces derniers étaient réellement aussi beaux qu’il l’avait prétendu. Il ne s’attarda pas de trop sur le sujet et enchaîna sur la vraie raison de sa venue dans la chambre de sa sœur à une telle heure : « Je venais te voir parce que… enfin… je souhaitais juste savoir si… si ton amie Nelia t’avait… peut-être… parlé de moi ? » hésita-t-il longuement.

Haaa, c’était si dur de demander de l’aide. Même s’il s’agissait de sa sœur, et même s’ils étaient vraiment très proches, il n’aimait pas avoir ce rôle de quémandeur. Mais cette Nelia dont il parlait, elle lui avait tapé dans l’œil. C’était une ancienne camarade d’université de Charline, qui était déjà venue plusieurs fois chez eux, avec qui il avait souvent parlé mais jamais envisagé rien de plus que cela. Mais depuis sa séparation, il l’avait recroisée à plusieurs reprises et il s’était rendu compte à quel point elle était jolie, de plus, elle semblait intelligente, gentille et douce, tout ce dont Basile avait besoin en ce moment. Charline considéra son frère d’un coin de l’œil et rit doucement, sans se moquer pour autant. « Je savais qu’elle te plaisait, même Alice l’a remarqué ! Petit cachottier, ça fait combien de temps que tu l’as dans le collimateur ? - Pas longtemps du tout, je te jure ! Un mois peut-être… ». Basile avait une confiance sans faille en ses sœurs, il les adorait et c’était aussi pour cette raison qu’il passait par Charline pour en savoir plus sur la très ravissante Nelia. Elle sortit son téléphone, un post-it et commença à y annoter quelques chiffres : « Je te donne juste son numéro, mais je te laisse tout gérer ! Je refuse de t’arranger le moindre coup avec quiconque ! ». Basile saisit le petit papier jaune, y zieuta les courbes manuscrites qu’elle avait griffonnées et camoufla un sourire d’excitation qu’il se refusait d’avoir à ce niveau de cette histoire qui n’en était même pas une !

***

Basile s’était fait beau, mais pas trop non plus… Il s’était bien entendu lavé, coiffé avec un peu de gel, parfumé légèrement et s’était habillé d’une veste de costume bleu ciel aux manches retroussées, un simple  jean bleu, un t-shirt blanc et des mocassins marrons - il avait demandé à ses sœurs de l’aider à choisir sa tenue, pour éviter toute faute de goût, et principalement pour se rassurer. Il était nerveux, mais ignorait franchement pour quelle raison, étant donné qu’il ne se rendait pas à un rencard… Du moins, ils n’avaient jamais appelé ça ainsi lorsqu’ils avaient discuté, avec Nelia.

Ils avaient choisi de se retrouver au Café de la Paix, du côté de l’Opéra Garnier. Un endroit suffisamment facile d’accès, connu, et très souvent peuplé de nombreux autres clients, afin que ce rendez-vous ne soit ni tendancieux, ni trop romantique. Basile avait aussi fixé leur rencontre à quinze heures, jugeant qu’un déjeuner ou un dîner serait peut-être trop conventionnel pour une première entrevue mais aussi pour permettre à Nelia de s’extraire au moment où elle le souhaiterait.

Il marchait d’un pas vif, pour une raison qui l’échappait, étant donnée sa demi-heure d’avance sur l’heure convenue. Il longeait le Boulevard Malesherbes depuis quelques centaines de mètres, écoutant un vieil album des Rolling Stones pour se détendre un peu. Grâce au ciel, ses pieds avançaient tout seul, le guidant à travers les rues de sa ville bien aimée. Il arriva finalement devant la fameuse brasserie où il avait rendez-vous avec précisément vingt-quatre minutes d’avance. Il s’introduisit dans l’établissement, et prit place dans un coin de la plus grande des salles, au plus proche de la fenêtre, réservant une parfaite vue sur l’Opéra à la demoiselle qu’il attendait. Ce qu’il pouvait avoir hâte qu’elle arrive ! Un serveur pointa son nez, lui demandant ce qu’il désirerait boire « je vais vous prendre un thé noir, s’il vous plait ». Il ne voulait pas avaler trop de caféine ou d’alcool avant l’arrivée de la jolie blonde, de peur de mettre en péril cet évènement.

De l’angoisse, beaucoup d’angoisse, mais espérons que le joli minois de Nelia résorbera toute appréhension…
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Sam 27 Mai - 12:52



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C
ela faisait bien longtemps qu’un aussi indescriptible sourire ne s’était pas dessiné sur le visage de Nelia. Elle venait de recevoir un coup de fil pour un rendez-vous au Café de la Paix.

