Le sourd et la brute. (Antoine)

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Jeu 8 Juin - 19:08
Assommé par sa longue soirée et début de nuit, roulé en boule dans ce merveilleux lit en bois de chêne, dans cette petite chambre, à l'odeur enivrante et aux chants d'oiseaux doux comme la crème sur un café latte installés sous la fenêtre, Aiden peine à se réveiller, allongé de tout son long dans le grand lit qu'il partage depuis hier soir, aux côtés d'une jeune femme qu'il ne connaît pas. Ses doigts viennent se glisser dans la chevelure blonde de la jeune femme qui partage ses draps avec lui. Malgré l'envie de contempler ce sublime corps aux formes appréciables, le presque trentenaire se lève rapidement, sans faire de bruit pour autant, avant d'attraper ses vêtements éparpillés au sol pour se rhabiller le plus vit possible. La belle inconnue marmonne en entendant le bruit et s'étire légèrement en lui demandant ce qu'il fait. « J'apporte le p'tit dej. » Qu'il murmure, le menteur, la voix rauque et pâteuse tandis qu'il glisse ses lèvres jusqu'au cou agréable et doux de la jeune femme pour lui faire croire qu'il dit vrai. Le parfait connard.

Fermant la porte de la chambre pour laisser l'inconnue se rendormir, Aiden s’attelle à trouver la sortie le plus rapidement possible, ignorant le regard en coin du chat présent dans l'appartement plutôt design, bien qu'assez vintage. Il y fait chaud et le calme y règne en maître. C'est d'ailleurs assez flippant, quand on y pense. S'extirpant finalement de cet endroit, Aiden rentre chez lui rapidement pour prendre une douche rafraîchissante. Boh. Elle ne va sûrement pas lui en vouloir. Après tout, il se demande si elle se souviendra de son visage quand elle aura dessoûlé. Il faut dire qu'il a un peu abusé hier soir, après son combat de rue. Sûrement n'aurait-il pas dû … Mais il en avait besoin. Il s devait de décompresser. Soupirant d'aise, le jeune homme s'occupe de laver ses longs cheveux ondulés, prenant soin à ne pas trop les emmêlés. S'il y a bien une chose qu'Aiden adore, ce sont ses cheveux. Il ne pourra jamais s'en séparer, il en est sûr et certain.

Un léger couinement le fait tiquer soudainement alors qu'il sort de la cabine de douche pour se sécher et enfiler des vêtements propres à la douce odeur de lavande. « J'arrive, Never, une minute. » Lance-t-il à l'encontre de son chiot avant de rejoindre ce dernier, un fois sa tignasse coiffée et parfaitement attachée en un chignon sauvage. Caressant un instant l'animal à quatre pattes, Aiden ne peut s'empêcher de sourire avant de lui servir sa ration du matin, se préparant un café par la même occasion avant d'enfiler ses villes Doc Martens dans l'unique but d'aller se promener un peu en ville. C'est son jour de repos, alors autant en profiter, même s'il faut avouer qu'il n'apprécie pas la population abondante de la grande ville qu'est Paris. Il a d'ailleurs encore du mal avec la langue française, mais il s'habitue doucement, bien que son accent anglais soit très prononcé.

Prenant la temps de sortir Never pour qu'il fasse ses besoins avant de le laisser à la maison pour la matinée, Aiden se promet de l'emmener faire une balade en dehors de Paris dans l'après midi, histoire de sortir un peu du quotidien et de cette immense ville. Les mains dans les poches, le barbu regarde autour de lui en marchant, ses pas le guidant tranquillement jusqu'à-ce qu'il entende des éclats de voix et des menaces. Haussant un sourcil, le jeune homme s'approche doucement, tandis que la plupart des passants s'éloignent le plus vite possible de l'endroit, visiblement apeurés à l'idée d'être blessés ou menacés à leur tour.
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Jeu 8 Juin - 20:21
En plein début de matinée j'étais sortis de chez moi pour aller me chercher de quoi me faire un bon petit déjeuner. La nuit avait été un peu courte j'avais mal dormi. Je crois que je réfléchis trop, Alejandro et tout ça là ça me porte un peu trop sur le système. Je me pose trop de question sur tout ça. Est-ce que je me fais des idées? Est-ce que lui il pense à moi comme moi je pense à lui? Je crois que j'suis amoureux, vraiment, pour la première fois. C'est peut être pour ça qu'il m'obsède tant. Mais une chose est-sure c'est que ça me pourrit la vie. Au point que je me suis même mis à boire de l'alcool, moi qui n'en buvait jamais maintenant il arrivait que je me bourre la gueule pour le plaisir de me mettre la tête à l'envers et de ne plus penser à rien. Et ça même si j'me fais engueuler en arrivant sur les shooting en retard avec la marque de l'oreiller, l'haleine alcoolisée et les yeux avec des valises dignes d'un véritable placard. Je changeais, maintenant je m'assumais et moi qui pensait que ça allait me faciliter les choses, je me suis bien planté. Alors dès le matin je m'étais levé pour aller chercher des pains au chocolat et même du café alors que d'habitude j'aime pas ça. Oui je fais partis de ces éternels gamins qui ne jurent que par la boisson chocolatée. Le café ça reste une boisson d'extrême urgence quand j'arrivais plus à tenir debout.

