Il a le regard qui tue. (Tim)

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Charlotte Favret
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Sam 1 Juil - 16:54

et entendre ton rire qui lézarde les murs,
qui sait surtout guérir mes blessures




Comment j’ai pu en arriver là. C’est la question que je me pose alors que je suis en train de retirer mon jean face à tous ces mannequins rachitiques. Au milieu du brouhaha ambiant, je suis probablement la moins à l’aise dans l’exercice. Pourtant, la journée avait bien commencé avec les résultats du conseil de classe de mon frère. La fin de l’année scolaire et le départ prochain en vacances de ma fratrie. C’était probablement leur moment préféré dans l’année et le mien également au passage. Mon mois de solitude, et même si l’appartement familial ne me semblait jamais aussi grand que quand il était vide de leur présence, j’attendais avec impatience le calme qui suivait l’agitation du départ. Et ce départ était justement prévu pour ce soir, un séjour en Grèce dans la maison d’été de mes grands-parents. Je devais les déposer à l’aéroport aux alentours de dix-huit heures mais mon programme avait été entièrement chamboulé par l’appel catastrophé d’une amie qui avait besoin de moi en urgence pour un défilé, remplacer un modèle au pied levé parce qu’ils n’avaient réussis à trouver personne qui pouvait se libérer assez rapidement. Et c’est comme ça que je me suis retrouvée au milieu de la foule excitée, sous la verrière du Palais de Tokyo à chercher des yeux celle qui m’avait appelé pour jouer le mannequin amateur, celle qui était sensée me maquiller alors que je ne savais même pas encore ce que je faisais là entourée de nanas sans aucune pudeur qui couraient pour se faire habiller. Un nouveau message de mon frère pour me prévenir qu’ils ont passé l’embarquement et je peux enfin me détendre de ce côté-là. Je me repasse mentalement le contenu de leurs valises pour vérifier que je n’ai rien oublié alors que je m’installe enfin face à un miroir pour passer à l’étape du maquillage. Je discute distraitement avec mon amie qui m’explique quelle galère ça a été de remplacer le mannequin qui ne s’est pas présenté au dernier moment. Elle m’explique l’enjeu du défilé pour un jeune créateur qui présente sa première collaboration et je hoche la tête, bien décidée à faire mon maximum pour participer à la réussite de ce projet ambitieux. Je n’ai rien d’une professionnelle du catwalk, hormis quelques shootings lors de mes premières années d’étude, je n’ai jamais été plus attirée que ça par le monde du mannequinat. L’angoisse, les restrictions et les voyages loin de sa famille c’est pas vraiment fait pour moi. Pourtant, plusieurs scouts ont déjà fait remarquer mon physique atypique correspondant parfaitement aux critères de l’industrie de la mode mais mes parents ont toujours préféré me voir faire fonctionner ma tête et je ne peux que leur donner raison mais je dois avouer qu’à cet instant précis, une première expérience aurait aidé à me détendre alors qu’un coiffeur passe derrière moi et commence à me tirer les cheveux sans aucune délicatesse. Mes grimaces n’y changent rien et pendant presque vingt minutes, mon tissu capillaire se fait malmener alors que c’est enfin mon tour de passer à l’habillage et je dois admettre que j’aime beaucoup l’univers des créations que je vois passer sur les modèles déjà habillées. J’admire le travail de l’artiste en me promettant d’aller en découvrir davantage après mais pour l’instant, je me concentre sur l’ampleur de la tâche qu’il me reste à accomplir. Marcher, ne pas tomber, éviter de me ridiculiser et je me repasse ces trois points en boucle pendant que je me déshabille. Je reconnais une mannequin croisée lors d’une soirée il y a quelques mois et je me sens encore une fois assez loin de son physique ravageur. Les regards insistants de certaines autres modèles n’aident pas alors que je me retrouve en sous-vêtements, mais je préférais largement leurs regards que celui que je croise à ce moment, je reconnais Tim de loin qui s’approche de moi et je cache mon corps comme je peux, loin d’imaginer que je suis face au créateur de cette collection, face à celui qui va m’habiller. Les images de notre dernière rencontre me reviennent en mémoire ainsi que ma fuite soudaine à l’évocation de ma famille. Je le regarde, tétanisée par sa présence alors que je suis quasiment nue face à lui. J’ai plus d’une fois fantasmé sur ce moment mais j’étais loin de m’imaginer cette entrée en matière là. Je m’imaginais quelque chose de plus intime aussi alors que je reste le fixer, pantoise. J’aimerais fuir vers la sortie mais je suis là pour le boulot alors je tente de me raisonner le mieux possible et reprends un peu de contenance même si mes joues restent cramoisies et que mon corps est quasiment à découvert. « Je dois m’habiller pour défiler mais je crois pas que tu aies le droit d'être là. »  C’est mon moyen de fuir cette situation gênante, encore loin de l’imaginer s’éterniser, de le fuir lui alors que je me sens encore honteuse de la manière dont j'ai abrégé notre dernier rendez-vous. Et j'utilise l'attaque comme seul moyen de défense.
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Thimothée Bery
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Dim 2 Juil - 18:34
Charlotte & Thimothée

       


L'avantage de ne pas avoir de nouveau croisé Charlotte où que ce soit, c'est que ça a forcé le brun à se concentrer sur son boulot. A ne plus chercher à la voir puisque le message de sa part a été on ne peut plus clair. Le seul truc, c'est qu'il ne sait même pas ce qu'il ressent par rapport à tout ça. Il est pas mal perturbé, c'est un fait. Parce que la fascination n'est pas morte. Mais la frustration et l'incompréhension l'ont totalement coupé dans son élan artistique. Il a tout changé dans sa pièce. Celle dans laquelle il puise son inspiration jour après jour et qu'il change régulièrement pour passer d'un univers à un autre. Avoir tous les jours sous les yeux un tas de trucs qui le poussaient à penser encore et encore à elle, ce n'était tout simplement plus possible du tout. Alors il a abandonné. Et est revenu à ses premiers amours. Un monde plus sombre, chic, sexy. Un truc qui parvient à l'inspirer autant que possible. Lui qui a planché sur une petite collection pour faire officiellement ses premiers pas dans la mode. Ce n'est encore qu'une petite ébauche de ce qu'il compte faire plus tard. Mais ça reste un grand pas en avant pour lui !

Il a la boule au ventre aujourd'hui, quand il se rend sur le lieu où doit se dérouler son défilé. Il est anxieux à l'idée qu'un truc cloche. Il suffirait de vraiment pas grand chose pour que tout capote pour de bon. D'un tissu qui se déchire, d'une couture qui ne tient pas, d'une fille malade ... Justement. Une mannequin est absente. Il aurait préféré qu'on ne le lui dise pas tout de suite à son arrivée. Parce qu'il panique déjà bien assez comme ça. Mais il est trop tard. Il doit commencer à aider les mannequins présentes à enfiler correctement les fringues qu'il a lui même dessiné, tout en gardant dans un coin de sa tête l'information concernant l'absente. Et oui, c'est un gros bordel.  Parce que pour le coup, il ne voit pas du tout de solution. Il ne connait aucune femme qui pourrait accepter sans rechigner, de défiler à la place d'une mannequin. C'est une sacré pression ! Et puis encore faut-il que la femme en question rentre dans les tailles de ses vêtements. Merci à la mode qui s'imagine que toutes les femmes sont des fils de fer !

Il en est là de ses pensées torturées, quand une énième jeune femme se présente devant lui en sous vêtements. Il remarque tout de suite que ça, ce n'est pas une mannequin. On ne peut vraiment pas parler de rondeurs non plus ... Mais elle a des formes que les mannequins types n'ont pas. C'est ce qui le pousse à relever la tête. Pour croiser le regard clair de Charlotte. Il est trop surpris sur le coup, pour réagir vraiment. Aucun mot ne s'échappe de ses lèvres. Aucune expression ne vient le trahir. Il se contente de la regarder et elle en fait de même en retour. Le pire, c'est qu'elle est dans le même état que lui. A le regarder en silence. Avec un truc en plus puisqu'elle est presque entièrement nue, à tenter de cacher un tant soit peu ce corps de ... Ce corps de dingue quoi ! Elle est hyper bien roulée, c'est fou. Et il peine à ne pas baisser de nouveau les yeux sur ledit corps d'ailleurs. Sans doute même qu'il rougit un peu. Ben ... Vu que ce sont mes vêtements qui sont portés aujourd'hui, j'ai plutôt intérêt d'être là au contraire.

Il se redresse tout à fait maintenant et pose enfin de nouveau le regard sur son corps. Tentant de l'observer d'un oeil purement professionnel. C'est compliqué, impossible de le cacher. Elle est encore plus attirante que dans ses souvenirs. Mieux foutue que ce à quoi il aurait pu s'attendre. Faut que je te choisisse une tenue susceptible d'être mise en valeur par ton ... Par toi. Par son corps, oui.  Elle a un postérieur plus rebondi que la plupart des autres filles. Alors le choix se porte forcément sur une robe qui ne soit pas trop près du corps. Enfin qui le sera forcément avec elle justement. Ce sera donc une robe droite noire, qui se fera cintrée sur elle. Plus encore après quelques dernières retouches pour faire ressortir également sa poitrine. Je vais t'aider à l'enfiler. Il préfère la prévenir en allant, histoire qu'elle n'aille pas s'imaginer qu'il en profite. Parce qu'il n'en profite évidemment pas du tout ![/color]

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Charlotte Favret
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Dim 2 Juil - 20:01

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La pression est à son comble entre l’agitation et le stress qui monte pour ce créateur, qui doit visiblement faire face à de nombreux imprévus, d’où ma présence ici. J’imagine assez mal la manière dont il doit le vivre et l’angoisse qu’il doit ressentir. Surtout quand il va se retrouver face à une novice, pas forcément taille zéro et assez loin des standards de l’industrie mais encore une fois, je suis loin de me douter de l’identité du styliste en question. À vrai dire, je me suis efforcée de mettre Thimothée dans un coin de ma tête, de verrouiller le tiroir qui lui est réservé pour y penser le moins possible et pourtant, j’ai l’impression d’avoir été ailleurs depuis ma dernière fuite. Comme si le fait de m’empêcher d’y penser me pensait à encore plus penser à lui. Je repense à notre discussion, ses confessions et même notre rapprochement physique qui même si il a été bref n’en a pas moins été intense. Et ma peur panique de ne plus contrôler les choses a repris le dessus sur la tendresse de notre échange, il m’a poussé dans mes retranchements avec sa curiosité et son sens de l’observation aiguisé. J’ai été prise de court, et après notre rencard improvisé, j’ai passé presque deux jours à me morfondre et à réfléchir à la manière dont les choses auraient pu évoluer si je lui avais avoué ce qui l’attendait en se projetant avec moi. Deux jours à être complètement absente, sans arrêt dans mes pensées avant de me résoudre à le mettre de côté, autant que possible en tout cas pour me concentrer sur tout le reste, les révisions de ma sœur et les cauchemars de mon frère. La banalité d’une vie de famille, bien loin des schémas que j’avais pu me faire. Mais la réalité me revient en pleine face alors que je suis à moitié nue, me demandant encore ce que je peux bien faire là, en espérant ne pas me faire ridiculiser par un styliste me trouvant trop grosse pour porter ses créations. L’univers des vêtements que je vois passer me ramène à Tim, les couleurs sombres et même la coupe de certains modèles mais je mets ça sur le compte de mon trouble, sur le même trouble qui me le rappelle bien trop souvent dans la rue au détour d’un bar où je le vois bien avoir ses habitudes, au croisement d’une connaissance commune. Mais finalement, le destin fait encore son œuvre et on se retrouve encore l’un face à l’autre alors que je tente habilement de cacher mon malaise. Après tout, j’aurais probablement été plus à l’aise face au jugement d’un inconnu sur mon corps plutôt que celui d’un homme qui m’attire. Et alors que je fronce les sourcils en plaquant mes bras devant ma poitrine comme si je n’avais que ça à cacher, il m’avoue être le créateur de cette collection. Je comprends davantage pourquoi elle m’a plu au premier abord et les similitudes reconnues au premier abord. Mes lèvres bougent alors que j’essaie d’articuler quelques mots mais aucun son ne sort alors je les referme bien vite. Mes pommettes s’empourprent et je baisse les épaules en me rendant compte que je ne pourrais pas échapper à son regard. Et puis soudainement, c’est à lui que je pense et à l’angoisse qui doit le tenailler de se retrouver face à une mannequin novice alors qu’un bout de sa carrière se joue ce soir, devoir improviser au dernier moment parce qu’une jeune femme lui a fait faux-bond. Je comprends à son intervention qu’il a abandonné la tenue que devait initialement porter son mannequin et mets ça sur le compte de mes quelques formes. « Désolée. » Mon regard océan croise le sien, couleur volcan et je me sens complètement mise à nu face à lui, au sens propre comme au figuré. Je ne sais même pas quoi lui dire alors que j’ai d’ordinaire la langue si bien pendue. Il me choisit une tenue, simple mais très bien coupée. Typiquement le genre de chose que j’aime, et je me surprends un moment à penser qu’il le fait exprès mais c’est probablement le seul vêtement dans lequel je pourrais rentrer. « Il faut que je retire mon soutien-gorge ? » Et ma question à peine lancée, je me rends compte de la connotation que peut prendre cette phrase à priori anodine dans le contexte alors qu’il y a cette telle tension entre nous comme à chacune de nos rencontres. J’ai la gorge serrée par le stress, et la pression alors qu’il me prévient qu’il va m’aider à m’habiller et même si ça reste professionnel, je sens chaque poil de mon corps s’hérisser, déjà remuée par son contact pour la première fois aussi présent alors que je suis presque nue face à son regard critique, essayant d’oublier les gens qui s’agitent autour de nous pour me concentrer sur lui.
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Thimothée Bery
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Dim 2 Juil - 21:47
Charlotte & Thimothée