Une bien belle petite surprise cet appel inattendu du frère de Charline, une ancienne amie d’université avec qui elle avait gardé contact. Nelia se souvenait bien de lui pour avoir passer du temps chez Charline à l'époque, mais aussi parce qu'ils avaient discuté ensemble il n’y a pas si longtemps que ça. Qu’est-ce qu’elle avait été surprise lorsqu’elle avait apprit la séparation de Basile avec sa petite-amie ! Cinq ans tout de même, ce n'était pas rien. Pour quelle raison sa petite-amie l’avait jeté et d’une telle façon ? C’était incompréhensible pour Nelia qui avait toujours considéré que celle qui partagerait la vie du jeune homme aurait bien de la chance. Les hommes attentionnés et vrais étaient si rares. Mais les gens voient peu souvent la chance qu’ils ont ou le bonheur quand il est juste au bout de leur nez. Nelia ne pensait que de bonnes choses de Basile, appréciant chaque moment passé avec lui ou en compagnie de ses sœurs. Et pourtant elle n’avait jamais songé à plus que de l’amitié entre eux… Pourquoi d’ailleurs ? Par innocence. Mais pas seulement. C’était surtout parce qu’elle ne s’est pas encore complètement débarrassée de son passé comme elle le souhaiterait et a du mal à s’imaginer avec quelqu’un, lui imposant ce lourd passé. Elle ne voulait pas que ça influence ou que ça change leur relation, comme voir de la pitié par exemple. Donc, comme le laisse croire son doux et souriant visage, on s’imagine que Nelia a une vie paisible, calme, sereine, rayonnant, appréciant les petites choses simples de la vie et qui est pleine d’espoir. C’est ce qu’elle voulait être et l’est, juste pas entièrement. Cette sombre peur est toujours tapie quelque part, faisant partie d’elle. Quelques regards, des gestes ou une attitude craintive qui reviennent à la surface dans certaines circonstances et qui lui rappel alors la douloureuse vérité qu’elle cache et avec laquelle elle doit vivre au quotidien.

Nelia s’efforçait de ne pas laisser ce passé gâcher son présent. Elle avait accepté qu'ils se voient et elle comptait bien passer un agréable moment ensemble.

¤¤¤

En règle générale, Nelia ne se souciait pas de l’avis des autres concernant son apparence, même si elle prenait soin d’elle – ses parents auraient fait une crise si leurs filles n’étaient pas convenables de ce côté-là, persuadés que ça pourrait entacher l’image des produits La Roche-Posey. Elle était coquette comme n’importe quelle jeune femme pouvait l’être, préférant le naturel à plein d’artifices. Pourtant, aujourd’hui Nelia eu un mal fou à se préparer. Ce n’était qu’un rendez-vous avec un ami, alors pourquoi hésitait-elle autant sur sa tenue ?! Ce n’était pas un rencard… Normalement. Là était le doute. Et plus les heures défilées, plus Nelia se rendit compte que le regard de Basile ne lui était pas indifférent et que la phrase : « on ne se soucie pas du regard des autres » était plus qu’erronée le concernant ! Finalement, Nelia opta pour un fluide top estival blanc imprimé de roses, aux fines bretelles révélant son dos et ses épaules, un jean noir ainsi que des sandales compensées et un sac à bandoulière style boho. Nelia sortie de chez elle, cheveux au vent, s’empressant de rejoindre au plus vite l’avenue de Clichy pour ne pas arriver en retard.

A quelques pas du café, Nelia reprit son souffle, tentant de paraître le plus détendue possible. Ce qui ne fonctionna pas du tout. En ouvrant la porte du café, elle se prit la poignée en plein dans l’avant-bras. Aoutch. Et encore un bleu. Nelia les collectionnait avec sa maladresse, ça n’avait rien d’étonnant, mais pour une fois elle s’en serait bien passée. Heureusement ce n’était rien de bien méchant. Tout de même gênée d’être si maladroite, c’est avec un petit sourire mi-embarrassé, mi-timide qu’elle chercha du regard le jeune homme. Ses joues rosirent légèrement lorsqu’elle trouva l’élégant Basile, le rejoignit et le salua comme il se doit en France et tout naturellement: en lui faisant la bise.

« Excuse-moi, je suis en retard. Tu attends depuis longtemps ? » lui demanda-t-elle en apercevant une tasse de thé sur la table. Nelia ne risquait pas d’avouer la raison de son retard, mais ne put s’empêcher de s’en vouloir, alors qu’elle n’avait que deux petites minutes de retard sur l’horaire prévu.
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Basile Després
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Dim 28 Mai - 11:50



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Basile se bénissait d’être arrivé avec autant d’avance, ses nerfs semblaient s’être calmés et son cœur battait de nouveau normalement. Durant l’attente, il s’était contenté d’ouvrir les deux petits sachets de sucre qu’on lui avait donné avec son thé et avait réalisé sur sa table un genre de fresque à l’aide de sa seule cuillère ! Un talent -si on pouvait appeler ça comme cela- qu’il avait développé durant ses années d’adolescence et qui constituait sensiblement le seul art dans lequel il 'excellait'.

Lorsqu’il leva le nez, c’était pour voir avancer Nelia vers lui. Il n’aurait jamais pensé qu’il était déjà l’heure de leur rendez-vous. Elle s’approcha de son visage en lui tendant une joue, puis l’autre. Le cœur du jeune homme fit un bon dans sa poitrine ; il ne put s’empêcher de remarquer l’odeur florale qu’elle portait, peut-être venait-elle de ses cheveux ? Ou bien était-ce son arôme charnel naturel ?… Il était ravi de la revoir, et la trouvait encore plus magnifique qu'à leur dernière rencontre. Mais trêve de flagornerie, il ne devait pas faire transparaître son adoration, au risque de l’effrayer ou pire : de passer pour un pervers ! Elle était venue en amie, et n’avait peut-être même aucune arrière-pensée. Alors Basile, reprends-toi, et cesse ton numéro. À cette pensée, il eut un léger rictus et se contenta de répondre à son interlocutrice, qui était néanmoins fort jolie… « Non, non, ne t’inquiète pas ; tu n’es pas en retard du tout, c’est moi qui était beaucoup trop en avance. J’étais dans le coin pour faire une course et je me suis dit que c’était absurde de rentrer pour repartir directement. » Il sourit, et intérieurement, s’étonna franchement de l’aisance avec laquelle il lui avait répondu. Même si son excuse était un chouïa mensonger, il estima qu’elle n’avait pas besoin de le savoir et de toute manière, il se refuserait de lui expliquer pour quelle raison il avait eu autant d’avance à leur rendez-vous.

