Une partie de campagne {ft Charlotte}

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Thimothée Bery
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Dim 27 Aoû - 20:46
Charlotte & Thimothée

       


Depuis des semaines que sa route n'a pas recroisée celle de la blonde qui a été mannequin le temps d'un défilé, elle continue malgré tout de hanter son esprit. C'est terriblement frustrant pour lui qui aurait pourtant tellement aimé avoir sa faculté à l'oublier. Parce qu'il ne fait aucun doute que de son côté, elle y est parvenue. Ils ne se sont pas recroisés une seule fois depuis les derniers événements et il doute de plus en plus d'avoir un jour l'occasion de la croiser encore. Du coup, il n'a de cesse de se rejouer de mémoire, les derniers échanges qu'ils ont eut. Il sait qu'il a tout raté. Qu'il a fait foiré ce qui aurait éventuellement pu devenir une relation, juste parce qu'il n'a pas supporté les secrets. Juste une question de secrets. Parce que dans le fond, le fait qu'elle soit la tutrice légale de ses frères et soeurs, ça ne l'effraie pas tant qu'on pourrait l'imaginer. Surtout après y avoir longuement pensé et réfléchis.

Ce week-end il doit sortir un peu de Paris pour aller se perdre dans sa banlieue pour un mariage. Autant dire la campagne.  Et même là alors qu'il se prépare à partir, il pense à la blonde. En se disant qu'il n'aura donc aucune chance de la croiser au cours des deux jours à venir. Il est frustré au plus haut point mais il n'a pas tellement le choix. Il ne va pas refuser d'assister au mariage d'un couple d'amis, sous prétexte qu'il aimerait tourner en ville dans l'espoir de croiser de nouveau la jolie blonde. Ce serait affreusement idiot ! Or, il n'est pas aussi idiot qu'on pourrait l'imaginer. C'est donc sac à la main qu'il a quitté son appartement ce vendredi soir, pour aller dormir dans le petit gite qui a été réservé par ses amis. Ils se sont globalement chargé de tout et lui n'a qu'à venir déposer ses valises la veille du mariage et repartir le lendemain.

Une fois sur place il est accueillit à bras ouverts et on lui indique sa chambre où il peut aller s'installer et même dormir vu que la soirée est déjà plus qu'entamée. Histoire d'être en forme pour tenir jusqu'au bout de la nuit le samedi qui vient. Toujours le sac à la main, il rejoint la chambre qui se tient à vrai dire dans une petite maisonnette de pierres à l'écart. Mais aussitôt la porte ouverte, il réalise qu'il n'est pas seul ici. Un sac est déjà là, ouvert. Et la lumière est allumée. Il ne lui faut pas bien longtemps pour découvrir l'identité de la personne. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il ne s'y attendait vraiment pas du tout. Lui qui priait pour la recroiser au moins une fois sur Paris, ne pensait pas qu'il lui suffirait plutôt de quitter la vie pour l'avoir de nouveau sous le nez. Charlotte ? Comme s'il avait besoin de demander pour vérifier qu'il n'y avait pas erreur sur la personne !

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Charlotte Favret
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Lun 28 Aoû - 9:05


Je suis le cavalier sans tête
Et je cherche un amour
Au travers des tempêtes




Longue journée, comme souvent ces derniers temps. J'avais pris l'habitude depuis quelques semaines de multiplier mes activités pour ne pas avoir le temps de réfléchir. Après le défilé, j'avais pris le premier avion au lendemain pour rejoindre ma famille à Copenhague et quitter la capitale française, l'assurance de ne pas retomber sur le tatoué ou même sa meilleure amie puisque le destin semblait s'acharner sur nous en provoquant des rencontres fortuites régulières. J'avais mis Tim sur un piédestal et sa réaction face à la découverte de ma situation familiale atypique m'avait plus que refroidie mais je tentais de le chasser de mes pensées en me répétant sans cesse qu'il n'était pas si bien que ce que j'avais pu penser. Et puis j'avais fini par rentrer à Paris au terme d'un weekend prolongé en compagnie d'un de mes frères, lassé des paysages danois. Sûrement inquiet aussi devant mon air préoccupe malgré mes tentatives pour le rassurer, une simple déception. Une déception inattendue compte tenu de tout ce qu'il avait pu me laisser croire avant. La chute avait été brutale si bien que j'avais changé quelques habitudes pour éloigner les lieux potentiels de rencontre. Une semaine de vacances à Marrakech avec quelques amis pour essayer de laisser cette histoire qui n'avait finalement même pas débuté derrière moi. Enterrer définitivement l'image de mon ténébreux pour avancer. Vaine tentative puisqu'à mon retour le souvenir du défilé et du baiser ainsi que de la dispute était toujours aussi vif. Je n'avais finalement rien récolté d'autre qu'un teint hâlé.

Et c'est dans cet état d'esprit que j'avais pris la fuite cette semaine. L'annonce du mariage d'un ami d'enfance tombait à pile puisqu'il me donnait une nouvelle excuse de quitter Paris, m'éloigner des espoirs trop longtemps entretenus et réduisait mes chances de croiser le styliste à néant pour l'espace de quelques jours encore. C'était juste gagner du temps et repousser l'inévitable mais je ne me sentais pas de faire comme si de rien était en le croisant par hasard. Le trajet en train avait été long mais je n'avais jamais autant aimé la campagne, surtout que l'endroit était magnifique. J'étais arrivée en taxi devant le gîte loué pour une partie des invités dont je faisais partie en début d'après-midi. Entre l'installation et l'arrivée au compte gouttes, nous avions rapidement fait le choix de nous disperser dans nos chambres respectives après des retrouvailles avec certaines personnes que je n'avais pas vu depuis des années et de nouvelles têtes encore inconnues. Ma chambre était accessible par l'extérieur du gîte, ce qui avait un côté angoissant étant donné que la chambre était perdue. Autant dire que j'avais mis un fond musical pour me tenir compagnie et me rassurer le temps de ma douche puis de ma routine nocturne. Je terminais à peine de boutonner la chemise de mon pyjama que j'ai entendu une voix bien connue dans mon dos, une voix que je m'acharnais à oublier qui me valut de faire un bond avant de me tourner vers la source de mes angoisses de ces dernières semaines, une main sur le cœur pour calmer le rythme de mes battements cardiaques. « Qu'est-ce que tu fais là ? » Question légitime étant donné que j'étais dans ma chambre, au milieu de nul part en pyjama et sur le point de me coucher jusqu'à retrouver ce visage bien connu qui m'avait manqué alors que je m'acharnais à oublier. Pour reprendre un peu de contenance, je tire sur le bas de mon short pour couvrir davantage de mes cuisses et malgré la joie qui me tiraille, je reste dubitative parce que je n'en oublie pas notre dernière rencontre qui s'est soldée sur un échec. Il est là en face de moi encore une fois, mais je n'ai plus vraiment envie de croire à un hasard heureux après la dernière soirée, après mes efforts pour oublier de penser à lui. Ou alors, le hasard se joue de moi, de nous.
Je doute qu'il ait réellement envie de me côtoyer le temps d'un week-end où aucun de nous deux ne pourra fuir après sa réaction face à ma révélation.
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Thimothée Bery
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Lun 28 Aoû - 22:10
Charlotte & Thimothée

       


Si après ça, on lui dit que le destin ne cherche pas du tout à mettre la jolie blonde sur sa route, coûte que coûte, il n'en croira rien. C'est assez évident là quand même, non ? Elle est là. Si loin de chez eux. Et ce, après s'être croisés à de multiples reprises sur Paris. Paris ! Ce n'est pas une petite ville avec une trentaine de milliers d'habitants. Mais une foutue grande ville qui compte plutôt des millions de parisiens. Impossible, donc, de ne pas se dire qu'il y a un truc à voir là dedans. Une conclusion à tirer de ces incessantes retrouvailles. Même si ce soir, il y a peu de chance pour que Charlotte soit contente de voir Tim. Ce qui n'est pas réciproque. Lui, il est plus heureux encore qu'on ne pourrait l'imaginer. Soulagé, surtout. Il était de plus en plus persuadé qu'il ne la verrait jamais plus.

Le souci, c'est qu'elle n'a pas du tout l'air emballée de le voir. Ce qui peut se comprendre vu leurs derniers échanges. Mais elle semble se fermer aussitôt qu'elle pose les yeux sur lui et réalise que c'est lui, bien lui. Ben ... Comme toi je crois. Je pourrais te retourner la question. Il lui fait remarquer avec douceur, laissant involontairement errer son regard sur son corps. Elle ne porte qu'un petit pyjama qui ne dissimule rien de ses interminables et magnifiques jambes. Il est troublé. Mais toujours bien conscient de la froideur dont elle fait preuve, il s'abstient de laisser apparaître quoi que ce soit. C'est la chambre vers laquelle on m'a dirigé. Il précise pour qu'elle ne s'imagine pas qu'il a orchestré tout ça. Pour le coup, ce n'est vraiment pas le cas. Il n'est pas assez manipulateur pour faire des trucs du genre. Et il ne tient pas à lui faire ça. Même si ça lui coûte de l'avoir perdu.

On m'a précisé que c'était la dernière chambre libre. Mais peut-être qu'elle refusera de le croire. Tu veux qu'on aille demander ? Le mieux serait qu'elle soit avec lui pour pouvoir entendre la réponse de la bouche de quelqu'un d'autre que lui. Mais elle est en pyjama. A moins qu'elle n'ait envie de s'embêter à se rhabiller juste pour ça. Si elle veut se débarrasser de lui coûte que coûte, elle voudra peut-être le faire. Et ce n'est pas impossible qu'elle soit désireuse à ce point là, de le voir dégager. Mais il est déjà en train de voir dans cette drôle d'aventure, la seconde chance dont il avait besoin. L'opportunité de revenir sur leur dernière conversation et, peut-être, lui expliquer. S'expliquer. Il est persuadé que ça n'aurait pas du se passer de cette façon.

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Charlotte Favret
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Mar 29 Aoû - 12:37


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La situation est gênante. Je me suis déjà retrouvée presque nue devant lui mais le contexte était bien différent de l'actuel. Je remonte dans ma mémoire pour essayer de trouver le moment où on m'a dit que j'allais partager ma chambre avec quelqu'un mais impossible alors comme souvent ces derniers temps, je devais avoir la tête ailleurs. Comme souvent, mon corps réagit à sa proximité alors que je m'acharne depuis des semaines à oublier de penser à lui, à me convaincre qu'il ne sert à rien de penser à un homme qui m'a clairement fait comprendre que quelque chose de concret n'est pas envisageable entre nous deux avec mes responsabilités. Il m'a fait espérer, au point que j'ai presque attendu nos rencontres hasardeuses et puis finalement tout est tombé à l'eau alors que je le pensais tellement mieux que tous les autres. Qu'il me promettait monts et merveilles mais je me suis encore trompée sur lui et cette fois, ça a brisé mon cœur d'artichaut. Alors le retrouver face à moi après avoir l'avoir fui pendant des semaines, c'est un sacré coup du destin mais ce que je percevais avant comme un coup de pouce, c'est aujourd'hui l'inverse que je perçois. Une moquerie du karma. Je le détaille, m'abreuve de son image comme si je ne l'avais pas vu depuis des années. Mais j'ai retrouvé ma froideur, celle de nos premières rencontres et j'aurais pu opté pour la fuite cette fois encore mais les circonstances sont différentes. Je ne suis plus à Paris mais dans un lieu inconnu au milieu de nul part, ce qui rend la fuite impossible mais je suis étonnée aussi qu'il ne fasse pas demi-tour pour fuir ma présence, c'est lui qui est à l'origine de tout ça après tout. Il me propose d'aller voir si on ne peut pas échanger nos chambres après m'avoir précisé que c'est la dernière disponible alors je décide de capituler. Après tout, on est même pas vraiment obligés de parler et la solitude dans cette chambre silencieuse et isolée m'angoissait un peu. « Non, c'est bon. Je te crois, c'est que pour deux nuits après tout. » Je me pince les lèvres et reprends ce que je faisais, omettant volontairement sa présence sans vraiment l'oublier. Prenant le parti de faire comme si il n'était pas là, ne pas lui montrer que sa présence me perturbe, pas cette fois. « J'ai terminé, je vais te laisser la salle de bain. » Je m'attache les cheveux et termine d'étaler ma crème hydratante sur mes jambes avant de rejoindre la chambre à nouveau où je m'affaire autour de ma valise, les mains tremblantes et perturbée plus que de raison par sa présence. Je sors la housse de ma robe pour le mariage et l'accroche sur la porte, avant de rejoindre le lit sans même l'attendre. Je me couche face à la salle de bain à l'extrémité du lit, fermant partiellement les yeux pour pouvoir l'observer évoluer en toute discrétion. Je me sens mal dans cette situation, prise au piège dans quelque chose que je ne maîtrise pas alors que ce week-end s'annonçait si bien. Tout a commencé à merveille, je suis arrivée dans un gîte magnifique et le mariage s'annonce parfait. Puis il y a eu Tim, son arrivée m'a perturbé. Son retour dans ma vie bien qu'il s'annonce bref. Devoir dormir à côté de lui, comme un couple que nous aurions pu être, comme celui que nous avons presque formé l'espace de quelques heures au moins avant qu'il aperçoive ma réalité, mes responsabilités. Je ne cesse de me répéter depuis mon départ précipité de cette soirée que je l'avais prévenu que rien ne serait possible entre nous, il m'a laissé croire le contraire et c'est bien pour ça que je lui en veux le plus, pour m'avoir laissé espéré alors que je m'étais convaincue de ne rien entrevoir.
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Thimothée Bery
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Mar 29 Aoû - 19:01
Charlotte & Thimothée

       


Le moins que l'on puisse dire, c'est que le brun n'est vraiment pas fan de la froideur dont sait si bien faire preuve la jolie blonde. Elle est de nouveau totalement fermée à lui. Et même s'il peut plus ou moins en comprendre la raison, ça ne veut pas dire que c'est plus simple à accepter. Il voit bien qu'ils ont fait de nombreux pas en arrière à cause de leur dernière "discussion". Et il s'en veut pour ça. Il se déteste d'avoir mal réagit. D'avoir été beaucoup trop impulsif et de n'avoir même pas été capable de revenir tout de suite sur ses paroles. Il est idiot et il le sait. Il faut dire qu'il n'avait jamais eut un tel coup de coeur, de façon aussi rapide surtout, pour une femme. Il est totalement perdu depuis le premier jour et ça n'a même fait qu'empirer ! Il est infiniment soulagé quand elle capitule et accepte plus ou moins qu'il reste là, dans la même chambre qu'elle. Il peut comprendre et accepter qu'elle ne soit pas emballée. Mais au moins, elle ne le fout pas dehors.