       


Ils doivent avoir l'air un peu idiots tous les deux, avec cette façon qu'ils ont de se regarder. Une certaine gêne dans les regards qui se cherchent et s'évitent tour à tour. Il ne se sent pas trop le droit de lui parler de quoi que ce soit. Parce que la dernière fois, elle l'a un peu -plus ou moins- gentiment remit à sa place. Avant de prendre la fuite. Pour la dernière fois. C'est ce qu'il s'est dit en la voyant fuir aussi vite. Une fuite qui n'avait déjà plus rien à voir avec les précédentes. Cette fois, ça n'a pas été pour jouer. Elle l'a fuit comme on fuit un danger. Il lit sans mal la gêne grandissante sur les traits qu'il a apprit par coeur et a su redessiner à de nombreuses reprises.  Il aimerait lui offrir un sourire rassurant et encourageant. Mais lui même est trop crispé pour ça. Trop perturbé par la suite improbable de tous ces événements. Il ne pensait jamais la revoir et la voilà en sous-vêtements sous ses yeux sombres. Il aurait préféré la voir dans pareille tenue, dans un tout autre genre de situation justement. Une situation qui a peu de chance de se présenter un jour à lui.

Désolée pour quoi ? Il met un petit moment avant de comprendre qu'elle s'excuse parce qu'il est "obligé" de changer la tenue initialement prévu pour la mannequin qu'elle vient remplacer en catastrophe. Oh t'en fais pas ... Cette robe t'ira nettement mieux de toute façon ! Qu'il assure avec assurance, en sortant ladite robe. Oh ... Il ne réfléchit à la question du soutien gorge, que maintenant qu'elle la soulève. Alors que c'est évident et qu'il aurait du y penser de lui même. Oui ce serait mieux. S'il te plaît. Evidemment, elle cache sa poitrine de ses mains une fois le sous vêtement retiré. Il grimace un peu en réfléchissant aussi vite que possible. Il peut comprendre qu'elle ne soit pas du tout à l'aise avec l'idée de finir seins nus devant lui. Devant qui que ce soit d'ailleurs. Une mannequin étant habituée à ça. Mais pas une fille qui n'a jamais rien fait de tel. Il va falloir que tu lèves les bras pour pouvoir correctement enfiler la robe. Elle est un peu étroite. Tourne toi si tu veux. Bon, de l'autre côté il y a les filles qui attendent leur tour. Mais c'est mieux elles, que lui, sans doute.

Il fini par l'aider à glisser la robe le long de son corps. Il prend garde à ne pas s'approcher de trop près. Conscient de la tension grandissante. Trop conscient de son parfum, de sa chaleur, du désir qui semble difficilement en sourdine. Et puis il se redresse pour l'observer de la tête aux pieds. Du bout des doigts logés sur sa taille fine, l'incite à pivoter. Il la regarde avec beaucoup de sérieux, sourcils froncés et moue accrochée au visage. Bouge pas, je reviens. Il s'éloigne le temps d'aller prévenir l'une des petites mains, qu'il faut qu'elle continue d'habiller les filles et de faire les dernières retouches. Lui même a besoin de se concentrer sur cette robe. Il revient avec ce qu'il faut pour ça, auprès de Charlotte. Il pose un genou à terre pour se rapprocher de l'ourlet du vêtement. Après une énième minute de réflexion, il récupère une paire de ciseau pour rouvrir la couture du côté et la faire sauter jusqu'en haut de la cuisse délicieusement galbée qu'il fait apparaître. Improvisant ainsi une fente pour qu'elle ne soit pas trop serrée dedans et incapable de marcher. Et puis parce que ça lui va mieux surtout. Avec des jambes comme les siennes !

Il est de nouveau debout. Proche d'elle. Il ne l'avouera pas, mais c'est de sa faute les changements qu'il est en train de faire sur le vêtement. Non pas à cause de son corps. Mais parce qu'elle l'inspire. Beaucoup trop. Ce n'est pas pour rien qu'elle recouvrait une pièce entière de son appartement ! Avec des gestes rapides mais précis, il retire mes mancherons de tissu pour les remplacer par de la dentelle noire qu'il coud à la va vite. Juste histoire que ça tienne le temps du défilé ! Il ajoute de cette même dentelle sur le dos de la robe, oubliant ainsi le décolleté du dos. Pour compenser, il ouvre davantage celui qui libère un peu de sa poitrine. Ses gestes sont nettement moins assurés une fois qu'il se trouve juste devant elle. Trop proche. Son souffle chaud le perturbe même s'il tente de ne pas y penser. Comme il repousse dans un coin de son esprit, le fait que ses doigts survolent sa poitrine.

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Charlotte Favret
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Lun 3 Juil - 0:37

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Cette proximité est compliquée à gérer, bien différente de celle qu’on a pu avoir la dernière qui était complètement naturelle. Alors que maintenant, avec toute cette attention sur lui, je sens forcément plus de regards sur moi. Surtout que ma tenue ne laisse pas forcément beaucoup de place à l’imagination. J’aimerais bien faire demi-tour et je pourrais si je ne tenais pas autant à voir ce défilé être un succès. J’en avais fait une affaire personnelle en découvrant qui était le véritable auteur de cette collection et je continuais de me répéter en boucle mon mantra concernant l’attitude à adopter sur le podium. Il me regarde, me touche et le moindre contact me fait frissonner. Ses gestes sont assurés et je découvre la passion qu’il n’avait évoquée que dans ses mots, je comprends rapidement que ça l’anime quand je le vois s’agiter machinalement. Mon attention s’est rapidement muée en une véritable admiration, mes bras camouflent ma poitrine et ce que je peux encore cacher de mon corps à sa vue. J’imaginais une situation plus intime pour la première fois qu’il me verrait aussi dénudée mais finalement, on est dans un atelier en pleine ébullition. Je sens son angoisse dans ses gestes, comme si je le connaissais depuis des années. Il tremble de manière presque imperceptible, sa respiration est un peu plus saccadée qu’à l’ordinaire et j’entends presque son cœur battre dans ses tempes mais je comprends aisément l’enjeu de cette soirée pour lui alors je tente de ne pas l’angoisser davantage. Contrairement à mon habitude, je cherche mes mots pour tenter plus ou moins maladroitement de le rassurer même si je ne suis pas la mieux placée pour désamorcer son stress. Je commence par m’excuser, même si je n’y suis pas pour grand chose, il y est pour encore moins. Surtout que mon physique atypique pour un modèle ne fait que lui rajouter une masse de travail supplémentaire alors que je doute qu’il ait vraiment besoin de ça aussi près du commencement du show. « J’imagine que tu te serais bien passé d’un nouveau modèle, surtout que je n’ai pas trop les mesures requises. » Rapidement et de manière assez aisée, je détache mon soutien-gorge quand il me le demande en remplaçant très vite le tissu par mes mains. Si j’étais gênée par notre proximité, je le suis encore plus par la file qui s’allonge derrière moi et par les mannequins qui semblent s’agiter pour leur habillage, par tous ces regards sur mon corps quasiment nu, sur ma poitrine dénudée. Tandis que je me tourne vers elles, je me retrouve face à plusieurs paires de seins avec un complexe tout nouveau sur mon corps et je suis surprise par le manque de pudeur de toutes ces jeunes femmes qui même si elles sont vraiment gaulées, quoique un peu maigres selon mes critères de beauté, s’affichent presque nues sans complexe à la vue de toutes ces personnes. Et je me surprends à imaginer un peu le regard de Tim sur ces jolies plantes aux dimensions idéales, toutes ces muses potentielles pour l’artiste de talent. Perdue dans mes pensées, j’ai perdu le fil de l’essayage jusqu’à entendre sa voix qui me rappelle sur Terre et alors qu’il m’assure son retour rapide, je relâche la pression. Je ne m’étais même pas rendue compte que j’avais bloqué ma respiration, mon corps réagit seul à ma proximité improvisée avec le tatoué. Et effectivement, il revient rapidement autour de moi et recommence à s’agiter dans quelques gestes maîtrisés. Je ne peux pas m’empêcher de rire lorsque je le vois poser un genou par terre et je tends la main vers lui dans un geste théâtral. « Tu crois pas que c’est un peu tôt pour la demande ? » J’évite de trop bouger pour éviter un quelconque mouvement trop brusque sur le tissu et son aisance m’impressionne, comme si il était réellement animé par une simple paire de ciseaux. Je l’admire, je suis chacun de ses gestes avec attention mais déjà, il se relève et se retrouve proche de moi à nouveau. Par réflexe, je gonfle ma poitrine alors qu’il l’effleure et je fixe son visage alors qu’encore une fois, chaque centimètre de ma peau réagit à notre proximité. « J’aime vraiment beaucoup ta collection, elle te ressemble. » Le compliment aurait pu être bateau mais je le pense réellement, elle est entre la sobriété et l'élégance avec cette touche d'originalité et si j’avais pu douter de son talent avant de le voir de mes propres yeux, mes doutes se seraient envolés avec cette collection mais je n'en ai jamais vraiment douté. « Je pense que tu vas faire un carton. » Je souffle sur une mèche de cheveux qui me barre le visage et fixe à nouveau mon regard sur lui, essayant de contrôler mon trouble même si c’est compliqué alors qu’il n’est plus qu’à quelques centimètres de moi, en train d’habiller mon corps le plus simplement du monde. J’ai envie de lui dire tellement de choses depuis notre dernière rencontre que je ne sais même pas quoi dire, par où commencer alors je préfère m’abstenir pour ne pas le déconcentrer, estimant en avoir déjà fait assez.
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Thimothée Bery
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Lun 3 Juil - 20:26
Charlotte & Thimothée

       


Tim commence à s'habituer à avoir des femmes à moitié nues sous les yeux. Si au départ ça le perturbait un peu -difficile de faire autrement !-, aujourd'hui tout est bien différent. C'est presque normal. Et les femmes qui se trouvent devant lui, ne lui font plus le moindre effet. En même temps, il lui semble que toutes les mannequins sont semblables les unes aux autres ! Il faut bien une Charlotte, pour casser la routine avec son corps de dingue. Un corps de dingue, c'est bien le moins que l'on puisse dire ! Il y a de quoi être perturbé même s'il tâche de ne pas trop la regarder pour ne surtout rien montrer de son trouble. J'admets que son absence nous complique les choses. Et que le fait d'avoir une novice à sa place, n'aide pas. Même si le tatoué a espoir que Charlotte parvienne à assurer un minimum. Quant à son corps, il peut difficilement se plaindre de ce qu'il a sous les yeux. Tu n'as pas les mesures requises ou les mannequins ne les ont pas ? Ben ouais, c'est bien connu que les mannequins ne sont pas la norme. Que la plupart des femmes font généralement une ou deux tailles de plus.

