Une partie de campagne {ft Charlotte}

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Charlotte Favret
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Ven 22 Sep - 16:47


Je suis le cavalier sans tête
Et je cherche un amour
Au travers des tempêtes




J’ai parfois l’impression d’avoir dépassé la centaine d’années, rien à voir avec mon état de santé ou quoi que ce soit de physique. Je suis simplement parfois simplement épuisée par la journée qui s’apprête à se dérouler, effondrée sous le poids des responsabilités qui m’attendent, écrasée par le poids de mon chagrin. Mais je fais bonne figure, comme toujours. Et Thimothée avait réussi à changer tout ça, au moins l’espace de quelques heures, je retrouvais mes vingt-sept années et mon insouciance qui va de pair. Et puis il y a eu la déception, à la hauteur des espoirs que je pouvais placer en cette relation naissante. Une déception qui m’a replongé dans de mauvais souvenirs même si elle n’avait pourtant rien à voir avec un coeur brisé, enfin pas vraiment, pas de la manière dont je connais les peines de coeur. J’en ai voulu à Tim, au point de préférer le fuir comme si c’était là toute la solution au problème mais finalement, j’ai juste fait l’autruche en me concentrant sur d’autres choses. Et puis, il est à nouveau là face à moi et sa présence remet forcément beaucoup de choses en question. Elle ravive aussi un peu le douloureux souvenir de son rejet, le souvenir de ma fuite. Et comme bien souvent, je me sens piégée par tous ces souvenirs que je m’évertue à mettre de côté. D’autant plus que tout est différent. On a passé notre soirée de la veille à s’éviter, ne même pas s’adresser la parole ni oser se regarder dans une tension qui n’avait rien d’habituelle entre nous. Une ambiance bien loin des regards complices qu’on est plus habitués à s’échanger que la distance qu’on s’est imposés. Que j’ai imposé parce qu’il me semble plus décidé à faire l’effort de venir vers moi mais je me repasse en boucle ses paroles pour ne pas céder. Et je me répète intérieurement que ce que j’ai subi une fois pourrait se renouveler si je lui accorde une quelconque importance à nouveau. Mais c’est plus fort que moi parce que cette importance, il ne l’a jamais vraiment perdu. J’ai passé le dernier mois à penser à lui à chaque instant en espérant secrètement le croiser alors que je m’appliquais à éviter chaque endroit qui aurait pu nous rassembler. J’ai envie de lui demander comment il a vécu ma disparition totale mais j’ai trop peur de la réponse pour oser alors je me contente d’imaginer que mon absence a été plus simple à gérer pour lui que l’inverse parce que ça me rassure tout simplement de penser ainsi, de penser que les retombées de son défilé l’ont bien occupé. Ça me conforte dans ma stratégie de l’évitement mais ses excuses me bouleverse à nouveau, comme si il avait toujours ce droit sur moi. Si toute son affection pouvait résider dans ses mots alors que je tremble un peu trop dés qu’il approche, je rougis dés qu’il me regarde. Tout est encore différent ce matin, au-delà de l’ambiance qui s’est légèrement adoucie. Rien n’est naturel, jusqu’aux mots que l’on échange. Tout est superficiel alors qu’on a davantage l’habitude de passer des heures à discuter d’absolument tout avec un naturel déconcertant. Et puis il me regarde lorsque je sors de la salle de bain avec son regard qui m’émeut à chaque fois, avec toutes ces émotions qu’il est capable de taire dans un regard. On en revient au sujet bateau, le plus récent, le plus douloureux. Celui de son défilé, d’un hypothétique futur au bon marché. « J’espère que tu ne seras pas déçu si ça doit arriver. » Et je le pense, je n’ai jamais eu à affronter la déception d’une marque sur mes présentations mais la pression est toute autre si je dois un jour mettre en place les vêtements créés par le ténébreux, une pression que je voudrais m’imposer sans doute plus que ce qu’il me mettrait, et puis tout est toujours différent avec lui, il faut le dire. Beaucoup plus intimidant dans ce contexte, et même si je ne doute pas des propositions qu’il a déjà dû recevoir suite aux bonnes critiques de son défilé, je l’imagine bien trop réfléchi pour se précipiter. Une réflexion qu’il a dû oublier lors de notre dernier échange au profit d’une impulsivité qui me caractérise davantage d’habitude. Je parle de ma famille après avoir raccroché et dés qu’il évoque le sujet de mes frères et soeur, je me sens soulagée d’un poids. Peut-être que c’est dû au fait qu’ils me manquent tout simplement, et l’occasion de pouvoir parler d’eux est trop belle mais encore une fois, je me laisse dépasser et je m’emballe au point de partir dans un monologue et ma réaction est immédiate quand je me rends compte que je me suis emballée, mes joues s’empourprent par simple habitude. « Mon plus petit frère a 13 ans, ma soeur a 15 ans et le plus grand a 25 ans, il prépare son concours à l’entrée de l’école du barreau de Paris cette année normalement. » C’est ma petite fierté à moi, même si ce n’est pas ma réussite personnelle, c’est tout aussi important pour moi quand il s’agit de mon frère. Ça peut sembler idiot mais je sais toute l’importance qu’accordait mes parents à nos études alors le voir réussir dans sa voie est une jolie satisfaction et un bel hommage qu’ils apprécieraient probablement. On est timides, plus encore que lors de notre premier échange verbal et la tension est différente. On a tous les deux peur de ce qu’on pourrait dire et la crainte de raviver quelque chose de compliqué à gérer. On marche sur des oeufs et c’est le plus délicat. Je me pince les lèvres un instant, oubliant même mon rouge à lèvres par manque d’habitude. « Non, tu n’as pas à t’excuser. Je comprends. » Et je ne comprends que trop bien qu’il ait eu besoin de fuir le cottage, de me fuir moi ou l’atmosphère étrange qui règne entre nous. « Oui, faisons ça. » Simple réponse mais le malaise ambiant reprend ses droits alors que je me mets à jouer avec l’ourlet de ma robe, les yeux rivés sur mes pieds nus. On pourrait simplement y aller mais il nous reste encore quelques heures à tuer alors même si c’est moins tendu, je ne sais pas vraiment sur quel sujet dériver. L’habituée aux changements de sujet est en proie à une panne d’inspiration, d’intimidation aussi. Alors je me contente de le regarder en silence à quelques mètres de moi, encore pensive sur la façon dont notre relation a dévié au cours du mois écoulé.
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Thimothée Bery
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Mar 26 Sep - 20:58
Charlotte & Thimothée