Basile hésita un instant, qui lui paru une éternité dans sa tête. Devait-il lui faire un compliment ? - Tu es ravissante. - Je te trouve très jolie. - J’aime beaucoup ton haut. -  Après tout, il aurait été tout ce qu’il y a de plus sincère, mais peut-être était-ce un peu trop poussé pour un premier tête à tête, qui n'était même pas étiqueté 'rencard'. Finalement, il opta pour quelque chose de moins ambigu : « J’aime beaucoup ton parfum. » qu’il agrémenta d’un sourire. Sur ces mots, Basile s’était rassit et commença à ramener tout le sucre qu’il avait étalé sur la moitié de la table, le rassembla dans sa main droite et le vida dans sa tasse de thé à présent vide. « Pardon, je me suis un peu étalé en t’attendant. » déclara-t-il en riant. Il s’y reprit à trois fois pour faire disparaître la totalité de son œuvre d’art puis se frotta les mains l’une à l’autre pour se débarrasser des derniers grains blancs et bruns. Il rit de nouveau mécaniquement mais pour cacher un peu de gêne cette fois-ci.

« Je peux t’offrir quelque chose à boire, peut-être ? » proposa-t-il enfin à la jolie blonde en face de lui. Il comptait bien lui payer au moins un verre ou deux. Après tout, s’il l’avait invitée, c’était pour apprendre à la connaître un peu plus et pour profiter d’un moment un peu plus intime que lorsqu’ils sont chez sa mère, avec toutes ses sœurs. Il se disait même que s’il arrivait à lui offrir un troisième verre, elle ne serait pas venue que par politesse…
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Dim 28 Mai - 14:28



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elia ne l’avait pas fait poireauter, ouf. Petit soulagement bienvenu qui s’exprima par son éternel doux sourire. Elle ne chercha même pas à savoir si c’était la vérité ou pas et si elle avait été un peu plus observatrice, elle aurait vu qu’il n’avait pas de course sur lui, sauf s’il s’agissait d’un de ses vêtements. Ces derniers lui allaient comme un gant soit dit en passant. Elle s’attarda même sur le fait qu’ils faisaient ressortir le bleu de ses yeux. Un bleu qui donnait envie de s’y plonger. Très tentant d’ailleurs... Heureusement que Basile reprit la parole à ce moment. Son parfum ? Ne s’attendant pas à ce délicat compliment, ses joues reprirent des couleurs.

« Merci » souffla-t-elle en précisant brièvement qu’il s’agissait d’une simple fragrance de fleurs de cerisier. Pas grand-chose, mais les choses simples ne sont elles pas les plus difficiles à obtenir et les plus belles choses ? Nelia appréciait notamment la fraîcheur et la senteur délicate de cette eau de toilette d’Yves Rocher. En terme de parfums, elle aimait plus les floraux et très peu les senteurs fruités, surtout celui des agrumes qu’elle trouvait trop écœurante, entêtante ou agressive parfois. Tout était question de dosage et de goûts après.

Nelia s’installa à son tour face à Basile et ne put réprimer un adorable petit rire en le voyant s’y reprendre à trois fois pour enlever le sucre éparpillé un peu partout sur la table. Dommage qu’elle n’ait pas eu le temps de voir son chef d’œuvre, désormais réduit à néant. Néanmoins, il n’avait pas à se sentir gêné, il n’y avait aucun souci et ça ne la dérangeait pas du tout, puis elle le trouva assez adorable à le voir agir ainsi. Entre léger rire et sourire, elle le laissa faire jusqu’à qu’il lui demande s’il pouvait lui offrir un verre. Oh… Nelia eu quelques secondes d’hésitation avant de se dire qu’elle pouvait bien le laisser lui offrir un verre. C’était en tout bien tout honneur et puis elle pourrait très bien payer le prochain.

« Uniquement si tu me laisses payer la prochaine tournée » Eh oui, un autre verre... Nelia semblait bien partie pour rester plus qu’une petite heure avec lui si Basile le souhaitait également. « Voyons ce qu’il y a » Tout en parlant, Nelia prit la carte des boissons et y fit vite le tour. Rapide quand on éliminait instantanément toutes les boissons alcoolisées. « Je prendrais bien un jus de fruit pamplemousse-framboise s’il vous plaît » annonça-t-elle au serveur qui venait tout juste d’arriver à leur table. Il avait un bon sens du timing. Lorsqu’il partie prendre leur commande, Nelia reporta son attention vers Basil et le remercia pour le verre offert avant de lancer la discussion.

« Comment tu vas depuis la dernière fois ? »

Il allait bien falloir qu’ils discutent même si pour le coup, timide, Nelia ne se mouilla pas trop et posa une question qui pourrait paraître anodine, mais sa voix lui donnait un tout autre sens. Tout simplement parce qu’elle se souciait de lui, de ce qui lui était arrivé et qu’elle espérait que ça allait mieux depuis la dernière fois qu’ils s’étaient. En posant cette question elle n’eut même pas l’arrière-pensée de se demander ou d’attendre de savoir si Basile c’était remis avec son ex, s’il était passé à autre chose ou s’il était de nouveau en couple avec une nouvelle fille. Trop d’innocence et d’empathie dans ce brin de petit bout de femme parfois !
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Basile Després
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Mer 31 Mai - 16:21