Une fois Charlotte vêtue de la robe qu'il a choisi pour elle, il commence à lui tourner autour pour opérer des changements de dernière minute. S'il est d'abord surpris par sa plaisanterie parce qu'il ne comprend pas tout de suite de quoi il est question, il ne tarde pas à laisser échapper un rire franc. Qui a au moins le mérite de le détendre de façon instantanée. C'est même à se demander si elle ne l'a pas justement fait exprès parce qu'elle le sent nerveux. Ben écoute, j'me disais que ça, ce serait un sacré coup de pub ! Quoi que j'aurais mieux fait de la faire sur le podium hein ! Il a toujours le sourire aux lèvres quand il se redresse pour achever de préparer sa robe. Ou plutôt, de la reprendre complètement. Il la trouve nettement plus sexy et "différente" après toutes ces retouches de dernière minute ! En tout cas ça fonctionne sur elle. Il ignore si ce serait la même chose sur une femme taille mannequin. Sans doute pas. Peut-être qu'il la lui offrira du coup ... Il a le coeur qui palpite bien plus fort et bien plus vite, quand il est de nouveau à sa hauteur. Bien que le regard rivé sur sa poitrine qui se soulève à un rythme irrégulier.

Je te remercie ... Ca se lit sans doute sur l'expression de son visage soudainement plus ouvert, mais il est sincèrement touché par ses mots. Et effectivement, ça le rassure pas mal. Même s'il n'est pas trop du genre à douter de lui pour un oui ou pour un non, il n'est pas non plus démesurément confiant. Juste ce qu'il faut ! Et ce "ce qu'il faut" n'est pas assez pour s'éviter un stress monstre alors que sa collection va bientôt être présentée sur un podium. Il sait qu'on l'attend au tournant ... J'espère que tout le monde pensera ainsi. Il affiche un sourire qui trahit cette fois son anxiété à l'idée que ça ne fonctionne pas. Il sait qu'il faut y croire. Mais quand même ... Du bout des doigts, il vient replacer correctement la mèche blonde qu'elle a viré d'un bref souffle. Il pose ensuite ses mains sur ses joues, regard planté dans le sien. Tu vas me porter chance ! Il fait abstraction de cette stupide envie de lui voler un baiser. Conscient qu'il ne peut pas tout se permettre non plus. Ca va aller ? Je peux te laisser rejoindre les autres ? Il demande en laissant retomber ses bras le long de son corps et le regard déviant en direction de celles qui ne portent pas encore de tenues et dont il doit s'occuper.

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Lun 3 Juil - 22:13

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Sans aucun doute, toutes ces jeunes femmes aux os saillants sont assez loin de mes critères de beauté mais c’est tout ce qu’on leur demande. Ne pas trop manger et poser. J’ai reconnu quelques visages croisés au détour de soirées parisiennes et je sais très bien que la plupart d’entre elles ne tournent pas à l’eau. Encore un autre critère du métier, pouvoir tenir la cadence quitte à se flinguer la santé. C’est quelque chose que je n’ai jamais réussi à comprendre, je tiens probablement trop à mes neurones pour les laisser s’envoler comme ça. Mais je comprends aussi ce que la plupart des hommes peuvent leur trouver, cet air délicat. Me concentrer sur l’environnement permet aussi de mettre de côté toutes mes pensées tournées vers Tim, vers ses mains sur moi qui me perturbent tellement. Mais sa voix me rappelle bien vite notre proximité, mon ventre tordu par le stress aussi et sa remarque sur le mannequin que je remplace au pied levé m’indique l’échéance qui se rapproche. J’imagine déjà les regards braqués autant sur moi que sur la robe que je porte. « C’est un autre débat, mais on va dire que je corresponds pas aux standards de la mode. » Et pourtant je suis loin d’être grosse ou petite, juste un peu moins plate que l’intégralité des filles présentes dans les coulisses. La présence de Thimothée m’aide à me détendre et m’encourage à donner tout ce que je peux pendant le défilé comme si c’était mon avenir qui se jouait ce soir. Elle me pousse aussi à me décoincer pour l’aider lui à se détendre et j’atteins mon objectif avec ma blague qui semble le sortir un peu de l’angoisse qui le tenaille. « J’aurais au moins servi à quelque chose mais t’aurais dû convoquer des journalistes pour au moins en faire parler. »  Et son rire me décoince alors que le mien redouble d’intensité, je retrouve un son familier dans cette fourmilière inconnue. Je me concentre sur lui et pour la première fois depuis nos retrouvailles, je le regarde dans les yeux pour essayer de chercher son regard, comme si je pouvais suffire à apaiser son stress ou à lui faire passer tout ce que je suis incapable de lui dire. Il se redresse à ma hauteur et je ne me cache même plus pour détailler chacun de ses mouvements, moins fluides que d’habitude mais je mets ce détail sur le compte de la tension qui doit l’habiter à ce moment précis. J’ai du mal à comprendre l’enjeu de ce qui peut se passer ce soir pou lui alors je me contente de tenter de l’apaiser avec mes armes limitées. Il termine les retouches de la robe qui ne ressemble plus en rien à celle que j’ai enfilé, elle est fendue et plus décolleté devant tandis qu’elle est couverte à l’arrière et j’aime encore plus le modèle que je découvre. « N’en doute pas, enfin moi j’en doute pas. » Il se rapproche de moi, sans que ce soit professionnel cette fois. Tout ce qui se joue c’est entre nous alors que j’oublie encore toutes les personnes qui s’agitent derrière nous et sa remarque me fait sourire. Je me rapproche de lui à mon tour en franchissant les deux pas qui nous séparent encore et je glisse mes lèvres contre les siennes avec toute la douceur dont je suis capable, me reculant rapidement. « Je voulais te porter chance pour une bonne raison. » Le cœur qui bat la chamade, j’ai du mal à réaliser ce qui vient de se jouer à ce moment précis entre nous. Et sa remarque me fait redescendre, j’oublie le contact de nos lèvres et je m’écarte, la gorge encore nouée par notre tendresse échangée. « T’es incroyable, c’est ta collection mais c’est toi qui me demande si ça va aller. » Je secoue la tête et tourne les talons, essayant de lui échapper en retournant à la coiffure pour quelques retouches. L’heure fatidique se rapproche mais je suis toujours ailleurs, mon stress s’est envolé alors que je n’arrête pas de repenser à mes lèvres contre les siennes.
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Thimothée Bery
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Lun 3 Juil - 23:09
Charlotte & Thimothée

       


Il affiche tout de suite un petit sourire amusé par la réponse qu'elle lui apporte. Elle a raison, c'est un tout autre débat. Et le souci, c'est que ce n'est vraiment pas le moment de parler de ça. A vrai dire, ce n'est le moment de parler de rien du tout. Pas même de la collection en elle même, de crainte d'empirer davantage encore la pression qui pèse sur ses épaules. Ouais enfin t'en n'es quand même pas si loin non plus ! Il insiste quand même en lui adressant un regard on ne peut plus sérieux. Et c'est vrai. A quelques centimètres près de tour de hanches et de bassin, on y est quand même ! Les formes qu'elle a de plus que les mannequins, sont parfaites. Mais il se garde bien de lui en faire la remarque. Il pourrait finir par passer pour un pervers. Ce qu'il n'est assurément pas ! Il suffit d'ailleurs de voir avec quelle précaution il touche la robe pour ne pas trop tâter les courbes de la belle, pour le comprendre. Dans le fond, ils sont tous les deux un peu tendus. Rien à voir avec la dernière fois qu'ils se sont vu et qui s'est plutôt mal terminée. Mais tout à voir avec le défilé qui ne va pas tarder à commencer et qui les met l'un comme l'autre, dans un état de stress à peine croyable.

Il rit encore de sa plaisanterie, sans pour autant se déconcentrer. Il continue son oeuvre sur la robe qui prend une bien plus jolie forme sur le corps féminin. Crois moi, tu te rends utile par ta simple présence. Tu vas très bien t'en sortir ! Il en est sûr. Elle n'aura peut-être pas la démarche la plus énergique, naturelle et travaillée qui soit. Mais il ne lui en demande même pas tant. Tout ce qu'il attend et espère, c'est qu'elle soit en mesure de marcher sur le podium déjà. Et si possible, sans se casser la figure. Bien que ça, ce soit plus pour elle que pour lui ! Quel sacré buzz si une "mannequin" tombe dès son premier défilé tiens ! Les rires s'éteignent en douceur d'un côté comme de l'autre sans que le brun ne cesse jamais tout à fait de préparer la robe. Il est quand même beaucoup plus détendu encore, quand il se redresse pour lui faire face et pose ses mains sur ses joues. Simplement pour avoir droit à un semblant de contact physique avec elle. Et profiter de cette impression d'être seul au monde avec elle, que ça lui procure dans la foulée. C'est sacrément agréable.

Ce à quoi il ne s'attend pas du tout par contre, c'est le baiser qu'elle vient lui voler. Quand lui prend sur lui depuis un moment de peur de dépasser les limites. Mais ce baiser, il l'accepte et pas qu'un peu ! Un faible soupir d'aise lui échappe aussitôt et il garde le regard rivé sur le visage féminin. Pas tout à fait certain, encore, de ce qui vient de se passer. Tout a pourtant l'air parfaitement réel. Il ne trouve rien à redire. La sensation de douceur chaude reste posée sur ses lèvres. Et c'est idiot sans doute parce que ça n'a vraiment duré qu'un très court instant. Mais ça a été suffisant pour laisser un goût de trop peu. Il la suit des yeux quand elle s'éloigne et ce n'est qu'à ce moment là qu'un sourire un peu crétin prend place sur son visage. Mélange de satisfaction suite à ce baiser volé et d'amusement face à la remarque qu'elle vient de lui faire. Elle a raison. C'est étrange, voir idiot, de s'inquiéter pour elle alors que c'est pour lui que tout se joue ce soir.

Il sourit encore quand il aide les dernières mannequins à enfiler les tenues. Y'a pas à dire, il est vachement plus détendu qu'au tout début ! Du coup, il profite et prend bien plus de plaisir à mesure que le lancement du défilé s'approche. Il passe une dernière fois en revue chaque fille qui croise sa route et hoche positivement la tête à chacune d'elle. Tout va parfaitement bien se passer. C'est Charlotte elle même qui le dit ! N'empêche que le stress le gagne quand même de nouveau quand la première musique est lancée. Signe du début officiel du défilé qui pousse la première mannequin à monter sur scène. Il se poste derrière les rideaux pour tenter de voir la salle où sont installés les invités mais lance de fréquents regards en direction de Charlotte. Il s'inquiète autant pour elle qu'il s'inquiète pour la façon dont sera reçue sa collection !