D'accord ... Il se fait tout petit alors qu'elle se détourne et poursuit sa petite vie comme s'il ne venait pas de débarquer. Comme s'il n'était pas là. D'accord. Il répète sans s'en rendre compte du tout. Le regard qu'il ne parvient à détourner d'elle qui continue son petit manège. Il récupère trousse de toilette et pyjama dans son sac, avant de prendre la direction de la salle de bain quand elle la libère tout à fait. Un pyjama qui, d'ordinaire, ne se compose que d'un pantalon fin. Mais pour le week-end qui commence, il préfère garder un tee shirt. Il n'est pas du tout complexé par son corps. Mais il aurait l'impression d'être complètement nu devant elle. Idée déplaisante compte tenu de leur relation désormais plus que tendue. Il prend une douche rapide en tentant de ne pas trop penser à la nuit terrible qu'il va passer. Sans doute aura-t-il du mal à trouver le sommeil en sachant la jeune femme si proche et si loin en même temps, de lui.

Quand il revient dans la chambre, il évite de regarder dans sa direction. Il file déposer ses affaires sur son sac et cherche du regard un canapé. Ou même un fauteuil fera l'affaire pour dormir ! Mais il n'y a que des stupides chaises. Je suis désolé ... Y'a que le lit ... Il souffle tout bas. Pas assez fort pour la réveiller, si jamais elle était déjà endormie. Mais puisqu'elle s'est installée à l'extrémité du matelas, il songe qu'elle s'en est sans doute déjà rendue compte. Alors aussi doucement que possible pour ne pas la déranger, il prend place de l'autre côté. Il s'installe au dessus des draps, histoire de créer le moins de rapprochement physique entre eux, que possible. Et ce n'est vraiment pas un manque d'envie ça ! Juste le respect, d'une certaine façon, qu'il a pour elle. Et la crainte d'encore une fois tout faire foirer avec elle. Il n'a pas tellement envie qu'elle le déteste pour de bon.

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Charlotte Favret
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Mer 30 Aoû - 16:25


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Il y a ce spectre silencieux qui perturbe ces retrouvailles. Celui de notre dernier échange houleux. Et puis sa disparition, ma disparition. J'avais commencé à croire que je ne le verrais plus, que le destin avait modifié ses plans pour nous deux, que tout était écrit et que peut-être simplement, je l'avais rencontré pour espérer encore un peu, pour me briser le coeur. L'idée était ridicule, d'autant plus que nous n'avion rien vécu hormis ce baiser donné pour un peu de courage. Du courage que j'avais utilisé comme une excuse mais ça n'avait pas semblé le déranger. J'avais cru qu'il était différent des hommes aux belles paroles qui prenaient mon corps en laissant mon coeur sur le bas côté. Et finalement, il était pareil ou peut-être pire parce que il m'avait vraiment permis d'y croire. J'avais espéré que la roue avait tourné en ma faveur, enfin. Mais finalement, la chute n'en a été que plus rude. Il a été la déception de trop à tel point que je me suis promis de me méfier, de ne plus jamais omettre d'évoquer ma situation familiale quitte à faire fuir le moindre prétendant. Et puis j'ai fui ma cité des lumière pour l'éviter lui, j'ai trouvé refuge dans ma famille en évitant le sujet fâcheux, bien que ma grand-mère ait compris les grandes lignes en demandant à mon frère de rentrer avec moi pour me changer les idées. Et puis, j'ai évité le supermarché de mon quartier pour ne pas tomber sur lui dans un malencontreux hasard, j'ai évité le bar dans lequel je l'avais embarqué. Comme la victime d'une rupture douloureuse pour une relation jamais vraiment entamée. Et puis j'ai plié bagages pour la capitale marocaine histoire de m'éloigner encore un peu plus. Ce week-end me semblait être une bonne alternative aussi à une rencontre inopportune mais il n'a pas semblé de cet avis et à cet instant précis, j'ai simplement l'impression d'être poursuivie par un souvenir douloureux. Mais mon corps semble penser l'inverse, le simple son de sa voix suffit à hérisser tous les poils de mon corps alors que je tente de rester aussi neutre que possible malgré mon visage expressif. Je suis partagée entre le soulagement de le retrouver, retrouver cette alchimie et le souvenir du coeur qu'il m'a brisé alors je choisis la raison pour une fois en lui parlant le moins possible. J'ai perdu mon sourire habituel, remplacé par mon masque de froideur mais c'est ce qu'il a voulu, c'est ce qu'il cherchait après tout. M'éloigner de lui. Il se répète, assez mal à l'aise et je comprends que c'est ma présence qui le gêne mais je ne lui ferais pas le plaisir de partir. C'est déroutant de se retrouver face à un visage si familier et devoir adopter une attitude totalement étrangère, si peu naturelle. Je me force à ne pas foncer vers lui, me blottir dans ses bras et lui dire qu'il m'a manqué mais c'est terminé. Et même si cette attraction persiste, il faut juste passer outre. Il n'est simplement pas pour moi. Je m'allonge sous les draps malgré la chaleur de la pièce, je me remercie intérieurement d'avoir pensé à prendre un pyjama alors que j'ai tellement l'habitude de dormir nue, ce qui aurait été encore plus gênant. Je ferme les yeux mais m'acharne à lutter contre le sommeil. Pour éviter le cauchemar qui me domine depuis des années. Le bruit métallique qui s'abat sur la roche et les cris de mes parents. Celui qui me réveille depuis plusieurs années parce que je n'ai simplement pas envie de m'excuser du coup que j'aurais pu mettre dans mon sommeil à Thimothée, de mes cris qui le réveillerait probablement. Malgré tout, je garde les yeux mi-clos, le suivant des yeux alors qu'il évolue dans la chambre et malgré la gêne qui domine, j'admire toujours cette aisance avec laquelle il évolue dans la chambre. « Je sais, bonne nuit. » Il s'excuse avant de s'allonger dans mon dos, je sens le matelas s'affaisser et c'est à moi de me sentir gênée. Loin d'être prude, sa présence aussi proche dans un endroit aussi intime qu'un lit me perturbe.
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Thimothée Bery
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Mer 30 Aoû - 21:44
Charlotte & Thimothée

       


Tim n'a vraiment aucune idée de la façon avec laquelle il doit se comporter. Il est sans doute simplement supposé se taire et laisser la jolie blonde vivre tranquillement sa petite vie. Son petit week-end qu'elle devait imaginer bien différent. Malheureusement pour elle, il est là lui aussi et elle doit composer avec. Il s'estimera chanceux si elle ne tente pas de le tuer dans son sommeil, vu la froideur dont elle fait preuve. Même s'il sait bien que c'est mérité, ça lui fait quand même quelque chose. Il faut dire que jamais il ne s'est imaginé que les choses pourraient finalement aussi mal tourner. Et que ça ne peut que le faire chier. Il tient beaucoup plus à la jolie blonde, qu'il n'aurait pu le penser au départ. Peut-être même plus encore qu'à "l'époque". Parce qu'il a réalisé comme elle pouvait lui manquer quand il ne la voyait pas. Et que ça n'a pas du tout été supportable. Même là alors qu'elle est tout sauf agréable, il est heureux de la revoir. Et aux dernières nouvelles, non, il n'est pas du tout maso !

Une fois étendu dans le lit, il réalise qu'il n'a plus du tout sommeil. Sans doute que la fatigue est là, tapit quelque part au fond de lui. Mais pour le coup, il ne la ressent pas assez pour sombrer. Ce qui est pas mal emmerdant parce qu'il y a la jeune femme dans son dos et que sa présence continue de le perturber plus qu'il ne voudrait bien l'admettre. Beaucoup trop. Il se promet de demander dès le lendemain, s'il n'est pas possible d'avoir une autre chambre ailleurs. En fait, il serait même prêt à en partager une avec quelqu'un d'autre. Ce serait forcément moins gênant que ça ! Il ne tarde pas à s'impatienter dans la position qu'il occupe depuis à peine cinq minutes et s'efforce de bouger le moins possible quand il se tourne pour s'allonger sur le dos; Il lance quand même un bref regard dans sa direction pour s'assurer qu'il ne la dérange pas. Mais elle ne bronche pas. Toujours pas.

Il soupire et porte ses mains à son visage en se demandant s'il ne ferait pas mieux de sortir prendre l'air. Ou même de faire un footing pour s'épuiser une bonne fois pour toutes, tiens ! Quoi qu'il serait bien tenté d'essayer de discuter avec elle maintenant, justement. Mais vu l'heure, il dort fort d'être très bien reçu. Déjà qu'en "temps normal" elle est tout à fait fermée à lui ... Alors bien qu'il doute qu'elle soit plus facilement parvenue à trouver le sommeil, il ne se risque pas à prendre la parole. Il se contente de bouger encore. Reprendre sa position initiale. Et finalement non. Tout en tâchant de ne surtout pas la frôler. De peur d'être vraiment mal reçu et balancé hors du lit, à grands renforts de coups de pieds.

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Jeu 31 Aoû - 16:37


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C'est long, ça manque cruellement de naturel alors que j'ai eu l'habitude de toujours me laisser aller en sa présence mais ce soir, il est davantage ma kryptonite que mon remède. Il est simplement celui qui m'a fait souffrir et malgré mon envie de lui sauter dans les bras, je me répète mentalement comme un mantra qu'il est la seule raison de mon coeur brisé. Mais malgré tout, Thimothée reste mon Thimothée, celui qui me rend timide et joyeuse à la fois. Celui qui a tous les pouvoirs sur ma mélancolie. Mais je me prive du droit de le toucher, je le prive du droit de m'approcher. Je l'observe à travers mes yeux clos à moitié, détaille sa carrure. Je retrouve ses tatouages, me remémore les histoires que j'avais pu leur inventer. Et même si nous n'avions rien eu le temps de construire à deux, j'ai l'impression d'avoir perdu beaucoup dans cette histoire. Il respecte mon silence, ou peut-être qu'il n'a pas non plus envie de me parler. Après tout, je ne suis rien de plus que la fille qui lui a menti. La femme aux responsabilités non assumées. Celle qu'il a rejeté. Alors pourquoi est-ce que je culpabilise ? Pourquoi est-ce que je continue de l'imaginer comme l'homme idéal ? Je ne me fixe que sur ce que nous avons partagé en oubliant que si on en est là, c'est bien à cause de lui. Le matelas s'affaisse dans mon dos et je sais à cet instant qu'il n'est qu'à quelques centimètres de moi, mon corps réagit en conséquences et je dois prendre sur moi pour ne pas me tourner pour aller me blottir contre lui, lui murmurer qu'il m'a manqué. J'aimerais passer la nuit à chuchoter entre ses bras. L'écouter me promettre que tout ira bien. Mais c'est un film que je me monte. Au lieu des battements de nos coeurs, des bruits de nos baisers. C'est le silence qui emplit la pièce. Le bruit de nos deux respirations apaisées. Et alors que j'hésite à me tourner, pensant qu'il dort. Je me reprends en le sentant s'agiter dans mon dos. Petit à petit, je sens que c'est à mon tour de me faire emporter par Morphée, par peur de l'effrayer avec mes cris, de le réveiller ou le frapper. Bien qu'à mon avis, il mériterait des coups pour la peine qu'il m'a affligé, pour le manque qu'il a créé. Mais mon côté pacifiste prend le dessus. J'hésite un instant à aller dormir dehors ou rejoindre un canapé du salon, n'importe où serait mieux qu'ici après tout mais je me contente de me lever pour rejoindre la salle de bain où je m'humidifie un peu le visage, me regarde l'espace de quelques secondes. J'ai envie de rire devant ma mine défaite mais je crois que le tatoué me prendrait pour une folle alors je me contente de secouer la tête en jetant un énième coup d'oeil au miroir et me chuchote quelques encouragements avant de sortir à pas feutrés de la salle de bain. Qui sait, peut-être que mon colocataire s'est endormi. Il ne bouge plus en tout cas quand je traverse la chambre en direction de ma valise pour récupérer un cardigan en cachemire que j'enfile sur mon pyjama pour rejoindre l'extérieur. La première chose qui me frappe lorsque je ferme la porte derrière moi, c'est le silence apaisant qui se dégage de la nuit bien loin du silence gênant qui plombait l'atmosphère du petit cottage. Je m'installe dans la pelouse fraîche, les yeux levés vers l'immensité nocturne. Le bon endroit pour réfléchir, pour m'apaiser après ces retrouvailles inattendues. C'est aussi pour ça que j'aime la campagne, la pollution du ciel parisien laisse place à une multitude d'astres. Je tente de me les remémorer comme ma mère mes les avait appris sans grand succès et malgré la fraîcheur de la nuit qui crée un filet de chair de poule sur mes jambes dénudées, je ne songe même pas à rentrer. Je suis bien mieux là, sous cette couverture étoilée qu'au milieu d'un lit trop petit pour nous contenir Thimothée et moi.
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Thimothée Bery
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Jeu 31 Aoû - 20:13
Charlotte & Thimothée

       


Il est un peu perdu par l'ambiance froide et tendue qui s'est installée entre eux. Il hésite à lui parler alors qu'il a la sensation qu'elle ne trouve pas plus facilement le sommeil que lui. Il a envie pourtant, dans le fond. D'essayer au moins de parler. De n'importe quoi. Tant que ça permettrait de retrouver la belle ambiance qu'il y avait entre eux avant. Parce que pour l'instant, ça ne semble vraiment pas être gagné. Il l'a connu froide et distante. Mais jamais à ce point. Un peu naïf sur les bords, il espère pourtant que les choses s'arrangeront. Aux dernières nouvelles, l'espoir n'a jamais tué personne après tout. Et pardonner, non plus. Parce qu'il espère bien qu'après l'avoir écouté, quand il trouvera le courage de lui parler, elle voudra bien lui pardonner. L'avantage de ce long silence depuis la dernière fois qu'ils ont "parlé", c'est qu'il a pu réfléchir à tout ça. A tête reposée. Il n'a même fait que penser à elle.