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Le serveur, qui avait dû observer la récente arrivée de la jeune femme, n’avait pas mis beaucoup de temps avant de rejoindre leur table afin de s’enquérir d’une nouvelle commande de boissons. Basile savait déjà ce qu’il voulait boire, et laissa donc Nelia observer la carte afin qu’elle décide ce dont elle avait envie ; il ne put s’empêcher d’admirer ses yeux divinement clairs qui parcouraient le menu. À cet instant, il s’en voulut presque de tomber sous le charme de la petite blonde. Il n’était séparé d’Elisa que depuis deux mois et cela ne lui ressemblait pas franchement de retomber immédiatement dans les bras d’une autre. Il se disait même que ce comportement attisera les commentaires des commères et n’arrangera pas son cas avec son ex-belle-famille, qui le considérait déjà comme un traître infidèle, indigne de confiance. Mais ces yeux, ha ! ces yeux méritaient tout l’intérêt du monde, et s’il passait à côté de ce petit bout de femme, ne s’en mordrait-il jamais les doigts ? Mais Basile, peu certain de lui et ne pouvant s’empêcher de sur-réfléchir absolument chaque détail, se posait un milliard de questions sur sa relation à la solitude. Lorsqu’il y pensait, il n’avait jamais eu affaire à une quelconque forme de solitude dans sa vie : dès qu’il eut terminé ses années de lycée, il a passé son temps en cohabitation avec ses coéquipiers d’escrime, qu’il a finalement quitté pour se retrouver avec son ex-petite amie pendant cinq ans, et même depuis sa séparation, il vit encore entouré de sa mère et ses sœurs. Et s’il cherchait à s’attirer les charmes de Nelia pour combler un manque de sécurité ? Grand bien lui fasse, les doutes de Basile furent interrompus par la commande de Nelia, qui souhaitait un jus de fruits, dont le nom fit presque rêver Basile : pamplemousse-framboise, deux fruits qu’il adorait. Un mélange printanier dont il aurait certainement raffolé. « Ce sera un double cappuccino à la vanille pour moi, s’il vous plaît. » Une petite dose de caféine lui fera du bien. Ses lubies et inquiétudes s’en verront balayées ; du moins, il l’espérait.

Nelia se soucia alors de son état, lui demandant comment il allait depuis la dernière fois qu’ils s’étaient croisés. Les choses de la vie recommençaient à avoir de la couleur aux yeux de Basile. Au début de sa séparation avec Elisa, il avait perdu le goût des choses, s’enfermait de longues heures dans sa chambre, ne mangeait plus, ne dormait plus. Le pire de tout était la culpabilité qu’il ressentait : il avait trahi la femme qu’il aimait de la pire des manières, et réalisait qu’il ne valait presque pas mieux que son père à l’époque du divorce de ses parents. Il avait véritablement honte de lui-même et pensait qu’il ne se le pardonnerait jamais !
Nelia l’avait croisé dans cet état de désespoir durant l’une de ses visites chez les Després. Elle avait dû le trouver pathétique, et il l’était. Elle ignorait complètement la raison pour laquelle son couple avait implosé, et lui, souhaitait que les choses restent ainsi, au moins pour le moment. « Je te remercie, je vais mieux. Faut dire que c’était pas compliqué à faire… » il rehaussa le tout d’un sourire, afin d’édulcorer sa phrase. « J’en parlais justement à Charline ce matin, qui me disait qu’elle ne m’avait pas dit  à quel point elle m’avait trouvé misérable quand je suis rentré après la séparation. Je devais avoir une de ces têtes ! » ajouta-t-il sur le ton de l’humour. Aujourd’hui, il réussissait à en rire, ce qui prouvait bien son amélioration !

« Et toi ? Tout va bien pour toi ? » s’inquiéta-t-il de son amie.

Le garçon de café choisit ce moment pour faire interruption dans leur conversation. Il posa le très appétissant verre de jus de fruits devant Nelia et la grande tasse de porcelaine blanche devant Basile. Il mit aussi une petite coupelle sur le coin de la table, contenant un petit papier avec la note que Basile attrapa et examina rapidement. Alors qu’il sortait son porte-feuille de la poche intérieure de sa veste pour régler l’addition, il leva les yeux vers Nelia et s’adressa à ses jolis yeux : « Mais parle-moi donc de toi. Tu connais beaucoup trop de choses de moi, alors que je sais juste que tu as fait les mêmes études que ma sœur et que tu as une boutique d’antiquités. Ca ne va pas du tout ! » il lâcha un petit rire. Il n’avait pas trouvé de manière plus discrète d’en apprendre plus sur elle. Mais peut-être la discrétion de son intérêt passait par ces petites indiscrétions de sa curiosité. Basile savait que Nelia lui plaisait physiquement, mais il ignorait si elle pouvait lui convenir dans tous les autres aspects de sa personnalité. Il l’espérait très fortement, mais seuls les moments de complicité qu’ils partageront le révèlera.
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Sam 10 Juin - 10:28



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elia esquissa un sourire, rassurée. S’il arrivait à rire de sa séparation et de son état après coup, c’est qu’il allait effectivement mieux. Il prenait la bonne voie, se réparait petit à petit et allait de l’avant. Le processus de guérison était long et parfois pénible, mais il avait l’avantage de ne pas être seul. Il avait bien fait de retourner auprès de sa famille. Rien de tel que ça ou d’être entouré d’amis proches et fidèles pour vous soutenir et vous requinquer. Ils étaient là pour le meilleur et pour le pire ! C’était une bonne nouvelle donc et Nelia était ravie de l’entendre et puis rien que le regarder confirmer ces dires.