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Charlotte Favret
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Lun 3 Juil - 23:42

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Il aurait pu directement refuser de m’habiller, étant donné la façon dont je me suis échappée la dernière fois ou lassé de ce jeu du chat et la souris où on risque tous les deux de se brûler les ailes. Mais encore une fois, il se montre patient malgré l’angoisse qui doit lui tenir au corps et attentionné, rassurant quand c’est moi qui tente de le convaincre que tout ira bien, c’est une question de logique. Je vois mal ce qui pourrait déconner sur ce podium étant donné que sa collection est parfaite. En temps normal, j’aurais été assise sur ses chaises et je n’aurais pas été étonnée d’aller commander une ou deux tenues mais les rôles sont inversés et c’est moi qui doit convaincre les personnes sur ces chaises que ces tenues sont parfaites, et j’en suis totalement convaincue. J’espère juste passer inaperçue parmi les mannequins, que les personnes retiennent uniquement la robe que je porte et pas une quelconque maladresse de ma part. Je ressens son angoisse que je partage forcément un peu même si à moindre échelle. Tim a cette manière de toujours s’assurer que je vais bien comme si il ne passait qu’après alors que ce soir, il a la priorité absolue. Ce soir, c’est son soir et je tiens à marquer le coup à ma manière en n’oubliant pas de savourer pour autant cette première étreinte. Brève mais intense, je m’écarte de lui avec les yeux un peu plus pétillants qu’à la normale et le ventre encombré par quelques papillons. J’en oublie le monde qui continue de tourner autour de nous mais m’écarte assez rapidement pour ne pas attirer l’attention sur nous plus que nécessaire. Pour ne pas passer pour un simple mannequin carriériste qui essaie de serrer un styliste talentueux et pour lui éviter à lui une réputation qui risquerait de lui coller à la peau alors qu’il est bien loin d’un tombeur sans vergogne mais cette histoire nous appartient à nous. Je m’éloigne de lui pour le laisser avancer dans ses préparations, presque en sautillant jusqu’au miroir devant lequel je m’installe pour qu’on finalise ma mise en beauté. Pendant tout ce temps, je jette des petits coups d’œil régulièrement à Tim pour apercevoir ce sourire qui orne son visage, bien loin des traits tendus qu’il arborait quand on s’est retrouvés. Cette moue idiote, je la reconnais parce que j’ai la même et je devrais probablement m’inquiéter de la suite des évènements, me poser des questions sur nos prochaines rencontres mais au lieu de ça, je me concentre sur lui et le défilé à venir. Pendant le temps qu’il me reste, j’inonde de questions la maquilleuse et le coiffeur. Est-ce que je dois sourire ? Marcher plutôt vite ou lentement ? Fixer un point ou regarder quelqu’un ? Des dizaines de questions qui peuvent sembler anodines mais qui semblent amuser le duo. Vient le temps du show et je cherche Thimothée des yeux, le découvrant près du rideau alors que la musique commence à retentir. J’enfile la paire de chaussures qu’on me tend et m’entraîne à faire quelques allers-retours dans les coulisses avant de rejoindre les autres mannequins qui attendent leur tour. Je fixe mon regard sur le ténébreux pour essayer de trouver un regard ami qui fasse descendre la tension puis vient le tour du mannequin qui doit me précéder sur le podium. Je me répète en boucle les conseils qu’on a pu me donner tout au long de ma préparation express. Et soudain, je sens une main me pousser alors que je mets quelques secondes à m’habituer aux spots. C’est mon tour et j’avance machinalement en roulant des hanches, pose au bout du podium et retour tout aussi sobre, le visage fermé en évoluant lentement. J’ai l’impression que mon passage dure une éternité alors que pourtant il a été bref mais en sortant de scène, je sens mes épaules se relâcher sous le poids de la pression évacuée. « Putain. » Je roule des épaules et m’adosse à une caisse, laissant retomber l’angoisse qui me tenaillait. Je cherche à nouveau le regard de Tim, cherchant son approbation silencieuse. Essayant de capter quelque chose qui puisse me rassurer dans ses yeux alors que le coiffeur vient me féliciter. Je me fiche des autres, c’est de la sienne dont j’ai besoin alors que j’ai peur de l’avoir déçu. D’avoir été trop rapide ou pas assez gracieuse, d’avoir ridiculisé la robe que je portais.
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Thimothée Bery
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Mar 4 Juil - 18:09
Charlotte & Thimothée

       


Il ne devrait vraiment pas penser autant à la jolie blonde alors que ce soir se joue peut-être sa carrière dans la mode. Depuis quelques temps déjà, il s'interroge sur son avenir dans ce milieu là. A se demander s'il devrait ou non se lancer de façon plus sérieuse en reprenant la direction artistique d'une maison de haute de couture. Il a peur d'être encore trop jeune et trop inexpérimenté pour cela. Mais qui ne tente rien n'a rien, selon toute vraisemblance. C'est pour ça qu'il a sauté sur l'occasion de cette mini-collection et le défilé qui en découlait. C'est le moment ou jamais de prouver qu'il peut le faire ! Il a encore besoin de gagner en confiance en lui même. Mais ça finira par fonctionner ! Pour le moment il avance encore en tâtonnant un peu. Avec l'aide ce soir, de Charlotte. Qui a su l'aider à se détendre sans faire grand chose si ce n'est se contenter d'être elle même. Cette jeune femme douce et souriante qu'elle sait être. Autant qu'elle sait avoir son sacré caractère d'ailleurs ! Grâce à elle -et à son baiser volé, il est vrai- l'artiste est suffisamment détendu pour afficher un sourire qui ne le quitte plus. Comme la sensation de bien être absolu qui l'habite encore quand le défilé débute enfin.

Son regard ne cesse d'aller du podium où les mannequins défilent les unes après les autres dans ses tenues, à Charlotte qui attend sagement son tour. Qui arrive certainement trop vite à son goût. Pourtant, elle se débrouille comme un chef. Ou comme une véritable mannequin pour le coup. Le sourire du brun s'accentue davantage tandis qu'il la contemple qui fait son tour du podium, sans sourciller. A croire qu'elle a fait ça toute sa vie ! Et par dessus le marché, comme il s'y attendait, elle met parfaitement la robe en valeur. C'est plus ça que l'inverse. Elle est incroyable, c'est un fait ! Il la laisse revenir et se remettre un tant soit peu de ses émotions, avant de la chercher du regard. Pour lui adresser un sourire et un geste. Un pouce en l'air qui signifie simplement que tout était ok. Qu'elle a même été plus que parfaite. Mais ça, il le lui dira de vive voix s'il le faut ! Pour l'instant, il regarde encore le défilé. Observe chacune des tenues portées par les jeunes femmes toutes plus minces les unes que les autres.

Après le passage de la dernière mannequin, le son des applaudissements vient jusqu'à lui. Et ils ont tout à fait l'air d'être sincères et enthousiastes. Il est moins honteux à l'idée de monter saluer tout le monde du coup. Ce qu'il se refuse à faire seul toutefois. Il incite les mannequins à le suivre. S'assurant au passage que Charlotte reste dans les parages. Sans aller jusqu'à l'attirer à lui ni rien du genre. Il n'a pas non plus l'intention de mettre en avant un lien dont lui même n'est pas sûr. Il est nettement soulagé quand il revient du côté des coulisses. Il lui semble que sa collection a été plutôt bien reçue ! Tu restes pour la soirée d'après-défilé ? Il ne peut s'empêcher de demander tout bas, à Charlotte qui est encore à portée de voix.

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Charlotte Favret
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Mar 4 Juil - 18:43

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Je suis bien entendu attentive au moindre détail qui m’entoure avant de monter sur ce podium, je m’inspire largement du mouvement des mannequins qui me précèdent et une fois que c’est à moi d’y aller, je me concentre sur la robe et mes mouvements. Je mets de côté ce bref baiser échangé avec Thimothée et me contente de défiler, en faisant de mon mieux histoire aussi de l’impressionner même si ce n’est pas l’objectif premier. J’aimerais quand même qu’il soit surpris malgré mon malaise. Je marche lentement sur le podium, jette un coup d’œil furtif à certains invités du premier rang sans m’attarder et je rejoins les coulisses non sans une certaine impatience de laisser l’épreuve du feu derrière moi. La pression retombe et je lâche un juron en rejoignant l’arrière du podium, me laissant tomber sur une caisse technique. Je pose une main sur mon estomac encore noué, surprise de ne pas avoir plus stressé que ça à l’approche de mon passage. Maintenant, c’est l’approbation du tatoué que je cherche et c’est la plus importante. Parce qu’il s’agit de sa collection mais surtout parce que c’est lui qui m’intéresse et personne d’autre qui est présent ici. Et elle arrive quelques instants après mon retour quand il me gratifie d’un pouce en l’air auquel je réponds avec un large sourire. Le défilé se déroule sans accroc et je suis soulagée quand le dernier mannequin revient. Soulagée pour Tim, satisfaite aussi du tabac qu’il va sûrement faire avec ce show et on peut dire, toujours sur un petit nuage après notre dernier échange, notre rapprochement. Les applaudissement remplacent la musique et dans les coulisses, le staff et les modèles se mettent aussi à applaudir alors que je m’y mets aussi en ne le lâchant pas des yeux. C’est le moment pour lui d’aller chercher sa gloire et il nous incite à le suivre, j’hésite à le faire parce que je n’ai pas vraiment ma place sur le podium mais j’y vais quand même, restant en retrait, peu à l’aise dans l’exercice mais je m’arrête avant de monter sur la scène pour lui chuchoter des brèves félicitations parce que je tenais à être la première à lui dire. On se remet à applaudir le créateur une fois sur le devant de la scène et je regarde les visages satisfaits des invités qui ont eu l’air de sincèrement apprécier cet aperçu du talent du ténébreux et j’en tire une certaine fierté, même si il n’y a rien de vraiment concret entre nous, qu’il n’y aura sûrement jamais rien de concret mais je n’en reste pas moins fière. Touchée par toutes ces personnes qui ont compris le talent de Thimothée. On se replie dans les coulisses et je commence par enlever quelques pinces qui m’arrachaient le crâne, surprise quand j’entends la voix du tatoué juste derrière moi. Sa question m’arrache un sourire mais automatiquement je pense à mes frères et sœur, heureusement ils sont en vacances. Je réfléchis un petit moment pour trouver une excuse pour me débiner mais je me rends compte que j’en ai pas vraiment envie alors je me contente de hocher la tête. « Je vais juste rentrer chez moi rapidement pour me changer et prendre une douche. » À vrai dire, j’avais été convoquée alors que j’étais en train de terminer les valises donc j’avais logiquement débarqué vêtue d’un simple jean et d’un t-shirt sans prétention. Surtout que je devais enlever la tonne de laque que j’avais encore dans les cheveux, me démaquiller aussi. Je lui réponds aussi tout bas, sur le ton de la confidence. « Ça se passe où ? » Que je sache où aller, si je me décidais à aller y faire un tour malgré les voyants dans ma tête qui se rallumaient.
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Thimothée Bery
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Mar 4 Juil - 21:23
Charlotte & Thimothée

       


Ca fait bien longtemps que Tim ne s'était pas senti à ce point heureux. Ou au moins, satisfait. D'autant plus que sa mère est quelque part dans la salle même s'il ne parvient pas ni n'a le temps de la trouver le temps qu'il passe sur le podium à remercier et saluer les invités qui ont fait le déplacement. Tous, en fait, ont fait l'effort de venir. C'est un peu ça qui lui a tant mit la pression d'ailleurs. De réaliser à quel point, vraiment, il était attendu au tournant par tous ces gens. Impossible de les décevoir. C'aurait été horrible pour lui de frustrer qui que ce soit. Mais peu importe. La question n'a vraiment plus l'air de se poser. Il peut maintenant se détendre et profiter un maximum du reste de la soirée qui devrait arriver. Il est encore rougissant quand il revient dans les coulisses. A ne plus savoir où donner de la tête après ces incessants applaudissements. Que ce soit de la part du reste de l'équipe ou du public, justement. Les félicitations qui comptent le plus ceci dit, sont arrivées tout droit de la bouche de la blonde qui s'est rapprochée de lui juste avant de remonter sur le podium, pour lui souffler quelques mots. Que seul lui a pu entendre.