Le souci, c'est qu'il se rappelle un peu trop bien du ton chaud de sa voix douce, de ses sourires, de son regard, de ses mots ... Mais surtout, de leur baiser d'une incroyable tendresse. L'artiste se crispe quand il la sent remuer dans son dos, pour quitter tout à fait le lit. Il imagine tout de suite qu'elle le fuit et il doit bien admettre que ça lui fait quelque chose cette idée là. Même si, encore une fois, il peut plus ou moins comprendre ça. Ca ne signifie pas pour autant qu'il l'accepte et arrive à supporter ça. Il n'ouvre les yeux que lorsqu'elle a contourné le lit et lui tourne le dos pour s'éloigner et quitter la petite chambre. Il a le temps de constater qu'elle a enfilé un petit cardigan par dessus son pyjama. Elle ne sort donc pas chercher une autre chambre ailleurs. Si c'était le cas, elle aurait certainement prit la peine de se vêtir.

Après de longues réflexions et hésitations, il abandonne temporairement l'idée de dormir et se décide à agir enfin. Il se lève à son tour, enfile lui même un cardigan épais pour affronter la fraîcheur de la nuit et sort de la chambre. Il n'a pas trop de mal à la retrouver malgré l'obscurité. Elle n'est pas partie bien loin. Est-ce que je peux ? Il demande doucement, en désignant la place libre à côté d'elle. L'immense superficie de place libre en vérité. Mais c'est à côté d'elle qu'il voudrait prendre place, bien sûr. Je voulais te dire que je suis désolé. Pour la dernière fois. Il ajoute sans trop tarder. Un peu impatient de cracher ces mots qui brûlent la gorge et picotent la langue depuis trop longtemps à son goût. Il n'est pas tellement certain qu'elle prendra bien la chose. Mais il prend le risque malgré tout. Parce qu'il préfère qu'elle sache. Qu'il ne voulait pas la blesser. Qu'il a juste été impulsif. Lui qui ne l'est pas tant d'ordinaire. Pour ne pas dire, pas du tout.

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Charlotte Favret
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Mar 5 Sep - 16:48


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C'est tout ce que je déteste d'ordinaire et pourtant je me sens bien dans ce silence de plomb ce soir, parce qu'il est là et qu'encore une fois, après tout ce qu'il s'est passé, sa simple présence suffit à m'apaiser et c'est ce qui complique encore plus la chose. Parce qu'il serait plus simple pour moi de simplement le détester pour nier sa présence et l'attraction qu'il a sur moi. Mais non, je me sens en sécurité et déconnectée. Je me sens à ma place. J'en oublie temporairement tout le poids de la tension qui fait ployer mes épaules. J'en oublie toute ma peine, toute ma déception et j'en oublie jusqu'à la présence de la raison de cette tristesse à quelques mètres seulement dans un lit que j'aurais pris plaisir à partager il y a quelques semaines à peine, une intimité que j'aurais pris pris plaisir à découvrir et apprivoiser, le torse contre lequel je me serais blottie dans une once d'hésitation, ces bras que j'ai simplement envie d'aller retrouver. Et la seule excuse qui tienne la route c'est qu'il me manque alors qu'il est juste derrière moi, probablement endormi et loin d'être tourmenté par mes états d'âme alors que je suis simplement incapable de faire comme si il n'existait pas. Le plus douloureux dans tout ça c'est de savoir que je n'ai que quelques pas à franchir pour mettre fin à mes tracas mais je me l'interdis, sous peine de souffrir davantage demain. Savoir que je n'ai que quelques mètres à faire pour savourer encore un peu cette tendresse qui nous caractérise tant. Mais je sais très bien que je vais regretter si je m'y laisse aller. Que ce ne sera que temporaire avant que la nostalgie ne revienne. Thimothée me rejoint finalement et je sens mon coeur louper un battement dans ma poitrine, je sens mon crâne me picoter par sa simple présence, et puis il y a le son de sa voix. Son murmure simplement. « Si tu veux oui. » J'aurais pu ponctuer ma réponse d'une remarque cinglante mais je suis simplement trop perturbée par sa proximité, j'essuie discrètement les quelques traces de larmes qui avaient dégouliné le long de mes joues pour ne laisser aucune trace de ma tristesse, ne pas lui laisser le plaisir de savourer sa victoire. Et puis après tout, ce cottage ne m'appartient pas, je sais en plus que je serais capable de culpabiliser si je lui refusais simplement de s'installer à côté de moi. Après tout, il ne m'a rien promis. Pas cette fois. Je garde les yeux rivés sur les étoiles en essayant de reconnaître les constellations, quelques unes au moins et finalement c'est le ténébreux, celui que je considérais comme mon ténébreux qui se risque à briser le silence de la nuit. Et je tourne enfin la tête vers lui sans comprendre vraiment pourquoi il fait l'effort de me parler, ni même pourquoi lui non plus n'arrive pas à trouver le sommeil. Sans comprendre ce qu'il attend de moi, cette fois. Sans comprendre pourquoi il fait ces efforts et je me surprends à espérer encore un peu alors qu'il a été clair avec moi pourtant. Il ne veut pas, il ne peut pas. Je me surprends à espérer lui avoir manqué autant qu'il m'a manqué. Alors qu'il ne doit simplement pas trouver le sommeil à cause du silence oppressant qui règne dans cette campagne. « Tu ne devrais pas t'excuser de dire ce que tu penses, tu en as complètement le droit. » Ce qu'il n'avait pas le droit de faire, c'était de me briser le coeur en me faisant espérer avant que j'étais simplement plus importante que n'importe quoi. Alors qu'au final, je n'étais rien de plus qu'une fille lambda. Rien de plus que n'importe quelle fille qu'il a pu croiser avant, et probablement après. Je sers le cardigan contre ma poitrine qui se soulève de manière irrégulière, je retiens un sanglot en serrant mon poing aussi fort que possible. « Et puis franchement, on a jamais rien été l'un pour l'autre. Je n'attendais rien de toi de toute façon. » Une remarque cinglante, ma façon à moi de me protéger. C'est comme ça qu'il m'avait connu et c'est bien ce souvenir que je voulais qu'il garde de moi. Pas la fille fragile qui lui avait confié ses secrets, celle qui était tombée amoureuse.
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Thimothée Bery
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Mar 5 Sep - 23:33
Charlotte & Thimothée

       


Il y a le soulagement qui lui tombe dessus, quand elle accepte sa présence. Ca ne veut pas dire grand chose, il le sait bien. Elle le fait sans doute juste par politesse et parce que, de toute façon, l'endroit et la place ne lui appartiennent pas outre mesure. Mais quand même. Elle pourrait se fermer, se lever et rentrer dans la chambre qu'ils sont forcés de partager. Il prend place à côté d'elle, sans un mot de plus pour l'instant. Assez près pour sentir la chaleur de son corps. Pas assez pour la frôler tout à fait non plus. Il ne veut pas prendre le moindre risque. Faux pas interdit. Il tourne le visage vers elle et observe le sien, levé vers le ciel. Charlotte. Elle est aussi belle que dans ses souvenirs. Elle dégage même un truc en plus là comme ça, à la lueur de la lune. Ca lui colle un petit quelque chose de mystique absolument fascinant. Il ose enfin prendre la parole après quelques secondes de silence. Et affronte son regard avec autant de courage que possible. Et pour le coup, ça lui en demande une certaine dose quand même. Parce qu'il craint tout ce qu'il pourrait y lire. Il se doute bien qu'elle lui en veut toujours autant. Si ce n'est même plus encore que ce jour là. Parce qu'elle a eut le temps de ressasser tout simplement.

Elle lui offre une réponse pour le moins basique. Il n'a pas à s'excuser, c'est une chose. Mais il pense vraiment qu'il y a eut un malentendu quelque part. Il a été trop impulsif, trop vif et a mal usé des mots. Il a tout de suite regretté. Mais il était trop tard. Kiara était déjà dans les parages et l'a coupé dans son élan tout simplement. Il se crispe de nouveau et ferme un instant les yeux pour ajouter des propos cinglants. Des mots qui font mal en l'atteignant en plein coeur. Mais cette fois il refuse de juste entendre ces choses là telles qu'elles sortent de sa bouche. Il tente de voir plus loin et de comprendre ce qu'elle peut bien vouloir dire. Mais sa conclusion, c'est qu'elle pense tout le contraire justement. Or, il est terrifié à l'idée de se faire de faux espoirs. Il doit également penser à lui dans la foulée. Ne pas se laisser avoir. Ne pas encore se faire du mal. Cette fois ci, il prend le temps de réfléchir avant de parler. Quitte à la faire attendre. Il y a trois ans, mon père a disparu. Du jour au lendemain. Juste comme ça, il s'est volatilisé. J'ai tout de suite pensé qu'il s'était enfuit, comme le font beaucoup d'autres gens qui décident de changer de vie du jour au lendemain. Il se tait un moment, le regard qui se perd brièvement dans le vide avant de revenir à elle.

J'ai commencé à le rechercher il y a quelques mois. Et j'ai découvert qu'il avait au moins deux autres familles. Deux compagnes et trois enfants avec ces deux femmes. Pendant des années il a mené plusieurs vies. Il n'a pas pour habitude de s'épancher de la sorte. Et pourtant ce soir, il en ressent le besoin. Quitte à ce qu'elle se fiche de lui et l'envoie chier comme elle sait si bien le faire. Il prend le risque. J'ai horreur du mensonge. Je suis terrifié à l'idée de me tromper autant sur une personne ... Il se tait de nouveau et laisse entendre un soupir incertain. Mais c'est pas ce que t'as fais. Je sais que tu voulais juste te protéger. Vous protéger. Mais sur le coup j'ai seulement remarqué le fait que tu m'avais caché ta vie entière. J'ai seulement remarqué la chose qui me terrifiait le plus. Il ne précise pas qu'il a pensé encore à toute sa situation et que ça ne l'effraie pas tant que ça si les choses se font par étapes. Parce qu'il ne veut pas continuer de s'imposer comme il a déjà pu le faire. Et parce qu'il ne s'attend pas non plus à ce qu'elle ait envie de lui pardonner de toute façon. Je suis désolé d'avoir réagit comme ça. Il conclut avant de se tendre vers elle pour déposer un vague baiser sur sa tempe. Et sans attendre de réponse de sa part parce qu'il n'est même pas certain de pouvoir assumer ses soudaines confessions, il se lève et prend la direction du cottage.

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Charlotte Favret
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Mer 6 Sep - 15:08