       


Il semble au tatoué que Charlotte est nettement plus détendue aujourd'hui, par rapport à la veille où elle était plus fermée que jamais. Il ne l'avait jamais vu ainsi et même s'il sait qu'il l'a bien mérité pour le coup, il peine un peu à encaisser. Il rame et dans le fond, ça fait quand même vachement mal. Parce qu'il tient à elle. Bien plus qu'on ne pourrait l'imaginer. Et bien plus encore que ce à quoi on pourrait s'attendre compte tenu du fait que, mine de rien, ils ne se connaissent pas depuis si longtemps que ça. Ne se connaissent même pas du tout dans le fond. Ils se sont souvent croisés, c'est un fait. Mais jamais bien longtemps. Jamais tout à fait. Jamais au point de pouvoir prétendre avoir prit le temps d'apprendre à se connaître. Et c'est justement parce qu'il commence tout juste à raisonner de cette façon, que Tim réalise que c'est normal de n'avoir pas su plus tôt pour sa situation familiale. Et il s'est fait une raison, vraiment. Il est bien conscient du fait qu'il n'avait pas à savoir tout ça. Qu'elle était en droit de garder toutes ces informations pour elle. Il a été idiot. Ce qui est bien, c'est qu'il a fini par le réaliser. Le seul souci, c'est qu'elle n'a pas l'air de vraiment vouloir ou pouvoir l'entendre.

Mais ce matin elle est plus ouverte. Ils parviennent à discuter plus calmement. Même si le sujet premier est assez banal en soit. Il aime parler de son boulot. Il aime vraiment ça puisqu'il s'agit tout de même de sa passion. Mais ce n'est pas franchement de ça dont il a envie de discuter avec elle. Je doute que je puisse être déçu ! Il en est même persuadé en fait. Quelque chose lui dit qu'ils peuvent aisément être sur la même longueur d'ondes question boulot et goûts en tous genres. Mais la question ne se pose même pas en vérité. Pour l'instant, sa carrière de créateur de mode n'est pas arrivée à ce point là. Et le fait est qu'il n'est même pas certain de le souhaiter. Il ne sait pas encore vraiment ce qu'il désire faire de sa vie entière. Tant qu'il est dans l'art, ça lui convient. S'il gagne bien sa vie, c'est forcément mieux encore ! Mais pour l'instant il n'a pas franchement de quoi se plaindre. Tout semble rouler pour lui. Professionnellement parlant en tout cas ! Point de vu famille et tout le reste, ce n'est pas encore trop ça.

Il se sent étonnamment soulagé quand elle veut bien lui parler un peu de ses frères et de sa soeur. Pour lui, ça signifie qu'elle est en train de "ranger les griffes". En tout cas, elle commence à lui parler. En tout cas, c'est ainsi qu'il veut voir les choses. De la façon la plus positive qui soit si possible. Parce que c'est un optimiste jusqu'à l'os Tim. Il sourit avec sincérité quand elle affiche une sacré fierté en parlant des études de son frère. En voilà une tête ! Qu'il fait remarquer, un peu amusé. C'est sacrément beau de la voir aussi fière de lui. Et puis elle a quand même de quoi être contente. Il a beau ne pas être beaucoup plus jeune qu'elle, il ne fait aucun doute qu'elle y est pour beaucoup dans cette réussite. Ils sont certainement du genre à beaucoup se soutenir les uns les autres dans cette famille qui a été frappée par un drame. L'atmosphère continue de s'alléger et il sent qu'il peut un peu se détendre maintenant. Elle est tellement moins fermée tout à coup. C'est rassurant ! Il ose même émettre qu'ils se rendent au mariage ensemble et elle accepte. Soit, elle n'a pas l'air super emballée non plus. Mais c'est toujours mieux que rien. Mieux qu'une réponse purement et simplement négative !

C'est complètement idiot cette ambiance ... Il fini par balancer après de trop longues minutes de silence. Autant dire une éternité selon lui. Forcément ! Il grimace un peu et détourne un moment le regard. Pas certain de pouvoir la regarder avec la même insistance alors que tout ça lui fait plus de mal que prévu. C'était tellement plus simple avant ...Quand elle a commencé à accepter qu'il se rapproche doucement mais sûrement d'elle, bien sûr. Pas avant ça. Pas quand elle le fuyait ouvertement et disparaissait dans la nature. Il aimerait se rapprocher d'elle de nouveau. Que les choses redeviennent simples. Qu'il puisse s'asseoir à côté d'elle sans craindre d'être repoussé. Faire aussi facilement connaissance qu'avant. Avant, encore avant. Avant sa connerie des plus stupides.

(c) REDBONE

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