Mais en revenant avec tout ce qu'il me fallait je préférais passer par un raccourcit en slalomant à travers les bâtiments. Mais je me suis trouvé face à deux mecs qui se sont mit à me parler. J'étais trop loin pour pouvoir voir leur lèvres donc j'étais incapable de les comprendre et en plus j'avais oublié mon appareil auditif chez moi comme un débile. Donc le ton est monté, l'un des deux mecs m'a bousculé au point que je me suis retrouvé à me renverser mon café sur moi. J'étais trop paniqué pour essayer de parler et je me doutais qu'ils ne comprendraient pas si je signais. Quant à lire sur leurs lèvres ils étaient trop souvent en mouvement pour que je puisse voir clairement les mots se former sur leurs lèvres. Mais vu comment ils ouvraient la bouche je compris qu'ils criaient. L'un d'eux mit sa main dans ma poche à la recherche de mon portefeuille, par réflexe je le repoussais mais je n'eus en réponse qu'un coup violent au visage puis un second au ventre qui me plia en deux sous la douleur. Une envie de vomir me vint rapidement. J'étais complètement paniqué. L'un des deux me poussa pour que je me retrouve au sol. Il me prit mon portefeuille et le vida de mes cartes et mon argent avant de me l'envoyer au visage. Finalement je les vis tout les deux se tourner vers un autre homme, grand, barbu, visiblement des cheveux longs attachés en un chignon. Il était accompagné d'un chien, plutôt petit, jeune apparemment. Je me demandais s'il allait me démolir un peu plus ou m'aider.
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Jeu 8 Juin - 20:51
Paris est une grande ville. Belle de part ses décors fabuleux, sublime de part ses immeubles construits à des hauteurs incroyables. Mais Paris est également sombre et néfaste, avec tous les malfrats vivant dans certains quartiers malfamés, avec les combats de rue, les trafics et toutes les choses qui passent sous les yeux des habitants sans que personne n'ose dénoncer les troubles faites à la police. Aiden non plus, ne les dénoncera pas, mais il sait que si l'un d'eux tente de s'en prendre à lui, à Never ou à quelqu'un sous ses yeux, il ne restera ni silencieux, ni immobile durant très longtemps. Car le barbu n'a jamais été peureux, ni même docile. Oh ça, non. Il est plutôt sauvage, indomptable et violent. L'injustice se paie de ses poings quand il en est témoin. Il ne fait pas parti de ces humains lâches qui tournent le dos aux innocents. Bien au contraire. Il fait parti de ceux qui aident, qui tendent la main, qui tentent un sourire malgré ses airs de gros dur. Parce qu'Aiden, il a déjà souffert. Parce qu'Aiden, il sait ce que c'est que d'être malheureux ou blessé, que cela soit physique ou mental, bien évidemment. Et comme le dit si bien le diction ; ne fais pas aux autres, ce que tu ne veux pas que l'on te fasse.

Alors, lorsque le beau bouclé croise la route de passants inquiets et pressés, ce dernier s'approche des éclats de voix, gardant son Doberman à ses côtés, serrant la laisse relié au harnais du chien entre ses doigts agiles. Il s'approche de la scène, fronçant les sourcils en remarquant les deux hommes qui s'en prennent à un gamin pour lui voler un peu d'argent. Des pourritures. S'ils ont tant besoin d'argents, qu'ils se sortent les doigts des fesses et qu'ils aillent trimer comme tout le monde. Marmonnant dans sa barbe des mots incompréhensibles dans sa langue natale, le presque trentenaire termine de s'approcher, ignorant le regard noir des deux inconnus, qui se sont tournés en l'entendant les approcher. Après tout, il n'est pas très discret, lorsqu'il marche. Il a tendance à traîner des pieds, à souffler fort et à claquer des doigts de sa main droite.