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C’est tellement différent et pourtant similaire sur beaucoup de points. Les protagonistes sont toujours les mêmes, aussi maladroits avec leurs sentiments mais l’alchimie est toujours aussi présente. Je pourrais mentir en disant que je lui en veux au point de ne plus lui accorder la moindre importance mais j’en suis simplement incapable parce qu’il a occupé chacune de mes pensées de ces dernières semaines. Il m’a forcé à faire le deuil d’une relation étouffée dans l’oeuf. Ses paroles,  appuyées par celles de sa meilleure amie ont creusé un sillon sur mes joues. J’ai trop pleuré pour l’avoir vraiment oublié. J’ai même culpabilisé de l’avoir autant admiré en me disant que j’étais peut-être la principale coupable de cette mascarade, parce que je le connaissais à peine, que j’ai trop espéré de lui. Et puis il y a cette petite voix, celle qui me répète sans arrêt que j’allais très bien avant de tomber amoureuse de lui. Et même si je sais que c’est faux. Je me contente de lui en vouloir, en oubliant qu’avant de le croiser à chaque coin de rue, j’avais oublié comment on souriait. Je ne vivais plus qu’au travers de mes cauchemars, au travers de mes souvenirs. J’ai été brisée et Thimothée n’a rien fait d’autre que me redonner un peu d’espoir qu’il m’a simplement arracher avant que j’ai pu le savourer. Mais ce serait égoïste de lui faire porter l’entière responsabilité de la situation actuelle. J’aime ce type, à tel point que ça en devient douloureux. Il me rejoint alors que j’ai les yeux rivés sur l’immensité étoilée. C’est tellement différent parce qu’il y a quelques semaines, je me serais laissée tomber contre son épaule pour profiter du moment alors qu’aujourd’hui, je n’ose même pas l’effleurer par peur de la décharge électrique que je pourrais recevoir, cette décharge qui pourrait me faire vaciller. Encore une fois, il est le premier à oser briser le silence, celui qui nourrit nos retrouvailles et je l’écoute attentivement. C’est son tour de me révéler un morceau de sa vie et j’aurais aimé avoir la force de simplement me lever comme il l’a fait quand il a appris mon fardeau. Pour le blesser autant que j’avais pu l’être à cette soirée mais je n’en ai pas le courage parce que je sais à quel point ça peut faire mal, parce que j’ai entendu la douleur dans sa confession et que je ne sais que trop bien ce que ça fait. Je l’écoute, je reste silencieuse en tournant simplement la tête vers lui. « Tout le monde n’est pas ton père, certaines personnes veulent simplement te protéger. Et tu ne peux pas rejeter les autres parce qu’ils t’aiment simplement. Le mensonge c’est parfois plus simple à entendre qu’une vérité douloureuse. » Et ces personnes, c’est moi en l’occurence. Mais je doute à avoir été la seule qui veuille le protéger. J’ai voulu le protéger de moi en le fuyant, en le prévenant mais il s’est accroché à mon fardeau comme si il voulait le partager avant de me laisser couler de plus belle. « Je ne t’ai jamais caché ma vie entière, je t’ai fait confiance. Je t’ai parlé de mes parents, je t’ai parlé de ma famille. Et tu m’as rejeté, comme si je venais de t’annoncer que j’avais tué des personnes. J’ai pas choisi ma vie et si je t’ai évité pendant des semaines, c’est parce que tu étais dangereux pour moi. Tu es un danger, tu m’as blessé. Tu as eu le choix toi, et tu as fait ton choix en toute connaissance de cause. » Ma voix s’est brisée sur les derniers mots alors que j’arrache des mottes de pelouse pour essayer de contrôler un tant soit peu mes émotions. Vaine tâche puisque les vannes s’ouvrent lorsqu’il m’embrasse la tempe et s’excuse avant qu’il ne retourne dans le cottage. Je sanglote silencieusement en jetant avec haine l’herbe plus loin comme si cette pelouse pouvait suffire à canaliser ma peine, ma colère, ma déception. Et je me laisse tomber sur le dos quand mes sanglots redoublent d’intensité, pour me laisser aller encore un peu dans le silence de la nuit. Les seules paroles qui me reviennent en tête sont celles de sa meilleure amie me promettant qu’il s’intéressait à moi et que je n’étais pas n’importe qui. C’est son regard que je vois, son ton piquant et sifflant que j’ai en mémoire. Et puis il y a le contraste de ses mains sur mon bras, de la tendresse de son regard, de la douceur de ses lèvres contre les miennes. Je me perds dans mes souvenirs, dans nos souvenirs. Je repense à ses confidences sur son père, sur sa nouvelle famille et j’ai le coeur un peu plus brisé pour lui qui m’a confié être très proche de sa mère. J’ai le coeur brisé pour toutes ces confidences qu’on a partagé, ses certitudes qui ont probablement volé en éclats avec ces découvertes. Parce que je ne sais que trop bien la douleur de l’abandon d’un parent même si ça n’a jamais été volontaire pour moi.
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Thimothée Bery
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Mer 6 Sep - 22:13
Charlotte & Thimothée

       


Il n'a pas la moindre idée de ce que pense et ressent la jolie blonde en ce qui le concerne de façon directe ou indirecte. Il sait qu'elle lui en veut, bien sûr. Mais il ne sait pas grand chose d'autre. Il ignore si c'est juste la fierté qui a été esquintée. Ou s'il y avait de réels sentiments qu'il pourrait potentiellement avoir brisé par son comportement stupide. Pas du tout son genre en plus. Mais Charlotte ne semble pas vouloir le savoir ça. Elle ne se souvient que de la peine qu'il lui a fait ressentir. Il comprend. S'en veut à mort. Mais comprend. Il ne sait plus ce qu'il doit faire pour effacer la peine qu'il lui a causé. Il tente encore, quand il s'ouvre un peu à elle. Qu'il raconte un morceau de sa vie pour qu'elle puisse au moins un peu comprendre le pourquoi du comment. Pour quelle raison il s'est comporté ainsi. Il faut qu'elle sache que ça n'avait pas grand chose à voir avec elle en fin de compte. Il sait que c'est lui et lui seul qui a merdé. Complètement merdé. Ceci dit, il n'avait pas vraiment pensé que le but de son silence sur toute une partie de son histoire, était sa façon à elle de le protéger lui. Il pensait plutôt qu'elle se protégeait et protégeait également ces "gosses" à sa charge. Ce qu'il a évidemment compris et accepté.

Tu n'avais pas besoin de me protéger de quoi que ce soit Charlotte. Surtout pas de toi et de ta vie. J'étais prêt à l'entendre. Il ne sait vraiment pas comment il est supposé le lui dire pour qu'elle comprenne enfin ça. Qu'elle réalise qu'il est sincère sur toute la ligne et ce, depuis le premier jour. Il se fige et se crispe tout à fait quand elle reprend la parole. Des mots qui font mal. Vraiment mal. Je ne t'ai pas rejeté. Il a seulement un peu paniqué en apprenant tout ça. En réalisant tout ce qu'elle lui cachait depuis le début. Charlotte, j'ai été maladroit et je m'en excuse. J'ai seulement ... J'ai paniqué, parce que j'ai réalisé que je ne savais pas grand chose de toi finalement. Je sais pas j'ai ... Il se tait et soupir avant de reposer les yeux sur son visage aux traits fins et réguliers. Elle est jolie Charlotte. Dommage qu'elle ait l'air si torturée.

J'ai seulement eus peur des secrets. Pas de ta vie. Pas vraiment en tout cas. Mais elle n'a pas l'air désireuse d'en entendre davantage venant de lui. De toute évidence, elle n'a aucune envie de lui pardonner quoi que ce soit. Et lui n'a pas envie de se faire davantage de mal encore, en continuant d'insister. Raison pour laquelle il préfère la laisser tranquille et qu'il regagne le cottage pour ça. Même si, une fois couché dans le lit qu'il est apparemment censé partager avec elle, il est bien incapable de trouver le sommeil. Il ne peut que penser à elle. Elle et sa peine. Elle et la douleur qu'il lui a infligé parce qu'il a été trop con, trop maladroit.

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Charlotte Favret
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Jeu 7 Sep - 12:22


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On avance pas, on est toujours au milieu de nul part, perdus dans un long silence. Thimothée décide d’y renoncer le premier en prenant la parole. Il m’explique, se confie sur ce qu’il a pu ressentir en apprenant les détails de ma vie. Ces détails qui n’en sont finalement pas vraiment. J’ai envie de me glisser entre ses bras quand il se confie sur ce que son père lui a fait subir, lui murmurer que ça ira mais ce n’est plus vraiment mon rôle. Je n’ai plus aucune légitimité à faire quelque chose comme ça. Je n’avais jamais fait le rapprochement entre le fait qu’il soit si proche de sa mère et l’absence d’un père menteur, ou j’étais peut-être trop centrée sur ma situation. Sûrement un peu aussi, je me suis répétée pendant des mois que personne ne pouvait être aussi malheureux que moi, au point que j’ai fini par m’en persuader en refusant même le malheur aux autres, comme si j’avais le monopole de la douleur. Il me parle et je l’écoute, sans vraiment pouvoir entendre ce qu’il me dit. Ce sont ses paroles de notre dernière rencontre qui tournent en boucle. Il ne peut pas et c’est le genre de choses qui ne changent pas en l’espace d’un mois. Le résultat est là, toujours le même. Et même si j’ai envie d’y croire, je me convaincs qu’il n’est pas pour moi. « Donc le fait d’être la tutrice de mes frères et soeur, ça fait qui je suis selon toi ? Je suis juste ça ? J’aurais compris si on t’avait appris que j’étais en phase terminale mais là, je t’avoue que je comprends pas comment tu peux me réduire à des responsabilités familiales. Ça change rien à qui je suis. » Un peu quand même, je suis forcément plus mature, un peu plus organisée, un peu plus torturée mais finalement je reste celle qu’il a appris à connaître avec ses démons en plus mais si il ne se sent pas de passer au dessus de tout ça, c’est simplement que je me suis trompée sur lui. Sur ce qu’on serait capables de surmonter ensemble. J’ai le coeur au bord des lèvres littéralement quand il se lève silencieusement après s’être excusé, je ferme les yeux pour savourer la douceur de son baiser et je finis par m’effondrer quand j’entends la porte du cottage se refermer. Je pense à lui, à ce qu’il était capable de me promettre avant de savoir pour mes responsabilités. Et ça me brise le coeur encore une fois. Les yeux rivés sur les étoiles qui éclairent la nuit, je savoure le silence nocturne pendant près de trente minutes avant de rentrer une fois que mes sanglots se sont taris. J’entre dans le cottage aussi discrètement que possible, je vais dans la salle de bain pour nettoyer quelconque preuve de ma nostalgie et retourne au lit, silencieusement en me doutant qu’il dort déjà. Je me recroqueville sur moi-même comme j’ai l’habitude de le faire et ferme simplement les yeux sans pour autant réussir à trouver le sommeil. J’ai tant de choses en tête que je n’arrive simplement pas à m’endormir. Je pense à tout, à rien en même temps. Et je pense à nos retrouvailles, celles que je redoutais autant que je les attendais. Ça aurait pu être pire, moins douloureux aussi mais c’est peut-être ce dont j’avais besoin pour réussir à définitivement passer à autre chose. Me rendre compte qu’il était douloureux pour moi. Mais malgré tout, il y a toujours cette attraction. Celle qui me pousse à me tourner pour simplement aller me blottir contre lui. Il est sensé dormir alors il ne dira rien mais je suis gelée par mon excursion nocturne alors je ne bouge pas, pétrifiée à l’idée de subir encore un rejet. Effrayée par ce qu’il pourrait me dire si j’osais même l’effleurer. Alors je me contente de me tourner vers lui, fixe mon regard sur son dos qui se soulève au rythme de sa respiration régulière et je finis même par me rapprocher de son dos, me couchant contre lui sans le toucher pour ne pas prendre le risque de le réveiller, en me laissant simplement bercer par sa respiration. Je finis par me laisser bercer par le silence et sa proximité, en m’endormant sans même être perturbée par mes cauchemars habituels, sûrement déjà trop épuisée par mes larmes.
Et au final, je ne me réveille qu’au petit matin alors que le soleil tape déjà dans la chambre, je m’étire par réflexe avant de me rendre compte que c’est autour du corps de Thimothée que je suis enroulée. Gênée, je fais un bond en arrière alors je sens mes joues s’empourprer du fait de notre proximité. J’ai espoir qu’il dorme encore, qu’il ne se soit pas rendu compte de la façon dont j’étais affalée sur lui alors je sors du lit tout aussi discrètement que quand j’y suis entrée et je file directement m’enfermer dans la salle de bain pour prendre une douche bien froide, histoire de me réveiller correctement et oublier ce moment gênant. Mais ça n’en est que plus gênant quand je me rends compte que j’ai laissé toutes mes affaires dans la chambre dans la précipitation. J’hésite un moment avant d’ouvrir la porte en serviette, tombant nez à nez avec un Tim bien réveillé, je me racle la gorge en essayant de faire bonne figure et désigne la porte de la salle de bain d'un coup de menton en reprenant un minimum de contenance. « C’est libre si tu veux. » Je me liquéfie sur place tant je me sens ridicule, pourtant il m’a déjà vu presque nue mais les circonstances étaient bien différentes.
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Thimothée Bery
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Jeu 7 Sep - 21:27
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Il faut croire qu'il n'y a rien qu'il puisse dire pour qu'elle comprenne bien ce qu'il a si mal expliqué et exprimé la première fois. Elle est bornée la jolie blonde quand même. Ce n'est pas nouveau. Mais c'est la première fois que Tim est à ce point confronté à cette partie là de sa personnalité. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il en perd tous ses moyens. Parce qu'il a envie de lui faire entendre raison, bien entendu. Mais qu'il ne tient pas du tout à empirer les choses. Au fond de lui, il a encore l'espoir de pouvoir rattraper et soigner les choses. Mais il n'est pas naïf non plus. Et il n'a pas l'intention d'insister pendant une éternité. Il risquerait surtout de l'énerver pour de bon. Et ce n'est évidemment pas ce qu'il souhaite ! Mais si seulement elle pouvait comprendre. Ou au moins accepter de l'entendre réellement. Mais non ... C'est pas du tout ce que je dis ...Est-ce qu'il donne vraiment l'impression d'être en train de tenir ce genre de propos absurdes ? Il espère bien que non. Mais dans le fond, c'est "simplement" parce qu'elle lui en veut toujours autant qu'elle laisse entendre ce genre de choses.

Ce que je pense de toi n'a pas changé. Mais il doit arrêter d'insister autant alors il rentre se coucher dans la chambre qu'ils partagent de façon bien involontaire. Il est malheureusement incapable de trouver le sommeil une fois là, parce qu'il se ronge les sangs en pensant à elle qui est toujours dehors. Il faut finalement qu'elle rentre dans la chambre et file dans la salle de bain, pour qu'il se détende enfin tout à fait. Assez pour s'endormir. Quand il reprend peu à peu connaissance, c'est pour constater qu'il est enveloppé d'une chaleur tout ce qu'il y a de plus réconfortant. C'est chaud, doux et apaisant. Et ça ne lui donne vraiment pas envie de s'en séparer. Alors il ne bouge pas. Réalisant après de longues minutes seulement, que c'est le corps de Charlotte lui même qui lui fait cet effet là. Raison de plus de ne pas trop bouger du coup. Sauf qu'elle se réveille d'elle même et se détache trop brusquement de lui. Il serre les dents pour retenir la plainte de frustration qui menace de lui échapper et demeure aussi immobile et silencieux que possible. Lassitude et frustration le heurtent de plein fouet pourtant, une fois seul dans le lit.