Il a aimé l'intimité du geste d'ailleurs. Comme s'il n'y avait, encore une fois, qu'eux au monde. Et il aimerait que ce coup ci soit réel. Qu'ils puissent se retrouver juste tous les deux pour discuter. Plus encore que la dernière fois dans le bar. Aborder les sujets qui fâchent. Voir ce qui en découle ensuite. Il est peut-être naïf Tim ... Mais il garde espoir malgré tout ! Il se contentera pour l'instant du peu qu'il peut avoir. Cette soirée qui s'annonce. Ils seront vachement entourés. Mais c'est un détail ça. Ils savent comment n'être que deux, même avec du monde autour. Il a le coeur qui s'emballe de la voir sourire avec tant de naturel, quand il vient lui parler de la soirée justement. A croire que ça lui fait vraiment plaisir qu'il en fasse mention et émette l'idée qu'elle vienne. Sous entendant ainsi de façon plus ou moins claire, que ça lui ferait vraiment plaisir. Il hésite à le lui dire plus clairement. De crainte de se ridiculiser. Encore une fois. Au moins avec elle, il garde les pieds sur terre !

T'es pas obligée de te changer. Il parle des fringues avec lesquelles elle est venue, bien sûr. Même si après un coup d'oeil sur la robe qu'elle porte toujours, il hésite. Tu peux même garder la robe pour la soirée si tu veux. Et comme je sais que tu ne voudras pas qu'on pense qu'il y a traitement de faveur, je peux proposer la même chose à quelques autres filles. Il n'ira pas jusqu'à dire qu'il la connait par coeur. Mais il se doute au moins sans trop de mal, qu'elle pourrait effectivement être du genre à craindre les qu'en dira-t-on. Le Cabaret Latin a été réservé pour l'occasion. Il lui indique, la boule commençant à s'installer au creux de son ventre. Anxieux qu'il est à l'idée qu'elle se défile encore une fois. Parce que ça, on peut dire qu'elle sait faire. Un peu trop bien à son goût d'ailleurs. Il garde espoir pourtant. Ce soir plus que jamais. Il y a eut du plus cette fois. Alors peut-être qu'elle ne fera plus marche arrière ? Si t'y tiens pas, c'est pas grave. Peut-être que tu bosses demain ? En voilà une de porte de sortie, si jamais elle n'arrivait pas à en trouver une d'elle même !

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Charlotte Favret
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Mar 4 Juil - 22:13

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J’ai envie de savourer sa réussite avec lui, profiter de ce moment partagé avec lui et je me sens plutôt chanceuse d’avoir pu être présente pour participer à ce projet qui était forcément important. Après tout, jusqu’à il y a quelques heures, je n’étais même pas sensée être là et finalement, il s’est passé pas mal de choses. Il y a eu ce baiser assez significatif et puis le coup des sous-vêtements quand même. Cette complicité qui même si elle était déjà présente n’a fait que s’accentuer. Je le regarde, avec des yeux admiratifs de découvrir encore une nouvelle facette de lui. Il rougit et je note que pour une fois, ce n’est pas l’inverse. C’est bon à savoir et je me promets de réussir à le faire rougir à mon tour, une autre fois. Il revient vers moi et alors que je pensais à m’échapper discrètement pour le laisser profiter de sa gloire, il m’invite à faire le contraire et je me demande un moment si c’est plus par politesse ou simplement par envie de partager ce moment. J’aurais pu m’éclipser ou partir rapidement mais je n’ai pas envie de le frustrer, surtout pas ce soir alors qu’il devrait juste profiter de son moment. Son invitation me fait plaisir mais pas assez pour échapper à l’étape préparation et surtout démaquillage. Et son insistance me fait sourire de plus belle, surtout lorsqu’il me coupe dans mon élan alors que je m’apprête à le renvoyer dans ses buts concernant la robe, le regard des autres filles sur nous même si je pourrais n’en avoir rien à foutre, je n’ai pas envie que ça puisse lui porter préjudice à lui. « J’adore la robe, et l’idée de la garder mais j’ai l’impression d’être fardée encore plus que pour le carnaval et ces pinces sont en train de me griffer le cuir chevelu. » Un mannequin passe près de nous et le félicite à son tour pour le défilé. Je ne peux m’empêcher de sentir cette pointe de jalousie alors qu’elle pose simplement sa main sur son bras. Je me dis que ce serait plus simple pour lui avec ce genre de nana et pourtant, l’idée me contrarie clairement. Elle s’éloigne de nous et mon attention se repose entièrement sur lui, je pose à mon tour sa main sur son avant-bras pour marquer un peu plus notre proximité et oublier les gens qui gravitent autour de nous au moins l’espace de deux minutes. « Mais je pense qu’elles seront ravies de l’idée de pouvoir garder leur tenue parce que c’était vraiment magnifique. » Je hoche la tête quand il évoque le cabaret latin, pour lui indiquer que je vois où c’est. Je sors mon téléphone pour commander un uber et reporte mon attention sur Thimothée qui me demande si je travaille demain, dédramatisant le fait que je ne vienne pas au pire des cas. C’est lui qui me cherche des excuses pour faciliter ma fuite, l’ironie de la situation me fait sourire mais je décide de la rassurer comme je peux alors je secoue la tête et cherche un objet dans mon sac que je sors d’un air victorieux. « Je t’ai dit que je viendrais. Je travaille pas demain mais au pire des cas, je me suis engagée. Ce qu’on va faire c’est que je vais te laisser ça. » Je lui tends mon appareil photo polaroid qui m’accompagne toujours dans mes déplacements. « J’y tiens vraiment. C’est un vieil appareil que mon père m’a donné alors je vais forcément passer le chercher. » Si ça peut le rassurer sur ma venue. Et je fais demi-tour en m’éclipsant aussi rapidement que possible pour enfiler à nouveau ma tenue de citadine chill. Je rejoins la berline qui m’attend devant et file jusqu’à chez moi pour faire au plus vite histoire de rejoindre la soirée rapidement.

J’évite l’ascenseur pour accélérer le mouvement, passe sous la douche et me coiffe en me maquillant. Rien d’extravagant, plus naturelle que guindée. Et j’enfile une robe kaki asymétrique qui s’arrête au dessus du genou en soulignant chaque courbe de mon corps. Le temps d’attraper une pochette et je commande une nouvelle voiture en notant l’adresse que Tim m’a laissé en destination. C’est idiot mais j’angoisse comme pour un premier rencard, je détends un peu les boucles qui habillent mes cheveux. La fête bat son plein et j’essaie d’arriver le plus discrètement possible, saluant les mannequins que je reconnais et m’installe en bout de table pour ne pas me faire repérer. Je fais un signe à Tim quand je le trouve, lui indiquant que je suis bien venue sans pour autant aller m’imposer alors qu’il semble occupé.
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Thimothée Bery
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Mar 4 Juil - 22:49
Charlotte & Thimothée

       


Il se sent bêtement prêt à tout pour l'avoir à cette soirée après le défilé. Il a envie de l'avoir dans les parages. D'avoir de nouveau la possibilité de discuter avec elle de tout et de rien. Qu'importe, tant qu'ils parlent. J'admets que je te préfère un peu plus au naturel. Il confie, l'air de rien. Et il le pense vraiment. Elle n'a besoin d'aucun artifice pour être belle, Charlotte. Une petite touche de maquillage la rend à coup sûr irrésistible. Mais elle n'a pas vraiment besoin pour autant. Quant à la coiffure, ça n'a pas grande importance ! Dans tout ça, ce qui le dérange c'est surtout qu'il n'est pas sûr de la revoir ce soir. Il est même plutôt persuadé qu'elle va encore une fois en profiter pour se faire la malle. Elle ne veut sans doute pas vraiment se mêler à tout ça. Demeurer près de lui non plus. Parce que même s'ils s'entendent bien, il est plutôt évident qu'elle n'a pas envie de le voir entrer dans sa vie. Elle le lui a dit et répété. Mais semble incapable de s'en empêcher. C'est en tout cas ainsi qu'il voit les choses. Elle n'arrive pas à s'écouter elle même. Lui, ça l'arrange pas mal.

Il offre un sourire à la jeune mannequin qui vient le féliciter, main sur son avant bras. Il la remercie sincèrement et hoche la tête. Quand elle s'éloigne, il revient à Charlotte qui, à son tour, pose une main sur lui. Le contact ne lui fait clairement pas le même effet. Un frisson léger le parcourt, son souffle se coupe et son regard se pose brièvement sur cette main féminine qu'il a déjà prit grand plaisir à caresser du bout de ses doigts tatoués. Merci. Ca compte beaucoup pour moi. Il ne précise pas s'il parle de son avis à elle précisément sur la question ou s'il ne parle "que" de sa collection en elle même. A elle de lire entre les lignes pour une fois ! Mais les autres c'est pas important. Les tenues ne leur vont aussi bien que cette robe sur toi. Et il ne dit vraiment pas ça pour lui faire plaisir. Il le pense sincèrement. La robe semble avoir été faite pour elle. Bon, dans le fond c'est un peu le cas vu les nombreuses retouches qu'il a fait dessus pour que ça colle davantage à ce qu'elle était en train de lui inspirer sur l'instant !

Ouais mais tu pourrais dire ça pour me faire plaisir ... Qu'il marmonne, un peu gêné de dévoiler au grand jour sa crainte véritable de ne pas la voir se pointer alors qu'il l'attendra avec grande impatience. Il ne lui en voudra pas si elle ne vient pas. Ce sera pire. Il sera blessé. Elle ne peut pas faire demi tour maintenant. Pas après ce baiser, ces sourires, cette présence toute entière. Il rit quand elle croit bon de lui donner son appareil photo en guise de caution. J'en prendrai soin en attendant que tu le récupères. Il promet en le prenant en mains. Si elle y tient vraiment tant que ça, il prend ce geste comme une véritable preuve de la confiance qu'elle a en lui. Et ça prouve encore que quelque chose de fort est en train de s'installer entre eux. Quelque chose qu'ils ne peuvent nier et qu'il n'a vraiment aucune envie, lui même, d'ignorer.

Enfin il est heure pour lui et le reste de l'équipe, de rejoindre le Cabaret Latin justement. Tout le monde commence à boire et la fête se lance sans le moindre mal. Tim est en train de parler avec la personne qui a demandé de l'aide à Charlotte pour le défiler, quand celle ci débarque justement. Tim lui offre aussitôt un sourire tout ce qu'il y a de plus éblouissant, soulagé qu'il est de la voir débarquer comme promis. Même s'il n'en doutait plus en fin de compte. Il s'apprête à s'excuser pour la rejoindre, quand la personne à ses côtés mentionne justement la jeune femme. Et croit bon de déballer sa vie. Expliquant avec force détails, qu'elle est débordée entre le boulot et ses frères et soeurs qu'elle doit élever seule depuis la mort de ses parents. Elle affirme que c'est du gâchis pour une aussi jeune et jolie femme. Qu'elle ne profite, du coup, pas suffisamment de sa vie. Tim perd un peu le fil. Tente de se déconnecter de la suite. Sourcils froncés, il regarde de nouveau Charlotte. Presque trop sérieux et trop pensif pour le coup. Pas certain d'avoir bien tout saisit. Pas certain, non plus, de la façon dont il prend les choses.