Le serveur leur amena alors leur commande et tout en savourant la première gorgée de son jus de fruit estival, Nelia écouta Basile. Il est vrai qu’il ne savait pas grand-chose, elle se doutait que Charline n’avait pas du lui dire grand-chose. Il faut dire aussi que Nelia était réservée et n’était pas d’un naturel à raconter spontanément sa vie, surtout depuis son agression à la faculté. Elle était encore plus réservée, une sorte de protection en quelque sorte. Gabriel lui avait d’ailleurs toujours conseillé d’être prudente de ce côté-là, d’être un peu plus méfiante. Même si elle n’avait aucune intention de révéler ce sombre passé à Basile –elle ne l’avait même pas raconté à sa sœur Charline avec laquelle elle était amie et dont elle avait fait la connaissance tout juste quelques mois après-, Nelia pouvait très bien lui parler du reste, de son présent.

« Je vais très bien, merci. Je ne peux qu'être contente, tout se passe bien à la boutique. Pour ce qui est de ma vie… Il n’y a pas grand-chose à raconter à vrai dire. Ma vie est des plus banales et des plus ennuyeuses. » dit-elle, toujours le sourire aux lèvres. Elle déposa son verre sur la table et pensa que sa vie était peut-être banale si on omettait la tâche sombre de son passé et le fait qu’elle était riche… Enfin, que ses parents l’étaient et qu’elle avait une petite sœur totalement barge. Ah bah tiens !

« A part lorsque je vois le weekend dernier, totalement par hasard et par surprise, ma sœur dans un vide grenier alors qu’aux dernières nouvelles, elle vivait avec nos parents dans la maison familiale au sud. Elle m’apprend alors qu’elle a débarqué à Paris depuis plus d’un an et qu’elle est en colocation. Comme ça, sans prévenir et sans l’intention de le faire. C’est du Julia tout craché. »

Et Nelia en riait, alors que ça n’avait pas été le cas il y a une semaine. Mais que pouvait-elle faire ? Rien du tout. Sa sœur était ainsi, très différente d’elle, spontanée, impulsive, inconsciente, excentrique et givrée, il fallait le dire. Juste unique. Et même si avec elle, Nelia en voyait des vertes et des pas mûres depuis des lustres et sûrement encore pour longtemps, elle restait sa sœur et elle l’aimait comme elle était.
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Basile Després
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Sam 10 Juin - 21:43



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Basile ne pu s’empêcher de sourire en réponse à celui de Nelia. Elle semblait réellement compatir à la douleur qu’il avait ressenti ces quelques dernières semaines. Il ne pouvait qu’admirer son empathie - il savait bien qu’elle en possédait énormément, mais lorsque celle-ci se dirigeait à son égard, elle prenait soudainement une forme très appréciable. L’empathie n’est pas un don permis à tout le monde, mais c’était quelque chose qu’il recherchait chez les gens, même si lui en avait manqué avec Elisa, sur les dernières semaines de leur relation.

Nelia dégusta son jus de fruit avec délicatesse et semblait fort satisfaite de son choix. Elle s’exprima ensuite, déclarant que tout allait bien pour elle, mais que sa vie était banale et ennuyeuse, ces mots frappèrent alors Basile. Comment la vie d’une jeune femme de vingt-cinq ans, dans la plus belle des capitales pouvait-elle être banale et ennuyeuse ? À ces dires, il lui vint l’envie de changer ceci sans attendre, l’emmener danser chaque soir, la faire virevolter sur les quais de la Seine, l’emmener au musée et au théâtre, la faire rire aux éclats. Il voulait la surprendre, la brusquer, la faire pétiller, l’embrasser, la faire voyager, lui offrir des milliers de roses, l’emmener dîner aux chandelles, lui glisser des mots doux à l’oreille, l’entrelacer, l’aimer… Un baiser d’amour lui ferait-elle apprécier les couleurs de la vie ? Il l’ignorait mais il souhaitait que ce joli minois sourit à chaque instant de chaque jour et que la jolie Nelia ne se sente jamais, ô grand jamais seule et désoeuvrée. Elle méritait tellement plus, il désirait le lui faire comprendre. Craignant pourtant qu’elle n’apprécie pas toutes les idées qu’il pouvait avoir pour lui divertir sa vie, Basile préféra se taire, laissant couler son désarroi. Il se contenta de sourire, et de déclarer : « je suis ravi que tout se passe bien à la boutique ! Tu dois commencer à avoir pas mal de monde avec les beaux jours. Il faut vraiment que je vienne y faire un tour un de ces quatre. » Il venait de prendre cette décision ! Il y avait déjà pensé, à vrai dire, mais il ne voulait pas prendre Nelia au dépourvu. Une idée absurde, sans doute, mais Basile était du genre à être trop prudent que pas assez. Une prudence certes exagérée, qui finissait parfois par lui jouer quelques tours.

Nelia enchaîna, parlant alors de sa soeur. Elle avait donc une soeur, première nouvelle ! Il n’avait jamais pensé à lui demander si elle était fille unique, mais c’est ce qu’il imaginait d’elle. Pas qu’elle soit pourrie gâtée ou peste comme le stéréotype de l’enfant unique voudrait le faire croire, mais elle semblait être un peu solitaire, et réservée. Deux facettes de sa personnalité qui lui allait très bien, par ailleurs. Il était certainement allé très vite en besogne pour s’imaginer une telle chose, mais après tout, c’était aussi pour la connaître qu’il l’avait invitée à venir boire un coup, alors pas de jugement. « J’ignorais que tu avais une soeur ! C’est toi l’aînée ? » demanda-t-il. Ho et puisqu’elle n’avait pas daigné lui en raconter plus sur son histoire, il allait devoir creuser par un autre moyen : « Vous vous entendez bien ? Parce que si elle vit ici depuis un an et que tu l’ignorais, vous ne devez pas vous parler souvent ! » s’enquit-t-il de nouveau en riant. Il allait lui poser une demi-tonne de questions, et elle finirait bien par lui sortir deux ou trois informations d’importance primordiale. Il n’avait pas franchement envie de ne parler que de lui pour meubler la conversation, elle méritait qu’on s’intéresse à elle et que l’attention lui soit entièrement réservée. Basile savait que Nelia était timide et il allait lui donner le temps nécessaire pour qu’elle se sente à son aide en sa compagnie. Il savait chercher le meilleur des gens et sa douceur saurait avoir raison de l’introversion de la demoiselle, il en était certain.
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Dim 11 Juin - 14:55