Il roule dans le lit une fois la porte de la salle de bain refermée derrière elle. Son visage rencontre l'oreiller chargé de son odeur et il s'y enfonce avec plaisir. Il y reste de longues minutes durant, avant de se lever pour préparer ses affaires. Quand il se redresse et pivote, Charlotte quitte la salle de bain. Encore trempée de sa douche. Et le corps uniquement recouvert d'une serviette étroite. Tu ... Il se tait, pince les lèvres et déglutit avec peine, le regard rivé sur le corps qu'il devine et aperçoit. Merci. C'est tout ce qu'il parvient à répondre avant de se forcer à tourner la tête pour foncer droit dans la salle de bain. Une douche froide est exigée avant de sortir de là. Et vite. Très vite. Pour le coup, il regretterait presque d'être le genre d'homme trop poli, trop courtois, trop beaucoup de choses. Un autre aurait certainement sauté sur l'occasion beaucoup trop belle.

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Jeu 7 Sep - 22:27


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Les seules fois où je lui ai vraiment tenu tête, ce sont les fois où j’ai insisté pour lui faire comprendre que nos vies n’étaient pas compatibles. Mais cette fois, c’est bien différent. On est loin de nos désaccords passés. C’est plus sérieux et je refuse de baisser les armes, parce que perçois mes faiblesses comme une véritable arme pour lui. Il m’a blessé une fois et je ne suis pas assez naïve pour lui laisser l’occasion de recommencer. Pourtant, je ressens une pointe de déception lorsqu’il se lève pour partir. Je ne sais pas vraiment ce que j’attendais mais visiblement pas ça et pourtant, je lui suis reconnaissante d’avoir plié bagage parce que ça m’a permis de laisser libre court au flot de larmes qui inonde mes joues. Ce qu’il pense de moi n’a pas changé et pourtant tout est différent. Même le regard qu’il pose sur moi n’a plus la même intensité, son volcan s’est éteint quand mon océan s’est glacé. Mon regard azur apporte à mon visage un air plus doux quand j’aimerais simplement lui jeter un regard meurtrier qui en dit long sur ma rancoeur, mais j’en suis incapable parce que c’est lui. Qu’il reste mon fantasme de liberté, celui qui m’a inspiré, celui qui m’a fait rêver. C’est lui parce qu’il y a peu, je m’entraînais au cas où je le croiserais à nouveau et face à mon miroir, j’étais totalement capable de lancer des missiles avec mes yeux mais face à lui, je suis réduite au simple stade de groupie. Celle qui vous regarde avec des yeux épris. Un regard en total désaccord avec mon ton cinglant. Mais je ne peux malheureusement pas tout contrôler et ça me rappelle  à quel point notre relation idyllique appartient au passé. Alors que ce soir, on arrive même pas à se frôler et pourtant mon corps tout entier frissonne à l’idée de le retrouver pour un week-end entier. La nuance entre la raison et l’émotion alors je m’efforce de ne rien laisser paraître. J’appréhende de le trouver éveillé à mon arrivée dans le cottage mais il est déjà bien endormi, ce qui me félicite la tâche pour filer jusqu’à la salle de bain et m’arroser les yeux histoire de ne pas sembler avoir pleuré toute l’eau qui peuplait mon corps. Je me retrouve au lit, face à son dos alors que dans un contexte plus normal, j’aurais déjà trouvé refuge dans ses bras. Je ne comprends même pas comment il peut ignorer ce magnétisme qui nous attire l’un vers l’autre à chaque rencontre. Et je me laisse finalement aller contre son dos en gardant une petite distance de sécurité pour ne pas le réveiller parce que je serais simplement incapable de justifier mon élan de tendresse après l’avoir purement jeté toute la soirée. Je me détends petit à petit à son contact au point de finir par m’endormir sans vraiment me rendre compte que j’ai fini par m’enrouler autour de lui dans mon sommeil. Ce n’est qu’au petit matin que je le découvre, soulagée qu’il dorme encore pour pouvoir m’éloigner de lui sans devoir lui expliquer que ça s’est fait naturellement. Et aussi rapidement, sans prendre mon temps habituel pour m’étirer et me réveiller. Je vais m’enfermer dans la salle de bain, perturbée par ce réveil brutal et intime. Après une douche froide d’une dizaine de minutes, ça ne s’arrange pas lorsque je m’aperçois, écarlate que je vais devoir sortir récupérer ma tenue que j’ai oublié dans la chambre alors que je n’ai qu’une serviette sur moi. Je traverse la pièce à toute allure pour rejoindre ma valise et me cache en partie derrière l’accoudoir du canapé mais cette fois, je n’échappe pas à son regard inquisiteur, il est bien réveillé et je me mets à paniquer en l’imaginant réveillé quand j’étais encore collée à lui mais j’espère au moins qu’il ne me fera pas une réflexion mais je le sais trop délicat pour oser. « L’eau est longue à chauffer par contre. » Ce sont les seuls mots que l’on s’adresse, sans même un bonjour alors que j’enfile ma tenue du mariage pour aller récupérer le plateau du petit déjeuner quand quelqu’un toque à la porte du cottage. Je m’installe sur le canapé qui orne la chambre sans vraiment l’attendre. Je doute même qu’il veuille de ma compagnie pour le petit déjeuner, mais je me fais violence lorsqu'il sort de la salle de bain pour briser ce silence gênant qui domine depuis hier soir. « C'est le marié ou la mariée que tu connais ? » Sujet lambda mais il a fait l'effort hier soir, alors chacun son tour même si le sujet abordé est beaucoup moins lourd.
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Thimothée Bery
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Dim 10 Sep - 23:27
Charlotte & Thimothée

       


Tim ne sait vraiment plus sur quel pied danser avec la blonde sexy de qui il partage le cottage le temps d'un week end. Il aimerait pouvoir mieux s'exprimer pour lui faire comprendre à quel point il regrette et combien il est désolé de leurs derniers échanges. Il réalise bien assez vite qu'il y a surtout eut de très gros malentendus. Elle a mal interprété ses réactions. Et le fait est qu'il ne peut pas tellement le lui reprocher. Parce qu'il a réagit de manière douloureusement impulsive, lui qui est pourtant toujours tellement mesuré. C'est à cause de toutes ces choses folles qu'elle lui inspire depuis des mois maintenant. Il n'a jamais été à ce point intrigué, attiré et intéressé par une femme. Mais il faut croire que cette femme là justement, n'est pas comme toutes les autres. Il l'a toujours plus ou moins su. Mais aujourd'hui il peine un peu à encaisser parce qu'elle lui retourne tout à fait le cerveau. Et qu'il aimerait la laisser tranquille parce que c'est ce qu'elle semble désirer plus que tout, mais qu'il n'y parvient pas. Elle le hante toujours autant. S'il ne craignait pas d'être pathétique à la longue et ridicule, il insisterait encore et encore auprès d'elle.

Il a préféré abandonner la partie au moins ce soir, en rentrant dans la chambre pour tâcher de trouver le sommeil. Au réveil, ça le choque carrément de sentir son corps littéralement enroulé autour du sien. Mais elle ne lui laisse pas le temps de trop penser et réaliser ça, tant elle fuit rapidement le lit. Frustration extrême qu'il s'efforce de ravaler pour la laisser tranquille. Mais quand elle quitte la salle de bain, entièrement nue et uniquement recouverte d'une serviette, il manque faire une syncope. Heureusement qu'il peut rapidement aller s'enfermer dans la salle d'eau à son tour, pour ne plus l'avoir sous les yeux. Et une douche froide pour se remettre rapidement de ses émotions, ce n'est pas du luxe ! Une fois lavé et séché, il enfile sa tenue pour le mariage. Un costume gris anthracite et une chemise à motifs abstraits blancs et noir. Il prend le temps également de coiffer et fixer ses cheveux correctement. Avant de la rejoindre du côté de la chambre. C'est idiot mais il a l'estomac qui se noue rien qu'à l'idée d'être de nouveau seul en sa compagnie. Il est idiot, clairement.

Il a bien du mal à déglutir quand il pose les yeux sur elle. Bon sang ce qu'elle est belle ! Elle est installée devant la table du petit-déjeuner et il vient tout de suite s'installer à ses côtés. En tâchant toutefois de ne pas la frôler. De peur de ce qu'il pourrait ressentir si ça venait à arriver. Des sensations aussi folles qu'avant, c'est évident. C'est la mariée. On a fait une partie de nos études ensemble. Il lui répond en faisant mine de se concentrer sur le petit déjeuner qui les attend, pour ne pas trop poser le regard sur elle. Et toi ? Il demande avec un intérêt réel et sincère. Il tartine un toast de confiture de fraise et le porte à ses lèvres avec appétit, avant d'enfin poser brièvement les yeux sur elle. Tu es très jolie. Elle est même carrément sexy. Mais il faut savoir doser ses compliments pour éviter de faire trop peur aux gens. Et puis il ne faudrait pas qu'elle réalise l'effet fou qu'elle continue de lui faire malgré tout ce qui est arrivé. C'est peut-être même pire encore. Parce que le fait d'avoir continué de penser à elle, montre bien qu'il tient déjà beaucoup trop à sa charmante petite personne.

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Charlotte Favret
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Lun 11 Sep - 14:59


Je suis le cavalier sans tête
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En temps normal, je pars du principe qu’il ne sert à rien de s’énerver surtout quand je juge qu’une personne n’en vaut pas la peine. Et c’est la conclusion que j’ai pu tirer après notre dernière rencontre. Après des semaines à penser à lui en permanence, des semaines à espérer et me faire des films. J’en suis simplement venue à la conclusion que je m’étais emballée. Que Thimothée n’était simplement pas le mec parfait que je voyais en lui, je me suis simplement laissée aveugler par sa tendresse et ses jolies promesses. À tel point que j’ai renié ma devise, celle de toujours se méfier des inconnus. Il faut dire qu’il inspire la confiance, que sa façon de me regarder ne pouvait pas tromper mais visiblement, j’étais tellement désespérée que j’avais seulement besoin de pouvoir faire confiance à n’importe qui, même au premier inconnu venu chargé de jolies paroles. Pourtant, je n’arrive pas à complètement me résoudre à abandonner la partie, surtout quand on se retrouve encore sur la route l’un de l’autre. Il n’a pas l’air plus soulagé que moi lorsqu’il me découvre dans la chambre. Il faut dire que je tiens à garder mon masque impassible, celui que j’aime arborer en public pour éviter qu’on ne me dérange. Et c’est d’autant plus compliqué que j’ai simplement envie de faire l’impasse sur le fiasco de notre dernière soirée pour me jeter dans ses bras et lui murmurer des dizaines de fois qu’il m’a manqué. Parce que c’est le cas, et que le constat n’en est que plus douloureux. Le ténébreux m’a suivi des yeux, m’a regardé évoluer pendant quelques minutes avant que je finisse par fuir sa présence pour rejoindre l’immensité étoilée. Mon dernier refuge, la présence rassurante des astres ne parvient pourtant pas à me détendre. Et sans avoir même besoin de me retourner, je sais que les frissons sur mon corps ne sont pas seulement dû à la fraîcheur nocturne mais à sa présence dans mon dos pourtant je ne bouge pas. Je n’en ai pas envie. J’ai simplement envie de profiter de sa présence avant de fuir à nouveau. Comme si la fuite était ma solution. Et malgré sa présence à mes côtés ce soir, je continue de croire que la fuite est un moyen efficace de ne plus penser à lui. D’oublier ma rancoeur, mais ce n’est pas bien efficace. J’aurais pu refuser sa compagnie sauf que j’aurais regretté de ne pas pouvoir entendre ce qu’il a à me dire. Malgré tout, je campe sur mes positions. Je garde en tête ses paroles de la dernière fois, son ton et son regard et ça me suffit à oublier la tendresse éprouvée pour lui l’espace d’un bref instant. J’ouvre à peine la bouche et mon teint reste cinglant jusqu’à ce qu’il me laisse seule face à l’immensité silencieuse. La nuit semble s’accommoder de mes sanglots qui brisent la poésie du moment l’espace de longues minutes avant que je puisse me résoudre à le rejoindre. J’espère échapper au tatoué, et ma prière est exaucée lorsque je le trouve endormi alors je fais le tour de la chambre pour rejoindre la salle de bain. Mes yeux sont piqués par le froid et les larmes, mes joues sont rougies alors un coup d’eau sur le visage et je rejoins le lit conjugal dans l’espoir de trouver le sommeil rapidement pour éviter de cogiter plus longtemps. Ce n’est qu’au bout de presque vingt minutes à fixer son dos sans trouver le sommeil que je parviens à me résoudre de me rapprocher de lui. Sans trop bouger pour ne pas le réveiller, éviter de passer pour une maniaque aussi. Je colle presque mon corps contre son dos dans une position qui nous aurait sûrement semblé naturelle il y a un mois, pourtant j’ai le sentiment de lui voler un moment d’intimité qui me tracasse quelques instants avant que le sommeil ne reprenne le dessus.