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Charlotte Favret
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Mer 5 Juil - 0:02

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Je me sens mieux dans cette ambiance, plus naturelle aussi et malgré tous les compliments de Tim sur le défilé que j’ai pu faire. Je ne peux pas m’empêcher de ne pas être à l’aise dans le rôle d’une mannequin, aussi éphémère ce rôle soit-il. Le trajet jusqu’au cabaret latin me permet d’appeler mes frères et sœur pour m’assurer que tout va bien et raconter un peu comment ça s’est passé. J’ai été presque obligée de leur raconter pourquoi ils devraient prendre un taxi plutôt que de me voir les déposer à l’aéroport comme à l’accoutumée et forcément, à l’évocation d’un défilé auquel j’allais participer, les yeux de ma sœur se sont mis à briller et je lui ai promis de n’épargner aucun détail. Elle me fait tenir cette promesse en me posant des centaines de questions et l’idée qu’ils ne m’en veuillent pas me soulage. J’arrive donc sur le lieu de rendez-vous soulagée et plus légère alors que jusqu’alors, je me sentais étonnamment angoissée par ce rapprochement aussi soudain qu’inattendu avec le tatoué que je m’efforçais de fuir sans vraiment parvenir à aller au bout de ma démarche. Je le repoussais autant que je tentais de maintenir cette proximité entre nous. La raison et le cœur. Il avait vraiment un effet inattendu sur moi et ce n’est qu’une fois engouffré sous ma douche que j’avais pu réfléchir posément aux événements et à la tournure inattendue de cette soirée que j’avais imaginé d’une toute autre manière mais bizarrement, je n’étais pas le moins déçue du monde, bien au contraire. J’avais pu m’excuser en partie pour toutes ces fuites intempestives. En partant, j’avais fait une promesse accompagnée d’un geste symbolique en lui laissant l’appareil photo légué par mon père il y a quelques années. En souvenir de notre passion commune pour les belles choses. C’était ma manière à moi de la rassurer, sans forcément parler puisque je n’étais à l’aise avec la parole pour exprimer les choses. J’étais même assez maladroite pour l’éviter autant que possible. Je ne sais pas vraiment si il a compris le message mais je me convaincs que oui, il a l’air assez doué pour déchiffrer les messages après tout et je ne manque pas de lui en laisser puisque je manque trop de courage pour être honnête, je me contente de me mentir à moi-même. Lorsque j’arrive sur place, je m’attache à être discrète et à me fondre dans la masse. J’ai eu assez d’attention pour la semaine à venir. Je suis venue uniquement pour parler avec le tatoué et profiter un peu de sa présence. Mais pour autant, je n’ai pas envie de m’imposer lorsque je le vois occupé à discuter avec celui qui m’a amené ici ce soir. Je réponds avec un large sourire au sien, toute aussi ravie de le retrouver quitte à m’effacer pour le laisser profiter de son succès. Je le guette du coin de l’œil après avoir accepté un verre et sa mine semble se défaire au fil de la discussion. Je sens mon ventre se nouer alors que je fronce les sourcils en essayant de capter la teneur de la conversation qui se tient. Je prends une gorgée dans mon verre avant d’oser me rapprocher un peu, sans trop oser. L’angoisse me prend en imaginant qu’il a pu lui raconter les détails de ma vie, ceux que je m’évertue à lui cacher mais l’idée me passe rapidement. Je n’en vois simplement pas l’intérêt, ce que ça pourrait lui apporter mais je me demande ce qui a pu perturber Thimothée à ce point. Peut-être qu’il lui a rapporté un problème sur le défilé ou quelque chose qui aurait pu le déranger. J’ose davantage m’approcher, mon verre à la main et je souris innocemment, encore loin de me douter de ce qui se joue à ce moment précis. « Je viens récupérer ma caution. » Je me tourne vers le coiffeur, la connaissance qui m’a appelé en catastrophe pour le défilé et je le salue poliment alors qu’il semble vraiment gêné en s’éloignant. « Tout va bien ? » Je glisse ma main sur son bras, par réflexe alors que j’ai toujours le même regard inquiet et les sourcils froncés.
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Thimothée Bery
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Mer 5 Juil - 19:33
Charlotte & Thimothée

       


Il ne doute plus du fait de savoir s'il la reverra ou non ce soir, à partir du moment où elle lui a laissé son appareil photo. Il en est certain maintenant, qu'elle sera là. Ou qu'au moins elle fera ce qu'elle pourra pour se libérer quelques heures. Ne serait-ce que pour venir récupérer son bien ! Mais il a beau savoir qu'elle va venir, quand il la voit il ne peut s'empêcher d'afficher un immense sourire de soulagement et de joie. Qui change à mesure que le coiffeur lui explique un peu la vie de la jeune femme. Semblant très surpris d'apprendre que Tim n'en savait rien. Ils sont rapidement dans l'embarras, l'un comme l'autre. L'un parce qu'il a trop parlé. L'autre, parce qu'il apprend la vie de celle avec laquelle il flirte, de la bouche d'un parfait inconnu. Difficile de savoir s'il doit bien le vivre ou s'il a raison d'être frustré. Quand la jolie blonde le rejoint, il n'est toujours pas décidé. Et pas mal tendu. Sa plaisanterie ne lui arrache qu'un semblant de sourire avant qu'il ne se penche par dessus le bar pour aller récupérer l'appareil qu'il a mit en lieu sûr. Il ne le lui rend, sans un mot.

D'abord, il se contente d'un hochement positif de la tête pour répondre à sa question. Parce qu'il est toujours perdu dans ses pensées, à se demander ce qu'il doit dire. Et quel genre de réaction il est supposé avoir. Bien sûr oui. Il tente vainement de faire abstraction de cette main douce et chaude de nouveau posée sur son avant bras. Il aura beau tenter de ne pas y penser, ce contact continuera toujours de lui faire le même effet, à n'en pas douter. Il ignore s'il doit parler directement de ce qui le travaille ou s'il doit se taire et faire comme si de rien n'était. Le problème s'il se tait, c'est que ça va continuer de le ronger jusqu'à ce qu'il ne soit plus capable de la voir sans éprouver une certaine forme de rancoeur. Soit, on ne peut pas dire qu'il la voit très souvent vu la facilité avec laquelle elle continue de lui échapper à tout bout de champ. J'essaye seulement de comprendre ... Il fini par marmonner en croisant les bras sur son torse, pour échapper au contact de sa main. Qui est beaucoup trop agréable par rapport au sujet de conversation. Qu'elle ne voudra certainement pas aborder d'ailleurs.

Pourquoi est-ce que tu ne m'as pas juste expliqué ce qu'il en était ? Il prend sur lui pour ne pas faire de commentaire acerbe. Ne pas chercher à la blesser à la hauteur de la frustration que tout ça vient de lui flanquer. Parce qu'il n'est pas d'une nature à vouloir faire du mal de toute façon. Mais surtout pas à Charlotte. Tu m'as laissé me faire des films monstrueux. J'étais en train de me persuader que t'étais mariée à un type que tu n'aimais pas, ou une connerie du genre ! Il soupire en portant une main à son front, songeur et perturbé. J'sais vraiment pas comment je dois le prendre. Et ce que je dois en penser. Et comment le vivre, tout simplement. C'est un fait, qu'il ne s'imagine pas du tout se mettre en couple avec une femme qui a des enfants, ou des ado pour le coup, à charge. Mais en même temps, il n'est pas suffisamment fermé pour lui tourner le dos sans espoir de retour !

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Charlotte Favret
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Mer 5 Juil - 20:24

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La soirée bat son plein mais malgré tout, c’est sa présence qui m’attire sans que je sois même à côté de lui et il a l’air tout aussi ravi de me retrouver bien que son attention soit rapidement détournée par la personne avec qui il discute. Et alors qu’il perd son sourire, je plisse les yeux comme si je pouvais réussir à lire sur leurs lèvres à cette distance pour comprendre la teneur de la conversation. Je décide de me rapprocher après m’être débarrassée de ma pochette et je salue encore quelques têtes que je reconnais, d’autres qui me félicite pour le défilé qui a plu apparemment. Mais la majorité de l’attention se concentre sur Tim et la mienne rejoint celle des autres. Les personnes lui tournent autour alors que je ne vois que lui, une boule au ventre en me rapprochant du duo alors que je ne comprends pas du tout ce qui a pu se dire entre les deux. Thimothée ne semble pas vraiment de bonne humeur et ça me change de le trouver dans ces dispositions alors que c’est moi qui m’attache d’ordinaire à paraître si froide quand lui semble toujours très ouvert mais pas ce soir. Et le malaise du coiffeur qui me salue avant de s’éloigner m’inquiète plus qu’autre chose. Est-ce que cette distance m’est destinée ? Il a l’air éteint, fermé. Alors que d’habitude, nos échanges ne sont que sourires. Il s’éloigne pour mieux me rapporter mon appareil photo comme si c’était la plus grande priorité. Comme si ça ne pouvait pas attendre. Comme si il s’agissait d’un signal de sa part pour m’indiquer que ma présence était devenue indésirable à cette soirée. Et c’est ainsi que je comprends très vite le sens de ses paroles. Il sait, il a compris ou plutôt on lui a révélé ce que je m’évertue à lui cacher et comme je le redoutais, cette fois, c’est lui qui prend la fuite. Il prend soin de retirer son bras comme si un simple contact pouvait le calciner et le geste est symbolique alors que je fais à mon tour un pas en arrière, manquant de perdre l’équilibre sur mes talons. « Parce que c’est ma vie, je ne voyais pas quoi t’expliquer. » Et la première raison est l’attirance qu’il y avait entre nous, comme si la simple mention de mon statut atypique pouvait parvenir à le faire fuir. Et j’en ai la preuve ce soir, preuve que l’image que je me faisais de lui était peut-être atypique, assez loin de l’idéalisation que je me faisais du tatoué. Il est probablement comme les autres et la responsabilité que je représente le dépasse. « Et tu penses pas qu’être mariée à un type que je n’aimais pas, ça aurait été plus simple ? » Disons que ça aurait été moins permanent ou peut-être qu’il imaginait simplement que ses parents l’avaient forcé à assurer la descendance du nom avec un sale type. L’idée même qu’on puisse imaginer ses parents faire un tel plan lui retournait l’estomac. Ils avaient toujours été tellement loin des stéréotypes de l’argent. Et puis, il m’avoue être perturbé. J’ai envie de lui rappeler que je n’ai pas changé, que je suis toujours celle avec qui il était capable de se projeter jusqu’à la semaine dernière mais c’est faux. Je suis différente, je ne suis plus seulement insouciante. Je suis là, avec mes trois bagages. Mes priorités. « Tu n’as rien à penser, je t’avais dit que c’était compliqué. » Et c’est à mon tour de retrouver mon air de marbre. La fille hautaine, celle perdue qui a trop espéré. Comme si Thimothée avait pu être mon pansement mais finalement, il est simplement comme les autres sauf que je ne l’ai jamais laissé m’approcher et la chute est d’autant plus douloureuse qu’elle était inattendue.
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Thimothée Bery
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Mer 5 Juil - 22:59
Charlotte & Thimothée

       


Il est bien conscient du fait qu'il ne devrait pas réagir aussi vivement. C'est idiot. Elle avait probablement toutes les raisons du monde de lui cacher un pan entier de sa vie. Des raisons dont il n'est pas conscient lui, à sa place bien tranquille et bien rangée. Et dans le fond, elle n'est pas forcée de raconter sa vie à tout le monde si elle ne le désire pas. Après tout, ils se connaissent à peine tous les deux. Il sait tout ça. Il sait qu'il ne devrait pas réagir aussi stupidement. Mais il ne contrôle pas toujours tout. Pour ne pas dire qu'il ne contrôle jamais en fait, quand il est question d'elle. Tout va toujours bien trop vite à son goût. Juste m'expliquer pourquoi tu refusais à ce point que j'y entre. Qu'il marmonne avec agacement. Parce que c'est évident, qu'il n'attendait pas forcément des tas de détails si elle n'était pas prête à les donner. Mais un minimum aurait été le bienvenu !

Quoi ? C'est quand même carrément choquant l'idée qu'elle balance juste comme ça. Comment ça aurait pu être plus simple ? Elle a un frère et une soeur à charge. Pas une ferme perdue en pleine campagne il ne sait trop où. Ni une flopée de bébés. Ils sont assez grands, de ce qu'il a cru comprendre. C'est loin d'être la situation la plus compliquée qui soit quand même. Ca l'est quand même, oui. Pour une femme seule et aussi jeune, forcément ! J'ai du mal à comprendre pourquoi t'en as fais tant de mystère ! Et peut-être qu'il n'est pas vraiment prêt à l'entendre ce soir à vrai dire. Parce qu'il risque d'être trop fermé et trop buté pour entendre quoi que ce soit de sa part. Le regard frustré qu'il pose sur elle, se mêle d'une lueur de rancoeur qu'il n'est pas capable de retenir. Et qu'il n'a pas envie de retenir non plus.