« Qu'est-ce que tu regardes du con ? » La voix rauque de l'homme à gauche s'élève dans l'air et Aiden hausse un sourcil, ayant très bien compris l'insulte à son égard. Haussant des épaules, le chevelu ordonne à son chiot de ne pas bouger en lâchant la laisse avant de soupirer. L'animal couche les oreilles en couinant, fixant la scène d'un regard inquiet. « Pas très sympa, d'voler. Feriez mieux d'lui rendre s'affaires. » Qu'il claque froidement, mâchant parfois ses mots, son accent britannique ne lui donnant pas vraiment un air des plus méchants, quand il pense. Et pourtant, alors que l'autre homme s'apprête à lui assener un coup de poing bien placé, le barbu s'empresse de le parer et de l'envoyer au sol avec violence. Ces deux gamins ne pensent tout de même pas pouvoir le mettre au tapis avec leurs épaules de femmelettes, tout de même ? « J'répèterai pas, les glands. » Renchérit-il avant d'attraper l'autre par le col, ignorant le coup qu'il lui met au torse pour le frapper brutalement en pleins visage, ce dernier titubant quelques instants avant de balancer les cartes à la figure du sourd pour se jeter de nouveau sur le professeur d'arts martiaux.

Le combat ne dure pas longtemps, Aiden ayant l'avantage quant à ses années d'entraînement au combat, bien qu'il soit sûr qu'ils avaient eu une arme à feu, il n'aurait pas fait long feu. « Hmpf, z'allez bien ? » Demande-t-il après avoir fait signe à Never de le rejoindre, reprenant la laisse entre ses doigts avant de s'accroupir pour fixer le jeune homme durant un petit moment. Il glisse une main sur la joue du garçon, sourcils froncés. « T'as d'sang. J'vais t'aider à t'lever. T'veux un café ? Sont partis. » Il l'aide à se relever aussitôt, un peu maladroit, n'étant pas très habituer à se montrer doux avec les autres, sauf avec ses proches. C'est qu'il est peu brute, le bougre. Et qu'il n'arrive pas à prendre son temps dans ses gestes. Tout est toujours rapide avec lui.
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Jeu 8 Juin - 21:35
Finalement et bienheureusement pour moi l'homme qui venait d'arriver n'était pas un ami des deux autres. Il prit ma défense et mit une véritable raclée à ces deux connards. Résultat il récupéra rapidement mes affaires et mon argent qu'on m'avait volé. J'étais toujours au sol, tout tremblant, humide du café que je m'étais renversé dessus. J'étais complètement flippé. Mais finalement le colosse mit en fuite les deux autres imbéciles. Il glissa une main sur ma jour ce qui me fit légèrement sursauter tandis que son chien venait me renifler. Je reprenais peu à peu conscience de ce qui m'arrivait et je pu observer les lèvres de mon sauveur bouger. Je fixais mon attention dessus mais j'étais encore trop choqué pour décoder quoi que ce soit. Tout ce que j'avais compris c'est "partis" et j'avais bien vu que mes agresseurs s'en étaient allé. Du coup ça ne m'aidait pas beaucoup. L'homme m'aida à me relever rapidement. Je m'accrochais à lui pendant l'ascension et refusa de le relâché par la suite, j'avais peur que mes jambes ne tiennent pas le poids de mon corps. C'était la première fois que je me faisais agresser et j'étais encore sous le choc. Mais alors que je continuais à m'accrocher à mon sauveur j'arrivais à me concentrer assez pour pouvoir articuler quelques mots.

-Merci... Je... M'appelle ... Antoine...