Le lendemain matin, lorsque les rayons de soleil me réveille, la distance de sécurité n’a plus rien à voir puisque je suis littéralement entourée autour de lui, le menton sur son torse et une jambe entre les siennes. Ma première réaction est de savourer le contact avant de réaliser que la situation est tout sauf naturelle alors j’ai un mouvement de recul soudain en espérant simplement que Tim dort encore pour éviter encore une fois une situation embarrassante. Je manque de tomber du lit dans la précipitation lorsque je m’en extirpe et m’enferme aussi rapidement dans la salle de bain où je reprends juste mon souffle. Je fixe mon reflet dans le miroir à nouveau, tentant de me remettre de mes émotions avant de filer sous une douche bien froide histoire de me réveiller comme il se doit, oublier aussi ce réveil gênant et me décrisper. Les bienfaits du froid ne sont que de courte durée lorsque je m’aperçois que j’ai oublié absolument tout ce dont j’ai besoin dans ma valise, ce qui m’oblige à affronter une nouvelle situation gênante. Je me liquéfie lorsque j’ouvre la porte de la salle de bain, affrontant le regard de Thimothée sur mon corps quasiment nu. J’ai toujours été pudique, encore plus face à lui parce que je sais qu’il a l’habitude du corps féminin, qu’il en a habillé plus d’un alors me retrouver face à lui m’intimide, encore plus lorsque j’aperçois son regard sur moi. J’ai retrouvé cette lueur qui me faisait vriller l’estomac à chacune de nos rencontres, celle qu’il n’avait plus la dernière fois. Et je me remets à rougir alors que je me cache autant que possible derrière le canapé. J’attends qu’il soit enfermé dans la salle de bain pour me changer afin d’éviter un moment encore plus gênant. Je n’aimerais clairement pas me retrouver nue face à lui dans l’état actuel des choses. Je m’habille très rapidement et je remercie intérieurement ma soeur qui m’a commandé cette robe si simple à enfiler, ce qui me facilite grandement la tâche. Finalement, il me rejoint alors que je suis assise dans le canapé en train de loucher sur le petit déjeuner gargantuesque qui nous attend. Je ne me gêne pas à mon tour pour le fixer, détailler sa tenue qui lui correspond bien comme d’habitude. « Merci, tu es très élégant aussi. » Je ne me vois pas lui dire qu’il est très attirant habillé de cette manière, ce serait déplacé alors que je m’acharne à maintenir une distance de sécurité raisonnable entre nous. Je savoure mon thé, croise les jambes pour éviter une vue plongeante sur mes sous-vêtements et me décide enfin à reprendre la parole. « C’est le marié de mon côté, on était dans le même cours de piano quand on était enfant. » Je me pince les lèvres, replace la bretelle de ma robe et joue avec mes doigts pour cacher mon anxiété. Le petit déjeuner est silencieux mais sa présence ne me coupe pas pour autant l’appétit. « Faut que je me prépare. » Fausse excuse étant donné qu’il nous reste plusieurs heures avant le début de la cérémonie mais c’est l’excuse la plus plausible que j’ai pu trouver dans un laps de temps aussi court alors je m’éclipse jusqu’à la salle de bain que je laisse ouverte pour me maquiller et me coiffer, lui jetant des coups d’oeil discrets au travers du miroir. La situation est déstabilisante, on s'évite mais tout semble tellement naturel entre nous quand on se retrouve.
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Thimothée Bery
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Lun 11 Sep - 21:06
Charlotte & Thimothée

       


Il aimerait vraiment être capable d'oublier totalement cette attirance qu'il a pour elle depuis la première fois qu'il a posé les yeux sur elle. Mais il sait bien que c'est impossible. Il le sait, parce qu'il a déjà essayé. Vraiment très fort. Il a cru qu'il y arriverait au cours de ces dernières semaines alors qu'il ne parvenait pas à la retrouver. Il y a cru jusqu'à ce qu'il réalise qu'il la cherchait de partout. De façon parfois bien inconsciente. Il la voyait de partout et nulle part à la fois. Un peu comme quelqu'un complètement hanté par son ex. Sauf qu'elle n'est pas son ex puisqu'il ne s'est rien passé entre eux, pour son plus grand malheur. Si ce n'est un baiser trop rapide et trop bref à son goût qui lui a laissé un goût de trop peu sur les lèvres. Il y pense encore très souvent. Beaucoup trop souvent. Parce que ça lui manque. Elle lui manque. L'effet dévastateur qu'elle lui fait sans même avoir l'air de s'en rendre compte, lui manque. Il devient fou mais tâche de ne pas trop le lui montrer là alors qu'ils viennent de se retrouver tout à fait par hasard. Assez fou pour se dire que c'est un énième coup de pouce du destin. Et assez dingue aussi pour se dire que c'est sans doute la dernière fois. Dernière occasion. Le moment ou jamais d'aller au fond des choses.

Mais elle le fuit. Elle ne l'a jamais fait avec autant d'application. Apparemment bien décidée à ne pas le laisser gagner quoi que ce soit. Bien décidée à ne plus rien entendre de sa part; Il devient un peu plus fou encore. A s'en arracher les cheveux. A en faire les cent pas dans la petite chambre qu'ils sont forcés de partager ou à tourner et tourner encore dans le lit qu'ils partagent également. Est-ce qu'il doit essayer encore ou accepter de la laisser tranquille une bonne fois pour toutes ? Si seulement c'était simple de trouver des réponses aux questions de ce genre. Mais c'est évidemment loin d'être le cas. C'est trop compliqué et ça le tue vraiment de ne plus savoir que faire, quand et comment. S'il fait le moindre faux pas, elle disparaît. Mais s'il ne tente rien, elle disparaît aussi. Si seulement quelqu'un d'un peu plus doué que lui pour ces petits jeux là, pouvait lui souffler la bonne réponse. Lui dicter la conduite à tenir. Les mots à lui faire entendre pour la convaincre de sa sincérité. Il a déjà bien du mal à admettre que tout ça, c'est une question de sentiments. Bien plus fort et plus conséquent qu'une "simple" attirance. De ça au moins, il en est bien certain. Il sait qu'il est crétin d'être déjà dans cet état. D'éprouver ce genre de truc pour une fille qu'il ne connait finalement pas tant que ça. Pour ne pas dire pas du tout. Mais c'est justement parce que ça ne s'explique pas, que c'est si beau.

Ce matin il y a les sourires un peu crispés, la gêne palpable et les compliments hésitants. Il aimerait être plus fort, plus fier, plus "capable" de dire et expliquer les choses. Mais la panique lui noue l'estomac et lui bloque la gorge. Parler, pourquoi faire ? Elle ne veut pas l'entendre, il a bien compris. Et il se voit mal avoir des gestes plus explicites que ses mots. Elle lui en collerait une retentissante dans la tronche pour le ramener sur terre, c'est évident. Alors il affirme juste que c'est jolie. Inconscient du regard presque émerveillé, mais carrément fasciné, qu'il garde posé sur elle. Si elle n'était pas aussi fascinante, attirante et intrigante, tout serait tellement plus simple ! Un simple "merci" pour répondre au compliment qu'elle lui fait en retour. Sans doute par simple politesse. Pas avec la même sincérité que lui en avait en la complimentant. Même s'il ne doute pas qu'elle le pense quand même. Bien que l'adjectif employé ne soit pas franchement flatteur. Il prend quand même, puisque c'est là tout ce qu'il semble pouvoir recevoir de sa part aujourd'hui. Il hoche la tête quand elle indique connaître le marié avec qui elle a partagé des cours de piano. Il ignorait qu'elle avait joué du piano. Et il ne peut s'empêcher de se demander si c'est encore le cas aujourd'hui. Mais il ne se sent toujours pas légitime pour lui poser des questions. Plus maintenant.

D'accord ... Il ne sait pas si elle cherche à le fuir ou si elle a vraiment déjà besoin de se préparer. Mais il n'a pas son mot à dire et il est sans doute supposé s'en foutre. En tout cas, il se sent bien con tout seul à la table du petit déjeuner. L'appétit coupé, il abandonne la tartine et penaud, demeure incertain quant à ce qu'il est supposé faire maintenant. Il reste un moment à tripoter un essuie-tout qu'il réduit en charpie, boit une gorgée de jus de fruit de temps en temps, tripote encore le papier, lance un regard circulaire à la chambre, hésite, attend, attend. Et attend encore. Finalement mal à l'aise à l'idée de rester là à attendre comme un con, il se lève et toujours aussi inconscient du regard de Charlotte sur lui, file récupérer son téléphone qu'il a complètement oublié dans la poche de la veste avec laquelle il est venu la veille au soir. Mais un tour rapide dessus lui suffit pour constater qu'il n'y a rien de neuf à découvrir. Il soupir sa lassitude, fait finalement les cent pas et abandonne enfin pour quitter la cottage et lui laisser toute la tranquillité dont elle a besoin. Ce n'est pas qu'il ne veuille pas se battre pour lui faire entendre raison et tout ça. C'est juste qu'il est terrifié à l'idée de l'agacer pour de bon. Et il n'est pourtant même pas du genre à douter de lui.

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Charlotte Favret
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Mar 12 Sep - 15:31


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Je le fuis avec autant d’application qu’il m’attire. Mon père me disait en permanence que j’étais née pour être une contradiction et ça se confirme une fois encore. Au lieu de me laisser aller dans ce qui me semble naturel, me laisser faire pour oublier cette attraction qui me tient au ventre. Mais j’ai su dés que je l’ai vu franchir le seuil hier soir que j’étais fichue si je ne partais pas dans l’instant. J’ai toujours ce regard de faon effrayé quand je le regarde, en ce moment plus encore. Parce que je me repasse en boucle les images de notre dernière rencontre, de ce qui a précédé ma fuite. Ce qui me fait le fuir en somme, pour me faire souffrir et me conforter dans ma conclusion qu’il n’est pas celui qu’il me faut alors que tout mon corps semble crier l’inverse. Je l’ai fuit au départ en essayant d’éviter quelconque rapprochement physique pour ne pas sombrer dans la facilité. Je me suis enfermée dehors pour éviter de lui parler et alors que je le pensais endormi, j’ai entendu sa voix dans mon dos. J’avais oublié l’effet que son simple timbre pouvait avoir sur moi, j’ai senti mes poils s’hérisser alors que j’ai tout fait pour reprendre cette distance. Me torturant mentalement pour ne pas céder aux sirènes tentatrices qui me murmuraient de simplement me laisser aller. L’échange a été bref, aussi bref que possible alors que je me suis surprise à être déçue lorsqu’il s’est relevé pour partir. J’ai senti ma gorge se serrer, mes yeux s’humidifier et j’ai su que c’était trop tard pour éviter les sanglots alors je me suis laissée aller dans le silence ambiant avant de me reprendre. J’ai délaissé le silence des astres pour la douceur de sa respiration et je me suis même laissée aller contre son dos au point qu’inconsciemment, j’ai fini par m’endormir avant de pouvoir même lui murmurer tout ce que j’ai eu envie de lui dire. Parce que c’est comme ça depuis la première fois qu’on a échangé. Une conversation anodine, mais il a été différent. J’ai eu envie de lui parler, il a cette aura qui invite au calme et à la confidence comme si je pouvais décharger un peu de mon fardeau sur ses épaules, comme si je pouvais me laisser aller dans ses bras. Et j’étais prête à le faire, à baisser les armes jusqu’à ce qu’il ne me reprenne avec une froideur que je lui ignorais. Cette même froideur, ce détachement qui me caractérisait moi d’ordinaire. Ce qui m’avait désarçonné, c’était d’être face au même homme qui m’avait promis qu’on pouvait voir plus loin, qui m’avait susurré les paroles que j’avais besoin d’entendre et me retrouver pourtant face à un inconnu. Je m’étais presque retrouvée face à la rupture la plus douloureuse que j’ai pu vivre alors même que nous n’avions échangé qu’un baiser timide sous le signe d’un encouragement. J’avais ressenti cette chaleur moite au creux de mon ventre, une chaleur qui ne m’avait pas quitté alors que j’étais sensée le détester. J’avais manqué de lui confesser tout ce qui me tourmentait dans les moindres détails sur cet oreiller pendant qu’il dormait mais le sommeil m’avait eu en priorité. À tel point qu’en me réveillant ce matin, je me retrouvais dans une position de confort inconscient, celle que j’avais eu envie d’adopter et c’est ce qui m’avait fait fuir ses bras aussi rapidement, outre la gêne, c’est l’aisance que j’avais ressenti comme si j’étais simplement à ma place. La douche, le moment anecdotique de la fuite passé, je m’installais dans le canapé avec le corps tendu comme un piquet à l’idée qu’il puisse me faire un commentaire sur ma position matinale qui l’aurait peut-être dérangé mais c’est sans compter sur son côté d’éternel gentleman. Il s’est contenté d’un compliment sur ma tenue alors que j’étais encore trop occupée à divaguer sur sa silhouette, son élégance naturelle qui lui permettait de se démarquer dans n’importe quelle situation. Et c’est ce qui m’avait frappé la veille, même en pyjama, il avait ce côté élégant et froid qui dénotait avec sa personnalité. Je me suis même étonnée à perdre mon regard azur dans son volcan en le complimentant. Il était tellement plus qu’élégant mais ça aurait clairement déplacé de rajouter quoi que ce soit de plus alors que je le fuyais. Je lance un sujet de discussion anodin, creux auquel il me répond et la conversation manque de naturel. Notre complicité se ressent et pourtant on s’évite, on ne s’effleure même pas. Il n’ose même pas vraiment me parler et se contente de ma réponse succincte alors que je me lève pour le fuir en rejoignant la salle de bain où j’ai tout le loisir de l’admirer sans me faire remarquer. Je vois sa gêne, sa nervosité dans ses gestes presque maladroits et ça me fait sourire alors que je finis par me concentrer sur mon maquillage, à tel point que je ne remarque même pas son départ de la chambre alors que je reprends la parole pour briser le silence. « Tu veux qu’on aille au mariage ensemble ou tu es accompagné ? » Pas de réponse, je pose mon fer à boucler pour me tourner vers la chambre que je découvre vide. J’ai au moins ma réponse. Peut-être qu’on va juste se fuir pour la fin du week-end et étrangement, cette pensée me serre la gorge parce que ce sera peut-être là notre dernière rencontre fortuite mais c’est sûrement mieux comme ça. Je termine ma coiffure, un peu plus apprêtée qu’à l’habitude forcément et je commence à ranger la chambre et la table du petit déjeuner, reposant le plateau devant la porte comme il était indiqué avant d’envoyer un message à mon frère. Je fais le lit, tout ce qu’il faut pour m’éviter de trop réfléchir et faire les cent pas en pensant à ma relation avortée. J’en hésite même à me démaquiller pour recommencer et perdre un peu de temps par la même occasion. Et finalement, je lance un FaceTime avec mes grands parents danois et ma soeur toujours au pays en m'installant en tailleur dans le lit, une bonne excuse pour me concentrer sur autre chose que Thimothée.
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Mar 12 Sep - 22:28
Charlotte & Thimothée

       


Plus ça va et plus il est perdu le tatoué. Il adorerait que tout aille de nouveau parfaitement bien entre eux. Mais ce n'est pas si simple que ça. Il faut un peu plus que "vouloir". Et puis ça ne dépend vraiment pas que de lui, malheureusement. Il faudrait qu'elle en ait tout autant envie. Or, ce n'est pas gagné du tout. Elle semble plutôt désireuse de couper complètement les ponts. Elle a accepté de partager cette chambre, uniquement parce qu'elle a bien comprit qu'il n'avait pas des masses d'autres solutions. Rien à voir, donc, avec une quelconque envie de passer de nouveau du temps en sa compagnie. Heureusement qu'il n'est pas assez naïf pour s'être imaginé une telle chose. Ca lui aurait flanqué un sacré coup sinon. Parce qu'elle ne se comporte pas d'une façon qui laisse imaginer grand chose. Il peine toujours autant à encaisser cette soudaine et douloureuse distance. Même s'il sait pourquoi elle se comporte de cette façon. Ca n'empêche rien du tout ! Parce qu'il pense encore que tout n'est qu'une question de malentendu. Mais un malentendu qui lui a peut-être fait vraiment trop de mal. Trop pour qu'elle soit capable de lui pardonner aujourd'hui. Même s'il tente encore de lui demander pardon en lui faisant clairement part de ce qu'il voulait dire à la base.