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elia n’avait rien dit, enchaînant sur sa sœur, mais elle serait sincèrement ravie de voir Basile venir dans sa boutique. Pas forcément pour qu’il achète quelque chose, c’était juste agréable et aussi gratifiant de voir ses proches et ceux qu’on aime bien apprécier ce que l’on fait. Après, Nelia avait bien un objet qui pourrait intéresser l’escrimeur… Mais elle gardait cette surprise pour le jour où il viendrait jeter un coup d’œil.

« Oui, on a trois ans d’écart. »

Elle s’était contentée de cette réponse et avait reprit une nouvelle gorgée de son jus de fruit tout en jetant un regard sur la vue extérieure. Nelia ne fut pas dérangée par la nouvelle question de Basile, elle préférait toujours laisser les autres personnes faire la conversation, sa timidité ne l’aidant pas à être sociable, à moins que ce ne soit sa peur d’être elle-même. Elle avait passé tant d’années à être la fille parfaite, obéissante et sage, que des restes étaient encore présents aujourd’hui.

« On s’entend bien oui… Pour certaines choses. Ce n’est pas toujours simple. Je suis certaine que tu sais mieux que moi ce que c’est » lui répondit-elle en reportant son regard rieur sur celui de Basile. Il devait avoir beaucoup d’expérience à la matière qu’elle avec ces quatre sœurs. Nelia reposa son verre sur la table, mais laissa ses doigts autour du verre frais.

« Nous avons des conceptions différentes de la vie du quotidien et des responsabilités disons. Hormis cela, on s’aime beaucoup. On a quasiment grandit seules. Nos parents étaient souvent absents, pris par l’entreprise familiale. »

Nelia s’interrompit. Elle n’aimait pas trop rentrer dans les détails de son passé, mais comment pouvaient-ils apprendre à mieux se connaître s’ils ne parlaient pas ? Nelia ajouta donc que ses parents prônaient malheureusement un peu trop les études, l’excellence et la perfection, trois choses qui ne correspondaient absolument pas à Julia qui avait toujours eu le courage et le mérite d’être toujours elle-même. Chose dont Nelia est très fière même si Julia est parfois –même souvent- désespérante. Car elle, elle n’avait pas eu ce courage avant longtemps. Elle avait et est probablement encore la fifille à ses parents, la fille modèle, qui veillait sur sa sœur, qui était toujours là pour l'aider et qui satisfaisait ses parents, toujours contents et très fiers d’elle. Nelia ne regrettait pas, ça faisait partie d’elle, il ne fallait pas rester dans le passé, mais disons que ça pouvait expliquer certaines actions et réactions de sa petite-sœur. Peut-être une certaine petite rancœur inconsciente.

Et voilà, il en savait maintenant un peu plus sur elle et elle n’avait pas embellie son enfance. C’est pourquoi son regard et son sourire étaient désormais gênés et elle ne savait pas vraiment quoi dire maintenant… Bravo Nelia, t’as plombé l’ambiance et maintenant il va regretter de t’avoir invité et de t’avoir posé des questions ! pensa-t-elle en prenant une gorgée de jus de fruit comme si elle se cachait derrière.
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Basile Després
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Dim 18 Juin - 14:00



she's a rainbow

Nelia semblait quelque peu mal à l’aise lorsqu’elle en eut terminé avec sa famille et sa soeur. Elle arborait un sourire gênée qui cachait même une once de mélancolie. C’était du moins, l’idée que se faisait Basile lorsqu’il observait le visage de son interlocutrice. Sans même hésiter, et sans réfléchir plus que ce qu’il n’en fallait - pour une fois - Basile posa sa main sur celle de Nelia, qui était sur la table. Le réconfort, chez Basile, passait par quelques paroles, mais il savait que le contact physique était aussi signe de chaleur et d’encouragements. Il n’y avait donc dans son geste aucune arrière pensée ; pourtant, le contact avec la peau suave et claire de la jeune femme fut extrêmement agréable. Basile se força à ne pas y penser plus longtemps, et exprima tout de suite son point de vue.

« Je suis désolé, je n’aurais peut-être pas dû insister plus sur ta famille. Je ne pense pas que ça t’est porté préjudice, en tout cas. Au moins, tu as vraiment l’air de savoir ce que tu veux dans la vie, ça t’a forgé un caractère et une vraie personnalité. Je ne connais pas ta soeur, mais elle a tout de même l’air beaucoup plus volatile que toi, d’après ce que tu en dis. » lui glissa-t-il alors doucement. Il n’était pas vraiment gêné de ses questions, puisqu’il cherchait à en apprendre plus sur elle, mais il s’en voulait d’avoir déclenché un léger malaise dans leur conversation, qui avait pourtant bien commencée. Il espérait que les quelques mots qu’il venait de lui lancer pourrait lui faire retrouver le sourire qu’elle avait lorsqu’elle était arrivée. Alors sans attendre et pour remettre un peu de joie de vivre dans cette discussion, Basile retira sa main de celle de Nelia afin d’éviter plus de malaise, et enchaîna sur quelque chose de nettement moins solennel.