Il a sans doute besoin d'un peu de temps pour réfléchir à tout ça. Laisser cette déception s'affaiblir pour n'être plus grand chose. Attendre d'être en état de penser à tout ça, sous un angle différent. Il finira par réaliser que ce n'est pas si grave. Et qu'elle a effectivement de très bonnes raisons d'avoir agit de la sorte avec lui. Mais si au moins elle avait fini par honnête et simplement lui raconter d'elle même les choses, il aurait pu comprendre et accepter beaucoup plus rapidement et facilement. Putain Charlotte ... Il gronde tout bas, soupire, crispe les mâchoires, serre les points et détourne le regard. C'est évident, il lui en veut. Elle a tenté de le repousser mais jamais de façon suffisamment convaincante pour qu'il lui obéisse. Et elle a du aimer ça en vérité. Ce qu'il ne lui reprochera jamais. La seule chose qu'il a du mal à digérer, c'est tout le reste. Elle aurait du lui laisser le choix de ce fantasme grandissant et cette attraction puissante, en étant tout de suite honnête avec lui.

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Charlotte Favret
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Mer 5 Juil - 23:29

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En arrivant, c’est loin de ce que je pouvais imaginer. La simplicité de notre relation s’est transformée en quelque chose de plus complexe et je prends conscience à ce moment précis que c’est exactement ce que je voulais éviter. Il me regardait différemment, et j’arrivais à oublier que j’étais la tutrice de deux ados en deuil. Que j’étais moi-même assez loin d’avoir passé cette étape du deuil. C’était plus simple et j’appréciais la spontanéité de Tim, la fraîcheur qu’il pouvait m’apporter. Oublier à chacune de nos rencontres ce qui m’attendait en rentrant. Et c’est tout ce qu’il m’apportait, c’est probablement pour ça que je me suis attachée à cultiver le mystère qui entourait ma vie comme si il s’agissait d’un secret d’état. On a sauté des étapes dans notre relation, on est passés du stade. « Ce que tu comprends pas, c’est que je ne te devais absolument rien. Je t’ai prévenu dés le départ qu’il y avait quelque chose dans ma vie dont je ne pouvais pas m’affranchir. » Et le ton monte, comme si il s’agissait d’une dispute de couple alors qu’on est bien loin du statut. J’essaie de rester discrète, de contrôler mes nerfs et baisser d’un ton pour ne pas nous retrouver en attraction. Je garde dans un coin de ma tête que ce soir est sa soirée et que je n’ai aucun le droit de lui gâcher ce moment. J’agite mon appareil photo devant son visage pour signifier que c’est la fin de notre discussion. Je n’ai pas envie de m’attarder davantage sur un sujet aussi délicat que celui de ma famille alors qu’il y a tous ces étrangers autour de nous qui semblent disséquer notre conversation. Très peu doivent vraiment comprendre ce qui se joue à ce moment précis, il n’y en a qu’un à vrai dire, celui qui nous a mis dans cette disposition et il me jette un regard rempli d’excuses. « Mais je vois pas ce que tu cherches. Tu crois que c’est aussi simple que ça d’en parler avec quelqu’un qui te plait ? Salut, tu m’intéresses vraiment. J’ai envie de tenter un truc avec toi mais il faut que tu saches que je suis orpheline depuis deux ans et que j’élève mes frères et sœur depuis. C’est eux ma priorité donc il faudra que tu te contentes de ce que je suis prête à t’accorder. Je suis une handicapée de l’amour Thimothée, je te l’avais dit. Je ne fonctionne pas comme toi et tu ne peux pas me le reprocher. Je dois traîner mes fantômes et tu te trompes si tu crois que le sujet est simple à aborder. » Ma gorge se serre et je secoue la tête quand je me rends compte que quelques regards curieux sont à nouveau en train de se poser sur nous. On est passés du baiser timide et des sourires niais à une scène de ménage publique. Surtout qu’inconsciemment, je viens de lui avouer mon attirance si il en doutait encore. « C’est le genre de choses dont je suis pas encore prête à parler. Tu as la moindre idée du nombre de mecs qui sont passés avant toi depuis deux ans ? Qui m’ont fait croire que deux ados, ça ne leur faisait pas peur pour finalement ne même pas m’offrir le petit déjeuner du lendemain matin ? J’ai aimé que tu t’intéresses à moi pour qui j’étais. J’ai aimé que tu me rendes importante, j’ai aimé être un peu moins fade mais putain Tim, c’est pas aussi simple que ce que tu penses. J’ai deux enfants brisés à charge, alors ose me dire que tu te serais pas simplement tiré en apprenant ça. » Et c’est au tour de ma voix de susurrer cette ultime prière, comme si ça pouvait suffire à simplifier les choses, à rendre notre scène plus intime. La plupart des personnes doivent maintenant être au courant de mon drame familial. Je jette un dernier regard noir à Tim avant de tourner les talons en serrant mon appareil photo contre mon cœur comme dernière bouée de secours. J’ai le cœur au bord des lèvres et mon seul moyen de décompresser, d’échapper à cette folie ambiante. Au regard plein de reproches du tatoué, c’est de rejoindre la terrasse pour demander une cigarette à un illustre inconnu. Et dire que je ne fume plus depuis des années.
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Thimothée Bery
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Jeu 6 Juil - 18:09
Charlotte & Thimothée

       


Tim est à peine conscient de la stupidité de ses réactions. Il en veut à la jeune femme alors que dans le fond, il n'a pas vraiment de raison pour ça. Elle voulait certainement juste protéger sa petite famille et ça, il ne peut évidemment pas lui en faire le reproche. C'est juste qu'il ne sait plus vraiment où il en est. Apprendre un truc pareil de cette façon là, ça a quand même le don de pas mal refroidir ! Et en même temps, elle a raison en affirmant qu'elle ne lui devait rien. Malgré ça tu n'as pas complètement cherché à tout arrêter ! Encore un peu et il aurait l'air de le lui reprocher, ça aussi. Alors qu'il ne peut nier que c'est une bonne chose que ça ait continué. Plus le temps est passé, plus il s'est attaché à elle et plus encore ! Mais ça le tue de réaliser ça. Et de réaliser dans la foulée qu'il ne peut faire marche arrière maintenant. Il ne sait pas s'il en a vraiment envie ou non. Dans le fond, il ne sait plus grand chose. Si ce n'est qu'il tient à elle et que ça l'emmerderait pas mal de la perdre.

Elle lui coupe le sifflet quand elle balance plus ou moins clairement, qu'il lui plaît. Tant bien que mal, il tente de se mettre à sa place. D'imaginer ce que ça a été d'être attiré par une personne mais de craindre de la voir fuir en apprenant la vérité. Il ne trouve rien à redire. Se contente de la regarder en tentant d'analyser ses mots à elle et ses propres pensées. C'est plus compliqué que ça en a l'air. Parce qu'il commence à prendre conscience que s'il continue sur cette voie là, tout est vraiment foutu pour de bon. Et c'est certain qu'il n'a pas envie de ça du tout. Ils avaient tellement progressé tous les deux. Ce serait dommage ! De nouveau elle prend la parole pour mettre le doigt sur des points auxquels il aurait du penser de lui même. Il aurait pu le faire s'il avait été capable de réfléchir davantage. Ce qui n'a pas vraiment été le cas. Il a réagit au quart de tour. Lui qui n'est pourtant pas impulsif pour un sou. Il regrette déjà. Mais question de fierté, sans doute, il ne revient pas sur ses mots. Gêné aussi, quand il réalise qu'ils ont un sacré auditoire quand même. Certains lancent des coups d'oeil aussi discrets que possible dans leur direction.

Il perd tout à fait ses moyens et ne répond finalement rien. Elle profite de son silence pour s'éloigner. Aussi vite et aussi loin que possible de lui qui vient de la blesser, certainement. Il s'en veut bordel ! Il tourne un moment en rond, à se demander quoi faire, avant de se décider à la rejoindre. Tant pis s'il est supposé prêter attention à toutes les personnes présentes à la soirée pour écouter les félicitations et les remercier de leur présence. Il préfère se concentrer sur la jeune femme qu'il rejoint à l'extérieur. Charlotte ... Il tente de l'interpeller avec autant de douceur que possible, avant de piler net devant le visage plus que connu qui se dessine à ses côtés. Il fronce les sourcils de surprise, avant de se détendre de nouveau un minimum. Kiara, je t'avais pas encore croisé ! Et ça lui fait un bien fou de la croiser maintenant ! Elle est un peu comme une bouée qu'on vient de lui jeter en pleine mer.

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Jeu 6 Juil - 20:03
Charlotte & Kiara & Thimothée

       


C'était le grand soir pour Timothée, sa collection était présentée aux regards inquisiteurs de la presse, des peoples et de grands noms de la mode. Je me tenais parmi la foule, un peu à l'écart mais suffisamment bien postée pour avoir une vue panoramique sur le défilé. Les mannequins s'enchainaient et j'étais ébahie par les tenues créées par Tim. Je connaissais son talent, j'en avais la preuve sur la peau mais là, il avait franchi une étape supplémentaire. Il était bien parti pour rejoindre les nouveaux créateurs qu'on s'arracherait. Je criais en l'ovationnant lorsque le défilé fut terminé, même s'il ne pouvait pas me repérer dans la foule. J'étais tellement fière de lui, il était juste hors de question que je le loupe à sa soirée. Je voulais lui dire mon impression en face et fêter sa réussite avec lui. Pour l'occasion, je portais une robe en robe noire à dentelle et des talons hauts. J'avais fait un effort particulier sur le maquillage et la coiffure, en espérant qu'il allait me reconnaître !
La soirée battait son plein, je me trouvais sur le balcon pour prendre l'air, un verre en main. J'avais croisé quelques connaissances et pour le moment, je n'avais toujours pas pu échanger deux mots avec mon meilleur ami. Ce n'était pas faute d'avoir essayé mais il était constamment harponné ce que je pouvais parfaitement comprendre. Une blonde m'aborda soudain pour me demander une cigarette. Je me tournais vers elle, son visage m'étant vaguement familier. "Désolée, je ne fume pas, ou plus pour être exact." Je n'arrivais pas à retrouver l'endroit où j'avais déjà vu son visage. Était-elle mannequin ? Je n'avais pas vraiment fait attention aux visages des filles qui avaient défilé un peu plus tôt, bien trop occupée à reluquer les belles tenues. Par contre sa mine n'était pas réjouie, elle semblait préoccupée. "J'ai l'impression de vous connaître, vous bossez dans la mode ?" Mais elle n'eut pas le temps de me répondre, la voix de Tim se fit entendre entre nous et nos deux têtes se tournèrent en même temps vers lui. Il prononça un prénom, celui de la blonde à parement et ce fut là que tout me revint en mémoire. "Charlotte ! LA Charlotte ?!" ouais pas très discret comme entrée en matière. Je me trouvais devant la fameuse blonde qui obnubilait mon meilleur ami au point qu'il avait dessiné son portrait sous tous les angles. Je devais reconnaître qu'il avait été très fidèle, elle était belle et avait effectivement de très beaux yeux bleus. Je souris à mon meilleur ami, ravie de voir qu'il avait réussi à avancer dans sa quête. Je m'avançais vers lui pour le prendre dans mes bras et l'embrasser sur la joue. "Le défilé était splendide ! Je suis si fière de toi Tim !" En me reculant ensuite, je me rendis compte que la situation semblait tendue entre les deux. Je fronçais les sourcils, curieuse de savoir de quoi il retournait. "Il y a un problème ?" Mon regard naviguait de l'un à l'autre, afin de les encourager à me parler. Tim savait que s'il gardait le silence trop longtemps j'allais surenchérir, mais Charlotte venait à peine de me rencontrer et j'avais un tas de questions qui me trottait dans la tête à son sujet. Je fis appel à tout mon self control pour ne pas lui sauter dessus.