Il prend un peu la fuite finalement ce matin. Après avoir subit le silence difficile à supporter. Il n'est vraiment pas du genre à rester silencieux pendant aussi longtemps. Moins encore à se prendre la tête en pensant de trop à des sujets douloureux pour une raison ou une autre. Mais quand il est question de Charlotte, tout est différent. Elle a prit beaucoup trop de place et d'importance dans sa vie. A un point tel, qu'il ne peut s'imaginer juste la laisser tranquille. Même s'il est évident que c'est là tout ce qu'elle demande. Comment se convaincre de le faire alors qu'il aimerait juste une foutue dernière chance ? C'est fou de sa part. Parce que si elle est à ce point bloquée à la première erreur de sa part, il semble assez évident que ça ne peut aller qu'en empirant. Si elle ne parvient pas à lui pardonner, c'est le signe que ça ne pourrait pas fonctionner de toute façon. Et justement, des signes il semble n'en voir que quand ça l'arrange pour l'instant. Quand il s'agit de la croiser quelque part, tout à fait par hasard. Il est peut-être temps qu'il achève de rouvrir les yeux !

La panique et la nervosité finissent par le faire fuir. Il quitte la chambre sans trop savoir où aller pourtant. Prendre l'air ne peut que lui faire du bien de toute façon; Alors il marche un peu. Fait le tour et constate que c'est un bien bel endroit. Le genre où il adorerait se perdre de temps en temps. Où il aurait aimé être en compagnie de Charlotte si l'ambiance avait été meilleure. Mais elle est ce qu'elle est et il n'a d'autre choix que celui de faire avec. Il tourne encore. De longues minutes. Et réalise que le temps ne passe pas encore assez vite à son goût. Il reste des heures avant le début du mariage ! Il ne peut pas tourner en rond comme ça jusque là. Alors il fait marche arrière et regagne leur chambre. Est-ce que tu ... Mais il réalise qu'elle est en pleine conversation. Il se fige, pose une main sur sa bouche avant de la retirer pour articuler un "désolé" silencieux. Il ne veut pas l'interrompre ni la mettre dans l'embarras. Parce qu'il ne sait pas du tout avec qui elle parle. Ne pas savoir lui tord d'ailleurs l'estomac. Est-ce qu'elle a rencontré quelqu'un depuis la dernière fois ?

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Charlotte Favret
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Mer 13 Sep - 15:38


Je suis le cavalier sans tête
Et je cherche un amour
Au travers des tempêtes




Le silence domine nos retrouvailles, la distance aussi. Il s’est excusé mais comme bien souvent, je me suis braquée. Parce que si il m’a blessé une fois, qu’est-ce que ce sera la prochaine fois ? Il y a forcément un moment où ça va poser souci et il n’avait pas l’air prêt à écouter quelconque détail sur mes secrets la dernière fois. C’est bien ce qui m’a fait fuir, l’éviter parce que je me suis rendue compte que j’étais déjà bien trop proche de lui au point de ressentir un manque pendant les semaines qui ont suivi notre dispute. Et le danger s’est confirmé quand j’ai le coeur qui a flanché lorsque je l’ai vu franchir les portes de notre cottage hier soir. J’ai entendu ses excuse mais j’ai refusé de les écouter. Et on en est arrivés à un point où aucun des deux ne sait plus quoi dire pour essayer de faire avancer la discussion ou la relation. J’aurais pu rester encore un peu couchée contre lui ce matin, savourer sa présence au lieu de le regarder avec une telle frustration mais j’ai décidé d’agir différemment alors je suis condamnée à le regarder de loin sans même pouvoir le toucher parce que je me refuse à faire le premier pas par fierté. En sachant que j’ai déjà eu ma chance une fois et qu’elle ne se représentera probablement plus. Je le détaille lorsqu’il sort de la salle de bain ce matin, j’admire sa prestance et son charisme habituel. L’aisance qu’il a à se mouvoir, ses gestes sûrs mais c’est différent ce matin. Je le sens plus hésitant mais je mets tout simplement ça sur le compte de la fatigue. Certainement pas sur le compte de ma présence, je m’acharne à penser que j’appartiens au passé et qu’il considère notre baiser comme une erreur de parcours. Et mes doutes se confirment lorsque je découvre la chambre vide, attendant une réponse de sa part. Il est clair qu’il m’évite et que je le met mal à l’aise, et pas dans le bon sens, pas dans le sens qui nous habitait avant. Il a simplement oublié ce qui nous habitait il y a quelques semaines. Peut-être même qu’il le vit avec quelqu’un d’autre en ce moment. Après tout, il n’y a eu qu’un bref baiser entre nous. Rien de concret alors il serait même légitime, peut-être qu’il est même venu accompagné ce week-end et c’est bien mon contact cette nuit qui l’a fait fuir ce matin. L’idée me fait rougir alors que je commence à imaginer une bonne centaine de situations désagréables. Mais j’en reviens toujours au même point, il me manque. Conclusion définitive mais qui n’a plus vraiment lieu d’être maintenant. Je sens ma gorge se nouer alors pour éviter de trop réfléchir, j’attrape mon iPad pour lancer une conversation vidéo avec mes grands-parents et ma soeur. Si il y a bien une chose qui pourra me mettre de bonne humeur c’est eux. Ils sont ceux qui nous ont le plus soutenu après le décès de mes parents. Ma grand-mère a même quitté son pays adoré pendant quelques mois le temps que je m’acclimate à mes nouvelles responsabilités et encore maintenant, ils sont mon plus grand repère. Ils passent tout leur temps libre à nous appeler ou en vacances à la maison et inversement. J’attends quelques sonneries et le visage éclairé de ma grand-mère apparaît. Ma mère lui ressemblait énormément, comme je lui ressemble également. La discussion s’engage et rapidement, j’en oublie mes soucis avec Thimothée, mes petits tracas de coeur. Je me perds dans son récit des péripéties de mon grand-père au marché à tel point que je ne remarque même pas la présence du tatoué à l’entrée du cottage. Je m’arrête de rire lorsque je l’entends parler et que ma grand-mère se met à me questionner en danois sur la voix. Elle réclame une présentation officielle et je me contente de rougir en reprenant dans ma langue maternelle que c’est juste mon colocataire pour le week-end. Sournoisement, je tourne la caméra un bref instant pour qu’elle puisse le voir avec l’autre caméra et secoue la tête lorsqu’elle le complimente. La conversation prend rapidement fin pour ne pas déranger Thimothée, je me relève brusquement du lit pour aller ranger la tablette dans ma valise, silencieusement. « Désolée de t’avoir embêté mais j’avais promis à mes grands-parents de les appeler. » Je me pince les lèvres, il se fiche probablement des détails mais je me sens obligée de me justifier comme si j’étais face à mon copain plus qu’à un simple colocataire et la simple conclusion me met mal à l’aise alors je décide de rapidement détourner le sujet. « Tu voulais me demander quelque chose ? » Je joue nerveusement avec une mèche de cheveux en évitant son regard, un peu gênée qu’il ait pu insister à un échange familial intime, bien qu’il n’ait probablement rien compris à la langue et heureusement parce qu’il est certain que j’aurais fui rapidement après avoir raccroché sinon. Même si il sait déjà probablement à quel point je peux le trouver séduisant, attirant, inspirant, charismatique. Je lui ai déjà dit et c’est bien toutes ces qualités qui me perturbe. Parce que les défauts que je lui ai découvert récemment ne pèsent finalement pas lourd dans la balance et si il n’y avait que moi, il y a longtemps que je ne me poserais plus de question. Je me tente même à une énième tentative de ne pas me murer dans le silence, de faire un petit pas dans sa direction bien que timide. « J’ai vu que tu avais eu beaucoup de retours positifs pour ton défilé, tu dois être content. » Bien sûr que j’avais guetté dans les magazines spécialisés ce qui se racontait sur Thimothée et sa petite collection. Et j’ai ressenti cette pointe de fierté à l’idée qu’il soit reconnu pour son talent. Une joie teintée d’amertume de savoir qu’on ne pourrait jamais fêter ça ensemble, que je n’aurais probablement jamais l’occasion de le féliciter pour tout cet engouement. Teintée de regret aussi au souvenir du baiser échangé et à l’ambiance qui avait tourné court lorsque j’étais arrivée à cette soirée où il m’avait explicitement demandé de le rejoindre. Je me laisse tomber dans le canapé à côté de la valise et le regarde, je me concentre sur lui pour ne pas plonger dans la douleur de ces dernières semaines.
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Thimothée Bery
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Mer 13 Sep - 22:07
Charlotte & Thimothée

       


Il se sent un peu idiot quand il débarque et prend aussi spontanément la parole alors que Charlotte est occupée à discuter avec quelqu'un. Il s'en veut alors qu'il n'a évidemment rien fait de mal. Il ne pouvait pas savoir qu'elle serait en pleine conversation avec quelqu'un, via son i pad. Ou n'importe quel autre moyen de communication d'ailleurs. Gêné malgré tout, il se détourne pour montrer qu'il ne s'intéresse pas du tout à sa conversation. Lui faire comprendre qu'il n'est pas en train d'écouter. Parce que c'est la vérité. Et parce que c'est un peu gênant d'être ainsi plongé dans sa vie privée alors qu'il est certain qu'elle n'a pas envie de partager ça avec lui.  Elle l'a totalement jeté hors de sa vie, ce n'est pas pour rien. Et il y a peu de chance pour qu'elle veuille le laisser y entrer de nouveau. Même s'il est assez accro à elle pour être prêt à essayer encore une fois. Tenter d'obtenir une nouvelle chance s'il n'est pas trop tard pour lui faire entendre raison. Il a apprit que dans la vie, qui ne tente rien n'a rien ! Alors il va essayer et il verra bien ce que ça donne. Il se détourne donc pour se plonger de nouveau dans son téléphone. Encore une fois pour constater qu'il n'y a pas la moindre nouvelle de qui que ce soit et de quoi que ce soit. C'est le week-end après tout ! Fort heureusement, la conversation dans son dos touche à sa fin et Charlotte ne tarde pas à s'excuser. Il pivote pour lui faire de nouveau face, un sourire sincère sur les lèvres.

Hyper sincère même. Parce que le soulagement est là. Soulagé d'apprendre qu'il s'agissait tout simplement de ses grands parents. Lui qui a eut le temps de craindre le pire. Genre, qu'elle s'était finalement trouvé quelqu'un ! Ce qui ne serait pas du tout étonnant. Après tout, elle est belle, drôle et intéressante. Ce serait plus que normal qu'elle finisse par rencontrer un homme bien et fait pour elle. Même s'il préférerait que le mec fait pour elle, ce soit lui, bien entendu.  Mais il a peut-être raté sa chance. Il ne sait pas encore vraiment. Il hésite et est toujours aussi incertain quant à tout ça. Dans le fond, tout ce qu'il veut, c'est qu'elle soit heureuse. T'as pas à t'excuser pour ça. T'as très bien fais. Il affirme sans parvenir à se départir de son sourire qu'il pense un peu idiot sur les bords. Mais c'est plus fort que lui. Il n'a pas vraiment le temps de lui répondre quand elle l'interroge sur ce qu'il était venu lui demander. Parce qu'elle ne lui laisse pas plus d'une poignée de secondes avant d'enchaîner en mentionnant le petit succès de sa collection qu'il a présenté au cours du dernier défilé. Il sourit de plus bel et hoche positivement la tête, le regard qui la suit tandis qu'elle se laisse tomber sur son canapé.

Oui, je n'ai eus que de bons compliments sur ma collection. Il confirme en prenant, pour sa part, place sur le lit pour lui faire face. Toujours mieux pour discuter, que d'être installé à ses côtés. Même si c'est très tentant, bien sûr. Pour un tas de raisons plutôt évidentes ! Mais autant rester sage alors qu'elle semble un peu plus ouverte que la veille au soir. Plus prête à parler avec lui. De tout et de rien. C'est plutôt prometteur pour la suite. Mais lui, ce n'est pas vraiment de ça dont il a envie de parler. Même s'il adore évidemment son métier. Il y a tout un tas d'autres sujets qu'il préférerait aborder avec elle. Ils gardent tes frères et soeurs pour le week-end ? Il se risque à lui demander, se surprenant à rougir un peu du fait d'oser les mentionner. Pas certain d'être très bien reçu. Je me demandais si on ... Enfin si tu préférais qu'on se rende au mariage ensemble ou séparément. Je ne veux surtout pas te déranger alors si tu préfères qu'on s'évite, je peux comprendre. Il s'y prend comme un manche. Ce qui est bien, c'est qu'il s'en rend au moins un peu compte ! Ce qui est moins bien, c'est qu'il est incapable d'inverser la tendance. Il ne pense pas avoir déjà été à ce point maladroit. Mais encore une fois, tout est complètement différent quand il s'agit de Charlotte. C'est plus difficile, parce que plus douloureux et plus important. Ou plus beau, quand les choses se passent bien.