« Mais si ça peut te rassurer, aucune famille n’est parfaite. Je pourrais te raconter des trucs sur les Després que tu serais sûrement surprise. » déclara-t-il avec un brin d’humour, afin d’alléger l’atmosphère. « Je sais qu’on a l’air d’être merveilleux en tous points, mais on a aussi eu notre lot d’emmerdes… » ajouta-t-il en riant - il plaisantait évidemment, son humilité ne lui permettrait jamais de se vanter à ce point là.
« Si tes parents ont autant travaillé, c’était aussi pour que vous puissiez avoir tout ce dont vous aviez besoin, j’imagine. Je ne prétends pas savoir ce que c’est de vivre sans l’attention nécessaire de ses parents, parce qu’on a quand même toujours eu notre mère pour nous, mais je sais que ça peut être difficile. » Basile ignorait si Nelia connaissait un peu l’histoire de leur famille : tout ce qui avait engendré le divorce de ses parents et leur déménagement jusqu’ici. Il savait bien que le fait que Nelia et Charline soient amies allait compliquer un peu certaines choses entre lui et la petite blonde, mais il était vrai que cette absence d’informations le mettait un peu dans l’embarras. Devait-il attendre que Nelia lui pose la question, ou peut-être serait-elle trop timide pour le lui demander ? Il était aussi possible que Charline lui ait déjà tout raconté. Et après tout, devait-il vraiment lui raconter maintenant ? Est-ce qu’il n’était pas trop tôt ? Et en même temps, si elle venait de se confier sur sa vie de famille, il serait bon qu’il en fasse de même de son côté ! Et puis mince, trêve de questionnements, Basile se lança, espérant que ce ne soit pas trop redondant…
« Quand on est arrivé à Paris, après la divorce de nos parents, j’avais dix-sept ans, mais si je prends l’exemple de Célie, elle n’en avait que huit, elle… Et je pense que ça na pas toujours été facile pour elle - pour aucun de nous, en fait. On a complètement subi les erreurs de notre père, et on lui en a voulu pendant très longtemps - et certains d’entres nous lui en veulent encore. » Basile avait longtemps souffert de la situation familiale dans laquelle ils vivaient. Mais aujourd’hui, il savait en parler sans être affecté pendant les quatre jours qui suivent. C’était une partie de sa vie qui lui avait permis de se construire, comme ce qu’il venait de dire à Nelia : il s’est forgé un caractère et une vraie personnalité grâce à cela.

« Mais quand tu me dis que tu as manqué d’attention et que tu as plutôt souffert de l’insatisfaction perpétuelle de tes parents, je trouve ça vraiment difficile pour toi. Je pense que chaque parent essaie de faire au mieux pour donner le meilleur à ses enfants… Mais la preuve que ça échoue parfois. Au moins, tu t’en es bien sortie ! » il sourit, souhaitant que celui de Nelia réapparaisse aussi.
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Mar 11 Juil - 7:26



She's a rainbow
S
a main sur la sienne était à la fois réconfortante et un soulagement pour elle qui avait craint que ses confidences plombent l’ambiance. Il s’excusa même d’avoir insisté. Il ne fallait pas. Après tout, si Nelia n’avait pas répondre, elle ne l’aurait pas fait, il ne l’avait pas obligé. En tous les cas, sa sollicitude et sa gentillesse touchaient le petit bouton de rose qui se retint –plus par timidité que par décence- de mêler ses doigts à ceux de Basile.

« Je te le confirme, Julia est un sacré papillon, oui. »

Encore heureux que ce n’était pas le cas dans ses relations amoureuses. Elle était trop tête en l’air pour songer à ces choses-là ou les prendre au sérieux, mais Nelia s’était toujours demandé ce que ça donnerait lorsque ça tomberait sur la tête de sa sœur… Durant leur enfance, elle s’était plusieurs fois dit que peut-être il y aurait quelque chose un jour entre Julia et Max, mais visiblement ils sont toujours que des inséparables amis. Une amitié des plus précieuses, Nelia en était convaincue.  Bref ! Ce fut au tour de Basile d’enchaîner sur sa propre famille. Les Despres dont elle connaissait déjà tous les membres de la famille, à part leur père. Nelia avait entendu parler par Charline des histoires de famille qu’ils avaient eu, mais c’était toujours de façon brève, voyant bien que son amie ne voulait jamais trop s’y attarder et n’aspirait qu’à penser à autre chose. Elle ne fut donc guère surprise d’entendre les paroles de Basile, mais comme il le disait, ils avaient leur mère et ils étaient une famille d’enfants nombreux. Les liens étaient et sont toujours forts entre eux. Ils ne sont pas seuls. De tels liens sont toujours touchants et irremplaçables.

« C’est gentil de ta part de me dire tout ça, tu n’es pas obligé. Ça me touche. Aujourd’hui, nos relations sont bonnes, même si le lien familial est moins présent que celui que j’ai avec Julia. »

On peut donc assez aisément imaginer à quel point le lien avec les parents ne doit pas être très important. Mais Basile ignorait en plus ce qui avait assurément d’avantage rapprochée les deux sœurs. Evénement que Nelia n'était pas prête à lui révéler, c'était un passé plutôt sombre, pouvant effrayer et repousser et puis mine de rien c'était intime également.