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Jeu 6 Juil - 21:33

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La fuite, c’était le moyen qui me paraissait le plus familier et le plus approprié surtout dans le contexte actuel. Je ne tenais à retenir la tatoué plus que de raison. D’autant plus que toutes les personnes présentes étaient ici pour lui, le féliciter pour le défilé et sa collection alors autant éviter d’être malpolie en gardant son attention trop longtemps. L’attention des hôtes commence d’ailleurs à se porter sur nous et malgré le fait qu’il n’y ait pas d’éclat de voix, pas un mot plus que l’autre. Nos gestes et l’animosité ambiante nous trahissent. Il n’a pas l’air disposé à entendre ce que j’ai envie de lui dire, ce qui se comprend en même temps. J’aurais probablement été plus énervée que lui si les rôles avaient été inversés, un peu moins compréhensive parce qu’il reste malgré tout assez calme et je me sens idiote de partir dans un monologue qui ne fera de toute façon pas avancer les choses alors je profite d’un silence qui s’éternise entre nous pour m’éclipser sur le balcon, échapper aux regards inquisiteurs des personnes présentes et la terrasse me semble être le lieu le plus adéquat pour relâcher un peu la pression. Mes neurones turbinent à toute allure alors que je cherche un moyen rapide et efficace pour me détendre. Je pense à un joint mais ce n’est pas le genre de chose que je trimballe dans ma petite pochette, alors une simple cigarette fera sûrement l’affaire. D’autant plus que j’en ai assez fait l’expérience pour savoir qu’une simple cigarette ne suffit pas à conduire à l’addiction mais qu’une dose de nicotine peut parvenir à calmer les esprits échauffés. La terrasse est quasiment vide à l’exception d’une jeune femme qui me donne dos. En temps normal, je n’aurais probablement même pas osé l’aborder par peur de la déranger mais mes nerfs à vif aident à l’audace alors que je me risque à lui demander une cigarette. Sa première réponse me fait sourire alors que je hoche la tête. « En voilà une bonne résolution, c’était mon cas aussi et apparemment ça va le rester. » Je m’adosse à un petit muret sur le côté et m’étonne de sa manière de me détailler, comme si on s’était déjà croisées auparavant. Ma mauvaise mémoire ne m’aide pas alors que je fronce les sourcils mais sa question me donne un début de piste. Probablement qu’elle m’a simplement vu défiler juste avant pour Thimothée, sinon je ne comprends pas comment elle aurait pu me penser dans l’industrie de la mode. J’ouvre la bouche pour lui répondre mais la referme en voyant le ténébreux nous rejoindre en prononçant mon prénom. Je savais que j’aurais dû simplement quitter la soirée, éviter de le croiser à nouveau. Mais je ne suis pas au bout de mes surprises puisque la jeune femme brune prononce mon prénom à sa suite avec un air surpris. Peut-être qu’on se connaît effectivement alors. Je la replace mais la suite de sa phrase m’indique le contraire alors que mes joues s’empourprent. « LA ? On se connaît déjà ? Je suis désolée mais j'ai une très mauvaise mémoire. » J’essaie de comprendre la manière dont elle a pu entendre parler de moi, encore loin de me douter à cet instant précis que la jeune qui me fait face à cet instant précis est la fameuse ex/amie que Tim a évoqué lors de notre dernière rencontre. Elle le congratule puis revient sur nous en demandant si tout va bien, mes joues s’empourprent déjà davantage alors que je jette un regard au tatoué pour lui faire comprendre que je n’ai pas envie de parler de quoi que ce soit d’aussi délicat avec une inconnue. « Non, pas le moindre. Je suis d’accord avec toi. La collection est magnifique. » Détourner le sujet, ma spécialité en temps normal. À voir si ça va le rester.
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Thimothée Bery
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Jeu 6 Juil - 21:51
Charlotte & Kiara & Thimothée

       


Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il ne s'attend vraiment pas à ça quand il rejoint Charlotte sur la terrasse. Il la pensait seule. Il la découvre en compagnie de Kiara. Elles ne se parlent pas. Se contentent de s'observer d'une drôle de façon quand même. Surtout la brune qui a l'air de réfléchir à qui peut bien être cette blonde en face d'elle. Elle se souvient probablement des croquis chez Tim. Il en viendrait presque à regretter d'aussi bien dessiner pour le coup. Si ce n'était pas le cas, elle n'aurait pas du tout reconnu la jeune femme ! Et lui qui balance le prénom juste comme ça. Trop vite. Pas le temps de le rattraper que Kiara s'exclame à voix haute. Et fait rougir le tatoué plus que de raison. En voilà une situation vraiment très gênante ! Charlotte réalisera ainsi sans trop de mal, qu'il a déjà parlé d'elle. Et pas à n'importe qui. A son ex et meilleure amie. Mais c'est à une époque où il ne savait vraiment rien du tout d'elle. Si ce n'est son prénom, justement !

Merci Kiara. Il parvient seulement à marmonner, sincèrement touché quand elle le félicite en le prenant dans ses bras. Il lui rend son étreinte sans se faire prier. Trouvant un semblant de réconfort à ce contact. Mais qui, pour le coup, ne dure vraiment qu'un instant. Parce que la seconde suivante, quand ils se redressent et s'éloignent l'un de l'autre, Charlotte est de nouveau là. Devant eux. Et elle doit sans doute être en train de réfléchir à la meilleure façon de s'échapper. Profiter certainement de la présence de Kiara aux côtés de Tim. Non, tout va bien. Il prétend à son tour, avec un hochement négatif de la tête qui pue le faux à plein nez. Et la façon qu'il a de s'efforcer de ne pas poser les yeux sur Charlotte, prouve également qu'un truc cloche. Et que le truc la concerne elle, directement.

Le truc, c'est qu'il connait beaucoup trop Kiara pour ne pas se douter qu'elle va mal réagir si elle comprend qu'un truc vient de dérailler avec Charlotte. Et le souci avec tout ça, c'est que la réciproque est vraie. Plus que vraie. Elle le connait trop pour ne pas voir ce détail justement. Elle le connait trop pour se laisser berner par son sourire un poil crispé. Et ne pas remarquer comme il est tendu. Et Kiara est beaucoup trop protectrice avec lui. Elle l'a toujours trouvé trop gentil. Trop bon trop con. Il sait se défendre pourtant, oui. Mais il en prend trop rarement la peine. Ne voyant pas l'intérêt qu'il y a à se prendre le chou pour un oui ou pour un non avec qui que ce soit. Il s'est parfois disputé avec elle, parce que c'est normal dans un couple. Ca prouve que l'autre compte. Alors du coup ... Euh ... T'étais là depuis le début ? T'as rien manqué ? Il rame. A tenter de faire la conversation, pour passer outre le reste, lui aussi. Charlotte est plus douée que lui pour ça. Il a déjà pu s'en rendre compte à maintes reprises !

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Ven 7 Juil - 11:21
Charlotte & Kiara & Thimothée

       


Je ne pensais pas rencontrer cette fille comme ça, complètement par hasard à une soirée de Tim. Ça prouvait qu'il avait avancé avec elle, ne serait-ce qu'un peu et je voulais savoir ce qu'il en était. J'étais spontanée, quand j'étais surprise je le disais, quand j'étais heureuse, je l'exprimais. Donc en découvrant qui était cette belle blonde, je n'avais pas réfléchi et avais laissé mon émotion parler pour moi.  "Toi non, mais moi je te connais." là encore je savais que je mettais les deux pieds dans le plat, je sentais presque les yeux de Tim m'envoyer des éclairs mais il fallait bien dire ce qu'il en était non ? Je n'allais pas faire semblant ni faire l'étonnée que son meilleur ami avait rencontré une fille. On se disait tout, ce n'était donc pas crédible que j'agisse comme ça. Je ne voulais pas mettre Tim dans l'embarras, surtout que je ne savais pas exactement ce qu'il se passait entre eux, alors je décidais de m'expliquer en restant tout de même assez vague. "Enfin par Tim. C'est mon meilleur ami, il m'a parlé de toi."

Je me tournais vers lui, le féliciter pour son travail pour changer de sujet et surtout en venir à la raison de notre présence à tous ce soir. Il avait du talent depuis des années, je l'avais vu évoluer au fil du temps et le voir le concrétiser ainsi me rendait très fière. J'en étais que plus heureuse de me trouver là pour célébrer l'événement avec lui. Mais il y avait toujours cette tension entre eux qui me dérangeait. Aucun d'eux ne voulait me dire ce qu'il en était et c'était bien dommage parce que je n'allais pas abandonner aussi facilement. Je fis ma grimace qui montrait que je n'étais pas dupe et croisais le regard de Tim. Il voulait vraiment aller sur ce terrain là avec moi ? "A d'autres ! Vous mentez tous les deux très mal." Mais vu le silence qui s'en suivit, je fus forcée de reconnaître qu'ils n'allaient rien me dire de plus. Pas l'un en présence de l'autre en tout cas. Et comptez sur moi pour harceler ce beau brun jusqu'à ce qu'il cède. Il revint sur ma présence et voulut savoir si j'avais tout vu. Je souris, sentant bien qu'il voulait changer de sujet mais après tout c'était sa soirée, il en avait bien le droit. "Absolument rien ! D'ailleurs l'une ou l'autre de tes pièces m'intéressent assez... il faudra que tu me les montres de plus près à l'occasion." Je lui fis un clin d'oeil et tapais amicalement son épaule de la mienne. Puis je me tournais de nouveau vers Charlotte. "Alors, tu ne m'as pas répondu tout à l'heure. Tu bosses dans le milieu aussi ou tu es juste une fan comme moi ?"



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Charlotte Favret
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Ven 7 Juil - 17:30

et entendre ton rire qui lézarde les murs,
qui sait surtout guérir mes blessures




J’ai l’impression de me retrouver au milieu d’un guet-apens. Au lieu des questions de Tim, je suis face à une parfaite inconnue qui me lance un regard inquisiteur comme si on se connaissait mais lorsque je la vois serrer Thimothée dans ses bras, je comprends rapidement (enfin presque) que ce n’est pas moi qu’elle connaît et cette étreinte a le mérite d’allumer ma curiosité. Il m’a déjà confié qu’il n’avait que peu d’amis et qu’il était du genre solitaire alors je me demande face à qui je suis exactement. Je la détaille un peu plus physiquement. Elle lui est similaire sur bien des points mais il m’a aussi confié être enfant unique. Ce n’est donc pas sa sœur et visiblement, aucun des deux n’est disposé à m’en dire plus alors je n’ai qu’à me résoudre à rester dans le flou. Surtout que l’attention de la jolie brune se reporte sur nous et même si je ne la connais pas, son caractère se laisse deviner. J’évite le regarde du tatoué qui évite le mien et la tension entre nous deux est palpable. Nos regards s’évitent, on est tous les deux écarlates. D’un point de vue extérieur, on dirait probablement deux adolescents aux hormones en ébullition qui se plaisent mais qui s’évitent par gêne. Mais ma curiosité l’emporte et la jeune femme l’assouvit sans même le savoir en avouant que Thimothée est son meilleur ami, je hoche la tête, assez soulagée de ne pas être face à une simple connaissance du tatoué qui tâcherait de s’immiscer dans la dispute. « Ravie de te rencontrer alors, ce n'est pas la peine que je me présente je crois. » Elle n’insiste pas pour connaître les raisons de la tension et je lui en suis reconnaissante. Mon regard se concentre sur elle et je hausse les épaules quand elle me demande si je suis une fan du travail de Thimothée, même si je le trouve magnifique, je ne suis pas disposée à lui en dire plus. Vexée par sa réaction précédente, gênée d’avouer aussi que la collection du ténébreux me plaît autant que sa personnalité. Je cherche les bons mots. « Une connaissance m’a appelé pour dépanner sur le show de Thimothée et me voilà. » J’évite de trop en dire, m’épancher sur les détails aussi même si je ne doute pas que le tatoué le fasse plus tard, comme il semble avoir déjà évoqué mon cas. Je me demande un instant la manière dont il m’a dépeint auprès de cette parfaite inconnue. Surtout qu’il ne savait pas grand chose de moi, jusqu’à ce soir. J’ai au moins le soulagement qu’elle n’ait pas assisté à la dispute qui vient de se dérouler devant un parterre d’invités. Loin d’être à mon aise, je me sens en infériorité numérique puisque si l’envie leur prend de me questionner, je n’ai absolument aucun soutien de mon côté. Malgré tout ce qui s’est passé ce soir, j’espère découvrir encore un peu de la délicatesse de Tim à mon égard.
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