Je finis par signer en pointant mon oreille de mon index puis ma bouche, le signe pour sourd. J'étais encore trop choqué pour réellement parler. Mais petit à petit je commençais à me calmer un peu. Parler et lire sur les lèvres me demandait un effort incroyable. Je pouvais quand même converser avec des entendants comme ça mais ça restait éprouvant pour moi si l'autre ne savait pas signer. Je finis par relâcher mon sauveur tandis que son chien continuait de me renifler, comme s'il cherchait à reconnaître l'odeur du café qui avait imbibé mes fringues. Je sortis ensuite mon téléphone qu'on ne m'avait pas prit pendant l'agression et commença à taper dessus pour indiquer à mon interlocuteur que j'étais reconnaissant qu'il m'ait sauvé et qu'il ait récupéré mes affaires. Je l'invitais également à venir chez moi boire quelque chose. Certes au moins j'étais sûr aussi qu'avec lui il ne m'arriverait rien mais en plus je pourrais le remercier un peu plus correctement quand je serais calmé. Et puis si mon café à finit par terre c'est pas le cas de mes pains au chocolat. Je pourrais lui en proposer un. Et puis j'ai rien contre les animaux. Je tendis mon téléphone au colosse pour qu'il puisse lire mon message et voir ma proposition.
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Ven 9 Juin - 13:23
Les poings douloureux et les battements de cœur rapide, la Brute ne peut s'empêcher de souffler longuement et assez fortement, dans l'unique but de reprendre contenance et de se calmer un peu. Il ne voudrait pas avoir à s'énerver contre un imbécile qui aurait la maladresse de le bousculer. Regardant durant un court instant, les deux idiots s'éloigner rapidement après avoir pris la raclée de leur semaine, ou sûrement de leur vie, Aiden s'approche doucement de leur victime pour lui tendre la main, l'aidant à se lever après lui avoir parlé, de manière un peu rustre et maladroite. C'est qu'il est anglais après tout, il a encore du mal avec la langue de Molière et donnerait tout pour entendre un peu d'anglais aujourd'hui, histoire de calmer ses nerfs. Never renifle l'inconnu de manière innocente alors que le chiot se met à secouer la queue, visiblement en confiance. Tant mieux. Si Never se sent bien, alors lui aussi. Il n'a pas à s'inquiéter de toute manière, le gamin ne semble pas être d'une grande menace, bien au contraire. Laissant ce dernier s'accrocher à lui, le barbu l'aide à se relever avec une douceur emplie de maladresse. Hochant doucement de la tête en entendant le garçon, trouvant qu'il parle de manière assez bizarre.

Ce n'est que lorsqu'Antoine lui pointe ses oreilles de son index qu'il comprend. Ah. Il est sourd ? Il n'entend pas ce qu'il dit ? Outch. Il va bien avoir du mal à se faire comprendre, il ne parle pas le langage des signes et peine à parler français sans faire de grosses erreurs. Fronçant légèrement les sourcils, Aiden opine doucement pour lui faire comprendre qu'il a saisi ce qu'il voulait lui dire, assez perturbé par l'handicape du jeune homme. Cela doit être dur, de vivre sans entendre les autres, ni même la pluie, la télévision, la musique … et toutes ces merveilleuses choses qui existent sur la terre. Enfin, au moins, il n'entend pas les cons, c'est déjà cela. Regardant par la suite le garçon sorti son téléphone portable avant de le lui tendre après avoir marquer dessus, Aiden se concentre pour tout lire, assez lentement comme à son habitude quand il s'agit du français. Antoine l'invite à venir chez lui boire quelque chose, visiblement pour le remercier.

Glissant une main dans le pelage de son Doberman après s'être penché, Aiden sort son propre téléphone pour lui répondre. « Veux bien. Je sais pas parler le sourd. » Il lui tend son téléphone, sans savoir que sa phrase pourrait être mal pris, le fixant d'un air un peu paumé. C'est qu'il n'a pas l'habitude de se retrouver face à ce genre de personnes, bien que cela ne le dérange pas, il faut avouer qu'il ne sait pas vraiment comment agir. Alors, il reprend son téléphone pour taper doucement. « Je te suis. J'habite en Angleterre. » Il lui tend de nouveau l'écran lumineux, avant de le ranger dans la poche arrière de son vieux jean délavé dont il ne veut pas se séparer. Il habitait en Angleterre, plutôt, mais le chevelu a encore bien du mal avec la conjugaison, bien qu'il ait appris le français à l'école et qu'il soit là depuis huit mois, il n'arrive pas à s’accommoder à cette langue. Alors, sans trop essayé de se faire comprendre plus, Aiden suit le jeune homme jusqu'à l'habitation de ce dernier, regardant autour, Never le suivant à la trace tout en reniflant parfois le jeune homme marchant à leurs côtés, intrigué.
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Lun 12 Juin - 17:48
J'étais habitué à avoir diverses réactions lorsque je me présente comme étant sourd. De la peur à la violence en passant par la pitié. Chaque fois je voyais une réaction différente. C'est ce qui m'avait plu chez Alejandro, il n'avait pas réagit lorsqu'il avait comprit que j'étais différent. Aucune réaction, j'avais trouvé ça tellement poli, j'en ai pas l'habitude. C'était même à se demander s'il avait comprit que j'étais sourd. Mais mon sauveur lui semblait étonné surtout de découvrir mon handicap. J'avais remarqué ce froncement de sourcil typique de l'interrogation. J'avais décidé d'inviter le colosse à venir boire quelque chose chez moi pour le remercier. Imprudent? Peut être, après tout je ne connaissais même pas son nom. Mais il venait de me sauver d'une agression alors pourquoi me voudrait il du mal? Le barbu sortit son téléphone à nouveau pour me répondre. Néanmoins l'expression "parler le sourd" m'avait fait un peu tiquer. Je suis Sourd et j'en suis fier, alors il y a certains trucs que j'aime pas comme ce genre d'expression. Mais la façon dont mon sauveur écrivait me laissait entendre que lui aussi avait des difficultés avec la langue française. Son message suivant me donna une explication simple. Il venait d'Angleterre. Je lui souris, on avait peut être enfin trouvé un moyen de discuter plus facilement. Pendant mon année aux Etats Unis j'avais pu améliorer mon Anglais assez significativement. Du coup je repris mon téléphone et écrivit mon message en Anglais. En effet j'arrivais à l'écrire, le lire, un peu le parler et le lire sur les lèvres même si ça me demandait tout comme en Français un effort particulier.