« C'est sûr que ça n’a pas dû être évident à vivre non plus pour toi et tes sœurs. Charline m'en a déjà parlé, même si elle avait plutôt le besoin de penser à autre chose et de se vider l'esprit que d'en discuter. Comment tu l’as vécu en étant le seul garçon de la famille? ça n’a pas dû être simple d’être éloigné de son père ainsi… »
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Basile Després
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Mar 18 Juil - 19:07



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Ecouter Nelia parler de sa famille, ou d’autre chose était un plaisir pour les oreilles de Basile. Elle aurait pu lui baragouiner n’importe quoi qu’il aurait été tout autant ravi d’entendre la voix mélodieuse de la jolie blonde. En l’occurence, il y avait plus agréable comme conversation, les relations parents-enfants ne sont pas franchement toujours les premiers sujets que l’on aborde, mais peu importait aux yeux du brun.
Nelia eu semblé touchée par ce qu’il venait de lui confier concernant les relations qu’il entretenait avec sa famille. Ouf, pas de quoi se prendre autant la tête, pensa-t-il. Il devait juste se rappeler d’être naturel, en somme. Il était tellement anxieux de ce rendez-vous, qu’il en oubliait le principal, et ce qui faisait habituellement sa force… Cette fille lui faisait vraiment tourner la tête. Basile décrocha un sourire à Nelia lorsqu’elle admit qu’elle fut touchée par ses révélations. Il se vit rassurer et s’étonna même du sentiment de bonheur qui l’envahissait peu à peu lorsqu’il plongeait son regard dans celui de son interlocutrice.

« C’est déjà pas mal que les choses se soient arrangées avec eux au bout du compte. Il y a un moment dans la vie où nos parents finissent par ne plus vraiment être nos parents, mais des adultes à qui il est plus facile de parler… L’important c’est que vous ayez une relation cordiale, après le reste est superflu. Ils finiront peut-être par t’étonner, et ça te donnera l’envie de te rapprocher d’eux… » ajouta-t-il avec un sourire. Ces derniers mots étaient sincères, il souhaitait vraiment que Nelia trouve une symbiose avec ses parents, qu’elle ne ressente aucune rancoeur envers eux. C’était le genre de petits détails qui pouvaient gâcher de bons moments dans la vie d’un jeune adulte. Basile le savait et il ne souhaitait que le plus grand des bonheurs à la petite blonde.
Ce que son interlocutrice lui révélait lui rappelait son histoire à lui, ce qu’il avait fait après le divorce de ses parents. Il repensait à cette relation si fusionnelle qu’il avait entretenue avec son père, qui avait été réduite à néant en l’espace de seulement quelques instants. Ce fut un vrai coup dur au départ, et il avait même fini par détester purement et simplement l’homme qui l’avait si bien élevé.

« Oui, je ne savais pas si vous en étiez arriver à parler de ce genre de choses… Je sais qu’elle est un peu réticente à se souvenir de cette période. » dit-il avec un sourire quelque peu effacé. Il avait un peu de peine pour ses petites soeurs qui étaient beaucoup plus jeunes que lui lors de l’évènement et qui, pour certaines, l’ont vécu avec beaucoup plus de traumatisme que lui. Puis il reprit : « Non c’est vrai que ça n’a pas été tous les jours faciles… Disons que j’ai été un peu le père de substitution des plus jeunes, surtout Guillemette et Soline. Ma mère ne m’a jamais demandé de le faire, mais lorsque l’une de mes soeurs commençaient à manquer de respect, s’embourber dans leurs conneries, je me sentais obligé de le faire en fait. C’est assez étrange comme situation, mais je ne suis pas du tout malheureux d’avoir eu ce genre de responsabilités. Et puis ça ne m’a pas empêcher de partir de la maison à vingt ans pour l’escrime non plus… Elles m’ont toutes pousser à le faire malgré les responsabilités que j’aurais pu avoir à la maison. J’ai vraiment une famille géniale. » termina-t-il enfin. Cette fois-ci, son visage rayonnait. Il se rendait réellement compte de la chance qu’il avait d’avoir des soeurs et une maman aussi attentionnées et prête à se sacrifier pour lui. Il en valait de même pour lui, si l’une d’elle se trouvait en danger, il savait pertinemment qu’il ferait absolument tout pour la protéger.

« Personne n’est trop au courant, sauf Alice ; je ne pense même pas que Cha soit au courant… mais j’ai revu mon père, moi. L’été de mes dix-huit ans je suis retourné à Bordeaux pour le voir. Je trouvais ça trop dur de me dire qu’il n’avait jamais eu la chance de nous dire au revoir. Tu t’imagines qu’il ne savait même pas qu’il avait eu une dernière fille ! On a passé une après-midi ensemble, à parler de tout et de rien. Il était toujours avec la fille avec qui il avait trompé ma mère, très charmante d’ailleurs. Depuis je lui envois un mail de temps en temps pour lui donner deux-trois nouvelles. Je l’ai pardonné de son erreur, mais je lui en veux toujours, au fond… Il nous a un peu abandonné avec ses bêtises. » déclara-t-il. Ces histoires de familles auraient pu le mettre dans un état de malaise ou de tristesse, mais toutes les années qui s’étaient écoulées avaient effacé la peine. Ne restaient que les faits et une once de rancoeur. Il relatait ces évènements sans chercher la pitié de Nelia, ce n’était en aucun cas le message qu’il souhaitait faire passer. Il était simplement content qu’elle connaisse deux-trois choses d’importance sur la famille Després. Peut-être serait-elle un jour amenée à en faire partie… s’amusa-t-il à penser. Un sourire s’afficha alors sur son visage.

« Bon assez parler de moi ! Tu as prévu quelque chose d’intéressant cet été ? Tu pars en vacances ? Ou peut-être que la boutique va te prendre trop temps en fait… » demanda-t-il avec curiosité.
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