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Charlotte Favret
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Ven 15 Sep - 16:23


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Depuis notre première rencontre, il m’impressionne par son charisme le ténébreux. Il faut dire que dés notre première rencontre, je n’ai eu d’yeux que pour lui au point de me renseigner discrètement sur lui auprès de connaissances présentes à cette soirée. C’est comme ça que j’en ai appris un peu plus sur lui. Et pourtant je l’ai fui pour éviter le danger parce qu’il faut dire que tout chez lui m’a attiré au premier regard. Je m’étais persuadée que le coup de foudre c’était efficace dans les films, un truc un peu bateau et puis je n’avais clairement pas la tête à essayer de trouver un copain. Et puis il y a eu la rencontre avec Thimothée, les poils qui se sont hérissés et les regards qui se sont cherchés. C’était comme ça, c’était beau et différent à la fois. Effrayant aussi, parce que j’avais le poids de mes secrets. Et puis je me suis mise à regretter de ne pas l’avoir connu plus tôt ou dans d’autres circonstances, quand je pouvais ne penser qu’à moi. Mais c’était ma pénitence, mon purgatoire. Je me suis mise à le croiser sans arrêt avec toujours les mêmes papillons dans le ventre. Un effet intact, indésirable alors que je me contentais de chercher des excuses plus terre à terre à cette réaction physique. Mais c’était comme ça, on se regardait, on se souriait même poliment sans jamais s’approcher. Et puis il y a eu cette soirée qui a marqué la fin de mon silence, cette soirée qui m’a soulagé autant qu’elle m’a chamboulé. Le début d’une série inattendue. Je ne l’avais pas vu venir et malgré mon ton agressif, il ne m’en a même pas tenu rigueur. Loin de cette assurance naturelle qu’il dégage, j’ai découvert rapidement un homme doux et patient. Et puis j’ai fini par succomber au terme de plusieurs rendez-vous improvisés. Je pourrais mettre mon baiser sur le compte de l’euphorie du moment, l’excitation du défilé ou sur le compte d’une quelconque superstition mais la réalité c’est que j’en avais envie, vraiment envie alors je me suis laissée aller. Mais encore une fois, mes secrets m’ont rattrapée alors que je lui cachais le poids de ma vie. Il s’en était douté. Mon air renfrogné, ma prudence coutumière était simplement dus à mon drame familial. Et ce soir-là, c’est lui qui m’a rejeté. Un rejet d’autant plus douloureux que je ne savais absolument pas comment réagir alors je suis partie et j’ai décidé de le fuir. Comme d’habitude. Et malgré tous mes efforts, il y avait toujours ce coeur brisé que je m’attachais à oublier sans grand succès. J’ai fui mes habitudes pour ne pas penser à lui, ne pas prendre le risque de retomber sur lui et finalement, nous voilà revenus au point de départ. Et ce que je redoutais en le retrouvant est arrivé. Mon coeur s’est à nouveau emballé et mes poils se sont hérissés, comme d’habitude. Une coutume silencieuse. Un effet inhérent à ma volonté dû à sa simple présence. On a échangé quelques mots timides. Et on a même été jusqu’à partager notre lit sans grand succès. Ce matin, les rôles se sont inversés, ça a été à son tour de prendre la fuite et l’idée qu’il puisse avoir été rejoindre une compagnie féminine me retourne l’estomac alors je pense, je range la chambre pour oublier, je m’occupe les mains sans grand succès. Jusqu’à appeler mes grands-parents de l’autre côté de l’océan atlantique. Une conversation anodine mais qui a au moins eu le mérite de me faire oublier mes angoisses, qui m’a même fait rire alors que ma soeur s’amuse à faire tout un tas de pitreries derrière ma grand-mère. Je m’apprête à répondre à ma grand-mère quand la voix du tatoué me sort de la conversation. Ce qui a le don d’attirer l’attention de ma famille sur la compagnie masculine qui vient d’entrer dans la chambre. Ma grand-mère en a entendu parler quand elle m’a vu débarquer à l’aéroport à l’improviste avec le regard nostalgique. La jeunesse selon elle, mais je sais que c’est différent avec Thimothée, ça l’était en tout cas alors elle est toute joyeuse à l’idée de pouvoir le voir au travers d’un écran même si je le fais discrètement. Je fais tourner court à la discussion pour ne pas déranger davantage mon colocataire du week-end et mon premier réflexe est de me justifier. Comme si je devais vraiment le faire mais sa présence me rend un peu stupide. Et pour détourner davantage l’attention, j’évoque sa collection, son défilé qui est loin d’être notre plus jolie réussite alors que c’est probablement la sienne à titre personnel. Je débite vite, stressée et ne lui laisse même pas le temps de répondre à mes questions alors que je souris bêtement à mon tour, c’est toujours comme ça avec lui. Il sourit, je souris. Comme une communion silencieuse. Il a l’air plus détendu alors je fais l’effort de me comporter plus naturellement. « Je suis sure que oui. Et puis peut-être qu’un jour, c’est ta collection que je mettrais en scène au bon marché. » Je ne vais pas me lancer dans une salve de compliments, ce serait mal venu de ma part après la distance imposée du mois écoulé et ce ne serait pas naturel même si je le pense vraiment. Et puis il évoque mes frères et soeurs et je me détends davantage, retour en terrain connu. Je décroche même un petit rire. « Ils seraient vexés si ils t’entendaient. Ils te diraient qu’ils sont assez grands pour se garder. Il n’y a plus que ma soeur chez eux. Elle a un stage à faire alors elle a choisi de rester au Danemark plus longtemps pour profiter de ses grands-parents. Et mon autre petit frère, c’est mon frère qui le garde. Il devait bosser de toute façon avant sa rentrée à la fac donc ça le dérangeait pas. Je pense qu’ils sont plutôt contents d’avoir la paix pendant un week-end si tu veux mon avis. » Je commence à rentrer dans les détails, je m’emballe dés qu’il s’agit de ma famille, je m’allume et forcément, je rougis en me rendant compte de mon débit de parole. Du fait qu’il ne demandait probablement pas tant de détails. « Désolée. » Je me laisse choir dans le canapé alors qu’il en fait de même sur le lit, je me concentre sur ma robe pour essayer de dissiper ma gêne mais au lieu de ça, mon sourire s’agrandit davantage lorsqu’il me propose d’aller ensemble au mariage. Parce que ça signifie tout simplement qu’il est venu seul ce week-end, que ça me laisse au moins un peu de répit. « Je te l’ai proposé tout à l’heure mais tu étais déjà parti. » Ce qui me rassure, c’est qu’il est aussi maladroit que moi et forcément, je me sens moins idiote alors que je joue nerveusement avec une boucle de cheveux. Cet homme a de toute façon tous les pouvoirs sur moi, je dois simplement m'y résoudre. La seule chose dont j'ai envie à l'instant précis c'est d'oublier le mois qu'on vient de passer en allant trouver refuge entre ses bras mais comme d'habitude, je suis incapable de me lever de ce canapé, je suis simplement paralysée par l'enjeu.
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Thimothée Bery
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Sam 16 Sep - 20:01
Charlotte & Thimothée

       


Comprendre Charlotte a absolument toujours été tâche compliquée. Pour ne pas dire carrément impossible. Ce n'est pourtant pas faute de réellement le souhaiter de toutes ses forces. Parce que depuis le premier jour et même avant, il tient à elle. De façon presque insensée. Il a envie de se rapprocher d'elle. Il éprouve même la douloureuse envie, le besoin, de s'assurer qu'il la hante autant qu'elle même le fait de façon sans doute bien inconsciente. Il ne fait que penser à elle, tout le temps. Et il est vraiment terrifié à l'idée que ça la réciproque ne soit pas vrai du tout. Ce serait sans doute une bonne chose pour elle qu'elle soit parvenue à l'oublier, compte tenu de la façon dont les choses se sont "terminées" entre eux la dernière fois. Mais il ne saurait se faire à cette idée pourtant. Se résoudre à accepter une chose pareille. Pas alors qu'il pense aussi souvent et aussi fort à elle. C'est fou ce qu'il peut la désirer. Et pas uniquement de façon physique et sexuelle. C'est presque au second plan ça. Hyper présent, bien entendu. Mais au second plan. Derrière un quelque chose qu'il ne saurait même pas expliquer. Elle le hante et le poursuit d'une façon que lui même ne peut tout simplement pas expliquer. Dans le fond, c'est presque contre son gré tout ça. Contre son gré, parce que ça fait plus de mal que de bien depuis quelques temps. Par sa faute, oui. Mais ça il le sait bien et n'arrête pas de se le répéter.

Il a l'impression d'être de nouveau en train de se rapprocher d'elle, dans cette chambre, dans ce cottage, à l'occasion de ce mariage. C'est quand même un drôle d'endroit pour se croiser à nouveau. Mais il ne s'en plaint pas, parce que c'est une occasion comme une autre après tout ! Comme les sujets de conversation. Pour l'instant c'est de nouveau en surface. Mais le simple fait de pouvoir discuter avec elle, est très plaisant. Il se suffit à lui même. Tant qu'il est en sa compagnie, Tim a la sensation que tout va pour le mieux. Oui, qui sait ? Ca finira peut-être par arriver ! Même s'il ne sait pas encore si c'est là ce qu'il désire le plus. S'il a réellement envie de devenir un styliste connu et reconnu, ou pas. Il aime tellement de choses dans l'art, que c'est compliqué pour lui de faire un quelconque choix. Il pourrait aussi bien se "contenter" de la photographie. Ou se tourner vers la peinture. Il pourrait aussi faire plusieurs choses à la fois. Mais le souci résidera ensuite dans le fait qu'il manquera forcément de temps. Il n'a que deux bras et qu'un seul cerveau, à ce qu'il paraît ! Et même si l'art sous toutes ses formes est sa passion première, il ne tient pas franchement à s'écrouler sous un trop plein de travail parce qu'il ne prendra plus le temps de faire quoi que ce soit d'autre. Il estime en faire déjà bien assez. Parfois un peu trop, même.

Il arque les sourcils de surprise quand elle commence à rire. Pas certain de savoir si c'est un rire sincère ou si elle est en train de se moquer de lui. Il ne lui en voudrait pas si c'était le cas d'ailleurs. Il est parfois un peu idiot sur les bords. Alors qu'elle fasse donc si ça lui fait plaisir ! Toutefois, il apprend vite la raison de son hilarité et il rougit un peu. Il pensait presque bien faire en mentionnant ses frères et soeurs. Il ne pensait pas vraiment que ce serait un sujet à plaisanteries. Il ne se rappelle pas de l'âge qu'ils ont. Il n'est même pas certain de l'avoir déjà su en vérité. Il espère quand même ne pas avoir fait un faux pas du coup. Il ne voit pas de raison pour laquelle elle lui en voudrait réellement ceci dit. Il ne s'agit que de chiffres, non ? Il hoche la tête en l'écoutant avec une sincère attention. Cette fois ci, il est bien décidé à se rappeler de toutes les informations qu'elle lui donne. Sait-on jamais si, contre toute attente, ils parvenaient à avancer ensemble. Si elle le souhaite, bien entendu. Ce qui n'est pas encore gagné, malheureusement. Il ne sait pas du tout où elle en est dans sa tête. Il aimerait pouvoir lire dans ses pensées pour que tout lui paraisse bien plus simple. Mais ce n'est pas comme ça que ça marche. Les difficultés ça fait partie de la vie.

Ils ont quel âge du coup ? Il ose finalement lui demander. Parce qu'elle doit bien s'en douter, de toutes façons, qu'il ne connait pas les âges. Pour qu'il émette l'idée qu'ils aient besoin d'être gardés ! Mais si ce n'est pas le cas, il ne comprend même pas qu'ils soient un frein à sa vie sentimentale. Pour lui, ça n'a vraiment rien de logique. Mais il ne prendra évidemment pas le risque stupide de revenir sur le sujet. Il a suffisamment foutu la merde entre eux, comme ça ! Il sourit et hoche négativement la tête quand elle pense bon de s'excuser. Sans doute pour le flot de paroles qui vient de s'échapper de sa si jolie bouche. Mais il ne peut pas lui en vouloir pour ça. C'est normal qu'elle aime autant parler d'eux ! S'il se crispe un peu quand il lui propose enfin de se rendre au mariage en sa compagnie, la crispation est oubliée aussitôt qu'elle affiche un sourire plus grand et plus resplendissant. Il sait avant même qu'elle n'ouvre la bouche, que la réponse sera positive. Et ça ne peut évidemment que le rassurer. Lui qui sourit presque tout autant en retour. Oh ... Elle lui a proposé ... Il est soulagé ... Et même un peu plus que ça en fait. Si elle a eut l'idée aussi, c'est très positif, non ? Désolé, je pensais juste te laisser un peu tranquille. Ou plutôt, il ne supportait plus la tension palpable dans le petit cottage. Et rien à voir avec une quelconque tension sexuelle pour le coup ! Il lui semble qu'elle est un peu nerveuse tout à coup. Mais il se refuse à voir là quoi que ce soit. Allons-y ensemble alors ! Comme si c'était "juste ça". Comme s'il n'était pas véritablement excité par cette idée qui, pourtant, lui plaît de façon pas mal démesurée.

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