-J'ai passé un an aux Etats Unis, on peut parler en Anglais si tu veux...

En effet ça serait plus simple pour lui et pour moi ça changerait pas grand chose au final. Je continuais à marcher avec mon escorte en direction de mon appartement. J'étais enfin un peu plus apaisé et je pouvais un peu plus facilement me concentrer et parler réellement. Même si mon accent français devait être particulièrement risible avec mon accent sourd lorsque je voulais parler en Anglais. Encore que l'année dernière personne ne me faisait de remarques.

-On est pas bien loin, au fait tu ne m'as pas dit ton nom... Ah et j'arrive à lire sur les lèvres ne t'inquiète pas. Mais il faut me parler normalement, et en face.

Quelques minutes plus tard on arrivait à mon appartement. Je laissais entrer Aiden en premier avant de l'emmener avec moi dans le salon. Une grande pièce de 30m² avec une décoration un peu moderne et un bon coin cuisine ouvert. Je fis signe à mon compagnon de la matinée de s'installer vers le bar qui séparait la cuisine du salon. Je pris une petite assiette creuse et la remplit d'eau avant de la déposer au sol pour le chien tout en demandant à mon sauveur ce qu'il voulait boire. Vu qu'on était encore en début de matinée un café irait surement bien.
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Mar 13 Juin - 18:52
Si le barbu peut passer pour un homme des plus froid, il ne fait rien pour laisser paraître une telle chose, du moins, pas sans le vouloir. Il n'avait pas voulu paraître choqué ou perturbé par l'handicape du garçon, il a surtout compris que cela pourrait se montrer très difficile de communiquer avec ce dernier, s'il ne l'entend pas. Parce qu'il ne parle pas encore très bien le français, et qu'il lui arrive de mâcher, voir de couper certains mots qu'il n'arrive pas à prononcer. Inspirant doucement, le professeur d'arts martiaux attrape son téléphone portable pour répondre au jeune homme, essayant de ne pas être trop bourrin, pour ne pas l'effrayer. Ce dernier a l'air sympathique et il faut avouer qu'il est un peu en manque de compagnie ces temps-ci, bien qu'il ait Never à ses côtés, le Doberman n'est pas un être humain. Et même s'il dit souvent le contraire, il arrive à Aiden de se sentir un peu seul, de temps à autre. Notamment la nuit, quand il se réveille ou quand il est pris d'insomnies violentes. « Je suis venu en France pour parler français, pas l'anglais. » Répond-il, tapant doucement, sourcils froncés. Il ne sait pas vraiment s'il fait des fautes, peut-être devrait-il songer à prendre des cours, pour s'améliorer un peu ? Ce ne serait pas une mauvaise idée, tiens.


Le sourd l'invite ensuite à venir boire quelque chose chez lui et Aiden hoche doucement de la tête en répondant positivement. Pourquoi pas. Il n'a pas l'air méchant et de toute manière, il faut bien qu'il l'amène quelque part pour être sûr que les deux abrutis ne reviendront pas se déchaîner sur lui. Mine de rien, la brute se trouve être une personne assez protectrice, même avec les personnes qu'il ne connaît. Son nom ? Le chevelu hausse un sourcil en entendant le jeune homme qui marche à ses côtés. Il inspire, puis lui tend de nouveau son téléphone. « Aiden. Toi ? » Il le laisse lire, avant de ranger de nouveau le gadget électronique dans la poche arrière de son jean, Never reniflant un peu partout, ce dernier n'étant jamais venu dans ce coin là de Paris. C'est un peu trop chic pour Aiden, lui qui est habitué aux allées malfamées de Paris, il ne se sent soudainement pas à place, si près des habitations qu'il juge hors de prix.

Suivant le sourd à l'intérieur de l'appartement, le trentenaire regarde autour, lâchant finalement River en le laissant renifler, ce dernier étant plutôt calme de nature. Aiden hume l'air, un court instant, avant de retirer ses chaussures, regardant son cadet en coin. Ce dernier vient de donner de l'eau à son compagnon de vie. « Tu n'es pas - » Il s'arrête de parler soudainement. C'est vrai. Il ne peut pas l'entendre. Inspirant, Aiden rejoint le garçon lorsque ce dernier lui demande ce qu'il veut boire. Il regarde les étagères, avant de lui pointer la boîte de café. « S'il te plaît. » Il mouve les lèvres en le regardant dans les yeux, s'approchant un peu de lui. « Qu'est-ce que tu fais dans la vie ? » Il lui demande, espérant qu'il l'ait compris, n'appréciant pas vraiment le fait de devoir écrire toutes les deux secondes sur son clavier tactile.
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Mar 13 Juin - 19:28
Enfin calmé, il m'était plus facile de me concentrer pour parler. Après un an à parler uniquement en anglais ou en signant j'avais un peu oublié ma langue natale. Et apparemment Aiden n'avait pas envie de parler Anglais. J'étais donc revenu à ma bonne vielle langue de Molière. Tant pis si la discutions devient plus difficile, au moins on sera deux à galérer. Et niveau galère le colosse devait déjà être à un certain niveau puisqu'il me demandait mon nom. Je lui souris, essayant de ne pas lui faire remarquer que je me répétais. Quant au fait qu'il m'ait écrit son nom sur son téléphone, au moins j'étais sûr que ça soit le bon. Lire sur les lèvres n'est pas une science exacte.

-Antoine... Je m'appelle Antoine. Et euh... merci de m'avoir sauvé Aiden.

Une fois arrivé chez moi je lui avais proposé de s'installer le temps que je mette de quoi boire pour son chien. Oui dans le milieu je suis connu comme l'ami des bêtes, dès que j'ai un shooting à faire avec des animaux je suis comme un gamin le jour de Noël. Puis je m'occupais de mon beau chevalier à l'armure d'argent ce qu'il voulait boire et il me pointa la boite de café que je gardais pour quand Chelsea vient me rendre visite. Moi j'aime pas le café. Je lui souris et marqua ma compréhension d'un signe de tête et commença à préparer sa boisson. J'irais me changer après. Mais Aiden se leva et s'approcha de moi. Il mesurait bien une bonne tête de plus que moi ce qui je l'avoue me mit un peu mal à l'aise. Mais là où il était je pouvais au moins bien le voir et j'avoue qu'il était particulièrement attirant. Mais sa voix rauque me ramena à la réalité. Il me demanda ce que je faisais dans la vie. J'aimais pas cette question, j'aimais mon travail mais j'avais toujours l'impression de passer pour un petit con orgueilleux lorsque j'en parlais.

-Je fais du mannequinat, c'est pour ça aussi que je suis partis un an en Amérique. C'est d'ailleurs là que j'ai gagné le mieux ma vie. Je suis rentré il y a quelques mois.

Je terminais la tasse de café pour Aiden pour lui donner puis lui demanda de m'excuser avant de retirer mon t-shirt devant lui. Je partis ensuite dans ma chambre pour récupérer une petite veste d'été en coton que j'enfilais habituellement les jours où je voulais traîner seul à la maison. Je revins donc vers mon sauveur la veste à moitié fermée, restant à moitié ouverte sur mon torse encore nu. Je me préparais un chocolat chaud et sortit deux pains au chocolats que j'avais acheté, j'en tendis un à Aiden avec un petit sourire tout en le regardant dans les yeux. J'étais quand même impressionné par sa carrure. Un véritable guerrier viking devant mes yeux.

-C'était impressionnant de te voir leur mettre une raclée. Tu sais vraiment bien te battre, on aurait dit un film d'action...

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